Titre : Alpha Potentiel

Résumé : Pour avoir lâchement désobéis à Voldemort, Draco va recevoir une punition qui va définitivement changer sa vie… en bien, comme en mal, d'ailleurs. HPDM

Spoiler : Tome 7 (non inclus, donc)

Pairing : HP/DM… Classé M, comme toujours !

Note de l'auteur : Le saviez-vous ? Avant, j'avais une motivation d'enfer. Pour absolument tout ! Je rêvais de plein de choses et j'y croyais ! Maintenant, je suis une pessimiste en puissance. Soumettez-moi un rêve, une envie et comptez sur moi pour vous démolir. Je suis douée pour ça. Je le sais, je l'applique très souvent sur moi-même.

Dernièrement, je me pessimismes à coup de chocolat. Ma motivation à garder la ligne disparaît aussi vite que la nourriture dans mon gosier. Si bien que… J'ai perdu 33 kilos en 3 ans d'effort… Et j'en ai repris 6 en… 8 mois de surbouffe… Pitoyable !

Ainsi, je poste cette note dans une tentative désespérée de réclamation ! Si par le plus grand des hasards, quelqu'un aurait vu passer ma motivation quelque part, pourriez-vous lui dire de rentrer à la maison et lui foutre quelques coups de pieds au cul pour qu'elle se dépêche ? Mes vêtements vous en seraient très reconnaissants ! Mon moral et ma balance aussi, d'ailleurs !...

J'offre une grande récompense à quiconque me la rendra, morte ou vive !

WANTED : Motivation, Dead or alive ! loll

Musique écoutée pour la rédaction du chapitre : Volcano… Oui, en fait, c'est un film, mais bon, passons…(Et Bob l'éponge en attendant le film… Sans commentaire). OST de Lovely Complex sur la fin… ouais, c'est varié, cette fois, hein ?

Temps de parution : Etant donné le peu de chapitre d'avance, il est pour l'instant limité à 1 chapitre par mois, toujours en début de mois. Je vais faire de mon mieux pour vous offrir une parution plus rapide !

Nombre de chapitre : Toujours en train de stagner à 15... Putain de banque Gringotts!

oOo

Chapitre 10 : Visite capitale

L'automne passait vite, beaucoup trop vite. Harry avait beau savoir que trouver les horcruxes n'était pas simple, il n'empêchait qu'il s'en voulait d'être paresseusement et tranquillement installer dans un village sécuritaire plutôt que sur le front à tenter de bloquer Voldemort. Surtout qu'il n'avait pas beaucoup de nouvelles de ses proches et qu'il commençait à s'inquiéter. Mais comment les contacter sans les mettre en danger ? Cela lui paraissait impossible. Le plus urgent était encore de savoir où en était le combat en général et il devait admettre que de ce point de vue là, Greyback était d'une grande aide. Le loup-garou n'hésitait pas à confier certaines choses dont il avait été informé, inquiétant parfois le trio ou le rassurant selon la nouvelle.

Le plus angoissant, du point de vue de Harry, était le fait que le mage noir ne parlait jamais de ce qu'il lui réservait. Ses plans le concernant restait vague, seuls quelques rares mangemorts étaient informés de ce qu'il faisait pour retrouver son dernier ennemi qui vaille son attention.

Mais plus énervant pour lui encore, quelles que soient ses préoccupations vis-à-vis de Voldemort, Harry devenait incapable d'y penser dès que Draco Malfoy entrait dans l'équation. Que ce soit parce qu'il l'entrevoyait en se promenant dans le village, parce qu'il le croisait quand il allait rendre visite à Greyback, parce qu'il l'entendait parler et rire non loin ou lors de leur rendez-vous imposé, Harry perdait tout ses moyens dès que ce foutu blondinet était dans les parages et cela le rendait furieux ! Si lorsque Draco n'était pas là, il jurait ses grands dieux qu'il ne voulait pas de lui, dès que son lié apparaissait, il avait envie de s'en rapprocher, voir de se coller à lui pour profiter de lui.

Chaque heure de rendez-vous se passait d'ailleurs, au début, de la même façon. Ils se taisaient, gênés puis, au bout d'un moment, l'un ou l'autre se rapprochait pour ensuite se toucher avec une timidité presque frustrante. Mais ils finissaient toujours par se coller l'un à l'autre à simplement s'étreindre. Harry était heureux de la retenue de Draco. Il la percevait parfaitement et en était satisfait, car s'il avait besoin de cette étreinte, le fait était qu'il ne se sentait pas prêt à passer au stade suivant.

Au bout d'une semaine, ils se mirent à parler. Harry commença par lui demander où en était le polynectar, ce à quoi Draco répondit qu'Hermione et lui s'en occupaient chaque jour avec attention. Et Harry avait sauté sur l'occasion pour savoir comment la collaboration se passait avec Hermione. Etonnement, la jeune fille commençait à se rapprocher du lycanthrope, devenant peu à peu une bonne amie et surtout, une fervente avocate lorsqu'elle en parlait avec Ron et Harry. C'était un peu grâce à elle si Harry commençait à voir les points positifs de son lié et s'il l'appréciait de plus en plus. Ça et les heures obligatoires.

Après Hermione, ils parlèrent du village. Harry n'eut pas à poser beaucoup de question, Draco devint très volubile, concernant cet endroit qu'il considérait comme « sa maison ». Il connaissait pratiquement chaque membre de la meute, qu'ils soient loup ou non. Harry s'aperçut rapidement que si Draco devait devenir le chef, il en serait parfaitement capable. Il était naturellement respecté par l'ensemble de la meute, bien que Greyback soit toujours regardé avec plus de soumission et de respect. Si Chyreer était le second, Draco était désigné comme l'héritier naturel, ce qui en était très étonnant.

« Mais je croyais que Rosalia serait mieux considérée, s'étonna un jour Harry, assit sur les genoux de Draco qui jouait négligemment avec un petit morceau de son t-shirt.

-Non, car elle est une femme, répondit aussitôt Draco. Je sais que c'est très cruel de dire cela, voir un peu machiste, mais même si Rosalia est une alpha potentielle, le fait est qu'elle est une femme. Elle ne deviendra jamais le chef de cette meute ou alors par intérim. »

Harry avait acquiescé. C'était dur, mais il pouvait le comprendre. Surtout après avoir vu la force qui émanait de Draco, après qu'il se soit transformé en loup juste devant lui. Massif, majestueux, l'immense loup blanc lui avait donné l'impression de n'être qu'un vulgaire fétu de paille. Draco avait pris sa forme au bout de douzième soir, après qu'Harry le lui ait demandé timidement. Bien qu'étonné, le blond avait obéit. Pendant un bon moment, Harry était resté subjugué puis il lui avait demandé s'il pouvait le touché. Il avait senti l'acceptation mais aussi la joie de Draco à cette demande alors il s'en était approché timidement pour tendre une main vers lui. Draco avait approché son museau et avait flairé sa main avec délectation, fermant ses magnifiques yeux incandescents. Puis Harry avait enfin osé le caresser avec plus de franchise. A sa grande surprise, il avait rapidement découvert que Draco était très sensible du cou, si bien qu'après quelques grattements, le grand loup avait fini couché sur le flan, l'air ravi. Riant, Harry avait continué un long moment.

« Ça doit être chouette, murmura Harry, alors qu'il passait une main douce dans sa fourrure, la tête massive de Draco appuyée contre ses cuisses. De pouvoir se transformer ainsi… Quand je vous vois tous ainsi, je n'arrive plus à comprendre pourquoi les loups-garous sont considérés comme dangereux… »

Draco avait relevé la tête et l'avait penché sur le côté. Puis, sans aucune hésitation, il avait reprit son apparence humaine, se retrouvant nu devant lui. Harry avait rougit, balbutié puis fermé les yeux.

« Désolé, dit Draco en se relevant précipitamment. J'oublie toujours… »

Il se précipita vers ses vêtements qu'il enfila à la va-vite.

« Tu sais, dit-il en s'habillant, je suis contrôlé car je suis un alpha. Greyback également… Mais en dehors des alphas, les loups sont rarement aussi dociles… »

Harry rouvrit les yeux. Draco lui tournait le dos et c'est avec une forte gêne qu'il laissa ses yeux vagabonder sur son dos encore nu, ses muscles impressionnants, sa peau pâle, presque lunaire…

« Alors… Remus…, balbutia-t-il, le feu aux joues. S'il ne se contrôle pas…

-C'est parce qu'il n'a pas d'alpha pour le diriger, répondit Draco en enfilant vite fait un t-shirt, se retournant ensuite pour le regarder. Les loups ont besoin d'un chef…

-Mais pourquoi Remus n'a-t-il pas voulu venir ici, alors ? demanda Harry. Il serait mieux ici ! »

Draco revint vers lui. Tout naturellement, Harry se releva pour se lover contre lui et il sourit en entendant le soupir satisfait de Draco. Avec tout autant d'aisance, le blond enfouit son nez dans son cou pour le sentir.

« Je l'ignore, dit-il, sa voix rauque résonnant étrangement aux oreilles d'Harry. Je n'ai jamais osé poser la question à Greyback, car il souffre lorsqu'on l'évoque… Mais je t'en prie, ne te gêne pas si tu l'oses… »

Harry grimaça en réponse. Interroger Greyback sur quelque chose de privé semblait aussi facile que de demander à Voldemort de chanter une berceuse !

Les jours passaient et ils parlaient avec un peu plus de faciliter. Harry se surprenait souvent à rire aux éclats en sa compagnie ou à attendre impatiemment l'heure du rendez-vous hebdomadaire, comme un bon moment dont il ne se lassait pas. Peu à peu, l'heure se rallongea et Greyback, lorsqu'il rentrait – de plus en plus tard aussi – s'en amusait clairement, bien qu'il ne fasse aucun commentaire.

Harry en fut effrayé, à un moment. De voir à quelle rapidité il s'habituait à Draco, combien il avait envie de passer du temps avec lui. Mais il n'avait jamais été un lâche et Hermione le lui fit remarquer lorsqu'il lui en parla, un soir.

« Il m'a présenté ses excuses, tu sais ? lui dit la jeune fille, l'air ravie. Pour les insultes du passé…

-Il a fait quoi ? demanda Ron, stupéfait.

-Il s'est excusé. Sincèrement ! répliqua Hermione, presque fière. J'ai été si stupéfaite, quand il l'a fait… Mais c'est la stricte vérité, Harry, il l'a fait… Et c'était… Vraiment délicat de sa part, je trouve… Ne te pose pas de question, ne t'interroge pas. Laisse-toi juste porter, d'accord ? »

Harry s'était contenté d'approuver, l'air pensif. Quelque chose d'autre le gênait pourtant. C'était les regards de Ron lorsqu'il quittait leur maison pour aller retrouver Draco, presque avec joie. Si on ami ne désapprouvait pas, Harry savait qu'il attendait un geste important : qu'il rompe définitivement avec Ginny, de façon claire et officielle. Il admettait lui-même ressentir une certaine culpabilité pour la jeune fille qui, il le savait, l'attendait toujours, malgré leur rupture passée. Mais comment voir la jeune fille qui était à Poudlard, si ce n'est en y allant ? Mais n'était-ce pas un peu idiot de se risquer là alors que des mangemorts occupaient la place ? Tout ça juste pour clarifier une situation ? Il ne pouvait pourtant pas lui écrire, c'était bien trop dangereux.

C'est pourquoi ce soir là, il se rendit à son rendez-vous avec Draco les pieds lourds. Il savait qu'il devait lui en parler… Et il ignorait comment allait réagir son lié. Hermione, Guilbert, même Greyback lui avaient parlé de la légendaire possessivité des loups-garous… Alors comment Draco allait-il réagir en apprenant qu'il désirait aller voir son ancienne petite amie ? Une fille dont il jurait être amoureux alors que, au fur et à mesure des jours passés en compagnie du loup-garou, il en doutait de plus en plus ?

Quand il entra dans la maison, Draco était déjà seul, paisiblement installé devant la cheminée. Harry savait qu'il l'avait senti, mais le blond ne se tourna pas vers lui. A la place, il resta là à contempler les flammes, attendant. Harry hésita, nerveux. Bon dieu, pourquoi s'inquiétait-il tant ? Ce n'était pas comme s'il allait lui annoncer qu'il comptait aller coucher avec elle ! Il voulait juste… aller clarifier les choses. Il le lui devait bien !

« Pourquoi ? demanda Draco, le faisant sursauter. Pourquoi es-tu si nerveux ? »

Harry hésita. Il s'approcha doucement, restant pourtant en retrait.

« Parce que je vais dire quelque chose de… difficile, dit-il.

-Difficile ? » Demanda Draco en se tournant vers lui.

Harry sentit son cœur accélérer. Assis devant l'âtre, le visage auréolé de flamme, il semblait… incandescent ! Ses cheveux pâles brillaient à cause des flammes. Il était vraiment magnifique et Harry se sentit rougir alors qu'il le détaillait. Devant lui, Draco frissonna. Il avait senti ses sentiments.

« Parle, dis-moi », demanda Draco en tendant une main pâle.

Harry la regarda puis la prit. La main de Draco était chaude et douce. Elle était agréable… Après plusieurs jours à le toucher, Harry s'était habitué à ce contact particulier qui le gênait tant au début et lui plaisait à présent.

« Je dois aller à Poudlard, murmura Harry, en le regardant droit dans les yeux. Voir Ginny. »

Draco fronça les sourcils, mais il resta parfaitement calme.

« Pourquoi ? demanda-t-il.

-Elle m'attends, murmura Harry. Et… C'est injuste. Elle attend quelqu'un qui ne viendra plus jamais… quelqu'un… qui n'est plus libre maintenant. »

Draco écarquilla les yeux. Soudainement, il tira sur la main de Harry qui se sentit presque décoller du sol. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser qu'il avait fini dans les bras de Draco qui le pressait contre lui.

« Alors tu m'acceptes ? murmura Draco contre lui. Tu ne nies plus, vraiment ? »

Harry resta un instant perplexe. Mais qu'est-ce qu'il lui racontait, le lycanthrope ?

« Ce n'est pas ce que je t'ai dit, lorsque je suis venu te chercher chez Devis ? »

Draco ne répondit pas. Il le pressait contre lui avec un semblant d'adoration, son visage enfouit dans son cou et ses mains caressant son dos avec dévotion.

« Mais tu suintait le rejet, dit-il. Tu disais des mots que tu ne pensais pas, que tu ne voulais pas. Tu continuais de me rejeter… Mais plus maintenant. Tu m'acceptes enfin ! »

Draco l'écarta de lui sans brutalité pour le regarder avec une telle joie qu'Harry sentit ses joues le brûler. Comment avait-il pu si longtemps ignorer combien Draco était beau ? Comment avait-il fait pour ne pas le voir, alors que cela sauterait aux yeux même d'un aveugle ?

« Je suis désolé, murmura-t-il, à genoux entre les cuisses de Draco. Tu as beaucoup souffert, hein ? »

Draco hocha négativement de la tête, mais Harry l'arrêta.

« Je ne suis toujours pas prêt… pour plus, tu sais ? dit-il. Mais oui, je l'accepte. Depuis longtemps, je crois, maintenant. »

Draco ferma les yeux, semblant presque savourer ses mots. Et il se détendit totalement, heureux, léger, extatique.

« Je t'accompagnerai à Poudlard, dit-il en rouvrant les yeux. Et non, ce n'est pas discutable. Je te laisserais parler seul à seul avec elle… Mais il est hors de question que tu ailles dans un repère de mangemorts seul ! Chacun d'entre eux donnerait n'importe quoi pour te capturer. Alors laisse-moi venir. Je te protègerai ! »

Harry frissonna en l'entendant. Il savait qu'il ne pouvait pas discuter. Et une part de lui ne le voulait pas. Si quelqu'un veillerait sur lui avec attention, c'était bien Draco. Et il s'en voulut presque d'en être satisfait alors qu'il se lovait encore dans l'étreinte sécurisante de son loup-garou.

oOo

Draco était un enfoiré. C'était quelque chose qu'on lui avait dit pendant des années et dont il avait parfaitement conscience. Depuis l'enfance, il était extrêmement manipulateur. Quand il voulait quelque chose, il l'obtenait toujours, d'une manière ou d'une autre. Il utilisait toujours les armes adéquates. Que ce soit une petite moue boudeuse et adorable lorsqu'il voulait un bonbon, dans son enfance. Ou un jouet hors de prix. Ou un animal de compagnie qu'il négligea au bout de quelques jours. Il avait toujours tout ! Il avait été élevé dans l'optique de mériter ce qu'il y avait de meilleur dans ce monde.

Et actuellement, ce qu'il y avait de meilleur pour lui, c'était Harry Potter. Le pudique, réservé, entêté Harry Potter, Survivant de son état et tortionnaire de son corps. Car Draco était torturé. Chaque instant. Que ce soit lorsqu'il le sentait sur lui, dans sa maison ou quand il le touchait, le percevait… C'était insoutenable. Il le voulait comme jamais il n'avait désiré quelque chose. Il voulait le lécher, le mordre, le toucher, le griffer, le sucer, le posséder… Il voulait que ce corps frémisse sous lui et grâce à lui, qu'il perde la tête avec lui et à cause de lui… Il voulait tout de Harry et non juste des étreintes enfantines qui le tuaient.

Mais Harry ne voulait pas et son instinct de loup le poussait à respecter ses envies et ses craintes. Il le serrait donc contre lui avec retenue, savourant pourtant ce contact. Toutefois, il était un enfoiré manipulateur et c'est pourquoi lors de chaque étreinte, à chaque visite, il poussait les choses un peu plus loin. C'était des caresses dans son dos, sur ses épaules, sur ses bras… puis, lentement, sur son ventre, ses hanches… ses fesses. Il ne les avait touchées qu'à de rares occasions et Harry s'était raidi à chaque fois, mais Draco n'abandonnait pas pour autant. Harry était à lui et il entendait bien l'avoir !

Sa bouche ne restait pas inactive. Il osait, de temps en temps, déposer de doux baisers sur son épaule vêtue. Puis, il se risqua à le faire dans son cou, à même la peau. Et quand Harry commença à accepter ce rapprochement, il donna un coup de langue un peu provocateur qui arracha un couinement surpris à son lié. Il n'osa plus le refaire ensuite, mais il l'avait fait une fois et cela lui faisait plaisir. Lentement mais sûrement, il bâtissait un pont de confiance entre eux. Et il devait pour cela remercier Greyback et Granger. Ces deux là étaient deux sombres connards rusés car ils les poussaient l'un vers l'autre avec une rare habilité. Que ce soit Granger en devenant soudainement une de ses amies – il l'appelait d'ailleurs Hermione, depuis quelques temps – ou Greyback en les 'obligeant' à se voir une heure – et même plus – par jour.

Draco était assez satisfait de l'avancée des choses. Si tout continuait ainsi, Harry serait à lui rapidement et il s'en réjouissait comme jamais. Car se masturber chaque jour commençait à réellement devenir pénible. Son désir était insoutenable et totalement incontrôlable, lorsque Harry finissait par l'abandonner pour la nuit. A peine le Gryffondor était-il parti que Draco se précipitait dans sa chambre pour céder à ses pulsions les plus folles, s'offrant sans doute les plus bruyantes séances de masturbation de sa vie ! S'en était humiliant, gênant, mais c'était sa seule solution pour éviter de bander comme un idiot lorsque Harry se collait à lui, le lendemain soir. C'était arrivée une seule fois et la profonde gêne de son lié était restée entre eux pendant plusieurs jours, agaçant Draco qui avait fini par simplement céder à d'ignobles besognes pour éviter que cela se reproduise.

Mais il ne voulait plus se contenter de sa main. Il voulait dorénavant profiter d'Harry de façon entière… Et ce n'était pas avec la visite à l'autre pétasse qu'il allait pouvoir le faire. Il ne la sentait pas, cette visite. Il faisait de son mieux pour se contrôler, pour ne pas être jaloux, mais il était dévoré par l'inquiétude au fur et à mesure que le rendez-vous approchait.

Au début, il avait espéré que cela ne soit pas faisable. Après tout, il fallait trouver un moyen d'avertir la rouquine. Mais Miss je suis super intelligente Granger avait trouvé. Une histoire bizarre de pièce et d'AD… Il n'avait pas vraiment suivi, tout ce qu'il savait, c'était qu'un rendez-vous avait été organisé avec brio dans une salle du troisième étage.

Chaque fois qu'il y pensait, Draco était pris d'une brutale envie de tuer. Il ne voulait pas que Harry revoie Ginny. Il craignait que cette rencontre ne fasse tout basculer. Que tous ses efforts tombent brutalement à plat… Ou pire, d'être définitivement rejeté. Après tout, Harry ne cessait de dire qu'il était amoureux de cette truie en mal de sexe. Car Draco le savait pour avoir entendu plusieurs rumeurs, du temps de Poudlard : cette fille était une vraie traînée et il n'avait aucun respect pour elle !

Mais allez dire ça à quelqu'un qui la respecte et est certain d'en être amoureux ! Draco ne pouvait que serrer les dents, tentant de contenir sa rage. Pourtant, au fur et à mesure que les jours passaient, il devenait de plus en plus nerveux. Chaque soir, il serrait Harry contre lui, se permettant des gestes que le bon sens lui aurait interdit, avant. Il léchait sa gorge avec envie, allant jusqu'à le mordiller, lui arrachant des petits cris de surprise. Harry avait été surpris et effrayé au début, mais Draco s'excusait à chaque fois et le Gryffondor avait fini par comprendre la raison de son comportement initial. Alors il le laissait faire, ce qui était pire car Draco était tenté d'en abuser et il le faisait quelque fois en le touchant plus fortement, ses mains passant sur ses fesses, sa bouche s'attardant sur son visage sans toutefois jamais céder aux lèvres qui l'envoûtaient.

Ce ne fut que le dernier jour, la veille du rendez-vous, que Draco se permit enfin de céder à une pulsion qui le rendait fou également : l'embrasser. Il ne le prit pas de force, cela dit. S'eût été un cruel manque de jugement ! A la place, assis dans le canapé, Harry installer sur ses genoux, il enroula ses bras autour de sa taille et frotta son nez contre le sien, le regardant dans les yeux. Puis, hésitant et tenté, il murmura contre lui :

« Pourrais-tu… me rendre un… service ? »

Son hésitation dans l'emploi du mot laissa Harry perplexe et le jeune homme haussa un sourcil interrogateur.

« Un service ? » dit-il.

Draco fit passer le bout de son nez le long de sa joue puis de sa mâchoire. Il remonta sur sa bouche, la frôla, s'écarta et le regarda dans les yeux.

« S'il te plait, murmura-t-il en le fixant. Est-ce que tu voudrais bien… pour… m'apaiser, pour demain… »

Harry s'était tendu contre lui et Draco se mordit un instant les lèvres avant de murmurer :

« M'embrasser ? »

Contre lui, le brun écarquilla les yeux et rougit. Et Draco dut se retenir de grogner et de l'étaler sur la table basse derrière pour ensuite le déshabiller et lui faire tout ce que ses rêves lui montraient, chaque nuit.

« Juste une fois, insista-t-il. S'il te plait… »

Harry resta un instant figé. Puis il soupira, plus pour s'apaiser que par lassitude et hocha de la tête. Draco sentit une pointe d'extase se répandre en lui et il le regarda avec impatience. Harry souffla encore, se racla la gorge et se pencha sur lui. Il déposa un rapide baiser sur ses lèvres et s'écarta précipitamment. Draco fronça les sourcils.

« Non, dit-il, agacer. Ce n'est pas ça, embrasser. »

Et avant que Harry ait pu refuser, il posa une main sur l'arrière de son crâne et le poussa vers lui. Leur bouche se rencontrèrent alors doucement et restèrent l'une contre l'autre. Quand Draco sentit Harry se détendre, il se permit de bouger ses lèvres sur celles de son lié. Elles étaient douces et agréables et Draco se sentit frémir en les touchant. Il en voulait plus… Tellement plus ! Mais après tout, n'était-il pas censé lui montrer ce que c'était, embrasser ? Sans hésitation, il sortit une langue pointue qu'il fit passer sur les lèvres rouges. Harry hoqueta et Draco en profita pour donner un coup de langue plus fort. Il soupira de satisfaction quand la bouche interdite s'ouvrit légèrement, comme hésitante, avant de l'accueillir enfin.

Le reste fut un déluge de satisfaction. Draco ne s'en lassait pas. Harry était un peu maladroit, hésitant, mais il le guidait sans hésitation, avec un plaisir évident. Jamais baiser ne lui avait paru plus intense, si ce n'est peut-être ceux qu'ils avaient échangés lors de cette nuit fatidique. Et alors que Draco n'en avait demandé qu'un, il en prit plusieurs, encore et encore, savourant chaque attention, chaque acceptation de son lié. Malheureusement, toutes bonnes choses ont une fin et les pas de Greyback sur les graviers de l'entrée les séparèrent. Ils se regardèrent, l'un avec désir, l'autre avec une gêne profonde. Avant que l'alpha ne rentre, Draco déposa un petit baiser sur les lèvres bien plus rouges.

« Merci », murmura-t-il contre elles.

Harry se relâcha en l'entendant. Il enroula ses bras autour de sa nuque et le serra contre lui, fermant les yeux en entendant Greyback entrer. Ils l'ignorèrent et l'alpha eut la gentillesse d'aller se réfugier dans la cuisine presque aussitôt.

« Merci à toi, murmura Harry. Tu es… plus courageux que moi, vis-à-vis de… de tout ce qui est… physique…

-Ne crois pas ça, dit Draco contre lui. Je suis mal à l'aise vis-à-vis du fait de finir avec un homme, si tu veux tout savoir…

-Vraiment ? s'étonna Harry en s'écartant pour le regarder. Mais tu sembles toujours si… à l'aise !

-Ce n'est qu'une impression, répondit Draco, soudain gêné. Je te désirs et ça m'aide. Mon instinct m'aide aussi. Mais tout comme toi, j'ai toujours désiré les filles alors… oui, c'est aussi étrange pour moi que pour toi. Je me dis juste qu'hésiter n'aidera pas. Nous sommes liés. Plus vite nous accepterons ça, plus vite nous pourrons… je ne sais pas. Être heureux, peut-être ? Je veux te protéger, parce que tu es mon lié… parce que j'ai des… sentiments pour toi et qu'il m'est naturel de protéger les personnes que j'… pour qui j'ai des sentiments. »

Il rougissait et Harry souriait en le constatant. Pour une fois que ce n'était pas lui !

« C'est la seule raison qui me permet d'être si… détendu, vis-à-vis des attouchements physiques. Si ce n'était pas toi… Je veux dire, tout autre garçon… Bon, ça ne compte pas, car ça tient surtout au fait que je ne peux pas être infidèle à mon lié. Cette idée m'est intolérable, quel que soit le sexe de la personne, mais je sais tout de même que je préférais une fille à un garçon, si je devais t'être infidèle. Ce qui m'est impossible, mais bon… »

Harry hocha de la tête.

« Je crois que je comprends ce que tu veux dire, dit-il. Même si… je crois… que je commence à être… vraiment… »

Il se tut. C'était difficile à dire. Ça l'était déjà tellement à admettre, mais c'était la vérité. Il était attiré par Draco. Il avait envie de le toucher, de le voir, d'être près de lui. Et il avait adoré leur baiser. Mieux, il en avait encore envie !

« Vraiment ? » demanda Draco, dans l'expectative.

Harry rougit mais se força à finir. Il le devait.

« A ressentir pour toi… Beaucoup de… D'attirance, je dirais. »

Le sourire de Draco lui sembla éblouissant. Il avait l'air soudain si heureux qu'Harry ne regretta pas de le lui avoir dit.

« Merci, murmura Draco. Tu n'imagines pas combien il m'est important de savoir ça, avant demain… »

Harry approuva doucement. Il s'en doutait, bien qu'il n'ait pas dit ça pour ça.

« Je sais, murmura-t-il. En parlant de demain, je vais aller me coucher. Même si nous n'y allons qu'en soirée, je préfère être en forme… Donc… »

Il fit un mouvement pour se redresser mais Draco l'attira à nouveau pour l'embrasser et Harry lui céda avec une bonne volonté qui ne le surprit plus. S'il n'avait osé faire le premier pas, il en mourrait d'envie quand même !

oOo

Draco avait été nerveux toute la journée. Malgré son assurance apportée par le soudain rapprochement de la veille, il avait été insupportable ! Tant et si bien que Joshua l'avait dispensé d'entraînement. Même Greyback l'avait sommé de le laisser tranquille, si bien que Draco avait passé son temps à tourner en rond dans sa chambre. Il mettait toujours un point d'honneur à éviter Harry, en dehors de leur heure obligatoire. Il voulait que ce soit le Gryffondor qui vienne vers lui et non l'inverse. Aussi, depuis son retour au village, il l'évitait comme la peste dès lors qu'il n'était pas 20h30.

Pourtant, ce jour là, il eut un mal de chien à s'empêcher de courir près de lui. Il sentait que son lié était fébrile, mais il n'y avait aucune autre explication quant à ses éventuels sentiments, vis-à-vis de la future rencontre qu'il s'apprêtait à faire avec la Weasley en chaleur. Ce fut sans doute sa pire journée. Vers 18h, il était en train de manger avec distraction lorsque des coups furent portés à sa porte. Surpris de sentir l'agrume devant la maison, Draco regarda Greyback avec stupéfaction.

« Tu es ridicule avec ton principe d'évitement, tu sais ? » lui demanda son alpha en se levant, après un regard insistant de Draco.

Du reste, tandis que Greyback allait ouvrir la porte, Draco se concentra sur son repas uniquement, savourant sa viande comme si elle était l'élément principal de sa vie. Il tournait le dos à la porte d'entrée et ne voyait donc pas Harry, ce qui lui évitait la tentation de juste lever les yeux.

« Bonsoir, dit Harry à Greyback, sa voix portant parfaitement. Est-ce que… euh… Draco est disponible ? »

Le concerné tendit l'oreille encore plus, mâchouillant distraitement du vide.

« Il l'est oui, il mange. Viens ! »

Draco entendit des pas et la porte d'entrée qui se refermait. Conscient de ne plus rien avoir en bouche depuis près de deux minutes, il s'appliqua à couper un autre morceau de son steak – fort saignant, d'ailleurs – qu'il porta à sa bouche avec négligence.

« Draco, c'est Harry…

-Mhmm », fit le concerné.

Il déglutit et se tourna vers son lié. Ce dernier paraissait gêné alors qu'ils étaient tous les trois dans la cuisine.

« Euh… Draco… Tu crois qu'on pourrait… Se voir un peu ? demanda Harry, manifestement très gêné de lui demander ça.

-Mhmm ? demanda le blond, étonné. Euh… Oui, bien sûr. J'avais terminé, de toute façon. »

Ce n'était pas vrai, mais il n'avait pas envie de supporter une ambiance aussi tendue pendant tout son repas. Il pourrait toujours manger quelque chose ensuite ! Avisant Greyback qui n'avait nullement l'intention d'abandonner son plat, lui, Draco entraîna Harry vers l'étage. Il remarqua ensuite que ce n'était sans doute pas la meilleure de ses idées car le Gryffondor devint brutalement très embarrassé lorsqu'ils se retrouvèrent dans sa chambre.

« C'est le meilleur endroit pour être tranquille, lui dit Draco. On ne va pas mettre Greyback dehors à chaque fois, n'est-ce pas ? Assieds-toi sur le fauteuil là… tu seras plus à l'aise, ainsi… »

Harry obéit, légèrement rouge. Etre dans cette chambre, avec ce qui s'y était passé, était un peu intimidant pour lui… surtout qu'il ne pouvait s'empêcher de regarder le lit où Draco s'était assis négligemment, l'air interrogateur.

« Je… Tu as paru assez agité, aujourd'hui, dit Harry, incapable de regarder vers lui. Alors j'ai pensé venir passer un peu de temps avec toi, avant qu'on ne parte pour Poudlard… »

Draco resta silencieux un long moment, les mots de Harry s'infiltrant lentement mais sûrement dans sa tête. Il écarquilla ensuite les yeux, stupéfait. Harry était venu parce qu'il voulait le rassurer ? Etait-ce seulement possible ? A l'air gêné de son lié, il comprit que oui. Un sourire apparut aussitôt sur le visage de Draco, ravi.

« Tu sais quoi ? dit-il, soudain inspiré. Je ne vois pas pourquoi on s'enferme à chaque… euh… Rendez-vous, je vais dire. Que dirais-tu d'une promenade ? »

Ce fut au tour d'Harry d'avoir l'air étonné. Mais il hocha de la tête après une hésitation, se levant du fauteuil pour sortir. A leur passage près de la cuisine, Greyback haussa un sourcil interrogateur mais Draco n'y prêta nulle attention. Ils sortirent tous les deux dans la fraîcheur de l'automne. Heureusement, il ne pleuvait pas et ils avaient tous les deux des pulls assez épais sur le dos.

« On part à 20 heures, c'est ça ? demanda Draco. Tu es venu me voir tôt… »

Harry haussa les épaules alors qu'ils marchaient dans le village pratiquement désert.

« J'en avais un peu assez de tourner en rond, faut dire. Et Ron et ses recommandations pour Ginny commençaient à me sortir par les oreilles. Quand Hermione et lui se sont mis à se chamailler comme d'habitude, j'ai juste… enfin, j'ai pensé que ce serait bien maintenant de venir te voir. Pas que je voulais les fuir, mais… J'y pensais depuis un moment. Plus la journée avançait et plus je ressentais une sorte de malaise venant de toi. C'était assez… pesant.

-Désolé, lui dit Draco, amusé. Accuse donc le loup… Je ne peux pas vraiment contrôler ça. »

Harry sourit en l'entendant. Il haussa négligemment les épaules.

« En fait, je crois que ce lien est encore ce que je préfère, entre nous… »

Draco le considéra avec stupeur.

« Ah ? dit-il.

-Et bien… C'est assez pratique. Bien sûr, ton comportement actuel m'a déjà fait comprendre que tu n'étais plus du tout comme le Draco que j'ai connu par le passé… Mais… Disons que le lien a renforcé cette impression. Ça et… les rêves que j'ai fais. Quand tu étais chez Devis… »

Draco rougit en l'entendant parler. Il avait dit des choses à Devis qu'il ne se sentait pas capable de prononcer devant Harry et pourtant, inconsciemment, il l'avait fait. Cela le mettait réellement très mal à l'aise.

« Hem… Oui, ces rêves, murmura Draco.

-Maintenant que tu dors en même temps que moi, je n'en fais plus, dit Harry, l'air chagriné.

-Tu aimais ça ? demanda Draco, surpris.

-Et bien… C'était toujours plus agréable que Vold…ie.

-Oui… Oui, je suppose. J'espère ! dit le blond, riant. Je suis tout de même plus agréable à regarder, non ? »

Harry éclata de rire en l'entendant.

« Oui, clairement ! » dit-il.

Alors qu'ils s'éloignaient un peu des maisons, brutalement, une dizaine de petites fées apparurent et vinrent tournoyer autour de Draco. Ce dernier leva les yeux au ciel, agacé.

« Oui, oui, bonsoir à vous aussi ! dit-il. On s'est vu hier, vous savez ? »

Les petites fées se contentèrent de rire, certaines d'entre elles ne se gênant pas pour s'asseoir sur ses épaules ou sur sa tête. Draco soupira lorsqu'elles le firent.

« Elles, en tout cas, je leur plais ! dit Draco en se tournant vers Harry, moqueur.

-Tu me plais aussi, répondit Harry, figeant le lycanthrope dans son mouvement. Sans quoi, je n'irais pas trouver Ginny pour m'expliquer avec elle, tu sais ? »

Draco se tourna vers lui, stupéfait.

« Je ne suis pas du genre à jouer double jeu, lui dit Harry. Si je décide d'être avec toi, je le fais entièrement. C'est un peu difficile, à cause de notre passé et parce que tu es un garçon… Mais… Enfin, je crois que je commence à douter de plus en plus de mon hétérosexualité… »

Harry était devenu si rouge qu'il en paraissait incandescent et Draco sourit.

« Bienvenu au club, dit-il. La façon dont j'apprécie le moindre de tes contacts… je dois dire que je suis totalement résolu, maintenant. Ce qui est étrange, c'est que je ne me souviens pas d'avoir pensé consciemment à toi, avant… le lien. Pourtant, j'ai conscience que mes sentiments devaient être présents avant, sans quoi, nous n'aurions pas pu nous unir… Faut-il que je sois doué pour me fermer les yeux… »

Harry haussa les épaules en l'entendant. Fatigué de marcher, il s'appuya contre un arbre, un peu à l'extérieur du village.

« Je n'ai jamais pensé à toi de manière charnelle ni amoureuse, lui dit-il. Même si Hermione m'a fait remarquer que… mon acharnement à te surveiller pendant nos années d'études et en particulier pendant notre sixième année ressemblait plus à une obsession malsaine et louche qu'à une prévention quelconque…

-J'ai remarqué aussi, dit Draco, s'appuyant sur le même arbre, mais derrière Harry. Je te regardais constamment. Je voulais ton attention, mais je pensais que c'était pour te blesser, parce que te provoquer m'amusait… Avec le temps et le recule, je m'aperçois que c'était plus que ça… »

Harry ferma les yeux en l'entendant, un léger sourire apparaissant sur son visage. Il était plus facile de parler sans le voir.

« Pour moi aussi, dit-il. C'est dur à admettre, mais c'est vrai. Je me suis senti aussi vivant en te défiant qu'en faisant du Quidditch. C'était un peu comme une drogue. J'avais besoin de ma confrontation…

-La petite aventure du jour, murmura Draco. « Vais-je réussir à l'envoyer en retenue ? Allons-nous nous lancer dans un duel ? Sera-t-il magique ou physique ? »

-« Aurais-je le dessus ? Vais-je gagner ? Je dois gagner ! »

-Et tant d'autres choses, rit Draco. Je vois que nous pensions la même chose… »

Harry rit à son tour. Distraitement, il tendit la main le long de l'arbre et fut presque surpris de rencontrer celle de Draco. Avait-il perçu son mouvement ou l'avait-il exécuté en même temps ? Il serra sa main dans la sienne.

« On avance bien, non ?

-Oui, répondit Draco. Ce n'est pas encore une vraie relation, mais… Il est certain qu'il y a de l'amélioration. Tu ne souhaites plus ma mort… »

Harry serra la main pâle encore plus fort.

« Je suis désolé pour ça, dit-il. J'ai… j'ai été un vrai connard et je suis désolé. »

Draco retint un soupir de plaisir en l'entendant. Il resta silencieux un long moment, incapable de parler sous la forte émotion qu'il l'envahissait. Comment ce foutu Gryffondor pouvait-il le frapper si fort avec de simples mots ? Que ce soit dans le but de le blesser ou de le soigner, il touchait toujours son but avec une justesse presque illogique.

« J'ai compris pourquoi tu as été ainsi, lui dit Draco. Tu… n'avais jamais envisagé d'être avec moi… On a passé nos années d'école à se disputer… je suis un garçon et tu es amoureux de Ginny… Si j'avais été amoureux, je pense que j'aurais réagis comme toi… En fait, je n'aurais simplement pas couché avec toi, mais bon…

-Je ne suis pas amoureux de Ginny, murmura Harry, Draco haletant en l'entendant. Je te l'ai dit quand j'étais saoul, non ? Que je doutais fortement de mes sentiments pour elle… Il est vrai que je n'ai cessé de hurler l'aimer, après l'élaboration du lien… Mais je crois que j'essayais juste de me rassurer sur ma sexualité. Si je l'ai aimé, ça n'a été… que passager. Sinon, comme tu l'as dit, je ne l'aurais pas trompé avec toi. Il est temps que j'arrête de me réfugier derrière un faux prétexte. Je suis un Gryffondor, non ? Et je suis censé être courageux. »

Harry soupira et, laissant sa main dans celle de Draco, il se décolla de l'arbre, le contourna légèrement pour arriver face au lycanthrope qui le dévisageait avec de la surprise et une attente presque douloureuse. Harry sourit alors qu'il se rapprochait de lui, un peu rougissant.

« Apprenons à nous connaître et à nous aimer, murmura Harry, son visage proche de celui de Draco. Apprenons à nous faire confiance et tout ira bien. Ma vie a déjà été assez gâchée par un mage noir, je n'ai pas envie de me la gâcher d'avantage avec des ornières ou des mensonges. Je veux juste être heureux. Peux-tu m'aider pour ça ? »

Draco haleta en l'entendant. Il ne s'attendait pas à une telle déclaration, mais elle touchait son cœur mieux que n'importe quel autre mot. Ça et l'acceptation complète de Harry, vis-à-vis de leur couple. Doucement, comme pour ne pas l'effaroucher, il tendit son bras libre et l'enroula autour de sa taille. Il enfouit son visage dans son cou et renifla son odeur délicate et tant aimée.

« C'est mon seul souhait, murmura-t-il contre sa peau. Le seul que je veuille réaliser. Si tu acceptes d'être mon allié pour ça… Alors oui, sans problème, Harry. »

Sans hésitation, le brun se lova contre lui, arrachant à Draco un soupir de joie. Ils restèrent ainsi enlacés un long moment. Jusqu'à ce que l'estomac de Draco proteste de ne pas avoir mangé à sa faim, le rire d'Harry accueillant le son bruyant.

« Allons manger, dit-il en s'écartant de Draco. Tu en as besoin et je meurs de faim ! »

S'il s'éloigna de Draco, il garda sa main dans la sienne alors qu'il l'attirait vers le village. Souriant, Draco ne remarqua même pas que les fées les avaient abandonné depuis un petit moment, ni même que ses oreilles et sa queue lycanthropes étaient, comme d'habitude, sortis. Il était bien trop heureux que pour s'y arrêter !

oOo

Il pleuvait et Draco avait une sainte horreur de la pluie, qu'importe qu'il soit caché sous une cape d'invisibilité en compagnie de Harry. Peut-être était-il ronchon parce qu'il s'apprêtait à jeter SON compagnon dans les bras d'une succube dangereuse ? Mais il ne l'admettrait jamais ! A la place, il préférait feinter d'être furieux contre le temps pluvieux.

« Je vais sentir le chien mouiller et ça sera horrible ! marmonnait-il alors qu'ils traversaient le parc, l'eau dans l'herbe faisant un horrible bruit à chacun de leur pas. Si je n'attrape pas une pneumonie au passage…

-Mais tu as fini de te plaindre ? s'impatienta Harry, lui-même déjà bien trempé.

-Non, répliqua Draco, culotté. Et tu es trempé ! Je te lance un sort de séchage dès qu'on rentre dans le château ! Tu pourrais tomber malade ! Et Merlin sait ce qu'elle pensera en te voyant avec tes vêtements mouillés si collant, si moulant…

-Un petit doloris pour te sortir de ta séance de matage, Malfoy ?

-Comme si tu ne me matais pas, Potter ! »

Harry rougit puissamment en l'entendant, incapable de nier. Oui, il le reluquait et oui, Draco l'avait parfaitement remarqué !

Une masse sombre proche d'eux les détourna de cette conversation hautement gênante et Harry fut soulagé de reconnaître l'entrée de Poudlard. Sans presque aucune hésitation, ils poussèrent la porte, entrant à l'intérieur. Comme prévu, le hall était désert. Harry avait pris soin d'emmener sa carte avec lui et il l'avait consulté avant qu'ils ne quittent le couvert des arbres de la forêt, sous l'œil presque envieux d'un Draco stupéfié de l'existence d'une création si utile.

« Ceci explique sans doute ton talent à te faufiler partout dans l'école », avait sifflé Draco, agacé.

Harry s'était contenté de rire d'un air mal à l'aise, incertain quant à ce qu'il devait répondre. Il n'allait tout de même pas avouer que cette carte était surtout l'instrument principal de toutes ses victoires lors de leur guerre scolaire, si ?

« Personne en vue, dit Harry en regardant sa carte. Comme prévu, les mangemorts sont occupés avec des retenues, Snape est dans son bureau, Rusard rode au troisième étage et les élèves sont sagement dans leur maison respective…

-Sauf une, dit Draco d'un air boudeur en pointant Ginny du doigt, en train de tourner en rond, manifestement.

-Forcément, répondit Harry. Tu sauras te débrouiller pour rester cacher ?

-Sans problème, répondit Draco. Tu prends mes vêtements ? »

Harry rougit mais hocha de la tête. Alors, sans hésitation, Draco se transforma en ce majestueux loup qu'il était. Harry le regarda un instant.

« Comme se fait-il que tes vêtements ne se déchirent pas ? Ou qu'ils ne restent pas sur toi ? Ils tombent toujours en dessous de toi comme s'ils te passaient au travers… »

Draco ne lui répondit pas – évidemment, un loup ne parlait pas – mais lui lança un tel regard que Harry l'interpréta sans mal : « Mais qu'est-ce que j'en sais bordel ! N'y a-t-il pas plus important, là, tout de suite ? »

Riant discrètement, Harry se pencha pour ramasser les vêtements abandonnés. Il les plia convenablement et les déposa dans son sac à dos, comme convenu.

« A tout à l'heure, alors, dit-il. Et ne stresse pas inutilement ! »

Draco grogna vaguement en le regardant partir. Comment était-il censé rester zen alors que SON compagnon allait rejoindre son ex ? Stupide Gryffondor !

oOo

Harry était nerveux. Il ignorait totalement quoi dire à Ginny. Tandis qu'il se faufilait sous sa cape dans les étages, s'approchant du terrible lieu de rendez-vous, il se demandait vaguement pourquoi il accomplissait un acte si stupide. Puis il se souvint du regard pensif de Ron et soupira. Que ne ferait-il pas pour son meilleur ami ?

Les mains moites, il leva la carte pour s'assurer que le passage était sans danger. Rassuré, il chercha Draco des yeux. Ce dernier était dans les cachots. Mais que fichait-il là ? Bien que curieux, il soupira et décida de chasser le lycanthrope de ses pensées provisoirement. Il devait régler ses problèmes avec Ginny avant toute chose !

Les jambes un peu flageolantes, il marcha jusqu'à la porte de la salle. Il soupira pour se donner du courage et frappa avec hésitation le code qu'il avait établi avec Ginny et Hermione par pièce interposée. Ensuite, il entra. La pièce était éclairée et remplie de banc et de chaise. Cela lui rappela la seule expérience un peu intime qu'il avait eue avec Ginny et il rougit. Il n'aurait pas du lui donner rendez-vous dans cette salle !

Vraiment pas du !, pensa-t-il en voyant la jeune fille, assise sur un banc un peu plus loin.

Dire qu'elle n'était pas belle aurait été un mensonge horrible. Elle était éblouissante. Apparemment, en prévision de ce rendez-vous, elle s'était préparée. Les cheveux lisses redressés en une coiffure mignonne mais élaborée, elle s'était légèrement maquillée. Elle portait son uniforme scolaire réglementaire, bien qu'il semblât à Harry que sa jupe était un peu plus courte et que sa chemise blanche – elle n'avait pas jugé utile de prendre le gilet – était plus transparente que dans son souvenir. Ça où son soutien-gorge était vraiment trop foncé.

Quand il la regarda, assise sur ce bureau étudiant, les jambes croisées, les yeux brillants, il la trouva vraiment jolie. Désirable, même. Mais sur le même moment, il pensa à Draco et frissonna. Aussi belle que soit Ginny, il ne ressentait rien pour elle, si ce n'est du chagrin. Elle s'était faite jolie pour lui… elle le regardait avec une joie telle qu'il ne doutait pas de ses pensées : elle pensait qu'il lui avait donné un rendez-vous amoureux. Qu'il était revenu sur sa décision initiale… Et elle s'en réjouissait tant… Il lui était pénible de lui faire du mal ainsi. Mais il n'avait jamais été un lâche.

Soupirant, Harry prit son courage à deux mains et ferma la porte derrière lui. Ça allait vraiment être très pénible. Mais quand il fallait… il fallait !

« Bonsoir, Ginny…

-Hey, Harry, dit la jeune fille d'une voix douce. Je suis tellement contente ! »

Elle bondit presque de son banc et la petite jupe – vraiment raccourcie, réalisa Harry avec stupéfaction – dévoila un peu plus de ses cuisses pâles. Il ne ressentit pourtant aucun frisson en les regardant. A la place, il n'en fut que plus mortifié. Il n'eut cependant pas le temps de réagir que la rouquine se pressait contre lui, l'enlaçant avec tendresse. Sa bouche s'était posée sur la sienne avec amour et Harry dut se contenir pour ne pas la repousser brutalement. Sa propre répugnance l'étonna. Embrasser Ginny ne lui avait jamais déplu, pourtant.

« Mais c'est si fade, par rapport à hier… »

Il frissonna en y repensant. Les baisers de Draco avaient été si… époustouflants ! Grisants ! Rien de comparable avec la façon dont Ginny l'embrassait. Au contraire, il la trouvait agressive dans sa démarche, prétentieuse aussi. Elle ne doutait vraiment pas de ses charmes et n'hésitait pas à se tortiller contre lui, frottant sa poitrine contre la sienne et ses hanches dans une tentative qu'il trouva humiliante.

Avec douceur mais fermeté, Harry posa ses mains sur les épaules de la jeune fille et la repoussa.

« Ginny, murmura-t-il…

-Harry, je suis tellement contente de te revoir ! le coupa-t-elle. Te rends-tu compte que nous ne nous sommes plus vu depuis le mariage de Bill et Fleur ? Ça fait une éternité ! J'ai cru que je ne te reverrai jamais ! J'étais si inquiète pour toi ! Tu as maigri non ? Est-ce que tout va bien ? »

Harry soupira. Ça n'allait vraiment pas être facile, surtout si elle ne le laissait pas en placer une !

« Tout va bien, Ginny, dit-il. Je n'ai pas spécialement maigri. Et non, je n'avais pas remarqué que cela faisait autant de temps que nous ne nous étions plus vu… Ecoute, je suis ici pour une raison importante…

-Une raison importante ? demanda-t-elle, se pressant de nouveau contre lui, prenant un petit air ingénu qui le rendit encore plus mal à l'aise. Je t'écoute, Harry. Qu'est-ce que c'est ? »

Maladroitement, Harry se sépara d'elle et s'éloigna de quelques pas. Il marcha un moment de long en large, cherchant ses mots.

« Commence par le début ! »

Sa voix intérieure avait étonnement l'intonation d'Hermione.

« Ginny… Tu te souviens de ce que je t'ai dit, n'est-ce pas ? En juin de l'année dernière ? »

Ginny resta un instant silencieuse puis sourit. Un sourire amer ponctué d'espoir.

« Que c'était terminé entre nous… Mais tu sais, Harry… Je comprends pourquoi tu l'as fait. Ron m'a expliqué et Hermione aussi. C'est très noble de ta part de vouloir me protéger du danger comme tu le fais mais…

-Non, interrompit Harry. A ce moment là, je voulais te protéger du danger, c'est vrai… Mais les choses sont différentes à présent… »

Ginny le fixa un instant sans comprendre et il se rendit compte que ses paroles n'étaient pas claires du tout. Il prit une inspiration pour se donner du courage et regarda la jolie jeune fille qui lui faisait face.

« A ta façon d'être préparée, je me rends bien compte que tu t'attendais à un quelconque rendez-vous amoureux, dit-il. J'aurais du être plus précis dans mon message, mais discuter sur des tranches de pièces, ce n'est pas très évident, tu en conviendras… »

Le sourire de Ginny avait disparu. Elle était à présent tendue et Harry savait que l'ambiance joyeuse ne réapparaîtrait plus, à présent.

« Lorsque j'ai mis un terme à notre relation en juin, c'était bel et bien pour te protéger, Ginny. Tu le savais, tout comme moi alors… tu continues de m'attendre. Et je ne veux pas que tu le fasses. »

Ginny resta un instant pétrifié puis le regarda d'un air interrogateur.

« Quoi ? dit-elle. Comment ça ? »

Harry soupira. C'était le passage difficile. Celui où il devait clarifier vraiment les choses.

« Je ne dis plus ça pour te protéger, dit-il fermement. Mais parce que je veux bel et bien mettre un terme à notre relation. Un terme définitif. »

Il n'y avait aucune expression sur le visage de Ginny et, un peu lâchement, Harry en profita pour continuer.

« Je t'ai beaucoup aimé, Ginny… Mais avec le temps, je me suis rendu compte que mes sentiments n'étaient pas sincères ni aussi forts qu'ils auraient du l'être, pour quelqu'un d'amoureux. Tu es belle. Séduisante. Excitante. Mais je ne t'aime pas. »

Tandis qu'il parlait, il voyait bien le beau visage se décomposer et se méprisa du chagrin qu'il lui imposait.

« Mais je dois continuer ! »

« Si je t'ai donné rendez-vous ce soir, ce n'est pas parce que je voulais te revoir pour renforcer un lien quelconque, mais bel et bien parce que je voulais briser ce qu'il restait entre nous. Une bonne fois pour toute. »

Cette fois, le silence régna entre eux un long moment. Harry ne savait plus quoi dire, ni quoi faire. Ginny le regardait avec un air si consterné qu'il craignit un instant qu'elle ne se mette à pleurer. Merlin soit loué, elle lui épargna ce genre de scène. Quoi que ce qu'elle fit lui sembla tout aussi pénible.

« Je ne comprends pas, dit-elle en le fixant d'un air colérique. Pourquoi ? Comment ? Tu étais amoureux de moi, je le sais !

-J'avais de forts sentiments pour toi, admit Harry. Mais ses sentiments sont…

-Ça suffit ! cingla Ginny. Je comprends que tu veuilles me protéger, Harry, mais tu n'as pas besoin d'aller aussi loin dans tes actions, tout le monde est déjà convaincu que tu ne veux plus de moi alors pourquoi tu essayes de m'en convaincre aussi !

-Parce que c'est la vérité ! s'agaça Harry. Je ne t'aime pas, j'aime quelqu'un d'autre ! »

Ils furent autant surpris l'un que l'autre. Ginny, car elle n'avait sans doute pas envisagé d'avoir une quelconque rivale quelque part. Et Harry car il n'avait jamais, jusqu'à présent, osé admettre qu'il avait des sentiments pour Draco. Oh, il l'appréciait. Il le trouvait drôle très souvent, beau, agréable… son caractère était bien plus facile depuis qu'il était devenu un loup-garou et Merlin savait qu'il était plaisant de passer du temps avec lui… Mais Harry ne se pensait pas amoureux de lui. Pourtant, alors même qu'il le disait à Ginny, il comprit ce qu'il ressentait vraiment pour le lycanthrope. Tant de sentiments qu'il ne comprenait pas s'imposèrent si brutalement à lui qu'il eut presque envie d'en pleurer.

Tout d'abord, il n'avait jamais remarqué combien il était soulagé que Draco soit un alpha. De cette façon, le garçon n'était pas torturé par la transformation mensuelle et gardait un contrôle total sur son loup. Ensuite, de part sa présence dans le village, il était lui aussi protéger de Voldemort. Ce que Harry prenait à cœur bien plus qu'il ne le pensait. Enfin, il se rendit compte que s'il était si impatient que le rendez-vous arrive chaque jour, c'était parce que Draco lui manquait et non parce qu'il s'y amusait. Il comprit aussi qu'il était horriblement frustré que Draco ne l'ait pas embrassé depuis la veille et il en rougit en le constatant. Qu'il était donc doué pour se voiler la face, lui aussi ! Draco avait-il conscience de ses propres sentiments ? Pire ! Ressentait-il, par le lien, le flot d'émotion qui passait en lui, pour lui ?

« Quelqu'un d'autre ? s'écria Ginny, le ramenant à la réalité. Mais qui ? Est-ce… Hermione ? »

Harry eut un frisson d'effroi à cette pensée.

« Non ! dit-il, horrifié. Hermione est comme une sœur, comment peux-tu…

-Alors qui ? cria la jeune fille, les larmes commençant à inonder ses yeux. Tu ne fréquentes aucune autre fille ! »

Harry frissonna. Alors le moment était venu. Celui de le dire à voix haute, de l'assumer une bonne fois. Il poussa un soupir et, enfin, le dit d'une voix hésitante :

« Je n'ai jamais dit que c'était une fille, dit-il. En vérité… Je suis amoureux d'un garçon. »

A suivre…

Mais nan, je suis pas sadique, enfin !... De toute façon, on s'en tamponne la fesse droite, de Ginny, hein ? loll

Bref! Un grand merci à vous tous pour vos très nombreuses reviews! J'ai répondu à la moitié des courageux (sauf Chris63, mais tu as bloqué les mails ffnet? Je t'ai lu avec attention, merci pour ta review que j'ai tout autant appréciée que les précédentes) et je répondrais à l'autre moitié demain!

Sur ce, je vous dis à dans un mois! Je suis venue deux jours plus tôt car j'ignore si j'aurais le courage samedi. On se donne donc rendez-vous dans deux semaines pour MF et dans un mois pour alpha, le 25 septembre! Ziboux et bonne rentrée!