Et voici le Chapitre 10 modifié!
C'est le dernier avant de reprendre le cour de l'histoire.
bonne lecture!
Chapitre 10
Kenkyushitsu
(Le Laboratoire)
(Chomei) - bien. Que savez-vous des rescapés du Labo ?
PDV Alec
(Magnus) - j'ai vaguement entendu parler du labo, mais je ne sais pas ce que c'est.
(Chomei) - Bakuryu est certainement le mieux placé pour en parler… mais on va le faire.
Ils sont tous un peu tendu, mais clairement Bakuryu est le pire, on a vraiment l'impression qu'il va se sauver, comme ce jour-là, sur la planche de la piscine.
Surtout pas de contact. J'ai appris au cours des dernières semaines que plutôt que le rassurer, le contact augmente son stress et le rends hargneux, agressif. Son regard évite minutieusement tout le monde, fixé sur les veines du bois de notre table.
(Chomei) - le Kenkyushitsu ou laboratoire, a commencé il y a 11 ans. Et il a été démantelé il y a maintenant une dizaine de mois. Cette organisation était faite d'un peu toutes les espèces. On ignore le nom de celui qui en est à la tête, car malgré qu'il soit dissout, les membres les plus importants n'ont pas été retrouvés. Et on sait qu'ils cherchent à recommencer. Ce groupe, rassemblait beaucoup de créatures obscures, j'ignore quel était leurs buts, mais ils choisissaient minutieusement leurs victimes. Toutes issues de grandes lignées ou avec des pouvoirs impressionnant pour leur genre.
Malgré son calme apparent, on peut entendre certain tremblement dans sa voix. Il a dit que dans leur groupe, ils sont tous rescapé du labo… donc ils sont tous issu d'une grande lignée ou ont des capacités hors norme…
(Chomei) - notre groupe s'est rencontré là-bas. On a été emmené dans un couloir tailler dans une roche volcanique. Elle a la particularité d'affaiblir, pratiquement entièrement, les pouvoirs des créatures non terreste. Dans ce couloir des cellules tout le long et une au bout ferment le couloir. Elles étaient elles aussi creuser individuellement dans la roche. Quand je suis arrivé, quelques années après que le labo commencé, les jumeaux était déjà là. Chacun dans une cellule opposé, séparé par le couloir, ils étaient tout au bout, de chaque côté de la cellule du fond. Kyoko était elle aussi déjà là, dans la cellule à côté d'Akio. Je me suis retrouvé dans celle à côté de Sanzo. Masamune a été amené peu de temps après et placer dans la cellule d'à côté. Fuyu et arrivée le lendemain à côté de Kyoko et Jiro est arrivé l'après-midi et placé à côté d'elle. Seule la cellule du bout était vide.
Il nous détails la position des cellules avec minutie, comme s'il y était encore. Son regard est vague… ils sont tous un peu de le même état, chacun replongé dans leurs souvenirs.
(Chomei) - On ne pouvait pas se voir mise à part par les grilles longeant le couloir. On a commencé à se poser des questions, truc genre qui est qui ? Si quelqu'un savait ce qu'on faisait là. C'est que le lendemain qu'on a vu Bakuryu arrivé. Mais contrairement à nous, il n'avait pas que quelques marques de coup de défense... Non. Quand on l'a vue, il était à peine conscient, deux hommes le tenaient, chacun par un bras, ces pieds traînaient sur le sol, il était couvert de sang, laissant une trace fraîche sur l'ancienne, preuves que ce ne fut pas la première fois qu'il subissait ça. Il était déjà là depuis un moment… Ils l'ont amené à la cellule du bout et l'on balancé comme ça dedans. Il est tombé comme une poupée de chiffon et eux sont repartis sans un mot. On pouvait les entendre remonter et la grille ce refermer dans un bruit de métal lourd.
Ils laissent un petit silence, nous laissant le temps d'assimilé les informations mais surtout de se reprendre. Une boule se forme dans ma gorge alors qu'essaie d'imaginer ce qu'ils ont du ressentir.
(Akio) - j'ai tenté de parler à Bakuryu, je ne connaissais pas son nom, mais il semblait être là depuis un moment déjà, je voulais savoir si il pouvait nous éclairer sur la situation… Il s'est redressé, assis difficilement, effondré le dos contre la grille. Quand il a ouvert les yeux la tête légèrement tourné vers moi, j'ai tout de suite su qui il était. Son histoire était connue de tous au japon. Ses orbes noirs comme les ténèbres les plus sombres… il était le batard Yami… Je me souviendrais toujours de la seule chose qu'il nous a dit ce jour-là. Son regard d'encre vide plongé dans le mien. « Jihibukai jigoku»
(Sanzo) - Bienvenue en enfer
Apparemment ils s'en souviennent tous très bien. Un silence pesant prend place quelques minutes.
(Jiro) - Les scientifiques nous ont prélevé du sang, de la chaire, de la peau, des cheveux et un tas de truc. Ils ont fait des tonnes et des tonnes de teste. La torture était autant physique que mental. En plus de leurs expériences sur nos genres respectifs, ils cherchaient à nous briser.
(Kyoko) - Et ils ont réussi… Ils ont extorqué les secrets de nos familles, de nos espèces. Exploiter au maximum nos capacités… Un à un on s'est Brisé…
Un autre silence prend place dans la conversation. Encore une foule de question s'ajoute dans ma tête. Mais en même temps de la peine, comment peut ont traité des personne de cette façon ? C'est complètement inhumain. La bile me monte à la gorge. Je m'efforce à ne pas montrer ce que je ressens. Je ne veux pas qu'il pense que j'ai pitié.
(Masamune) - Tous sauf Bakuryu… Il résistait. Il leur tenait tête et les envoyait bouler… peu-importe combien de coups, d'injections ou autre salopries ils lui faisaient. Il ne courbait pas l'échine.
(Fuyu) - lorsque l'on est arrivé là-bas on avait entre 12 et 13 ans Chomei un peu plus vieux en avaient 15.
(Chomei) - Bakuryu nous a tous gardé debout, en vie. Il… malgré sa froideur apparente, il arrivait toujours à dire ce qu'il fallait pour qu'on se relève et ce malgré tout ce qu'il subissait lui-même de son côté. Je n'ai pas la moindre idée de comment il a fait, mais il nous a sauvé.
(Masamune) - et il nous a sorti de la, il y a dix mois. C'est lors de notre évasion que le labo fut démantelé.
(Chomei) - du début qu'on est arrivé jusqu'à aujourd'hui, Bakuryu n'a pas changé. Juste repris un peu de poids. Mais il ne semble pas avoir vieilli.
Un long silence suit leur récit. On se rend compte de l'effort qu'ils ont du faire pour nous parler de cet enfer. On assimile tous cette histoire. Bienvenue en enfer combien de temps as-tu subis ça avant qu'ils n'arrivent Bakuryu ? Combien de douleur as-tu supporté ? Comment as-tu même finit la bas ? Questions, Questions, Questions encore et encore des questions…. Je décide de retourner au sujet de base. Ignorant mon mal être.
(Alec) - et le rapport avec le massacre des Yami ?
Je suis surpris, comme le reste d'entre nous quand on entend Bakuryu répondre une voix neutre, absente de toutes émotions. Ce masque de froideur, il l'a développé durant toutes ces années de séquestrations…
(Bakuryu) - le massacre a eu lieu juste avant que je n'atterrisse là-bas. J'avais à peine 16 ans. Et si j'ai toujours 16 ans, c'est uniquement par ce que toutes ces années passée là-bas, c'est comme si j'avais été figé dans le temps. Je n'ai absolument pas grandi, aucune éducation de toute sorte pour évoluer physiquement ou mentalement.
Figer dans le temps… ? Un peu comme Will ? Lui aussi à traverser quelque décennie figer dans le temps.
(Jace) - Je sais que cette question va être gênante, mais je me demande quand même.
Jace regarde les deux japonaises à ce moment avec son regard déterminé
(Jace) - Est ce que l'une de vous a subit des abus… sexuel ?
Le choc se peint sur la plupart des visages. C'est vrai qu'avec ce qu'ils viennent de nous raconter on pourrait s'y attendre. Mais ces questions ne se posent pas comme ça Jace !
Mon choc est encore plus grand quand elles tournent toutes les deux leurs regards inquiet vers notre petit Yami. C'est bref, mais j'ai le temps de le voir. Bakuryu se tend lorsque les regards se tournent vers lui alors qu'elles répondent.
(Kyoko) - franchement… ce n'est pas passer loin… mais… non…
Mon regard n'a pas quitté Bakuryu. Mon instinct de protection en éveille. Cette fois je ne peux pas me retenir et l'attire dans mes bras. Il a beau le cacher et jouer son petit rebelle renfrogner, je vois cette lueur au fond de son regarde. La douleur, la peur, la honte... Toujours là, tapis au fond de ses yeux.
(Bakuryu) - qu'est-ce que tu fou Lightwood ?
(Alec) - je te prends dans mes bras.
Bakuryu) - ça j'avais remarqué. Lâche-moi.
(Alec) - non.
(Sanzo) - et si on reprenait nos devoirs ? C'est pour ça qu'on est là à la base non ?
Comme ça il clôt le sujet. On comprend parfaitement qu'aucun d'eux n'ai envie de parler d'avantage. Survivre à cela, et pourtant ils ont minimisé les choses. Aucun détail ne fut vraiment donner sur ce qu'ils ont vécu là-bas. Mis à part leur rencontre. Ce fut intelligent de la part du kitsune. Il nous a donné assez pour avoir l'impression qu'il en a dit beaucoup, mais finalement on ne sait pas grand-chose. On connait juste les grandes lignes.
Je voudrais savoir, et en même temps je ne veux pas. Le peu qu'ils nous ont donné suffit à donner des sueurs froides.
On reprend chacun nos devoirs. Je ressors ce qu'il faut pour aider Bakuryu à apprendre à lire et écrire notre langue. Bien sûr on fait ça discrètement sinon il s'énervera comme dans la bibliothèque le premier soir. Cela semble le détendre un peu. Il apprend vite. Et je pense qu'en peu de temps il arrivera à se débrouillé. Il semble aimer apprendre. Il assimile beaucoup de chose.
Mais je ne peux m'empêcher de me poser question sur question. Qu'A-t-il subit réellement la bas ? Torture physique et mental… ça peut être tellement de chose… combien de temps il a dû supporter tout ça ? Si mes calcul sont bon, et d'après ce que Fuyu a dit, Chomei avait quinze ans, pour arriver à 19 ça fais quatre ans… Et Bakuryu était déjà la… Pourquoi ce regard des filles lors de cette question ? La réponse me fait peur. Et je ne préféré pas approfondir ce sujet-là. Pas encore du moins… Ce qu'ils nous ont dit explique les cauchemars de Bakuryu, tous les soirs. Il ne se calme pas, et en ce moment j'ai l'impression que ça empire… et puis c'est quoi toute cette histoire de troisième dimension ? Mu-shi ? Ki ? Je pensais que c'était un truc dans les arts martiaux… Et il y a aussi cette histoire de moitié. S'il est à demi-Yami, qu'est-ce que c'est sa seconde moitié ?
Trop de questions avec trop peu de réponses. Et dès qu'on m'en fournit une, dix questions se rajoutent à la liste déjà longue…
(Bakuryu) - Tu penses trop fort Lightwood.
(Alec) - Ne m'appelle pas Lightwood.
(Bakuryu) - C'est ton nom, non ?
(Alec) - Ici on appelle les gens par leur prénom.
(Bakuryu) - Bien. Tu penses trop fort Alexander.
(Alec) - Juste Alec
(Bakuryu) - Ce n'est pas ton prénom.
(Alec) - On t'appelle Baku, c'est un diminutif, c'est pareil.
(Bakuryu) - je n'ai rien demandé à personne Alexander.
Ce petit rebelle insiste bien sur mon nom avec sa provoc habituelle. Toutes traces de douleur bien camouflée derrière son masque d'arrogance et de rébellion. Zen Alec, il le fait exprès. Je ferme les yeux et inspire un bon coup. Je ne peux pas me calmer. Ce besoin revient, bouillonnant dans mes veines. Tu veux jouer, on va jouer.
(Alec) - bien reprend t'es exercices Shinji.
Il se tend énormément et me foudroie du regard. La haine visible maintenant dans ses orbes de nuit.
(Bakuryu) - rappelle-moi encore comme ça et je t'arrache la langue Lightwood !
Il s'est relevé en même temps qu'il a craché mon nom avec une profonde haine. Il me défi. Je suis incapable de laisser passer ça. Je me relève également et me place face a lui, le surplombant de toute ma hauteur. Je baisse la tête pour le regarder en face.
(Alec) - Pourquoi ? C'est ton prénom non ?
Je crois que ça va partir en vrille. Mais ce minus a le don inouï pour me faire bouillir le sang. Il ne répond pas, c'est donc bien son prénom. Est-ce que j'insiste ?
(Alec) - alors ? Comment veux-tu m'appeler ?
(Bakuryu) - ho je ne sais pas. Crétin me semble pas mal. Abrutit. Ho encore mieux Connard. Celui-là te va comme un gant !
Nos amis sont devenus silencieux autour de nous. Cela fait un moment qu'on ne s'est pas battu ainsi tous les deux. Je m'apprête à lui répondre. Je sens mon instinct lourd dans ma poitrine. Ce besoin de le soumettre me reprend aux tripes. Tel un raz de marée. Nos torses se touchent, il a la tête relevé pour me regarder en face alors que la mienne est toujours baissé.
Malheureusement ou heureusement, on est interrompu. Je ne sais pas ce que je suis capable de lui faire. Un groupe de japonais approche, quatre gars. Les quatre sont brun, yeux noisette et assez baraquer, tous alpha. Et ils sont là pour ce battre. Bakuryu garde obstinément sont regard haineux plongé dans le miens. Me défiant ouvertement. Je ne détourne absolument pas les yeux. Baisse tes yeux Bakuryu.
(Akio) - Barre-toi Bando
(Bando) - je suis venue défier Yami. En tant qu'alpha c'est mon droit.
Attend de quoi il parle encore celui-là ? C'est quoi sont problème ?! Ne vient pas rajouter encore plus d'interrogations !
(Alec) - Et bien repasse plus tard. On est occupé.
Mon ton est dur et mon regard ne quitte pas celui de Bakuryu il est temps de remettre ce petit bêta à sa place. Soumette les bêtas n'est vraiment pas dans mes habitudes, mais alors vraiment pas, mais avec lui je n'ai pas le choix. Tout m'y pousse. J'en ai besoin
Bando s'élance sur Bakuryu. Ce dernier rompe le contact visuel entre nous et se retourne vers lui. J'ai besoin d'intervenir ! Magnus me fait reculer en attrapant mon bras. Il est tout aussi tendu que moi. Il me fais signe de ne pas interférer.
Bakuryu évite, avec une aisance époustouflante, le poing de Bando. Il attrape son bras d'une main et d'un mouvement fluide, il le retourne et l'envoie valser derrière lui. Bando gémis de douleur en atterrissant lourdement sur une autre table, se brisant le dos dessus. Bakuryu évite le coup de pieds du second gars, ne se préoccupant pas plus du premier. Il fauche la seconde jambe du mec le faisant chuter tête la première. D'un mouvement souple et rapide il frappe sa nuque lui faisant perdre connaissance. Il a la même souplesse, agilité et rapidité que lors de notre balle au prisonnier. La malice présente dans ses yeux ce jour-là n'est plus présente. La froideur la remplace.
Les deux autres l'attaque en même temps par derrière, d'un salto Bakuryu se retrouve debout sur les épaules de l'un. Il bloque la tête du gars entre Ses deux pieds, d'une rotation il fait craquer sa nuque, le gars a ses yeux qui roule en arrière de sa tête et chute mollement Bakuryu esquive alors le coup suivant d'un autre saut, sur le côté cette fois. Il atterrit accroupie devant le gars, il se relève si rapidement qu'on a à peine le temps de le voir. Il frappe violemment le de son adversaire avec la paume de sa main. On entend les dents du garçon s'entrechoquer et une plainte de douleur alors que du sang s'échappe entre ses lèvres. Bakuryu se baisse et d'une rotation le fais tomber au sol en fauchant ses jambes. Le japonais brun heurte le sol lourdement, Bakuryu le regard de sa petite hauteur en se redressant.
Bakuryu nous défi du regard. Sa provocation présente à plein puissance. Je le regarde sans rien dire toujours retenu par mon sorcier dont le glamour est tombé laissant voir ces yeux de chat.
