Chapitre 10 : Une soirée très… hum ( 2ème partie )

- Au fait, tu m'as pas laissé finir ce que j'avais commencé, m'outrai-je.

- C'est pas de ma faute si tu sais pas te tenir… ou plutôt te retenir.

- Ah, ah, très drôle, monsieur Potter, souhaitez-vous que je continue mes applications buccales ou souhaitez-vous jouer à un autre jeu ?

- Ben, si je fais pas comme toi, on sera plus à égalité donc je dois jouir moi aussi. Non, mieux, j'exige de jouir dans ta bouche.

- Monsieur n'est pas du tout exigeant.

- Je ne trouve pas non plus, je me trouve adorable même.

Plutôt que de lui répondre et de risquer de nous disputer une nouvelle fois, je me décide à engloutir à nouveau sa verge toujours très tendue et y inflige, à sa différence, de légers va-et-vient, rien que pour me venger.

Mes mains se baladent sur son corps, errant sur la rondeur de ses fesses, remontant le long de ses flancs, déclenchant, au passage des frissons. Ce que je préfére par-dessus tout, c'est passé mes mains sur le bas-ventre de mes partenaires. J'y sens ainsi le halètement de leur respiration, les frissons occasionnels, leurs tremblements, je sens tout, en posant ma main au niveau de leur nombril.

Harry n'échappe pas à la règle. Ma petite torture a l'effet escompté. Il faut avouer qu'il était déjà bien excité après sa première pipe mais quand, dans un dernier soubresaut, il se déverse dans ma bouche, il ne peut s'empêcher de pousser un râle de plaisir. J'avale avidemment avant de relever mes yeux vers lui. Ses yeux sont fermés mais un grand sourire égaie son visage.

- Alors suis-je le meilleur ? demandai-je, un petit sourire aux lèvres.

- Hum, de tous mes amants, tu dois être le deuxième…

- Le deuxième ?

- Ben oui, le deuxième, ça t'étonne tant que ça ?

- Qui est le premier ? m'énervai-je.

- Oh, un serpentard, je ne sais plus son nom.

- Si tu essaies de m'énerver, cela ne sert à rien, je suis insensible.

- Mais bien sûr, je vais te croire en plus. Tu ne te rends pas compte à quel point tu t'es tendu depuis que je t'ai dit que tu n'étais que deuxième. Rassure-toi, tu es premier, vraiment premier à ce genre d'exercice.

- Je suis pas tendu, m'énervai-je encore une fois.

- Alors je ne t'excite plus ? Est-ce possible que tu es arrêté de bander pour moi ? Je vais me vexer, tu sais.

- Tu me promets que je suis le meilleur ?

- Oui, Drago, tu es le meilleur pour tailler des pipes, ça te va, ton égo est rassuré ?

- Ça va, je saurai m'en contenter.

- Allez, viens par là, mon beau, tes lèvres me manquent.

Il m'attire à lui et dépose ses lèvres sur les miennes.

- A ça aussi, tu es très bon, me souffle-t-il après le baiser.

Je suis collé à lui, mon ventre est posé tout contre le sien et je savoure sa douceur.

On se regarde droit dans les yeux, profitant de cette légère accalmie avant la suite des hostilités.

- On se boit un petit verre avant de continuer ? Histoire de pas te faire mourir en plein septième ciel, me propose-t-il.

- C'est sûr que si je me dessèche en plein milieu, je prendrai pas mon pied correctement et ce serait dommage si ce doit être notre seule nuit ensemble.

- Notre seule nuit ? Tu oublies que nous devons nous retrouver samedi ! Et je comptais bien te garder dans mon lit jusque là. Enfin, si tu n'as rien de plus intéressant à faire d'ici là.

- Bah, m'exclamai-je, j'ai toujours le devoir de potions à rendre la semaine prochaine mais je pense que je pourrais le finir à un autre moment.

- Tu préférerai Rogue à moi ?

- Dans un pieu, peut-être pas mais bon, tout est négociable.

- Et si on allait boire au lieu de t'écouter débiter des conneries plus grosses que toi.

- C'est pas compliqué pour qu'elles soient plus grosses que moi, je suis tellement bien foutu.

Il fait descendre sa main le long de ma colonne vertébrale, je frissonne. J'aime qu'il me touche, ça m'électrise.

- Allons boire, j'ai envie qu'on continue nos petits jeux, continuai-je.

Je me lève, déposant au passage un doux baiser sur ses lèvres.

- Eh, me fait-il, c'est quoi ce tatouage ?

Il effleure à nouveau le bas de mes reins, suivant un chemin différent.

- Je te le dirais tout à l'heure. Il te plaît ?

- Hum, je vais encore plus apprécier de te prendre avec une si belle vue.

- Je savais bien que tu apprécierais.

- Comment ne pas apprécier un si beau corps…

- Bon, dépêchons-nous de boire avant que tu ne me prennes sur le canapé. Je préférerai le lit si ça ne te dérange pas, en tout cas, pour cette fois-ci. Pour la prochaine fois, on verra où ce sera le mieux.

Il nous sert deux verres que nous vidons d'une traite. En nous relevant, ma tête me tourne légèrement. Un mélange d'excitation et d'appréhension m'envahit. Ça y est, je vais coucher avec lui, enfin. Ça fait des mois que je n'attends que ça, rêvant chaque nuit de ses douces mains qui enlacent mes hanches, faisant onduler mon corps au rythme du sien. Le seul problème, c'est que je n'ai peut-être pas la même vision du sexe que lui. Peut-être ne se montrera-t-il pas comme je le veux mais le fait de savoir que, d'ici quelques minutes, nous ne ferons plus qu'un, hum…

Je m'allonge en premier sur le lit et il prend place sur moi. Il m'embrasse tendrement puis descend le long de mon cou. Cette sensation, je la connais. Il me l'a déjà fait ressentir cet après-midi mais, maintenant que sa peau frotte contre la mienne, nue, je sens mon sexe se redresser avec fierté.

Il rit, doucement mais se concentre à nouveau sur moi. Il descend toujours plus bas, jouant désormais à mordre mes têtons. Ses lèvres continuent leur conquête, donnant des coups de langue sur mes flancs. Je me laisse faire quand il me retourne pour avoir une pleine vision sur ma jolie croupe.

- Alors tu m'expliques ce tatouage ? me demande-t-il.

- Pas encore, Harry, tu es beaucoup trop pressé.

Mon tatouage, il les intrigue tous, tous mes partenaires. Ce sont les seuls à le voir. Blaise n'a pas arrêté de me demander pourquoi j'avais choisi ce motif-ci plutôt qu'un autre. J'ai eu beau lui répéter le pourquoi du comment, ça reste un bon sujet de discussion, les soirs de beuverie.

- Non parce que, déjà que je ne pensais pas que tu aurais osé toucher à ton corps mais alors là. Je ne m'y attendais pas.

- Je suis un homme plein de surprise, Harry.

- Bouge pas alors. Je vais aussi t'en montrer des surprises.

Il se lève, ouvre le tiroir de sa table de nuit, en sort une boîte de préservatifs et un tube de lubrifiant.

- Je sais pas si j'en aurai vraiment besoin, dit-il en me montrant le lubrifiant mais je préfère prévoir.

- C'est vrai que ça m'énerverait si tu devais te relever pendant. Tu n'as jamais eu envie de te faire un tatouage.

- Si mais je sais pas quel motif me faire, m'explique-t-il tout en reprenant sa place à genoux derrière moi.

Il pose ses accessoires à côté de lui et repasse ses doigts le long de mon tatouage.

- Pourquoi des ailes d'ange ?

- Parce que c'est le chemin du septième ciel.

Harry ne dit rien, semblant réfléchir. Il faut dire que mon tatouage est sur le bas de mes reins et qu'il indique très bien la partie de mon anatomie que je préfère.

- Il faudrait qu'on te trouve un truc à te faire tatouer , toi aussi.

- Oui mais pas au-dessus de mon cul. Moi, le mien, personne n'y touche.

- Et au niveau du nombril ?

- Pourquoi pas ? On en reparlera à un autre moment. Quand je ne serai plus perturbé par la vue de ton cul.

- Et si tu me prenais que je te montre vraiment à quoi ressemble le septième ciel !

- Avec ou sans préparation.

- Tu me prends pour qui, Harry, une vierge apeurée ? Mets-toi un peu de lubrifiant, on gagnera dix minutes.

- Bien, tu l'auras voulu.

Et sur ces mots, il s'enfonce, enfin, en moi. Sa queue me fait l'effet d'une bombe, on dirait qu'il est encore plus large que tout à l'heure. Ses premiers mouvements sont brutaux, profonds autant que les gémissemetns qui sortent de ma bouche. Je sens ses mains se balader sur mon tatouage, s'y accrochant toujours plus forts à chaque nouveau coup de rein.

Je pousse de petits cris aigus qui l'excitent d'autant plus. J'adore pousser de petits cris, c'est un truc qui m'excite toujours plus. Il se penche vers moi, vers mon épaule qu'il mord.

- Je vais te marquer moi aussi, me susurre-t-il à l'oreille.

Je n'ouvre pas les yeux mais savoure ses paroles. Il faut dire qu'à quatre pattes, je ne peux pas faire grand chose. Je ne peux même pas riposter. De toute façon, même si j'avais voulu lui répondre, il avait déjà repris sa place avant que je ne réagisse. Il enfonce ses ongles sur le bout de mes ailes. Je frissonne tandis que mon corps suit ses assauts. Il est violent, brutal mais je ne souffre pas. Il glisse en moi avec tant de facilité que je pourrais finir par croire que sa verge a été faite pour mon cul. Il m'aide à me retourner, place ses mains sous mes hanches tandis que je m'accroche à son cou.

C'est lui qui rythme la danse, je ne fais que l'y accompagner. Je repose entièrement sur lui, faisant des mouvements de bas en haut, me cambrant au maximum pour le sentir le mieux possible. Il continue à s'enfoncer profondément mais rapidement. J'ai à la fois l'impression qu'il veut en finir vite mais aussi qu'il cherche le maximum de sensations. Je me colle le plus possible à lui, contre son corps et dépose mes lèvres contre son cou. J'aspire tellement sa peau qu'un suçon apparaît.

- Moi aussi, je t'ai marqué, lui soufflai-je.

- C'est bien parce que c'est toi, halète-t-il, toujours aussi concentré à me besogner.

- Parce que je suis un prince ? tentai-je, entre deux gémissements.

- Parce que je t'aurai pour moi toute la semaine.

- Voilà un joli compliment, le remerciai-je, en me renfrognant.

- Je t'ai blessé dans ton estime, Malfoy ?

- Oui, je me sens comme une pute.

- Ose me dire que tu n'aimerais pas être ma pute…Surtout si je te baise tout le temps comme ça.

- Je suis pas encore monté au septième ciel, chéri, le dédaignai-je.

Il me fait basculer sur le lit, toujours en moi. Il se colle à moi de tout son poids, passe mes jambes autour de sa taille et accentue les va-et-vient.

Juste exquis. J'aime être dominé pleinement, qu'on ne me laisse pas le choix des positions, qu'on prenne des initiatives. Souvent mes partenaires hésitent, craignant les représailles. Harry, lui, n'a pas peur, il n'a peur de rien. Surtout pas de moi. Encore quelques allers et retours et il se retire, sans crier gare.

Avant même que je n'ai eu le temps de réagir, il retire son préservatif sous mon regard incrédule. Il saisit son sexe entre ses mains et, avant que je ne comprenne ses intentions, il m'éjacule sur le ventre.

Toujours sous le choc de ce qui vient de se passer, je ne réagis pas quand il prend ma virilité tendue dans sa bouche et y applique ses fameuses tortures. Je ne suis pas long à venir et à le rejoindre dans l'extase. C'était tellement… spécial que je ne me suis pas rendu compte du temps que cela a pris.

Je reste sur le dos tandis que lui est sur le ventre à jouer avec sa semence dissiminée un peu partout sur mon torse.

- Alors, quel tatouage as-tu pensé pour moi ?

Il y a encore des parties pour cette soirée. Certainement encore un puis ce sera le matin...

Ne me tuez pas, please !