Bonjour everybody !
Comment allez-vous ? Vous avez passé une bonne semaine ?
Dans tous les cas, pour la finir en beauté, voici un nouveau chapitre !
Bonne lecture !
Chapitre 10: Des souvenirs hauts en couleurs
Hermione froissa le parchemin d'un geste rageur et le jeta par terre.
- Heureusement que tu n'as plus la Trace, sinon tu croupirais dans une cellule du Ministère. Qu'est-ce qui te prend de faire de la magie devant les moldus ? poursuivit l'ancienne Serpentard.
- Je me suis oubliée, marmonna la brune.
- Reste allongée. Je vais te soigner. Besoin d'aide pour enlever ton pantalon ?
- Ca devrait aller… répliqua la rouge et or en agitant sa baguette.
Le tissu fut proprement coupé sur toute la longueur, laissant apparaître l'ampleur des dégâts. Pansy se pencha et examina la jambe ensanglantée.
- C'est pas joli. Va falloir que j'ouvre pour regarder ça de plus près.
Elle sortit sa trousse de médicomage d'un placard pour en extraire diverses fioles.
- Je n'ai pas de produit anesthésiant. Mais une demi-bouteille d'alcool fort avalée d'une traite fera le même effet. Allez, à la tienne ! dit Pansy en lui tendant le whisky qu'elle avait acheté pour Minerva.
Hermione but plusieurs gorgées d'affilée et grimaça.
- Je vais vomir… dit-elle piteusement.
- Oui, je te le garantis, mais pas tout de suite, répliqua Pansy avec un sourire qui n'était pas sans rappeler celui du chat du Cheshire. Là, ça va être le fun…
Elle posa la fine tige de bois sur la jambe et lança un sort. La peau fut ouverte proprement tandis qu'Hermione se mordait la main pour ne pas crier.
- Est-ce vraiment nécessaire ? gémit la brune.
- Oui, il faut que je vois l'état de tes os… répliqua la vert et argent tout en arrosant la jambe d'une potion bleue claire qui fumait au contact des chairs déchirées.
Hermione sembla tourner de l'œil et Pansy lui mit une forte gifle.
- Fais pas ta chochotte, Granger ! C'est rien comparé au piège à loup de la dernière fois…
- Si tu avais regardé attentivement, tu aurais remarqué que j'ai encore des nerfs qui fonctionnent… marmonna l'ancienne Gryffondor, une larme perlant au coin de l'œil.
Parkinson haussa un sourcil avant de se pencher sur le membre ouvert. Elle enfonça deux doigts gantés dans la blessure et eut un rictus.
- Je crois en avoir trouvé un… dit-elle en appuyant légèrement, ce qui fit bondir sa camarade de classe.
- Espèce de…
- On se tait et on écoute. Alors Granger, qu'avons-nous comme os précisément ? Et, au feeling, tu penses avoir combien de fractures ?
- C'est pas le moment ! Fais ton job et soigne-moi !
- J'ai arrêté l'hémorragie, la plaie est désinfectée, aussi, je peux te laisser plusieurs heures comme ça… continua Parkinson, comme si elle n'avait pas entendu la remarque. Donc, pour notre quart d'heure révision, tu veux bien répondre ?
- Emmène-moi à Sainte Mangouste ! supplia Hermione.
- Non… Ta jambe pourrait s'infecter pendant le trajet et un membre gangréné, c'est pas ce qu'il a de plus sympa. Enfin si, l'amputation est fun, mais je m'égare. Alors, combien de fractures et lesquelles ?
- Deux. Tibia et péroné. Pitié… Donne-moi un anti-douleur, gémit la brune.
- Non, j'ai besoin que tu sentes la douleur pour m'aiguiller. On va commencer par reconstruire les os. Ca va piquer un peu…
Et sur ces mots, l'ancienne Serpentard vida deux fioles dans la blessure et Hermione hurla à plein poumon. La porte d'entrée s'ouvrit brusquement et McGonagall apparut. Cette dernière avait le visage impassible. Elle tenait sous son bras gauche une petite pochette cartonnée tandis que sa main droite brandissait à hauteur de poitrine sa baguette.
- Un problème ? demanda la Directrice de Poudlard en balayant la pièce du regard.
- Elle me torture ! s'exclama Hermione, des larmes roulant sur ses joues.
- Je la soigne, rectifia Pansy en fronçant les sourcils. Bien, ne bouge pas et respire un grand coup, je vais remettre les os en place. Ca va peut-être t'incommoder…
Parkinson plongea sa main gantée dans la jambe ouverte et la brune eut un nouveau cri de douleur.
- Putain mais t'es malade ou quoi ? T'as appris à soigner où ? hurla l'ancienne préfète. Pour axer un membre, suffit de tirer dessus, pas besoin d'y mettre les doigts dedans ! Tu prends plaisir à me faire crier c'est ça ?
- Je suis sure que tu adorerais crier en ma compagnie… susurra Pansy, amusée. Bon, tout est en place. Maintenant, on va donner un aspect un peu plus glam à l'intérieur avant de refermer…
Et sur ces mots, elle versa une nouvelle potion dans la plaie ouverte et Hermione se mordit violemment la main tandis que l'autre frappait avec force la moquette.
- Minerva, vous voulez prendre un cours de biologie rapide ? proposa Pansy avec nonchalance.
- J'ai le sentiment que votre cobaye va tourner de l'œil avant, fit l'animagus en jetant un regard navré à Hermione qui venait de perdre toutes couleurs.
- Si elle nous fait le coup de la Belle au bois ronflant, vous pourrez toujours la réveiller avec un baiser… Bref, puisqu'elle est inoffensive pour l'instant, autant lui parler de ma petite idée. Granger, tu vas avoir la chance de rencontrer un hypnotiseur qui va te rendre tes souvenirs. Heureuse ?
- Je vais te tuer, siffla la rouge et or entre ses dents.
Pour ça, il faudrait que tu puisses te lever, répliqua la Serpentard en lui donnant une petite pichenette sur le nez. Minerva, vous m'aidez à lui expliquer que c'est pour - son bien ?
- L'idée de Miss Parkinson n'est pas sotte, tenta l'animagus qui se fit foudroyer du regard par son ancienne élève.
- Je vous déconseille de vous en mêler, grimaça Hermione. Vous avez fait assez de dégâts comme ça !
Pansy roula des yeux et donna une nouvelle pichenette sur le nez de la rouge et or qui grimaça.
- On n'engueule pas quelqu'un qui vous a laissé ronfler sur ses genoux ! Un peu de sens des convenances, Granger. T'es dans un quartier chic ici, plus dans ta cité HLM !
- Et vous voulez que l'on joue dans ma tête pour que je sois réduite à baver la prochaine fois ? Allez-vous faire voir ! s'exclama-t-elle vertement en essuyant d'une main fébrile la sueur qui coulait sur ses tempes.
- Hermione… Je m'en occuperai, si tu veux. On ne risque rien à tenter. Tu ne peux pas rester amnésique. C'est dangereux pour ta santé et encore plus avec ton agresseur, chuchota Pansy en remettant avec délicatesse une mèche derrière l'oreille de la rouge et or.
- Mais vous n'avez aucune idée de ce que ça veut dire pour moi, dit-elle en éclatant en sanglots. J'ai passé trois mois en enfer et je ne veux pas y retourner. Ils ont tellement joué avec mon esprit que je ne sais plus qui je suis. Et je ne trouve pas rassurant de penser que c'est toi qui va le faire, ajouta-t-elle en tentant de rire à travers ses larmes.
- Minerva ? Vous pouvez nous préparer trois cafés, s'il vous plait ? demanda Pansy.
L'animagus hocha la tête, posa la pochette en carton qu'elle tenait sur la table basse et disparut dans la cuisine. Pansy ferma d'un geste de baguette la jambe de la Gryffondor et passa une compresse humide pour nettoyer le sang.
- Je te promets que je ferai attention. Je tiens à toi, Herm', n'en doute pas, murmura la vert et argent.
La jeune femme hocha la tête et essuya ses larmes sur son avant-bras.
- J'ai peur.
Pansy caressa la joue de la jeune femme dans un geste réconfortant.
- Je sais. Mais tu peux avoir confiance en moi. Et en Minerva… Il serait temps que tu lui pardonnes, non ?
- Un jour, renifla-t-elle.
- Et bien, ça va être aujourd'hui ! conclut joyeusement Parkinson en posant furtivement ses lèvres sur celles de son amie. Je vais vous laisser discuter. J'ai « L'Hypnose pour les nuls » à acheter…
- Et ça se prétend médicomage, fit la voix de Minerva dans le dos des deux jeunes femmes, qui entrait dans la pièce en apportant le café.
- Et ça se prétend ancienne directrice de Gryffondor ? Vous avez préféré vous planquer dans la cuisine au lieu de braver mes ordres et la colère de votre mégère de préfète. Sur ce, mesdemoiselles, je vous laisse !
Pansy quitta le salon de sa démarche souple et chaloupée pour s'enfermer dans la salle de bain. Minerva soupira. Elle se dirigea vers le canapé, posa le plateau sur la table basse et s'assit dans un fauteuil à côté d'Hermione qui s'était traînée jusqu'au divan.
- Je crois que vous pouvez lui faire confiance, commença-t-elle en tendant une tasse à la jeune sorcière. Miss Parkinson n'en fait qu'à sa tête, mais elle est douée. Elle ne vous ferait pas courir de risques.
Hermione prit la tasse et eut un bref signe de tête.
- Rassurez-vous, je lui fais pleinement confiance… marmonna l'ancienne rouge et or. Enfin… autant qu'on peut faire confiance à un Serpentard.
Elle se leva, étira sa jambe en grimaçant et boita jusqu'à une commode. Elle attrapa un paquet de cigarettes, en sortit une et l'alluma. Pour ne pas incommoder son ancien professeur, elle marcha péniblement jusqu'à une fenêtre et souffla la fumée à l'extérieur.
- Très bien, répondit l'animagus sans chercher à forcer la discussion. Vous voulez que je vous approche une chaise ?
- Non merci, répliqua la brune.
Le silence s'installa entre les deux femmes et, quelques minutes plus tard, alors qu'Hermione écrasait sa cigarette, Pansy sortit de la salle de bain, impeccablement habillée, comme à son habitude.
- Et bien, il y a de l'ambiance ici ! se moqua la vert et argent. J'en ai pour une petite demi-heure. Ca vous laisse le temps de visiter au moins une chambre. Et si besoin, y'a des jouets dans le premier tiroir du placard de ma piaule. A tout à l'heure les filles, éclatez-vous bien !
La médicomage transplana laissant une Hermione médusée et affreusement gênée.
- Il faut excuser Pansy, grommela Hermione en claudiquant jusqu'au canapé. Elle a tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas, finit-elle en se laissant tomber, fatiguée.
Minerva but sa dernière gorgée de café en acquiesçant.
- Voulez-vous que je vous laisse vous reposer ou souhaitez-vous que je reste vous tenir compagnie ?
La brune hésita, jetant un regard en biais à l'animagus. Puis elle se souvint de ce que lui avait dit plus tôt Parkinson et soupira.
- Vous venez à peine d'arriver… Ce serait dommage de partir aussi vite, murmura-t-elle en passant une main dans ses cheveux. Sauf si vous avez à faire.
- Pansy m'a… invitée à passer prendre le thé, mais c'est un café, dit-elle en souriant. Vous voulez quelque chose d'autre pour vous remettre de vos émotions ? D'ailleurs, que vous est-il arrivé ?
- Rien, merci. Mes jambes ont fait la connaissance d'un pare-choc et d'un pare-brise. Je vous le déconseille, grimaça l'ancienne Gryffondor. Et… euh… ça se passe comment à Poudlard ? Plutôt calme avec le début des vacances, j'imagine…
Minerva haussa un sourcil, interdite devant la question banale. Elle se demandait si Hermione cherchait à éviter de lui parler, ou au contraire tentait d'engager une conversation facile.
- Et bien, le début des vacances amène un autre type de gestion.
- Oui, les lettres pour les fournitures, les résultats des examens. Et ça va ? Le professeur Flitwick doit être aussi efficace en directeur-adjoint que vous l'avez été.
- Effectivement, Fillius est tout à fait à l'aise dans la fonction. Et vous, vos études ?
- Ca se passe… murmura la future médicomage avec un léger haussement d'épaules.
L'animagus avait beau être passé maitre dans l'art d'attendre le faux-pas de son adversaire aux échecs, la situation lui semblait invraisemblable.
- Hermione, commença-t-elle en se penchant en avant vers son ancienne élève, vous êtes quelqu'un d'intelligent et je ne veux pas paraître déplacée, mais à quoi jouons-nous ?
La brune déglutit alors que McGonagall se rapprochait. Elle se perdait maintenant dans le regard vert qui la dévisageait.
- Je… j'essaie de… discuter avec vous… balbutia la Gryffondor.
- Je le vois bien, mais tout ceci est factice. Nous sommes toutes les deux, trois en comptant Miss Parkinson, à nous inquiéter pour la même chose. Dans le temps, vous n'auriez eu de cesse que de trouver une réponse avec vos… amis. Je sais que vous me considérer comme une ennemie à cause de mon geste malheureux d'autrefois. Mais je ne suis pourtant là que pour vous apporter mon aide. Si vous en voulez. Sinon, je peux … ne plus vous importuner.
- Et comment faire pour trouver une réponse à une question que j'ignore ? murmura la brune.
- Posez sur la table ce que vous savez, il en sortira un portrait de la situation, des indices pour fouiller, des pistes de recherche…
- Ce que je sais tient sur un ticket de métro, soupira Hermione en fermant les yeux.
Elle sentait le mal de tête poindre et se massa les tempes.
- Vous avez mal ? s'inquiéta l'animagus en voyant le geste. Je peux faire quelque chose ?
McGonagall posa sa main sur le genou de son ancienne préfète et un souvenir surgit dans l'esprit d'Hermione. Elle était dans les couloirs d'un manoir qui lui semblait familier et pourtant, elle était sûre de n'y avoir jamais mis les pieds. Elle marchait avec Minerva et leurs murmures rompaient le silence de la nuit. Puis, les deux femmes s'arrêtèrent à un croisement, s'embrassèrent doucement avant de prendre des directions opposées. La brune finit par gagner une chambre et s'allongea à côté d'une femme rousse, âgée d'une quarantaine d'année.
Hermione rouvrit les yeux et fut estomaquée de voir que ses lèvres se trouvaient très proche de celles de la Directrice de Poudlard, ses mains posées sur les hanches de son aînée. Elle sentait le souffle chaud de l'animagus sur son visage. Honteuse, gênée, l'ancienne préfète recula vivement.
- Je… je suis désolée ! fit-elle d'une voix anormalement aigue. Je ne sais pas ce qui s'est passé.
L'animagus était aussi interdite que son ancienne élève. Elle avait cru que la jeune femme faisait un malaise suite à l'accident en la voyant s'accrocher à sa taille. Mais sa façon de respirer ensuite laissait entendre qu'il s'agissait d'autre chose.
Minerva hésita un instant sur la conduite à tenir, mais décida de pousser son fou sur l'échiquier. Elle se pencha à son tour et déposa délicatement ses lèvres sur celles de la brune avant de reculer pour la regarder dans les yeux.
- Est-ce de cela dont vous avez discuté avec Monsieur Weasley ? demanda-t-elle doucement.
L'ancienne préfète acquiesça, entremêlant ses doigts nerveusement.
- Je… je ne sais pas ce qui m'a pris… L'aveu est sorti spontanément… En fait, je me rends compte à présent que c'était un aveu… Je… Je ferai mieux de me taire, balbutia-t-elle.
- Je pense au contraire que nous devrions en parler, surtout si je dois me faire insulter par votre ex petit ami, répliqua la Directrice en prenant la main de la médicomage.
Au contact, Hermione eut un nouveau flash. Elle était avec Minerva dans une grande salle, entourée d'une centaine de personnes. L'animagus était vêtue de l'habit traditionnel écossais, et elles dansaient ensemble. La brune pouvait voir qu'elle portait une robe blanche.
Quand elle reprit conscience de son environnement, la rouge et or se laissa aller contre le dossier du canapé et tenta de retrouver une respiration normale.
- Je crois que je viens d'assister à notre mariage… murmura-t-elle en se frottant le front.
L'animagus fronça les sourcils.
- Un mariage traditionnel j'espère, dit-elle avant de sourire en coin.
- Vous portiez une tenue écossaise et moi une robe blanche, alors je suppose que oui…
Hermione passa une main sur son visage fatigué et déglutit.
- Vraiment désolée de vous avoir mise dans le pétrin avec Ron… Mais j'ai paniqué. Je ne savais pas comment m'en sortir…
- Si j'ai pu vous rendre service… commença l'animagus.
- Je ne me suis pas servie de vous. Je lui ai dit que j'étais amoureuse de quelqu'un d'autre. Il a insisté et votre nom est sorti. Et c'est la stricte vérité, finit-elle dans un murmure.
Minerva glissa son index sous le menton de la jeune femme pour l'amener à la regarder.
- … que vous êtes amoureuse de moi ?
- Oui, répondit la rouge et or dans un souffle, perdue dans la contemplation des deux émeraudes qui la fixaient.
McGonagall laissa l'instant s'étirer, regardant danser dans les yeux noisette de son ancienne élève une myriade de sentiments. Lentement, elle invita de l'index la brune à s'approcher, faisant de son côté la moitié du chemin avant que leurs lèvres ne se rencontrent enfin. Le baiser fut doux, délicat, presque timide. Parfait, envoûtant et, alors qu'elle l'approfondissait, d'agréables frissons la parcouraient. La main de l'Ecossaise caressa sa joue avant que ses doigts se perdent dans la chevelure brune. Hermione attira la Directrice de Poudlard à elle et rougit en sentant la chaleur du corps de la sorcière contre le sien.
Minerva perçut le trouble qui envahissait la jeune femme dont elle ressentait les tremblements imperceptibles. Elle rompit le baiser pour la prendre dans ses bras et la serrer contre elle.
- Je tiens à toi Hermione, et je ne veux plus te perdre, je l'ai appris à mes dépens, confia-t-elle dans un souffle.
Un nouveau flash de son rêve surgit brusquement dans l'esprit de l'ancienne préfète, lui coupant momentanément le souffle.
Minerva l'avait coincée contre une table et l'embrassait passionnément. Les mains de l'ancien professeur s'affairaient à dénouer la cravate, à défaire rapidement les boutons de la chemise de la préfète.
- Minerva… gémit Hermione entre deux baisers. La chambre…
- Est trop loin, répondit la directrice d'une voix rauque chargée de désir.
Quand la brune reprit conscience de son environnement, la fin du souvenir était gravée dans sa mémoire. Elle eut subitement chaud et se dégagea de l'étreinte, détournant les yeux, n'osant regarder l'animagus.
- Par Merlin... murmura-t-elle, affreusement gênée, les joues cramoisies.
Minerva resta un instant interloquée en se sentant repoussée.
- Désolée, fit l'animagus, je n'aurais sans doute pas dû dire cela. Je comprends votre amertume, ajouta-t-elle en récupérant sa tasse de café pour retrouver une certaine contenance.
- Non, non, ce n'est pas ça, balbutia aussitôt l'ancienne préfète. Je viens d'avoir un nouveau flash. Et c'était du genre... euh... Comme ce sur quoi vous êtes malencontreusement tombée en allumant la télévision hier soir...
Elle piqua un nouveau fard et dégrafa les deux premiers boutons de sa chemise pour ne plus avoir le sentiment d'étouffer.
- Je... j'ai besoin d'un douche... très froide... conclut-elle en fixant le plancher.
L'animagus regardait la jeune femme, les yeux à moitié fermés, essayant dans sa tête divers scénarii, évaluant les enjeux, avant d'arrêter son choix sur l'un d'eux, un petit sourire flottant sur ses lèvres. Elle posa sa tasse sur la table basse devant elle et se leva. Puis elle tendit la main à son ancienne préfète.
- J'aimerais… le faire…
- Qu... Quoi ? Faire... ce pourquoi je rougis ? Là ? Maintenant ? bégaya la jeune femme.
- Si tu en as envie … mais … on peut juste discuter aussi, répondit doucement McGonagall, la main toujours tendue.
La brune s'en saisit et ses doigts tremblants effleurèrent en une douce caresse la peau chaude de l'animagus.
- Pansy ne va pas tarder à revenir et je... voudrais plus qu'un truc rapide avec vous. Surtout que je... enfin... pas d'expérience dans le domaine, chuchota-t-elle.
Minerva sourit avec tendresse devant l'embarras de la jeune femme.
- Aujourd'hui ou demain, ici ou ailleurs, je te laisserai choisir. Quant à l'expérience, il semble que tu aies un sérieux avantage sur moi…
Hermione hocha la tête, reconnaissante, et s'essuya le front d'un revers de la manche.
- J'ai vraiment besoin d'une douche et de vêtements propres… marmonna-t-elle. Je reviens au plus vite.
Elle hésita quelques instants avant d'embrasser furtivement son ancien professeur pour s'enfuir rapidement dans la salle de bain, sous le regard amusé de cette dernière.
Et voilà, un petit chapitre calme, ça fait du bien de temps en temps !
Le prochain sera un peu plus rock and roll !
Bises et bon week-end,
Sygui et Link9
