Voilà le chapitre X...

Avant tout, je tien à m'excuser de l'énorme bourde que j'a faite dans le chapitre précédent...Dans le chap 1, je disais que Mr Dunning se nommait Jethro et dans le neuf, j'ai dit Maximilian...C'est un petit détail mai çaembrouille un peu désolée donc ( z'avez vu, j'ai bien perdu qqs neurone lol^^)

Je vais continuer avec Maximilian, désolée pour ceux qui étaient habitués à Jethro...

J'espère que ce chapitre vous éclairera...


Chapitre X :

Résiste, prouve que tu existes…

Le week-end s'était terminé sans que Lisaëlle ne revisse sa mère mais ce qui l'ennuyait à cet instant précis, c'était le regard désolé que lui lançait McGonagall. Agacée, elle soupira et lança d'une voix sèche :

- Mme, si vous pouviez arrêter de me regarder comme si j'étais atteinte d'une maladie incurable et que j'étais mourante, ça m'arrangerait !

- Hmph…Je…

- Tout ce que je demande c'est que la décision du Ministère de la Justice soit respectée…Et je ne peux pas aller à ses cours…

- Et pour vos Aspics ?

- Je peux travailler seule, ce n'est pas un problème.

- Vous êtes certaine ?

- Oui. Je ne vais pas gâcher mon avenir à cause d'elle, vous pouvez me faire confiance, madame…

- Bien…Pourquoi ne jamais en avoir fait part ?

- Qu'est-ce-que ça aurait changé à part voir chez mes professeurs ce regard de pitié que je déteste et que je vois dans vos yeux à cet instant précis.

Soupirant, la professeure de Métamorphoses détourna le regard.

- Vous avez fait une demande de potion de sommeil, d'après ce que m'a dit Mme Pompresh…

- Oui.

- Elle sera prête dans une heure…

- Merci. Puis-je y aller ?

- Bien sûr…Si votre mère…

- Mme Johnson…Elle s'appelle Mme Johnson. Rectifia Lisaëlle.

- Bien, si Mme Johnson vous ennuie, faîtes-le moi savoir…Je vais lui signifier de ne pas vous approcher.

- Merci.

Lisaëlle sortit du bureau de son professeur référant et rejoignit sa salle commune où une lettre l'y attendait. Un petit hibou voleta autour d'elle jusqu'à ce qu'elle accepte de prendre la lettre.

- J'ai cru que ce piaf ne se calmerait jamais…marmonna Black.

Ayant reconnu l'écriture de sa mère, Lisaëlle déchira la lettre en huit et la jeta au feu sous les yeux éberlués des autres. Satisfaite, la jeune fille finit par mettre le hibou dehors avant de s'asseoir sur le divan, ses mains tremblantes, rivées sur ses genoux.

- Tout va bien ? s'enquit Lily. Lisaëlle leva la tête et eut une espèce de grimace qui était censée être un sourire qui signifiait « oui ».

- Très convaincante ! argua Sirius. Lisaëlle haussa les épaules et continua à fixer la table basse.

Elle finit par prendre la gazette du sorcier qui annonçait qu'une seconde attaque avait été perpétrée contre une famille sorcière riche, mais d'origine moldue.

Le soir même, elle avalait une cuillère de potion de sommeil et sombrait dans les bras de Morphée. Le lendemain, elle n'eut pourtant pas l'impression d'avoir si bien dormi que ça et commençait à piquer du nez en plein cours de DCFM, et leur professeur, loin d'avoir oublié son absence lors de son premier cours fut ravie de profiter de cette occasion pour coller Lisaëlle. La jeune fille ne réagit même pas, se contentant de prendre vaguement des notes. Après l'annonce de sa colle, elle remarqua à peine que Sirius semblait avoir décidé que Rémus allait être collé, lui aussi. Ce dernier était bien incapable de dire pourquoi Sirius essayait de le coller lui. Après tout, comment aurait-il pu deviner que son ami faisait tout ça pour qu'il se retrouve tout seul avec Lisaëlle ? Bref, après que Sirius ait fait tomber une dixième fois la trousse de Rémus – après s'être attaqué à ses parchemins, son encre et ayant même essayé de faire tomber le jeune lycan de son tabouret – Sirius obtint enfin ce qu'il avait cherché. Rémus était collé le soir même, à la même heure que Lisaëlle, dans la salle des Trophées. Lisaëlle fut alors beaucoup plus alerte et jurait contre elle-même avant de se promettre d'aller voir Pompresh pour lui montrer de quel bois elle se chauffait, si jamais sa potion ne marchait pas. Au pire, elle irait voir Severus.

Ainsi, le soir même, Rémus et Lisaëlle se retrouvaient dans la salle des trophées à récurer chaque coupe gagnée, dans un silence des plus morbides. Ouvrant une vitrine, Lisaëlle attrapa la coupe qui récompensait le meilleur batteur de l'année 1958-1959. Un certain…Henry Johnson. Comme si elle avait soudainement eu un charbon ardent entre les mains, elle rejeta la coupe qui se fracassa au sol, faisant sursauter Rémus qui s'approcha d'elle, inquiet. Suivant son regard effrayé, il fixa la coupe et la ramassa avant de se retourner pour faire face à la jeune fille.

- Ca va ?

- Pourquoi elle fait ça ?

- Qui ça ? risqua Rémus. Il ne demandait que ça, l'aider, mais encore aurait-il fallu qu'il sache dans quoi elle était embarquée. Il fit tourner la coupe dans sa main avant d'apercevoir le nom inscrit dessus. Johnson. Tout tournait autour d'elle. La bête tapie en lui aurait soudainement voulu être nuit de pleine lune pour aller déchiqueter cette femme mais il se ressaisit alors qu'elle se laissait choir au sol, les mains tremblantes froissant ses cheveux. Il s'accroupit et posa sa paume sur le bras gauche de la jeune fille, se demandant comment il pouvait la réconforter s'il ignorait tout.

- Elle va réussir, cette fois hoqueta-t-elle, ne semblant plus savoir où elle était. Il n'est plus là…Elle va y arriver…

- A…A faire quoi ? demanda Rémus, après un instant d'hésitations.

- A…A…A me…

Lisaëlle releva la tête, les joues inondées de larmes et Rémus crut sentir son cœur se liquéfier et s'agenouilla pour être face à elle et pour pouvoir mieux l'enlacer. Passant ses bras autour de sa frêle carrure, Rémus eut la surprise de voir qu'elle se pelotonna contre lui sans hésiter, continuant à pleurer en silence, laissant parfois échapper un hoquet de pleurs ou un gémissement. Sans trop savoir si cela durerait, Rémus la berça doucement et chuchota :

- Quoiqu'elle t'ait fait, on ne va pas la laisser recommencer, c'est promis…

- Elle va me tuer…souffla la jeune fille ce qui fit blêmir Rémus.

- Je ne la laisserais pas faire, je te le jure… promit Rémus bien qu'il voyait mal pourquoi Johnson voudrait tuer Lisaëlle.

- Pourquoi…pourquoi elle fait ça ? gémit-elle dans agrippant la chemise de Rémus. Le jeune homme ferma les yeux et posa son menton sur le haut de son crâne.

Rassuré du fait qu'elle ne lui demande pas pourquoi il voulait la protéger, il répondit d'une voix calme et très douce :

- Je ne sais pas, mais, une chose est sûre, je ne la laisserais plus s'approcher de toi…Maintenant, viens, il faut que tu ailles à l'infirmerie…

Se remettant debout, en même temps qu'il l'aidait à se redresser, Rémus entoura la taille de la jeune fille de son bras pour la maintenir contre lui et lui permettre de se reposer sur lui pour marcher.

- Grand Dieu ! s'écria Pompresh. Qu'est-il arrivé ?

- Je crois qu'elle a…refait une crise d'angoisse…souffla Rémus en allongeant la jeune fille épouvantée sur le lit le plus proche. Le Gryffondor regarda alors l'infirmière s'activer autour de Lisaëlle, cherchant une raison qui pourrait expliquer pourquoi Johnson voudrait tuer la jeune fille.

- Vous êtes encore là, Mr Lupin ? s'étonna Pompresh, le faisant sortir de ses pensées.

- Euh…Je voulais savoir si elle allait bien…

- Ne vous inquiétez pas, je lui ai donné une solide Potion de Sommeil, du même genre que la vôtre…Elle ne se souviendra pas de sa crise, j'ai rajouté quelques brins de poussières d'oubli…

Rémus ne savait pas s'il était soulagé qu'elle ait oublié qu'ils s'étaient enlacés ou s'il devait en être désespéré. A contre cœur, il se releva et retourna dans son lit, sans toutefois parvenir à dormir.

Le lendemain, Rémus vit que Lisaëlle semblait beaucoup mieux que la veille. Pour autant, tout le long de leur cours d'Astronomie, il ne cessa de la fixer, inquiet, sous les yeux ravis de Sirius. Des murmures finirent par le couper dans son observation et pratiquement toute la classe finit par se tourner vers les auteurs des murmures. Penchés à une fenêtre, trois filles s'extasiaient sur la beauté d'un « superbe-canon-vous-croyez-qu'ils-vont-remplacer-un-autre-prof ? ».

Lisaëlle ne sembla pas s'intéresser à cela et continuait à prendre des notes, regardant de temps en temps dans son télescope pour prendre la position de Vénus, le visage toujours aussi fermé que d'habitude. Leur professeur finit par rappeler à l'ordre les hystériques qui continuaient de regarder par la fenêtre et le cours finit par reprendre presque normalement, si l'on exceptait les quelques gazouillements absurdes qui sortaient de la bouche des trois Gryffondors. La première heure de cours achevée, ils se dirigèrent vers leur prochain cours avec le professeur McGonagall, pour deux heures de cours intensifs. Formant des binômes, Lisaëlle manquât de se jeter à la tête de McGonagall quand elle la plaça avec Rémus mais se retint de justesse.

- Euh…Pompresh m'a dit que tu m'avais accompagnée à l'infirmerie, hier soir, merci. Dit-elle tout de go.

- Oh…Euh, de rien. Fit-il surpris. « J'suis fière de toi ! Tu as enfin dis « Tu », tu t'améliores ! »

- Que…que s'est-il passé ?

- Tu…as refais une crise d'angoisse…souffla le jeune homme en rougissant mais elle ne s'en aperçut pas, trop occupée qu'elle était à lire l'énoncé de l'exercice. Fronçant les sourcils, elle leva les yeux quand lui les détournait.

- A cause de quoi ?

- Vaut mieux éviter que je te le dise, si on veut éviter que ça recommence, tu ne crois pas ? souffla le jeune homme.

- Euh…si. Merci.

- De rien.

Lisaëlle ignora royalement le regard inquiet que McGonagall posait sur elle toutes les deux secondes et se concentra sur son sort de fusion immatérielle. Bien qu'elle ait parfaitement réussi son exercice, elle fut soulagée d'entendre la sonnerie annonçant la fin des cours du matin.

Elle avait une heure de libre, juste avant d'aller manger. Sirius lui proposa de se joindre à eux pour travailler sur la botanique et Lisaëlle le fixa, méfiante. « Mais pourquoi il veut qu'on vienne toujours avec lui ??? Il m'fait peur… ». Malheureusement pour Lisaëlle, elle n'eut pas l'occasion de rétorquer car les filles qui avaient gazouillé comme des idiotes en Astronomie furent subitement reprises du même mal mais cette fois-ci, elles pointaient du doigt l'autre bout du couloir.

Lisaëlle, releva la tête, imitant les Maraudeurs autour d'elle et sursauta en reconnaissant Miranda. Toujours pareille à elle-même, les cheveux blonds parfaitement coiffés en un superbe chignon parfait. Une robe ocre recouverte de son tablier lissé à l'extrême. Leurs yeux se fixèrent pendant quelques minutes et Lisaëlle ne remarqua qu'après cela, qu'une personne se tenait à côté de sa mère. Détournant le regard de sa mère, Lisaëlle fixa alors l'homme qui était juste à côté d'elle. 1m80, les cheveux bruns élégamment coiffés, devant avoir approximativement le même âge que Miranda, c'est-à-dire 36 ans, un long caban en toile marron surmontant une chemise blanche, un pantalon noir d'où pendait une baguette. Lisaëlle s'attarda sur son visage. Il était très beau, ses traits étaient fins et délicats mais elle ne le remarqua pas. Ce qu'elle remarqua, ce fut que derrière des lunettes rectangulaires, deux yeux d'un bleus clairs et lumineux la fixaient, une expression indéchiffrable sur le visage. Hautaine, Lisaëlle releva le menton et leur tourna le dos dans un geste magistral. Les Maraudeurs, n'ayant pas vraiment compris ce qui venaient de se passer, restèrent cois, seul Rémus avait une expression un peu moins surprise que les autres. McGonagall sortit à cet instant de son bureau et s'arrêta juste derrière les Maraudeurs, étonnée.

- Mr Johnson… ?

- Professeur. Acquiesça l'homme en inclinant la tête.

- Où est Miss Dunning ? s'inquiéta aussitôt le professeur de Métamorphoses.

- Euh…partie…répondit Lily en jetant un coup d'œil à son professeur. On va aller voir si tout va bien…

- Faites…Mr et Mme Johnson, pourrais-je m'entretenir avec vous ?

La remplaçante du professeur Chourave et l'homme qui l'accompagnait suivirent le professeur de Métamorphoses jusqu'à son bureau. Aussitôt que la porte fut fermée, McGonagall leur présenta des chaises d'un geste sec et s'assit sur son propre fauteuil, une expression très sèche sur le visage.

- Mme Johnson, avant tout, je ne voudrais pas avoir à prévenir le ministère de la Justice que vous ne vous en tenez pas à la décision qui a été prise il y a sept ans. Le professeur Dumbledore serait très navré de ne pas pouvoir fournir un enseignement adapté en Botanique à ses élèves.

- Professeur…

- Quelle est cette décision ? s'enquit l'homme.

- Henry…souffla Miranda Johnson en baissant la tête. Je…

McGonagall sortit de son tiroir le papier dupliqué que lui avait fourni Lisaëlle et le lui tendit. Le dénommé Henry s'en empara et lut silencieusement, les sourcils froncés. Finalement, il releva la tête et fixa la directrice de Gryffondor.

- Qu'entendent-ils par " coups et blessures volontaires " et " tentative d'homicide sur un mineur de moins de quinze ans ? "

- Miss Dunning ne s'est pas étendue sur les détails. Rétorqua la sous-directrice, glaciale.

Henry Johnson tourna la tête et fixa le visage misérable de son épouse.

- C'était à ce point là ? demanda-t-il d'une voix basse et gutturale.

Hochant piteusement la tête, Miranda ne put que laisser ses larmes couler sur ses joues.

- Je ne pouvais pas savoir…

- Elle devait bien avoir cette marque depuis le début, je ne vois pas comment tu as pu passer à côté !

- J'avais 19 ans ! se défendit Johnson.

- Mme Johnson, je peux éventuellement comprendre que vous tentiez de vous faire pardonner, mais, vous, Mr Johnson, je ne comprends pas ce que vous faîtes ici…

- Voyez-vous…railla l'interpellé. Miranda s'est rendu compte au bout de dix-sept ans que la fille qu'elle croyait avoir eue de son précédent mari était en fait, la mienne.

- La vôtre ? répéta McGonagall, abasourdie.

- Elle aurait une marque sur l'épaule. Ajouta Henry Johnson.

- J'ai bien vu une marque sur son épaule mais je ne vois pas en quoi…

Sortant sa baguette, Henry Johnson jeta un sort de transparence sur la manche qui recouvrait son épaule droite. Une marque rosâtre apparue, ressemblant vaguement à un soleil et lorsque McGonagall hocha la tête, Johnson lança le contre-sort.

- Est-ce la même marque ?

- Monsieur Johnson, si je puis me permettre, cette marque ne veut rien dire…

- Professeur, mon père a cette même marque, et mon grand-père l'avait aussi…Je veux bien croire aux coïncidences mais pas dans une situation dont vous ignorez certainement tout…

- Ce que je sais, Mr Johnson, c'est que votre épouse a battu Mlle Dunning et qu'il lui a été signifié qu'elle ne devait plus l'approcher. C'est tout ce dont j'ai besoin de savoir.

- Je n'ai pas reçu d'ordre provenant du ministère, professeur. Répondit Johnson tandis que Miranda posait sa main sur ses yeux, le visage aussi pâle que celui d'un fantôme.

- Je sais bien, mais je doute que Miss Dunning veuille entendre parler de vous.

- Je respecterais son choix, je souhaiterais simplement lui parler.

- Elle n'a aucune obligation envers vous, vous en êtes conscient, j'espère.

- J'en suis conscient.

- Madame…commença Miranda Johnson. Je ne veux pas qu'on m'excuse, ni même qu'on essaye de comprendre, je veux simplement m'expliquer…

- ....Je vous écoute. dit McGonagall après un instant d'hésitations.

- Mon père était de ces hommes qui adore les jeux d'argent mais qui sont complètement incapable de gagner. Il a emprunté de l'argent à Jonas Dunning pour pouvoir rembourser ses dettes à deux hommes qui menaçaient de le tuer. Malheureusement, moins de six mois plus tard, Violet Dunning est tombée malade et Jonas Dunning a exigé d'être à son tour remboursé pour pouvoir payer des soins à son épouse. Mon père n'avait toujours pas de quoi rembourser Dunning et il a donc conclu un pacte avec Violet Dunning qui se savait condamnée. Elle savait que son deuxième fils était épris de moi et a demandé à ce que je devienne sa femme. Le bonheur de ses enfants étaient plus important que sa propre vie…Mon père a accepté…A cette époque là, j'étais en septième année…Nous étions déjà ensemble à cette époque, Henry et moi…Et je vous passe les détails du bal de fin d'année…Un mois plus tard j'étais mariée, la nuit de noce est passée et on m'a annoncé que j'étais enceinte. Je croyais que c'était de Maximilian…J'étais malheureuse et j'ai…reporté la haine que j'avais pour cet homme sur l'enfant…Il m'avait privé d'une vie avec Henry, c'est comme ça que je le voyais à l'époque. En elle, c'était lui que je voyais…C'est immature, complètement grotesque et absurde mais je n'avais que 19 ans… Au début, je la rejetais seulement, je refusais de la toucher…Et puis, elle a grandit et…

Elle ferma les yeux et arrêta là son récit.

- Je ne cherche pas à ce qu'on me comprenne…je veux juste que vous sachiez pourquoi, il faut qu'elle sache pourquoi…

- Et qu'est-ce-que cela changera pour elle, Mme Johnson ? s'enquit sèchement McGonagall. Croyez-vous que cela ne lui fera pas encore plus de mal si elle sait que vous lui avez fait subir tout cela…je ne peux pas dire pour rien, car on maltraite toujours son enfant pour rien, mais pour quelque chose qui finalement s'est avéré faux ? Encore une fois, dans cette affaire, il n'y a que vous que cela arrange, Mme Johnson.

- Elle a raison. Soupira Henry Johnson. Tu ne peux pas lui imposer cela, tu n'en as pas le droit, Miranda…

L'homme se leva et serra nerveusement les mains avant de fermer les yeux et de passer une main angoissée dans ses cheveux bruns.

- Pourriez-vous lui dire que j'aimerais lui parler ? Elle n'est pas obligée d'accepter…

- Je ne crois pas que cela soit très judicieux…Elle a refait une nouvelle crise d'angoisse hier soir…Vous devriez attendre…Votre famille ne va pas se présenter également ?

- Ma sœur s'occupe de nos enfants et je doute qu'elle garde ça secret pendant très longtemps mais je leur demanderais de ne pas venir.

- Je vous en serais gré…Vous pouvez séjourner ici pendant quelques temps mais ne vous approchez pas de Miss Dunning si elle ne vous l'a pas expressément demandé, c'est clair ?

- Très clair, madame.


Dans la salle commune des Gryffondors, les garçons avaient apparemment décidés d'envoyer Lily voir si Lisaëlle avait envie de parler mais Lisaëlle, bien que secouée, n'était pas stupide.

- Tiens, tu as repris ton boulot d'éclaireur, à ce que je vois…railla Lisaëlle alors que Lily venait de s'asseoir et avait à peine ouvert la bouche.

- On veut juste que tu saches que si ça ne va pas, on est là…

- J'vais t'expliquer comment je fonctionne…dit Lisaëlle, souriant comme on sourit à un enfant qui a du mal à comprendre quelque chose que l'on juge évident. Quand j'ai quelque chose qui m'ennuie, je n'en parle pas pour la simple et bonne raison qu'en parler, c'est lui donner plus d'importance. Et si je lui donne plus d'importance, je vais encore plus en parler, etc…c'est un cercle vicieux, donc, c'est gentil mais, je n'ai pas non plus envie de satisfaire votre curiosité…

- On ne peut pas nier qu'on soit curieux, mais on est réellement inquiets ! intervint James.

- C'est gentil, mais ça ira.

- Sûre ?

- Sûre…

Lisaëlle sourit et continua à lire le magazine qu'elle avait attrapé et malheureusement pour elle, elle n'avait pas fait attention et avait attrapé « Sorcière-Hebdo ». Elle grimaça. C'est un ramassis de connerie, du genre « gala » chez les moldus. Tiens, rien qu'à voir cet article. « Tonifier votre cerveau avec un masque régénérant à la fricassée de bave de crapaud ». Beurk…Et en plus, tout le monde sait qu'un crapaud n'est pas un exemple de génie.

- Tiens, ils doivent le faire, ça, les Poufsouffle ! fit-elle à haute voix, cynique.

- Faire quoi ? s'enquit Lily en se penchant vers elle. Lisaëlle pointa du doigt l'article et Lily se mit à rire, Lisaëlle la rejoignit doucement.

- Pourriez-vous nous faire rire également, mesdemoiselles ? s'enquit Sirius.

- Miss Dunning ! appela la voix de McGonagall.

Soupirant, Lisaëlle tendit le magazine à Sirius et rejoignit son professeur qui l'enjoignit à venir dans le couloir.

- Tout s'est bien passé, aujourd'hui ?

- Euh…ouais…

- Vous êtes certaine ?

- Oui. Madame, il y a un problème où vous comptez venir me voir comme ça tous les soirs, jusqu'à ce qu'elle parte ? Pas que ça me dérange, mais vous perdez votre temps.

- Oui, vous ne semblez pas être d'un naturel très bavard…Bref…Mr Johnson m'a demandé de vous dire qu'il aimerait vous rencontrer mais que vous n'étiez pas obligée d'accepter…

- Encore heureuse ! Mme, Miranda essaye de persuader tout le monde que cet homme est on père, simplement pour me faire encore plus de mal…

- Comment ça ?

- La seule personne qui ait jamais tenu à moi était mon grand-père paternel, et comme par hasard, Maximilian ne serait pas mon père ? Je la connais, je sais comment elle fonctionne. Elle ne m'aura pas à ce petit jeu là. Je n'ai plus 7 ans.

- Hmm…Miss, vous savez, j'ai été professeur de Mme Johnson, ainsi que de Mr Johnson, vous savez, ce…ce n'est pas impossible.

- Pardon ? s'exclama Lisaëlle qui s'était figée en relevant les yeux vers elle. Elle vous a converti, à ce que je vois…

- Miss Dunning, Mr et Mme Johnson ont commencé à sortir ensemble en cinquième année et tout le monde a été surpris qu'ils ne se marient pas ensuite, maintenant que j'en connais la raison…

- Mme, avec tout le respect que je vous dois, je m'en contrebalance…Sa vie a pour moi, autant de valeur que la chute d'une pomme de pin, et encore, je crois que j'aurais de la peine pour la pomme de pin…Mais, ce que je veux dire, c'est que même s'il y a une infime chance que cet…que cet homme soit mon…géniteur, et bien, j'en ai rien à cirer. Je suis une Dunning, avec tout ce que cela implique en bien et en mal.

- Miss Dunning, cette marque que vous avez à l'épaule…Est-ce du à un mauvais traitement de la part de Mme Johnson ?

- Non, je l'ai depuis que je suis née, elle raconte simplement n'importe quoi…

- Bien…Vous ne souhaitez donc pas rencontrer Mr Johnson.

- Non.

- Bien, je lui ferais part de votre décision, vous pouvez retourner dans votre dortoir.

Lisaëlle obéit et retourna dans son dortoir, s'intégrant, petit à petit dans le groupe des Maraudeurs. Quand vint l'heure de manger, elle ne put s'empêcher d'épier l'homme qui dînait aux côtés de Miranda. Croyait-il vraiment ce que sa femme racontait ? Etait-il innocent, simplement crédule où était-il aussi mauvais qu'elle ?

Miranda semblait abattue et Lisaëlle s'en réjouit. Un sourire ravi sur les lèvres, éclaira brièvement son visage, ce qui laissa littéralement Rémus abasourdi, il retint de justesse sa fourchette pour ne pas qu'elle s'étale en plein milieu de sa purée. Lisaëlle croisa alors le regard de Johnson. Le mari de sa mère. Ne pouvant s'empêcher d'être curieuse, elle se demandait s'ils avaient des enfants et s'ils avaient été, eux aussi, battus.

Sans réaliser qu'elle gardait ses yeux rivés sur ceux de Johnson, elle continua à se demander ce qu'il pouvait bien trouver à Miranda. Lisaëlle ne l'avait jamais vu douce, ni souriante, ni même agréable…Et tout d'un coup, elle se figea, baissant la tête, elle venait de se rendre compte de quelque chose. Elle était exactement pareille avec Rémus. « Non, pitié, dis-moi que tu ne prends pas pour la romantico-niaise…Pitié… ». Elle était comme elle, se rendit-elle compte. Et cela la faisait se sentir si mal qu'elle en aurait vomi tous ses repas depuis une semaine. « Tu vas avoir du mal à vomir ce que tu as déjà digérer…Enfin, bref, là n'est pas l'important…Pitié, ne te mets à devenir aussi stupide que Springley…Pitié…Tu m'écoutes si je redis pitié une dernière fois ? ». Comment avait-elle pu se laisser devenir comme elle ? Il fallait qu'elle résiste, qu'elle prouve que Lisaëlle Dunning valait mieux que Miranda Johnson. « Noooooooooooooooooooooon ». « J'ai gagné ! »


Alors, qu'en pensez-vous ?

C'est un peu plus clair, comme ça ?

Le prochain chapitre s'intitulera " La belle et la bête " mais, ca ne veut ps du tout dire ce que vous pensez que ça veut dire...enfin, vous verrez...