Bieeen, salutations ! Comment ça, j'aime vous faire attendre ? Mais c'est pas vrai voyons, juste qu'il m'arrive parfois d'avoir des imprévus -w-
Passons ! Nous voici donc au chapitre 9 (non, sans blagues ?) qui est l'avant-dernier de cette histoire ! Aah, que d'émotions... Non je ne plaisante pas, je suis vraiment contente hein ! Bon, j'arrête mon pitit baratin.
Dans ce chapitre, il va y avoir de grandes choses. Des sentiments, du sang et des larmes ! Muahahaha ! Je cesse de vous gâcher tout, je suis un monstre. Donc je remercie énormément Paru Cafe qui, depuis le début, me soutient. Ainsi que oOCanaChanOo qui est si enthousiaste ! Et oui, on saura pourquoi Mikuo a vu Luka alors qu'elle était normalement indétectable. ^^
Sur ce, bonne lecture !
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Chapitre 9
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Luki discutait avec Luka depuis bientôt trois heures. Cela faisait une semaine que la jeune fille était rentrée, et pendant cette semaine, beaucoup de choses s'étaient produites. Tout d'abord, Miku et Kaito avaient été contraint de faire la vaisselle pendant trois jours, matin midi et soir. La vaisselle, en soi, ce n'est pas grand-chose. Mais la vaisselle de deux-cents personnes, c'est long. Très long. Miku ne voulait plus voir une éponge pour les quinze ans à venir, elle allait prendre un abonnement lave-vaisselle.
Mikuo, lui, avait donné le sac d'affaires qu'il avait récupéré à Luka (en détournant soigneusement les yeux). Elle l'avait chaleureusement remercié de l'attention et d'y avoir pensé. La jeune fille avait été ravie mais s'était figée dans sa chambre quand elle s'était rendue compte que son journal avait été ouvert. Comment ? Tout simplement parce que quelqu'un avait oublié de le fermer. Alors des questions lui trottèrent dans la tête toute la journée. Qui avait découvert son secret, quand ? Luki semblait s'amuser de cette réaction d'adolescente.
Le corps de Gumi avait été retrouvé par un des membres de l'organisation. Le cadavre fut donc enterré dans un des jardins intérieurs du QG, prévu à cet effet. Le deuil fut enfin terminé. Mais les esprits restaient tout de même à vif. Le malheureux qui aurait la mauvaise idée de plaisanter au sujet de Gumi avait de fortes chances pour fusionner violement avec un mur dans les secondes qui suivraient son erreur. Mais bien heureusement, personne n'était assez bête et irrespectueux pour offenser ainsi la mémoire de la dirigeante.
Les altérations de la trame spatio-temporelle étaient également de plus en plus fréquentes et il paraissait évident pour tout le monde que la cause principale n'était autre que les Déchus.
C'était d'eux dont parlaient Luki et sa sœur. Ils mettaient au point un plan, une stratégie, pour assiéger la base de l'ennemi. Et grâce aux connaissances de Luka qui avait vécu un moment là-haut, l'assaut semblait facile et simple mais il restait tout de même hautement risqué et il ne fallait certainement pas prendre la chose à la légère. La jeune fille connaissait les points faibles de la barrière qui encerclait les ruines, elle pouvait déterminer le terrain qu'elle couvrait et c'était vraiment un point essentiel pour l'embuscade qui se préparait.
_ Donc si je comprends bien, on rentrerait par petits groupes dissimulés par le sud. C'est là que tu t'entrainais ?
_ Oui, avec les ruines, c'est facile de trouver un abri, un endroit où modifier l'espace ou le temps de l'opposant pour le mettre en difficulté. Il faudra aller super vite, Gakupo est toujours le premier à savoir quand la barrière a un problème. Il a beau la maintenir avec les autres, il est un peu comme son pilier principal, si tu vois ce que je veux dire. C'est de génération en génération, selon lui.
_ Comme les dirigeants.
_ Comment ça ?
_ Ici, les dirigeants se succèdent de père en fils ou de mère en fille. En somme, t'auras beau avoir l'héritier avec n'importe qui, un membre quelconque de l'organisation ou un civil tout à fait normal, le gêne qu'on a est dominant. Du coup, on a des dons plus puissants que la moyenne. Gumi m'a expliqué que c'était comme ça depuis la nuit des temps.
La jeune femme en avait parlé à Luki pendant des heures et des heures, de cette génétique particulière qui faisait qu'un descendant de dirigeant suivrait forcément la même vocation que son parent, plus tard. Gumi s'était souvent vantée qu'elle était la fille d'une civile et que son père avait été un des meilleurs dirigeants à ce jour. Elle s'était efforcée d'être aussi forte que lui.
Le jeune dirigeant ressentit une bouffée de nostalgie l'envahir des pieds à la tête. Sa professeure lui manquait, et il savait que ce serait toujours le cas. Qu'il allait devoir vivre avec ce petit vide. Luki avait perdu une amie qui, au fil des mois, était devenue importante à ses yeux. Autant que pouvait l'être un mentor. Elle était devenue une sorte de modèle à suivre. Mais elle n'avait pas eu le temps de l'accompagner jusqu'à la fin de son « apprentissage ». Il devait continuer la route, seul, accompagné d'un fantôme et de ses souvenirs.
Par moments, Luka percevait cette lueur de tristesse dans le regard de son frère. Elle laissait alors le silence s'installer un moment, en attendant qu'il le brise en premier. La jeune fille aux cheveux roses n'avait pas connu la femme dont plusieurs personnes lui avaient parlé, mais elle l'avait vu mourir. Elle serra les poings, si elle avait agi, si elle avait fait quelque chose, peut-être que cette dénommée Gumi serait en vie ? Mais Luka savait que l'on pouvait refaire le monde entier avec des « si » et des « peut-être ». Ce qui s'était produit était irréparable.
Mais elle comptait bien se rattraper en aidant son ainé du mieux possible. Et elle s'y appliquait bien, à cette résolution. Elle la tiendrait jusqu'au bout.
_ Bon, je pense que cette fois-ci, c'est bon, on a élaboré la tactique idéale, non ? S'enquit Luka en souriant.
_ Chaque tactique a un point faible. Il faudra compter sur l'effet de surprise, eux, ils ont la connaissance du terrain. Toi aussi tu me diras mais aucun membre de l'organisation n'y est encore allé. La prudence devra être à son maximum, j'ordonnerais aux gens de devenir paranoïaques.
_ Euh… Pas trop quand même, hein ?
Ils rirent un peu avant de ranger leur matériel, cahiers, crayons et autres plans. Luki regarda sa sœur, soudainement plus sérieux.
_ L'opération est risquée, je pense que tu sais aussi bien que moi qu'on a des chances d'y rester. C'est pourquoi je veux que tu ailles lui parler. On ne sait jamais…
_ Oh… Mais je… On a le temps, non ? Enfin, quand est-ce qu'on part ?
_ Cette nuit, pour arriver demain, à la première heure. Je vais avertir tout le monde, mais tu seras dispensée de réunion. Je veux absolument que tu ailles lui dire.
_ J'oserais jamais…
_ Crois-moi, tu vas y aller, de gré ou de force. Tu l'évite sans cesse, il est temps de mettre fin au jeu du chat et de la souris qui ont peur l'un de l'autre.
Non, il ne rigolait pas. Luka avait la frousse. Elle n'avait pas vraiment parlé à Mikuo depuis son retour et elle savait qu'il avait vu les photos, qu'il avait compris. Miku le lui avait clairement dit avec un sourire grand jusqu'aux oreilles, heureuse comme tout. Tout ça n'allait pas être facile, la jeune fille sentait déjà son estomac danser.
La réunion eue lieu en fin de matiné, aux alentours de onze heures. Tout le monde se prépara alors pour une grosse bataille. Quelques-uns resteraient tout de même au QG, en cas d'échec, pour assurer la relève. Juste avant le rassemblement, Kaito vint voir Mikuo qui se dirigeait vers la grande salle. Mis au courant du petit rendez-vous organisé par Luki, il devait absolument envoyer le protagoniste masculin là où il devait se trouver.
_ Eh, t'es demandé ailleurs, dans la salle info pour être précis, dit-il en le retenant à l'épaule.
_ Mais… Et la-
_ T'occupe, c'est ton frangin qui m'envoi. Fonce, c'est super important d'après lui !
_ T'es sûr ? Demanda quand même le futur dirigeant, sentant venir le coup fourré.
_ Mais oui, répondit son ami, grouille-toi j'te dis. Allez !
Il le poussa un peu et finalement, Mikuo écouta son coéquipier. Sans se presser, il avançait vers l'endroit indiqué par Kaito. La salle informatique n'était pas très loin mais sa taille, équivalente à celle de la pièce où se réunissait toute l'assemblée, faisait que la porte n'était pas tout près. Le jeune homme entra dans la pénombre silencieuse, tout juste bercée par le ronronnement des ordinateurs et autres appareils. Il y avait un grand (immense) écran, disposé sur un des murs de la salle, étrangement allumé. En général il était éteint.
Sa pâle lueur donnait à la salle une atmosphère sombre et particulière. Mikuo aperçut alors une silhouette fine et élancée, immobile, qui se tenait dos à lui. Quelques pas et il aurait pu l'atteindre mais il en fut bien incapable. Luka l'avait entendu rentrer mais ne s'était pas retournée. La jeune fille tritura une de ses mèches de cheveux avant d'oser prendre la parole.
_ Je… Dois te dire un truc, commença-t-elle, c'est pas facile alors… Alors j'aimerais que tu attendes un peu pour que-
_ Non, la coupa Mikuo, je n'attendrais pas. C'est moi qui dois te dire quelque chose, Luka. Mais Je ne veux pas te le dire tout de suite. Je le ferais quand on rentrera de la mission que tu as organisée avec Luki. Tu comprends, je voudrais que, comme ça, ça nous donne un peu plus de volonté de s'en sortir. Même si je pense bien que tu n'as pas du tout l'intention de te laisser mourir, c'est toujours un truc en plus, hm ? Non ?
_ … Oui, tu as raison.
Elle se tourna enfin et croisa le regard souriant et bleuté de Mikuo qui brillait dans l'obscurité semi-présente. Lui rendant son sourire, elle comprit. Tous deux avaient compris ce qu'ils comptaient s'avouer. Mais tant qu'ils n'étaient pas sûrs d'être en vie le prochain soir, il ne se passerait rien. Afin d'éviter les espoirs inutiles.
En sortant de la salle, le cœur battant mais prêts à se battre, ils n'étaient plus frère et sœur.
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Le soleil n'était même pas levé que le QG était presque vide. Sa population était en route, tous vêtus de capes, vers un endroit qui déciderait de leur sort pour un très, très long moment. N'importe quel humain normal à l'imagination suffisamment fournie, aurait pu croire à une invasion de fantôme, à des spectres, avant de l'oublier aussitôt. Mais personne ne les voyait et les rues étaient parfaitement vides de gens et de bruit. Même les animaux semblaient avoir déserté les environs. La nuit du petit matin semblait absorber tous les sons et retenir son souffle.
Les membres de l'organisation accélérèrent leurs temps dès qu'ils furent sortis de la ville et ils devinrent si flous qu'ils en devenaient invisibles dans les ténèbres nocturnes.
En quelques heures, ils atteignirent leur objectif.
Devant eux, s'étendait une plaine. Rien ne semblait différent aux yeux de Mikuo et Kaito, qui étaient déjà venus. Le soleil peinait à se lever et l'organisation en profita pour détourner l'interminable barrière, guidée par Luka qui avait la chair de poule. Frissonnante, elle se rendait compte qu'elle avait peur, qu'elle allait devoir tuer des gens qu'elle avait connus mais qui l'avaient bernée.
_ Ça va aller ? Interrogea Miku dans un souffle.
_ J'ai peur, Miku… Je ne veux pas tuer, c'est égoïste mais…
_ Laisse, je m'en chargerais s'il le faut. Ne t'inquiète pas, les morts seront ceux qui auront voulu s'opposer à nous, ceux qui ne veulent que le chaos et la destruction de la trame spatio-temporelle. Je couvrirais tes arrières avec Kaito, tu pourras te concentrer.
_ Je n'ai pas besoins qu'on couvre mes arrières, répondit Luka, c'est gentil, Miku. Mais je ne veux pas te forcer à verser du sang. C'est moi qui ai été sotte de me laisser enrôler. Il faut que je surmonte mon erreur. Je peux me débrouiller parfaitement seule.
Sa jeune sœur lui sourit avant de rejoindre son amis aux cheveux bleus nuit avec qui elle avait décidé de faire équipe car « on ne change pas une équipe qui gagne » selon la jeune fille et « je veux que Miku soit accompagné d'une personne de confiance et responsable » selon Luki qui avait approuvé.
Mikuo était seul, il regardait Luka qui avançait, non-loin, quand il la vit s'arrêter. Le message était clair, ils étaient enfin arrivés. Personne ne ressentait la fatigue, tous fonctionnaient à l'adrénaline qui couraient dans leurs veines comme jamais auparavant. La confrontation allait avoir lieu, ici-même.
Lorsque le soleil fut un peu plus haut, l'organisation pénétra dans l'enceinte des Déchus.
Ils s'étaient tous alignés au bord de la barrière afin de couvrir le plus de surface possible et de pouvoir se disperser plus facilement en cas de contre-attaque. Le cœur tambourinant avec force dans sa poitrine, Mikuo courut le plus rapidement possible vers le semblant de village qui se dressait non-loin.
Kiyoteru lui avait confié la mission la plus importante tuer Gakupo. Et le jeune homme comptait bien accomplir cette tâche, quoiqu'il arrive.
Les Déchus furent, dans leur intégralité, tirés brutalement de leur sommeil. Comprenant brusquement qu'il y avait une attaque, ils furent contraints de laisser la barrière voler en éclat pour mieux se concentrer sur leurs capacités. La destruction de la protection qui entourait les ruines depuis si longtemps fit énormément de bruit et le temps sembla s'arrêter totalement pendant une légère seconde, mais une interminable seconde de trop pour ceux qui entraient sans autorisation. Luki avait bien précisé que l'effet de surprise devait être exploité au maximum et qu'ils devaient tous faire très vite.
_ Les voilà ! Hurla quelqu'un.
Il fut impossible de savoir à qui appartenait cette voix, le choc de la bataille fut absolument terrible. Armés de couteaux, de pistolets, de sabres ou encore de grenades, le sang ne tarda pas à couler.
Miku et Kaito étaient semblables à deux lumières quasiment imperceptibles, vifs et précis, mortels et sans pitié, ils ne comptaient pas mourir et ils le faisaient savoir. Plusieurs ennemis tentèrent de les atteindre mais quand l'un était légèrement à découvert, l'autre assurait sa protection. Quatre cadavres à leurs pieds le confirmaient, et ce n'étaient que les premiers.
Luki, que bien peu avaient pu voir se battre, n'était pas gracieux, ni même beau, lorsqu'il combattait. Il était là, et c'était suffisant. Aucun détail ne lui échappait, sa garde était parfaite et rien ne semblait pouvoir l'atteindre. S'en était presque effrayant. Un homme haut de deux mètre voulu lui exploser le crâne à l'aide d'un poing américain, il n'en fut rien. Luki avait déjà foncé vers le large poitrail de l'assaillant avant de lui donner un coup de coude surpuissant en plein diaphragme, coupant sa respiration. Il enchaina avec un coup de tête violent et dur qui brisa une paire de côtes à l'ennemi, lui perforant les poumons. L'homme était déjà mort quand sa tête heurta le sol herbeux.
Mikuo, derrière une ruine ancienne, se retourna pendant quelques instants et réprima une odieuse grimace en constatant le carnage. Il voyait plusieurs des siens tomber pour ne plus se relever, mais aussi des Déchus qui sombraient dans leur dernier sommeil.
Puis il la vit.
Virevoltante, inaccessible, gracile, assassine. Elle était la Mort en personne, ceux qui essayaient de l'approcher étaient fauchés par le fil aiguisé de son poignard. Luka se baissait, bondissait, tournait, on aurait pu la prendre pour une danseuse qui esquivait des gouttes de pluie (dans le cas présent, la pluie était rougeâtre). Oui, elle semblait danser. Mais chaque pas, chaque impulsion, étaient des promesses mortelles.
Mikuo était comme hypnotisé. Il ne parvenait pas à détacher son regard de la jeune fille. Mais la réalité le transperça brusquement, comme le fit le couteau d'un Déchu dans son épaule. Le jeune homme accéléra son temps aussi vite que possible, retira la lame de sa chair avec une grimace et trancha la gorge de celui qui avait failli lui ôter la vie.
Pas une once d'hésitation dans ses gestes. Mikuo avait été si vif que le cadavre qui s'écroula n'avait même pas eut le l'espace de quelques millisecondes pour se rendre compte que l'autre avait bougé, riposté. Le mort ne devait même pas avoir encore conscience qu'il venait de décéder.
Ce fut une piqure de rappel pour le futur dirigeant. Il ne devait pas se laisser distraire, surtout pas, l'enjeu était bien trop important, il avait quelque chose à dire lorsque cette bataille serait achevée ! Il se redressa donc et se fit le plus discret possible afin de trouver l'homme qu'il cherchait. Mais où pouvait-il être, bon sang ?! Gakupo n'était sûrement pas loin. Se cachait-il comme un lâche ? Tentait-il de fuir ? De tuer en douce ?
Rien de tout cela, Gakupo était tout près. Trop près de Kiyoteru qui avait laissé sa rage, son mauvais lui, prendre le dessus. Une dizaine de morts jonchaient le sol autour de lui. Le dirigeant était effrayant. Son regard meurtrier brûlait d'une lueur inquiétante et sadique. Des gouttelettes de sang avaient giclées sur les verres de ses lunettes et sur sa joue mais il n'en avait que faire. Pour tuer, Kiyoteru devait devenir une autre personne.
Le maître des Déchus sourit avant de dégainer son sabre. Kiyoteru se retourna tandis que ses opposants prenaient la poudre d'escampette. Lorsque leur maître menait un duel, il valait mieux s'en tenir à l'écart.
_ Tu viens venger ton amie ? Siffla l'homme à la chevelure violette.
_ Je viens pour rayer de la carte la pire des raclures que la Terre ait jamais portée, répliqua le professeur avec un calme glacial.
_ Tu t'es vu ? Tu supprimes des vies sans pitié, nous sommes pareils, au fond ! Sauf que tu n'es pas dans le bon camp et tu n'as pas choisi la bonne voie. Gumi et toi vous êtes toujours trompés. Tu me traites de monstre, mais t'es-tu déjà regardé, Kiyo' ? As-tu déjà constaté ce que tu étais devenu ?
_ Tu es seul, Gakupo. C'est ta faiblesse, les autres se soumettent à toi car tu es fort, ils ont peur, mais ils ne viendront pas te sauver si tu es aux portes de la mort. Je suis peut-être un monstre, mais je ne tues que les ordures de mon espèce.
Les hommes bondirent. Le sabre de Gakupo, destiné à ouvrir une blessure mortelle dans le ventre de Kiyoteru, ne fendit que le vent. Le dirigeant avait bondit, en arrière et sortit un revolver de la poche intérieure de sa veste. Il tira, la détonation retenti mais la balle fur presque figée. Elle n'avança que très lentement. Le maître des Déchus avait ralenti le temps de cette balle dont il comptait se servir pour achever ce maudit serpent à lunettes.
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Miku respirait avec difficulté. Essoufflée, elle avait l'impression que le flot d'ennemis ne cesserait jamais. Quelques fraîches coupures témoignaient son combat acharné avec Kaito. Elle savait qu'ils étaient tous deux à leurs limites. Brusquement, elle sentit quelque chose d'étrange l'envahir, comme un frisson glacé qui retournait l'estomac.
C'était donc ça, avoir peur de mourir ?
Luka cherchait Mikuo du regard, elle l'avait vu s'éloigner du champ de bataille. Il lui avait fait une sorte de promesse mais elle craignait qu'il soit blessé, voire pire. Restant concentrée sur ce qu'elle faisait, elle ne pouvait s'empêcher de pleurer. Ces gens qu'elle avait connus gisaient désormais à ses pieds. Mais tous, sans exception, avaient tenté de la tuer. Elle avait mal à l'âme.
Luki s'était dissimulé dans des ruines afin de se remettre de son combat. Sa respiration était laborieuse, douloureuse.
Il retira la main qu'il avait appuyée sur son ventre, elle était écarlate.
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Ahahaaah je suis HORRIBLE ! 8D Je coupe tout ça en plein élan et le dénouement final arrivera biiiien vite !
J'espère que ça vous a plu, muihihi. Moi j'ai adoré l'écrire !
Je n'ai rien à dire et je me vois dans l'obligation de prendre congé, sur ce je vous souhaite une agréable journée ~
Une titite review pour faire plaisir? owo
