POV Draco

Parvenu a la maison, j'ai la malchance de croiser l'homme a qui je dois la vie.

Ce qui, en ce moment, n'est pas vraiment une chose pour laquelle je lui suis redevable.

Père, vous auriez mieux fait de n'en rien faire.

De ne rien faire.

De ne pas me faire.

De vous abstenir, pour une fois.

Le fait est bien la qu'ils m'attendaient avec sa femelle en renfort, et de pied ferme.

Seigneur, mais c'est un véritable guet appens.

Si bien que l'idée d'une poursuite en justice effleure mon esprit alourdi de sommeil.

Non.

Trop préjudiciable, sans compter tout les maitres du barreaux et autres grands pontes dont lucius s'est fait une joie de graisser la patte, je n'aurais aucune chance.

Damn cette société corrompue

Cet être pitoyable est plus débauché que jamais.

Il offre tel spectacle que quiconque d'un tant soit peut huppé ne saurait le contempler sans rougir.

C'est malheureusement mon cas.

Bras croisés son son large poitrail(que n'importe qui peut en ce moment admirer a loisir, ne portant plus de chemise sous sa veste de fonction), l'expression faussement accusatrice, poings soudés aux hanches.

- "Alors, jeune homme?C'est a cette heure ci que l'on rentre?"

Une cinglante répartie serait de mise.

Je n'en trouve aucune.

Après les péripéties de cette nuit, mon corps n'aspire plus qu'a entrer en hibernation pour une durée plus ou moins indéfinie, et avec un peu de chance n'en jamais ressortir.

Et toutes mes capacités cérébrales semblent avoir prit de l'avance sur le programme.

- "Chéri, avance fort stupidement narcissa, tu veux aller te coucher?"

J'ai la joie(tout est relatif)de constater que ma mère, pendue au bras de son mari en une attitude typiquement oeudipienne, porte ses habituels vêtements d'intérieur, qui ne seraient pas sans remémorer les plus sombres fantasmes de louches quadragénaires a la vertue déviationiste.

Une longue robe de chambre de satin rose, bordeé aux manches de fourrure synthétique de même couleur, tombant gracieusement sur une paire de chausson-lapins assortis.

Ont la croirait directement sortie d'un mauvais magazine a "sensations" pour homme.

Ses cheveux sont réunis en deux tresses lui arrivant au hanches.

Ainsi accoutrée, elle ferait songer a une jeune bergère polonaise de petite vertue.

L'attirail de Madame Claude, l'uniforme réglementaire de toute dame patronesse un temps soit peu concernée par le bien être de ses clients.

- "Lucius chéri, glapit-elle lorsqu'elle fut tout a fait certaine que je ne risquait pas de répondre a sa précédente question, il l'a tué!"

Mon père secoue nonchalament la tête, philosophe.

- "Je ne pense pas.Autrement, il ne se serait pas la peine de ramener le cadavre a la maison.N'est pas, fils?A moins que tu ne nous dissimule depuis toujours un penchant pour l'entropophagie?"

Le poids de ce qu'il faut bien appeller son humour est si dévastateur qu'il suffi a réduire a néant les dernière forces qui subsistaient en moi.

Il s'en faut de peu pour que je ne m'éffondre lamentablement sur le parquet de bois, et que j'y passe la nuit quoi qu'ils en pensent.

En désespoir de cause je jette une piteuse explication, ne necessitant(j'éspère bien)aucune réaction.

- "Potter s'est endormi. Je ne pouvais pas le laisser en pleine çampagne tout seul. Je ne l'ai pas frappé. Je ne l'ai pas touché. Bonne nuit, père.Bonne nuit, mère."

Ingnorant le flot de questions auxquelles ils projetaient de me soumettre, je quitte la pièce d'un pas agacé.