Disclaimers: Les personnages des Maraudeurs appartiennent à JK. Rawlings, Buffy contre les vampires non plus ! Par contre Dawn m'appartient, ainsi que l'histoire. Pour les notes de l'auteur, voir tout en bas !
Comme l'avait dit Remus, son sang était plus que compatible avec celui de la jeune fille et la transfusion eu rapidement lieu. A présent, il ne restait plus qu'à attendre. James et Lily étaient rentrés au lieu de leur retraite, afin de ne pas attirer plus l'attention sur leur sortie. Peter les avait accompagnés. Remus était resté aux cotés de Sirius, et les deux hommes avaient veillé le coma de la jeune fille.
En fait, Sirius avait bien plus veiller la jeune fille que Remus. La pleine lune était encore toute fraîche et le loup-garou était encore épuisé. Mais Sirius était tellement inquiet qu'il ne s'était pas rendu compte que son ami était resté. Le soleil s'était levé sans apporter de changement à l'état de la jeune Tueuse. Pas d'amélioration, mais pas non plus de dégradation. Elle était allongée à présent dans une chambre à part, bien éloignée de tout autre patient. Catherine y avait veillé. Il n'y avait plus qu'à attendre, et l'attente se faisait longue.
Remus tombant de sommeil finit par se retirer pour aller chercher des boissons chaudes. Il laissa Sirius qui n'avait toujours pas bougé de sa position. Il était assis depuis le milieu de la nuit sur un tabouret à coté du lit. Il avait les coudes posés sur le bord du lit et son menton posé sur ses mains jointes en une muette prière. Ses yeux étaient fermés et silencieusement coulaient les larmes sur les joues du jeune homme, à présent que son ami s'était éclipsé.
Le soleil était déjà haut dans le ciel et plongeait dans la chambre quand Sirius sentit la caresse légère et chaude sur sa joue. Il crut qu'un rayon l'avait effleuré, mais la sensation revint. Il ouvrit les yeux vit que Dawn avait les yeux plissés, mais ouvert. Sa main était à mi-chemin entre le drap et le visage du jeune homme, mais elle semblait avoir épuisé ses forces. Sirius attrapa la main pâle et la guida à sa joue, puis l'embrassa au creux de la paume.
- Hello Siry, souffla-t-elle d'une voix roque.
- Hello Dawn, murmura-t-il, sa voix comme une caresse alors qu'il portait une fois de plus la main à ses lèvres.
La jeune fille tourna un peu plus la tête vers lui et sourit.
- Je ne sais pas ce que tu as fait cette nuit, mais tu as une tête horrible, murmura-t-elle avant de céder à une quinte de toux.
- Tu pourrais te regarder dans une glace avant de critiquer mon apparence, déclara-t-il sur un ton de reproche, mais le visage crispé de douleur de la jeune fille lui fit regretter ses mots et son visage s'adoucit. As-tu mal ?
- Seulement quand je ris, répondit-elle avec un sourire tout en essayant de se redresser.
Sirius se précipita à son aide. Elle lutta dans un premier temps, mais ses forces étaient loin d'être restaurées et elle se laissa faire, appuyant sa tête contre son torse. Elle vit alors le sang qui tâchait encore les vêtements du jeune homme et ferma les yeux. Des larmes silencieuses coulaient sur son visage quand Sirius la reposa délicatement contre le dossier d'oreillers qu'il venait de confectionner.
- Hé, qu'est-ce qui ne va pas ? demanda-t-il doucement.
- Siry, que c'est il vraiment passé ? pourquoi es-tu couvert de sang, pourquoi...
Le jeune homme baissa les yeux sur ses vêtements et sourit faiblement.
- Commence par ma raconter le début et je complèterais ton récit.
Elle baissa à son tour les yeux, pâlissant et portant sa main à sa bouche.
- Est-ce que je peux aller dans la salle de bain avant ? Je ne me sens pas bien.
- Je vais t'aider, s'exclama-t-il en lui passant le bras autour de la taille.
Mais elle se tendit et refusa. Sirius voyant qu'elle ne pourrait tenir seule debout se décida à contre cœur à appeler les médecins. Catherine qui s'était retirée après les premières heures de veille venait de reprendre du service et arriva avec un infirmier qui aida la jeune fille à aller à la salle d'eau.
Catherine resta avec Sirius remarquant le sang qui couvrait ses vêtements. Elle l'envoya se doucher dans une chambre voisine et Remus qui avait fait un saut chez le jeune couple lui ramena des vêtements propres. A contre cœur, il obéit quand Catherine lui expliqua qu'elle allait aider Dawn à se laver.
Il revint au moment où des cris retentirent dans la salle de bain.
- Aaahh ! cria la jeune fille.
Sirius inquiet se précipita dans la salle d'eau et arracha presque la porte de ses gonds. La jeune fille était effondrée devant le grand miroir, ses longs cheveux pour seul vêtement. Elle avait les mains crispés sur des mèches de cheveux qu'elle se passait inlassablement devant le visage. Catherine était assise à ses cotés. Sirius s'agenouilla et la prit dans ses bras.
- Aurore, ne t'inquiète pas. Je te promet que tout ira bien.
- Ce n'est pas rare ce qui t'arrive, commença Catherine en frottant le bras de la jeune fille. Il est très fréquent qu'une personne survivant à une expérience traumatisante d'ordre physique ou psychologique voit sa chevelure tourner au blanc dans la nuit.
- Aurore, souffla Sirius, raconte moi ce qui s'est passé, chérie…
Elle pleurait à présent à chaudes larmes et craqua complètement dans les bras du jeune homme. Sirius remarqua alors que son corps était couvert de petites entailles, peu profondes, mais toutes placées à des endroits stratégiques pour que le sang coule à flot.
Elle se calma au bout d'un long moment, et Sirius la porta à son lit. Elle protesta par habitude, mais Catherine approuva le jeune homme d'un hochement de tête. Il s'écarta pour que Catherine l'ausculte. Elle appliqua un onguent sur ses plaies les plus profondes et notamment sur le cou. Satisfaite de l'avancement de la guérison, elle lui donna une potion contre la douleur et contre la fièvre, puis se retira. Elle fit signe à Remus de la suivre tandis que Sirius s'asseyait sur le lit et prenait une nouvelle fois la main de la jeune fille.
Il attendit que la porte soit complètement fermée et lança un sortilège de silence sur la pièce.
- Personne n'entendra ce que nous dirons, tu peux tout me raconter Aurore.
- J'aime pas quand tu m'appelles Aurore. Ça me rappelle les démons qui me prennent de haut parce que je suis jeune ou mon père quand il m'engueule…
Elle n'acheva pas sa phrase et inspira profondément.
- Ils ne vont pas bien n'est-ce pas ? Sinon, ils seraient là…
- Dawn, commença Sirius en portant une main à ses surprenants cheveux blancs pour lui apporter son support.
- Ils les ont tués, murmura-t-elle. Les vampires ?
- Non, répondit Sirius en posant la tête de la jeune fille sur son épaule pour qu'elle pleure, ce sont les mange-morts. Raconte moi ce qui s'est passé.
La jeune fille inspira profondément, les larmes ayant recommencés à couler silencieusement. Elle se souvenait…
~ Flashback ~
Dawn était assise à table et picorait dans son assiette.
- Et bien ma chérie, tu ne manges pas plus que ça ?
- Pardonne moi Maman. Mais tu sais que dernièrement je ne digère pas très bien. Alors je mange le minimum vital.
- Si cet idiot de Sirius t'as dit que tu étais trop grosse, tu ne devrais pas l'écouter ma chérie. Je le disais tout le temps à ta mère pour la faire enrager.
- Sirius n'a rien dit, au contraire, en ce moment il fait lui même la cuisine pour être sûr que je mange ce qu'il faut. Il m'a même donné des trucs énergisant de son boulot. Je t'assure que je vais bien, juste une petite baisse de régime ces derniers jours.
- Nous te croyons ma chérie, répondit sa mère en posant une main sur son épaule.
- Et nos sommes tellement heureux que tu prennes enfin des vacances. Tu ne t'étais plus arrêtée depuis que le conseil est venu t'annoncer que tu étais la Tueuse.
- Papa s'il te plait, je suis en vacances. On pourrait ne pas parler d'Aaron ?
- Pardonne nous, Je vais chercher le dessert. Il commence à être tard, déclara sa mère en se levant.
- Sirius ne sait pas ce qu'il manque ! déclara son père.
- Oh si, il manque le meilleur fondant au chocolat de tout l'empire britannique ! Mais t'inquiète pas, quand il va sentir l'odeur du chocolat, il va apparaître comme par magie.
Comme pour confirmer ses dires, Dawn ressentit le picotement familier de quelqu'un qui transplanait. La porte sonna et elle se précipita vers la porte d'entré, mais un autre frisson la figea. Elle ouvrit la porte, et trouva Aaron.
- Qu'est-ce que tu fais là ? s'exclama-t-elle, déçue et sur le qui-vive.
- Je venais voir si tu allais bien. Après tout, c'est pas tous les jours qu'on fête les 18 ans de sa chère protégée.
- Tu ne m'as jamais appelée ta chère protégée. Qu'est-ce qui ne vas pas.
- Oh rien du tout. Je venais juste t'offrir ton cadeau. Un peu comme le crucifix, c'est la pierre des tueuses de 18 ans.
Il lui glissa autour du cou une cordelette à laquelle était attachée un cristal rouge sang mal taillé. Dawn eut un haut-le-cœur alors que la pierre retombait contre sa poitrine. Elle fut prise de vertiges s'appuya contre la porte.
- Dawn, tu ne vas pas bien ?
- Non, articula-t-elle péniblement. Je…
Elle entendit la porte de la cuisine se fracasser, le cri de surprise de sa mère et le gâteau qui s'écrase sur le parquet. Dawn se redressa comme elle le put et se précipita dans le salon pour voir son père figé à sa place et sa mère étendue sur le sol. Quatre sorciers tout de noir vêtus pointaient dans leurs directions leurs baguettes. Avec eux se trouvaient des vampires.
Elle porta sa main au bracelet que Sirius lui avait offert le matin même, mais en fut empêchée par Aaron qui lui retint la main.
- Que t'ais-je toujours dit Aurore. Regarde, observe, analyse et ensuite seulement agit. Tes parents sont prisonniers, tu ne peux pas les laisser se faire tuer.
Effectivement, ses parents étaient à présent relevés par les vampires et les sorciers les libérèrent de leurs sorts d'immobilisation.
- Laissez les ! hurla-t-elle en lançant son pieu vers le plus proche vampire.
Mais celui-ci arrêta l'arme comme si elle n'était pas plus qu'un éphémère, et la brisa. Puis il se précipita vers la jeune fille qui le frappa de son poing. Mais toute force l'avait abandonnée et elle sentit ses os craquer. Son poignet gauche et les os de sa main étaient brisés. Elle recula, pensant esquiver le coup du vampire, mais sa vitesse l'avait elle aussi abandonnée. Elle encaissa le coup comme elle le put et s'affaissa à coté de son observateur qui la regardait de haut.
- Aaron… aide les...
- Je ne suis pas désolé Aurore. C'est le test. Je devais te mettre dans une situation difficile sans tes pouvoirs. Maintenant. A toi de t'en sortir.
Dawn le regarda horrifiée. Elle n'avait jamais entretenu de bons contacts avec son observateur, mais elle ne pensait pas qu'ils étaient si mauvais.
- De toute façon, je n'espère pas que tu survives. Tu n'étais pas à la hauteur en tant que Tueuse. J'espère que la prochaine sera plus disciplinée. Elle devrait être africaine, ça devrait mieux marcher. En tout cas, je te souhaite une belle mort.
Il hocha la tête en direction des vampires et des sorciers, puis il quitta la pièce. Le vampire qui avait eu le privilège de se mesurer à elle la saisit par sa chemise qui se déchira en partie.
- Quelle dommage que ton sang soit promis à un autre petite Tueuse. Mais c'est en échange de celui des héritiers. Il aura l'immortalité et nous aurons la liberté.
- Laissez mes parents, grinça-t-elle, ou je vais vous tuer.
- Oh, mais c'est qu'elle nous menacerait la petite. Mais je ne devrais plus t'appeler la petite, maintenant, elle est majeure les gars ! déclara-t-il en tournant la tête vers ses trois compères vampires.
Dawn si elle avait perdu ses dons de Tueuse n'en avait pas pour autant perdu ses habitude de battante. Et elle n'était pas depuis deux ans la Tueuse pour rien. Elle laissa tomber sa main le long de son corps et saisit un des pieux qu'elle avait toujours caché dans les plis de sa robe. Le vampire disparu avant de s'être retourné.
Elle se tourna lentement vers les suivants. Mais ce furent les sorciers qui se présentèrent à elle. Les vampires tenaient ses parents. Le sorcier aux longs cheveux presque blanc[1] prit la parole.
- Nous ne leur ferons pas de mal à une condition.
- Qui vous a dit que j'étais prête à négocier ? rétorqua-t-elle en essuyant le coin de sa bouche où perlait du sang.
- Oh, je suis tout à fait au courant de vos exploits, déclara-t-il en la détaillant de ses yeux gris argentés. C'est d'ailleurs pour cela que le maître nous a envoyé ce soir. Mais si je puis me permettre, nous sommes des être raisonnables, nous pourrions trouvé un terrain d'entente.
- Que voulez vous ? demanda-t-elle alors que sa tête recommençait à tourner.
- Oh, rien d'inestimable. Notre maître ne vous demande qu'une petite chose. Votre sang.
Dawn faillit tomber en entendant cela. Son sang ? Non, pas son sang en tant que tel, mais le sang des Tueuses. Le sang de l'immortalité. Combien des premiers vampires qui l'avaient attaquée le lui avait rabâché. Et pourtant, Voldemort était humain. A quoi pouvait lui servir son sang.
- Et si je refuse ? demanda-t-elle en essayant d'avoir un sourire aussi malin qu'assuré.
- Le maître vous fait savoir qu'il attaquera chacune des familles de vos précieux élèves.
- Aurais-je l'audace de vous demander une preuve ?
- Oh, je suis sûre que votre ami sorcier vous aura expliqué le principe d'un vise-au-loin.
Dawn sursauta. Ils savaient. Ce n'était pas bien difficile, mais ils savaient que Sirius lui avait expliqué il y avait à peine quelques jours ce qu'était un vise-au-loin. L'homme avait un sourire sadique et prétentieux qui, pensait il certainement, se voulait supérieur. Il tira de la cape son vise-au-loin, un miroir divisé en multiples fragments. Dawn aperçut avec horreur les maisons de ses élèves à Edimbourg se former, et devant chacune d'elle un mange-mort accompagné d'un vampire ou deux attendant le signal.
Dawn détourna les yeux, se mordant les lèvres. Les larmes lui montaient aux yeux. Pourquoi était elle si faible ? Pourquoi ne s'était elle douté de rien ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi…
- Je suppose qu'il vaut mieux que je ne résiste pas.
- Je dois avoué que je préférerais que vous résistiez. On m'a dit tant de bien de vous que mon coté sado-masochiste a été piqué à vif.
Dawn éclata de rire. S'il y avait bien un truc sur lequel les vampires fantasmaient, c'était la Tueuse en petite tenue de cuir cloutée avec un fouet et tous les accessoires. Elle devait avoué en avoir parlé une ou deux fois avec Sirius, mais toujours pour en rire, jamais sérieusement.
- Vous me pardonnerez, mais ce soir je ne me sens pas d'humeur aux préliminaires.
- Quel dommage. Vous m'en voyez navré. Tout le plaisir aurait été pour moi. Enfin. Je suppose que vous allez vous laisser faire.
Dawn lança un regard à ses parents. Sa mère avait depuis longtemps perdu connaissance, mais son père la regardait avec tristesse, rage, mais surtout désespoir. Les vampires s'impatientaient et montraient les dents. Dawn dont les yeux étaient inondés de larme brisa le long regard qu'elle échangeait avec son père.
Elle regarda le bracelet que Sirius lui avait offert le matin même. Elle le détacha et le jeta le plus loin possible d'elle, puis elle leva les bras, en signe de reddition. Les vampires se jetèrent sur elle et l'immobilisèrent. Elle dévisagea longuement les yeux glacés du sorcier.
- Vous me promettez qu'il ne leur sera rien fait.
- Ma chère Tueuse, c'est un plaisir de faire affaire avec vous, répondit-il son sourire s'élargissant.
Ils l'emmenèrent vers l'escalier, et dans la chambre qui aurait du être sienne. Dawn ne vit pas le sorcier blond lancer le sortilège de mort.
Dawn avait ensuite été offerte aux tortures des vampires rescapés. Et son sang avait coulé. L'homme avait un instant regardé avant de participer à son tour, dessinant des motifs de sang sur la peau de la Tueuse. Dawn ne lutta pas, elle se laissa faire. Pour ses parents et les enfants, et parce qu'elle ne sentit bientôt plus son corps qu'à travers son sang s'écoulait sa vie.
Et puis Sirius était arrivé et avait arraché la pierre d'Aaron. Elle avait tué le vampire et tout avait disparu dans les ténèbres.
~fin du flashback~
- Ils ont au moins respecté cette partie de l'accord, déclara Sirius pour la rassurer, aucune agression n'a été signalée près de chez nous. Les enfants et leurs familles vont bien.
Il soupira en voyant qu'elle ne le regardait toujours pas dans les yeux. Elle savait qu'elle aurait au moins dû utiliser le bracelet pour le prévenir. Même si ce traître d'Aaron savait à quoi il servait. Elle s'en voulait déjà d'avoir accepté de se rendre. Mais elle s'en voulait encore plus car il ne lui faisait aucun reproche.
- Je suis désolé pour tes parents. C'était l'Aveda Kadavra, ils n'ont pas souffert.
- J'aurais dû le savoir, les démons ne peuvent pas tenir totalement leur parole. Et toi, tu devrais m'en vouloir de ne pas t'avoir fait confiance, de ne pas avoir utilisé le bracelet, cria-t-elle. Pourquoi tu ne dis rien, pourquoi tu ne me reproches rien ?
Les larmes coulaient de plus belle sur ses joues alors qu'elle frappait son torse avec le peu de force qu'il lui restait. Sirius ne l'arrêta qu'au bout de quelques minutes.
- Tu as vécu quelque chose de terrible Dawn. Je ne peux pas t'en vouloir parce que je ne sais pas comment j'aurais réagit à ta place.
- J'ai commis une erreur, Siry. Je sais que l'erreur est humaine, murmura la jeune fille amère, mais cela ne la rend pas plus facile à accepter. Surtout quand elle coûte la vie .
- Ouais, l'erreur est humaine, répéta-t-il sur un ton un peu plus joyeux. C'est pour ça qu'il y a une gomme au bout des crayons, répliqua Sirius en posant ses mains sur ses épaules.
La jeune fille sursauta et le regarda dans les yeux. Puis elle esquissa timidement un sourire. Ils n'étaient vraiment pas des gens normaux. Plaisanter ainsi, alors que la seconde précédente, ils étaient plus graves encore que des pierres tombales. Mais c'était Sirius qu'elle avait en face d'elle, son maraudeur, son amant, son âme sœur. Plus que cela même, son âme. Et elle avait failli l'oublier…
- En fait, je crois que je t'en aurais vraiment voulu si tu étais morte avant que j'arrive. Mais je t'en veux quand même un peu.
- Ah ? Tu me rassures. Je croyais que tu allais me laisser te manipuler encore une fois, déclara-t-elle d'une voix que sonna presque vraie aux oreilles de Sirius.
- Tu comptais me le dire quand pour le bébé ? demanda-t-il en redevenant Sérieux.
Dawn stoppa net la comédie qu'elle se donnait tant de mal à jouer et se serrait affaisser par terre si elle ne s'était pas déjà trouvée dans le lit. Son visage devint aussi blanc que ses cheveux et ses yeux s'ouvrirent si grand que Sirius cru qu'ils allaient sortir de leur orbites.
- Le … Le bé… Le bébé ? bégaya-t-elle tout en le foudroyant du regard et en le pointant du doigt.
Sirius ne comprit pas sa réaction. Depuis le temps qu'elle se levait le matin et vidait son estomac dans la salle de bain, qu'elle passait de mauvaises nuits et avait des sautes d'humeur, elle aurait dû être la première à s'en rendre compte. Mais ce fut son tour d'ouvrir grand les yeux.
- Tu… Tu ne savais pas ! s'exclama-t-il en la pointant à son tour du doigt.
- Non, je ne savais pas ! répondit elle sur le ton de quelqu'un qui tombe de la lune. J'ai toujours eu un cycle long et irrégulier à cause de mes activités traumatisantes de Tueuse alors je n'ai pas pensé… Oh mon dieu Sirius, qu'allons nous faire ? s'exclama-t-elle en se crispant et tremblant.
Sirius fouilla dans sa poche et se mit à genoux aux pieds du lit. Il prit la main de Dawn dans la sienne et la regarda de ses yeux sombres étincelants. Dawn ne comprenait rien et voulut se lever, mais il la força à rester assise. Il tira le paquet de sa poche et l'ouvrit.
- Aurore MacLeod, dîtes Dawn, voulez-vous m'épousez maintenant que vous êtes majeure et portez mon enfant ?
Dawn éclata en sanglot à ses mots, cachant son visage dans ses mains. Sirius se redressa et la serra dans ses bras, lui murmurant des mots doux. Il détacha lentement les mains de son visage et la regarda droit dans les yeux. Elle laissa sa main gauche dans celle du jeune homme et il glissa à son annulaire la tors entremêlé de silicium sombre et d'Orichalque. Puis il se redressa et se pencha vers elle. Il l'embrassa tendrement et elle s'abandonna contre lui, une fois que les larmes cessèrent de couler.
Blabla Psy d'Angharrad
C'est un chapitre assez triste, mais comme je l'ai dit dès le départ, cette histoire est un drame romantique. Ne m'en veuillez pas, j'écris juste ma vision des faits qui ont mené Sirius à se laisser enfermer à Azkaban. Je le répète, cette histoire n'est pas pour moi un univers alternatif. (bon d'accord j'exagère avec le fait que Dawn est la Tueuse et son nom de famille).
Pour la bague de fiançailles, bien essayer d'imaginer une tresse à deux mèches, l'une noire aux reflets argents, l'autre du bleu des yeux de Dawn. C'est bon ? Et bien la voilà cette fameuse bague.
J'avais vachement envie d'écrire le mariage de Sirius et Dawn pour faire une certaine symétrie avec le premier chapitre. Mais en fait, ça casserait le rythme du récit. Alors si quelqu'un a envie de le faire, je veux bien à condition que j'en ai la lecture exclusive ! En fait j'ai deux trois truc à donner pour la description de ce mariage (notamment les derniers membres vivants de la famille de Dawn) alors n'hésitez pas à m'en parler si vous êtes tentés !
Losgann : Et bien désolée pour le guestbook. Je vais me rattraper quand je comprendrais comment ça marche ces trucs ! Ainsi tu t'attendais pas au coup du bébé ? Si tu cherche bien dans les chapitres précédents, y'a pas mal d'indices. Mais ça me fait hyper méga trop plaisir de t'avoir surpris ! Y'a encore deux où trois surprise qui arrivent. Quand à Remus, t'inquiète pas. J'y touche pas ! En fait, j'ai du mal à cerner ce personnage, alors je peux lui faire subir le même traitement que Sirius. C'est dommage. Mais je me rattraperai un jour ! Et pis d'abord, tu pourras pas me tuer parce que d'une part je dresse un bouclier télékinétique autour de moi et je me téléporte, et d'autre part, j'ai une charmante Tueuse de mes amies qui me défendrai. Voilà p
Continuez à lire et commenter. Et Surtout merci à tous !
Angharrad
2.02.2003
[1] Deviné de qui il s'agit ? allez, un indice, ses initiales sont LM. Vous trouvez toujours pas ? Il s'agit de Lucius Malfoy.
