1. Appartenance: Les personnages présents dans cette fiction ainsi que son univers appartiennent à J.R.R Tolkien, et tiré du célèbre livre The Hobbit, du même auteur.

2. Rating: Cela dépend des chapitres, mais je préfère les poster sous l'avertissement " M ", même si certains d'entre eux seraient plutôt " T+ ".

3. Autre: Merci à tous ceux qui me laissent des reviews ! Vous me donnez envie de continuer encore et encore cette fiction =) Je suis contente de voir également qu'il y a certains lecteurs de l'ombre qui commence à montrer le bout de leur nez et qui me font part de leur avis ^^. Je tiens à m'excuser de poster ce chapitre plus tard que prévu, mais j'ai été très occupé par la fac la semaine dernière =/


Chapitre 10

Point de vue de Kili.

Il me fallut trois jours pour me remettre complètement de l'incident avec Fili. Enfin, je parle de celui où il a manqué de me tuer, pas l'autre... En ce qui concerne ce dernier, Fili et moi n'avons pas encore eu l'occasion de recommencer, à mon plus grand désarroi, car Thorin est sans arrêt sur notre dos. Il doit sûrement se douter de quelque chose, et c'est pourquoi Fili et moi continuons de ne rien faire, le temps de dissiper ses doutes.

Nous avions repris la route depuis presque quatre jours déjà, et nous commencions à voir les grandes plaines qui se trouvaient entre les Monts Brumeux et la forêt noire de Mirkwood. Nous avions eu beaucoup de chance jusqu'à maintenant de ne pas avoir croisés d'orques, car avant que nous quittions les mines, ils rodaient dans les environs.

« Dis-moi Thorin... commença Dwalin, que comptes-tu exactement faire dans les Montagnes Grises ?

— Les Montagnes Grises ? Fis-je surpris. C'est pas dans les Montagnes du Nord que nous devions aller ?

— Kili... Les Montagnes Grises se trouvent où ? Me fit Thorin avec un air désespéré.

— Eh bien...

— Au nord ! S'exclama Fili, Mais j'oubliais, t'es nul pour te repérer ! Continua-t-il en riant »

Je fis semblant d'être vexé et me jetai sur mon frère pour le taper gentiment sur l'épaule dans le but de me venger. Dès que j'avais l'occasion de me coller à lui je la saisissais.

Je nous fis accidentellement trébucher, et nous nous retrouvâmes en un dixième de seconde les fesses dans l'herbe, en contre-bas. J'étais atterri sur un Fili complètement désorienté de notre chute, ce qui me fit rire aux premiers abords, mais la position dans laquelle nous nous trouvions me raviva quelques doux et chaleureux souvenirs.

Mes yeux croisèrent les siens avant de s'aventurer sur sa bouche, qui était entre-ouverte et qui offrait un délicieux sourire.

« Pas maintenant... me murmura-t-il.

— Mais j'en ai envie...Ça fait une semaine Fili...fis-je sur le même ton.

— Tu crois que moi non ? »

Nous nous relevâmes aussi vite qu'un éclair à l'entente des voix de nos compagnons se rapprocher. J'en avais marre que nous nous cachions... Nous n'aurions pas besoin de le faire si Fili et moi n'étions pas frères. Si nous avions été cousins, on aurait eu le droit.

« Ah, vous allez bien ? Fit Balin en riant. Je vous ai vu dégringoler la butée, c'était plutôt marrant à voir !

— Quelques bleus aux fesses, mais sinon tout va bien ! Dis-je en riant également. »

Thorin et Dwalin nous rejoignirent au pas de course, à cause de la descente, puis une fois à notre hauteur, notre oncle nous jeta un regard plutôt noir. Je commençais à en avoir marre de ce comportement. Lui et moi étions assez proche avant que Fili ne revienne, pourquoi est-ce qu'il avait changé si subitement ? Certes, il m'avait avoué certaines choses, mais en aucuns cas il m'avait révélé un quelconque sentiment ! Rien n'expliquait ses agissements. A moins qu'ils nous ai surpris, Fili et moi ?

La panique monta brutalement jusqu'à mon cœur. Non, il serait venu nous en parler à coup sûr, car il est notre oncle et il ne nous a pas éduqué ainsi, et il est dans son devoir de nous remettre dans le droit chemin si nous nous en éloignons. Mais nous avons été très discret jusqu'à présent. Vraiment, je ne sais pas pourquoi il est comme ça...

«Donc, repris Thorin, comme je te disais mon cher Dwalin, nous nous rendons aux Montagnes Grises pour recruter des nains et aller à la reconquête de nos terres, Erebor !

— Les nains des Montagnes Grises sont butés et égoïstes ! Dit Dwalin en râlant. Ils ont toujours été terrés dans ces fichus pics !

— Mais ils ont des armées, ils pourront nous aider à vaincre Smaug !

— On verra bien, fit le nain tatoué, mais j'ai bien peur que cette quête ne mène à rien... »

Un long silence s'installa entre nous tous, qui étions à l'arrêt pour les écouter. Une quête veine ? Nous sommes partit de chez nous depuis plus d'un mois, cette quête ne peut pas mener à rien ! Fili a risqué sa vie lors de ce voyage, et moi aussi ! On ne peut pas avoir fait tout ça pour ne rien avoir au final ? Si.. ?

Je sentis soudainement Fili poser sa main sur mon épaule. Son regard se voulait rassurant, mais je n'y vis que de la trahison. Et c'était exactement le sentiment que j'étais en train d'éprouver.

Au départ, nous voulions partir avec Thorin pour lui prouver que nous étions dignes d'être des Durin, mais tout a changé pour nous... tout au moins pour moi. Je veux récupérer les terres d'Erebor aussi fort que Thorin le veut. Je veux voir la montagne, les galeries, l'or, et l'Arkenstone ! Même si pour cela je devais voir et affronter le dragon, même si je devais affronter des armées entières ! Ces terres nous ont été volées ! Nous devons récupérer ce qui nous appartient.

« Nous devons tenter, osai-je enfin parler, nous devons aller aux Montagnes Grises pour leurs demander. Et même s'ils refuseront, cette quête n'aura pas été inutile, car elle nous a rendu plus fort, plus soudés ! Nous avons retrouvé des visages que nous n'avions plus vu depuis je ne sais combien d'années, et aujourd'hui, Balin, Dwalin, vous êtes avec nous. Pourquoi avez-vous voulu nous suivre ? Vous connaissiez notre objectif. Eh bien parce que vous voulez aussi retrouver le royaume dans lequel vous avez grandi, vécu ! Pouvoir chasser ce monstre de dessous la montagne, car le seul roi qui a le droit de s'y trouver se trouve parmi nous. (je jetai un regard à mon oncle). Je crois en toi, Thorin. Je suis certain de par ta détermination que tu obtiendras ce que tu désires. Ces terres, tu les retrouveras et tu y régneras ! Je sais que tu te battras aussi longtemps que tu vivras pour y parvenir. Et je te suivrais ! »

Tout le monde me fixait et n'osait dire un mot. Je commençais à sentir la colère grandir soudainement en moi. Pourquoi se taisaient-ils ?! Ils n'allaient pas abandonner cette idée de récupérer nos terres et de suivre notre roi ?! Ma mâchoire se serra un instant avant qu'un cri ne s'élève, un cri glorieux. Il s'agissait de Fili.

« Je te suivrais aussi Thorin, mon roi ! En tant que héritier, je me dois de t'accompagner jusqu'au bout, fit mon frère en brandissant ses lames. Mes armes et ma force sera à ton service.

— Les petits ont raisons, fit Dwalin, nous ne pouvons pas baisser les bras pour Erebor. Nous ne pouvons pas laisser ces terres à ce monstre sans même avoir essayé de les récupérer !

— Nos ancêtres nous attendent là-bas, continua Balin. Et je vous suivrais également mon roi, mais je te suivrais aussi, Thorin, car tu es mon ami, un frère. Les frères ne s'abandonnent pas. »

Nous nous inclinâmes tous devant Thorin, qui resta bouche bée et silencieux.

« Allons ! Relevez-vous ! Fit-il en tapant sur mon épaule. Je ne suis pas encore roi, vous ne me devez pas tant de respect...

— Tais-toi ! Lui criai-je encore énervé. Bien sûr que tu es le roi ! Il n'y a pas eu de couronnement pour ce dragon que je sache, alors TU es le roi sous la montagne ! Tu as guidé le peuple de Durin a travers cette terre pour les sauver et leurs offrir une meilleure vie dans les Montagnes Bleues ! Tu as affronté cet orque blanc, tu l'as tué ! Tu es le fils de Thrain, Thorin, qui lui était le fils de Thror, un roi puissant et respectable. Alors oui ! Nous te devons le respect ! Tu es notre roi, et pour Fili et moi, tu es notre oncle, le frère de notre mère. Nous ne pouvons qu'avoir du respect pour ta personne. »

Un long silence c'était encore installer entre nous, mais mon regard était ancré dans celui de mon oncle. Il ne semblait ni en colère, ni étonné par mes propos, mais je pouvais y lire autre chose... De la reconnaissance.

« En route pour les Montagnes Grises ! Cria-t-il. Nous avons encore une longue route à faire avant d'y parvenir. (il s'approcha un peu plus de moi) Merci Kili... Tu as su me redonner confiance alors que je doutais de ma personne depuis quelques-temps.

— Je suis sincère. Je crois en toi. »

C'est alors par une brève étreinte que nous mîmes fin à ce discours solennel, pour ensuite reprendre la route en direction des Montagnes Grises, qui se trouvaient être les Montagnes du Nord, tout compte fait.

Nous marchâmes pendant de longues heures ce jour-là à travers les plaines de Mirkwood. Le soleil brillait fort et nous fatiguait énormément, et malheureusement pour nous, aucuns arbres n'étaient enracinés dans le coin pour nous offrir de l'ombre.

« Attendez, fit Fili, j'en peux plus... On ne peut pas faire une pause ?

— Nous sommes à découvert Fili, commença Thorin, si nous ne nous dépêchons pas d'atteindre un endroit où l'on peut s'abriter, Mahal sait ce qu'il pourrait nous arriver.

— Mais je suis à bout de souffle Thorin, je m- »

Fili s'écroula subitement au sol. Dans un élan de panique je m'étais précipité vers lui, et Thorin également. Il n'était pas inconscient, il gémissait de douleur, comme s'il s'était brisé quelque chose. Il était recroquevillé sur lui-même, tout en se tenant la tête.

« Fili ! Réponds-moi ! Fis-je paniqué. Bordel, Fee !

— Aaah ! hurlait-il de douleur, vas-t-en Kili ! Je... Je vais! »

Ses yeux s'ancrèrent subitement dans les miens, figés. Je pus voir le blanc de ses yeux se noircir lentement, comme de l'encre qui colorait de l'eau. Sa main, qui avait attrapé mon bras, se resserra brutalement.

« Ils sont là...murmura Fili.

— Qui sont là ?! Fili ! Criai-je en le secouant.

— Kili ! Vas-t-en ! Hurla mon oncle. Ce n'est plus Fili ! »

Je ne voulais pas laisser Fili dans cet état, il n'allait pas bien, il en souffrait ! Je sentis une force me décoller du sol et m'arracher de Fili qui lui commençait à se relever difficilement. Je me débattais comme je le pouvais pour m'arracher de l'étreinte de Thorin.

« Lâche-moi Thorin ! On doit faire quelque chose !

— Kili ! Il n'y a rien à faire ! Je lui ai promis de te protéger ! »

Il me poussa violemment vers Balin et Dwalin, qui étaient sur leurs gardes. Thorin dégaina son épée et fit face à mon frère, qui faisait tournoyer ses lames dangereusement de chaque côté. Non... Ils n'allaient pas se battre !

« Thorin ! Non ! Ne fais pas ça ! C'est Fili, ton neveu ! C'est mon frère !

— Les orques ! hurla Balin »

Nous vîmes soudainement une vingtaine d'orques chevauchant des ouargs, surgir sur le flan de la butée que nous avions descendu. Oh par Aulë ! Il s'agit des orques que j'ai vu dans les bois après avoir quitté Rivendell !

Thorin recula brutalement et se rapprocha de nous, épée et hache en mains. Les ouargs grognaient et se mordaient la gueule, alors que les orques nous fixaient, avec ce sourire sardonique que me faisait froid dans le dos.

Nous étions tous armés. Dwalin tenait ses haches, Balin son épée, et moi mon arc. Nous étions tous les uns contre les autres, comme pour protéger nos arrières au fur et à mesure que les orques descendaient lentement la butée, comme pour nous laisser le temps d'imaginer ce qu'il pouvait advenir de nous.

Mais ce qui m'inquiétait le plus, c'était Fili. Il nous faisait face, et lui aussi avait ce sourire terrifiant. Un des orques s'approcha lentement de lui et le fixa. Il se mit à parler dans cette langue barbare et Fili le regarda d'un air amusé.

« A vos ordres, commandant Yazneg... »

Il brandit ses épées et se lança droit sur Thorin, accompagné de cris d'orques, qui eux se jetèrent tous sur nous.

« Les ouargs ! D'abord les ouargs ! Hurla Thorin avant de contrer la lame de Fili. Visez la gueule ! »

Nous ne nous fîmes pas prier plus longtemps, et nous jetèrent à notre tour sur les bêtes féroces. J'avais attrapé mon épée en un mouvement, et tranchai la mâchoire du premier ouarg passant à côté de moi. L'orque le chevauchant se fit éjecter de l'animal et tomba aux pieds de Dwalin, qui lui fendit le crâne d'un coup de hache.

Tous mes sens étaient en hâte, mais un sifflement passant non loin de mon oreille me fis sursauter et tomber sol. Quand je relevai la tête, je vis une flèche plantée dans la terre.

« Ils ont des flèches empoisonnées ! Hurlai-je. »

Je m'empressai de me relever, voyant un orque se jeter sur moi avec sa masse d'armes, mais sa tête se décrocha de son corps pour atterrir à côté de moi, qui me hâtai davantage de me relever, complètement paniqué.

Je regardai autour de moi, et vis Dwalin m'adresser un sourire puis aller chercher, sans se faire blesser, sa hache qu'il avait lancé pour tuer l'orque.

Je jetai un œil autour de moi pour voir la situation. Une douzaine d'ouargs gisaient sur le sol déjà, peut-être sept des orques étaient dans le même état, mais d'autres étaient encore en vie, et certains encore sur leurs ouargs. Dwalin semblait bien s'en sortir, en revanche, Balin avait un peu plus de mal avec les ouargs, et se contentait de faire tomber les orques de leurs montures pour les tuer de son épée. Thorin n'était plus avec Fili, il était en train d'affronter le commandant Yazneg à coup de hache et d'épée. Mais où était mon frère.. ?

Quelque chose n'allait pas. Pourquoi personne ne m'attaquait alors que j'étais posté en plein milieu de la scène d'affrontement ? Je sentis alors une sueur froide couler le long de ma colonne vertébrale, comme si quelqu'un m'observait par l'arrière. Je me retournai lentement, et vis mon aîné se tenir là, en train de me toiser du regard, toujours avec ce sourire cynique. Il tenait une lame dans chaque main, et s'approcha lentement de moi.

« Je croyais t'avoir tué...

— Je suis bien plus résistant que tu ne le penses.

— Dans ce cas, je vais devoir recommencer jusqu'à réussir. »

Il se rua vers moi et abattu ses lames contre la mienne. Je forçai sur tous les muscles de mes bras pour contrer cette attaque, qui était extrêmement puissante. Je réussis à me dégager de sa pression, mais il enchaîna aussitôt par un balayage, qui me fit bondir en arrière pour éviter de me faire trancher le ventre. Il assenait ses coups avec une telle force, avec une telle vitesse que je finis par être désarmé. Sa lame pointait ma gorge, et le regard de mon frère était toujours aussi noir.

« Tu sais bien te battre Kili... Dire que c'est moi qui t'ai appris à te battre ainsi... Mais tu n'es pas assez fort pour me vaincre. Tu as perdu, fils de Durin. »

Au moment où il éleva son épée pour me couper la tête, je me baissai, et me jetai à plat ventre entre ses jambes pour m'échapper. Aussitôt relevé, j'attrapai une flèche située dans mon carquois et, à l'instant où Fili se tourna vers moi, la plantai sauvagement dans son épaule. Un cri de douleur s'échappa de sa gorge avant qu'il ne tombe à genoux devant moi.

« Espèce de- Aaah ! s'égosilla-t-il »

J'avais volontairement enfoncé davantage la flèche dans sa chair pour le faire taire. Les larmes coulaient à flots sur mes joues, jamais je n'aurais pensé faire ça à Fili un jour, mais je ne peux pas le laisser faire non plus. Si quelqu'un doit l'arrêter, alors c'est moi.

Je lui donnai un coup de pied sec dans chaque main pour lui faire lâcher ses lames, et le poussai violemment sur le dos. Je pris une de ses épées et la pointai, à mon tour, sous sa gorge. Il me regardait avec haine, et se tenait l'épaule d'une main.

« Abandonne cette folie, Fili... Reviens parmi nous. C'est ici ta place, pas aux côtés de ces monstres !

— Regarde-toi Kili... Qui semble le plus fou de nous deux, hein ? Tes yeux sont emplis de larmes mais à la fois de colère ! Tu pointes ma propre arme contre moi... Serais-tu prêt à me tuer ? Alors que tu n'es pas sous leur contrôle !? Commença-t-il à hurler. Vas-y Kili ! Tue-moi ! Qu'on en finisse pour de bon ! Arrête ce supplice ! »

Je vis alors une larme d'encre dévaler sur sa joue, ce qui me déstabilisa au plus haut point. Si Fili éprouvait ce genre d'émotion, et qu'il me demandait de le tuer...serait-ce parce qu'il est ne serait-ce qu'un peu conscient ?

« K-Kili...Sauve-moi... »

Ce n'était qu'un murmure mais je l'avais entendu comme un souffle dans une corne de chasse. Son visage était peint par de longs et irréguliers sillons noirs. Non, je ne pouvais pas le tuer... Je ne peux pas tuer mon frère !

Je jetai son épée aussi loin que je pus de nous et m'accroupis près de lui pour saisir sa tête et déposer brutalement mes lèvres contre les siennes. Je ne sais pas ce qu'il me prit à cet instant, mais tout ce que je savais, c'était que Fili ne devait pas mourir. Nous devions trouver une solution à son problème autrement. Je me séparai lentement de lui et plongea mes yeux dans les siens. Ils semblaient posés dans le vide, il paraissait complètement perdu.

« Fili...j-je suis là...fis-je en lui essuyant ses larmes. Est-ce que... tu m'entends... ?

— Le tatouage...

— D-De quoi ? Fis-je troublé

— Le commandant Yazneg...a un tatouage. (Il plongea ses yeux noirs liquide dans les miens). J'ai le même dans la nuque.

— Quoi ? Montre-moi. »

Je me plaçai derrière lui et lui soulevai les cheveux. Un étrange tatouage de couleur rouge sang lui taguait la peau. Il m'expliqua brièvement que cette encre n'était autre que le sang de l'orque et de par ce fait, le relier à Fili pour lui donner des ordres afin d'éliminer la lignée de Durin.

Mais que devais-je faire ? Comment séparer mon frère de ce monstre ?

« K-Kili, il revient. Je sens que ça revient !

— Non non non, calme-toi... dis-je en prenant son visage entre mes mains. Tout va bien se passer, d'accord ? Pense à l'instant présent Fili, au fait que tu sois conscient. N'abandonne pas ta lucidité... Ne m'abandonne pas encore...

— Je ne peux pas ! Je me fais aspirer dans le néant Kili ! »

Je scellai de nouveau ma bouche à la sienne pour le faire focaliser sur le baiser, et le maintenir conscient. Je saisis sa main au passage et la serrai très fort dans la mienne. Il fallait qu'il reste avec moi. Il me l'avait promis.

J'accentuais le baiser en appuyant davantage ma bouche contre la sienne, puis faufilai ma langue entre ses lèvres, pour simplement les caresser. Mon cœur battait la chamade, non par l'excitation, mais par la peur.

Je plongeai de nouveau mon regard dans le sien, et il me murmura "Il faut le tuer..." Mais à cet instant précis, j'entendis un cri de douleur s'élever dans les airs. C'est alors que je vis ce qu'il s'était passé pendant que j'étais dans ma bulle avec Fili.

Il restait seulement cinq orques et quatre ouargs vivants, mais Balin était blessé au bras, et Thorin avait du sang sur le visage.

Yazneg hurla quelque chose puis ils s'enfuirent tous sur les ouargs et disparurent de notre champ de vision.

Pourquoi avoir fuit ? Pourquoi est-ce que ce putain d'orque venait de s'enfuir alors que je devais le tuer !?

Je sentis soudainement un poids s'affaisser sur moi, et vis Fili inconscient. Je commençai à le secouer pour le faire revenir, mais une main se posa sur mon épaule, ce qui me fit sursauter.

« T-Thorin... Il... Et toi tu... p-pourquoi ?

— Shhht... Nous sommes tous les cinq vivants, c'est le plus important. »

Je sentis ses bras s'enrouler autour de nous, car j'avais Fili dans mes bras, et me murmurer que tout irait bien.

Sauf que rien n'ira bien tant que cet orque sera encore en vie, et qu'il partagera ce lien avec Fili à cause de ce tatouage ! Je ne me fis pas prier, et lui raconta cette histoire. Sur l'instant il trouva ça étrange, mais Balin lui rappela que la magie noire était redoutable, et que peu de personnes savaient comment effacer les sorts jetés. Il devait exister un moyen.

Nous restâmes ainsi, sans rien faire, à seulement récupérer notre souffle perdu pendant l'affrontement. Nous attendions le réveil de Fili pour marcher vers le point d'eau le plus proche, car nous devions nous nettoyer tout ce sang, nettoyer nos plaies et nous soigner.

« C'est toi qui lui a planté cette flèche, Kili ? Demanda Thorin en regardant Fili.

— O-Oui... Je n'avais pas le choix...

— Tu es alors plus fort que je ne le pensais... Tu as blessé ton propre frère...

Je ne répondis rien, n'étant pas du tout fier de ce que j'avais fait. Il m'adressa un regard étrange...comme du mépris. Il me murmura "J'ai tout vu...". Mon corps se figea. Merde... il m'avait vu embrasser Fili.


Enfin le chapitre 10 de terminé ! hehe

Dites moi ce que vous en pensez =)
Je suis actuellement sur le point de terminer le chapitre 13 (j'aimerais reprendre de la marge mais je sais que ça va être dur...)
Je suis aussi en train de me casser la tête sur le moyen de "sauver Fili"... (Sauver Willy ? xD) même si j'avais déjà quelques idées, mais je me
rends compte que certaines doivent être rationnel vis-à-vis de l'époque et de la réalité (même si je sais que l'univers de Tolkien est tout à fait fantastique)

J'ai vu que quelques unes d'entre vous se demandait s'il y aurait du Kili/Thorin ou du Thorin/Dwalin, alors en fait, il est vrai que j'avais prévu un peu de
Kili/Thorin dans la fiction (histoire de foutre un peu la merde xD) mais l'idée d'un Dwalin/Thorin m'intéresse... ça pourrait être bref et subtil mais faisable =)

Bref, passez une bonne semaine (avec les cours et tous ça xP)
Et on se retrouve au prochain chapitre !

See ya' !