Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Le couple : Harry/Draco
Le rating : M
Nombre de chapitre : 22 + épilogue (version normale + version bonus)
Genre : Romance dans la généralité, Deathfic car déjà j'écris une partie de la bataille finale et Drame.
L'histoire débute pendant la sixième année (1996-1997) d'Harry Potter.
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR… rien n'est à moi (snif snif) sauf Chloé, Cornélius et… Lissa.
Modifications apportées : Severus Rogue sera nommé ici Severus Snape et enseignera les potions et non la Défense contre les forces du mal comme dans le sixième tome. Au fil de votre lecture, certains détails seront annoncés afin de ne pas trop spoiler ici. Ils seront soit annoncés en début de chapitre, soit à la fin.
Correctrice : Vivi64
Chapitre 10 : Le 01 septembre 1997
POV Harry (Un mois plus tard)
J'étais déjà prêt à partir pour la gare mais mes amis n'étaient pas du même avis que moi.
- Harry, je sais que tu aimes l'école, que pour toi c'est une maison, mais il est huit heures et demi, le train ne démarre qu'à onze heures alors si tu pouvais arrêter de venir faire du bruit en vue de me faire lever plus tôt, je t'en serai éternellement reconnaissant, dit Ron, la tête enfouie sous son oreiller.
Je pris la direction de la porte, faisant le plus de bruit possible, on pouvait rêver non, et descendis en bas. Malheureusement pour moi, il y avait seulement Molly et Ginny dans la cuisine. Hermione étant repartie chez elle la dernière semaine pour voir une dernière fois ses parents avant la rentrée, je ne pouvais pas compter sur elle pour éloigner cette sangsue de moi. Merlin que cette fille était sourde ma parole. Elle m'avait couru après pendant près d'un mois avec ses « Harry chéri » par ci, ses « Tu as totalement raison mon amour » par là. Je voulais lui crier que j'étais déjà avec quelqu'un, mais je devais me taire. En plus, mon meilleur ami, lui, ne voyait rien et demandait souvent à Ginny de rester avec nous.
- Oh Harry, tu es déjà prêt ? Demanda soudainement Molly.
- Heu… oui, j'ai hâte de revoir les murs du château, dis-je en prenant place à l'opposé de Ginny.
Je pus voir qu'elle était surprise de mon geste, mais je ne trouvais plus aucun moyen de lui faire comprendre.
- Fred et George vont bientôt arriver, ils doivent nous dire quelque chose, annonça Mr Weasley en entrant.
Ensuite Molly me servit mon petit-déjeuner et je me refugiai dans mon assiette, évitant ainsi les regards lourds de sens de Ginny. Je me sentais quand même triste pour elle de s'accrocher comme ça à moi. Mais je n'y pouvais rien, j'avais été très clair le jour de la Saint-Valentin et le deuxième jour de mon arrivée ici.
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- Bon voilà…
-… nous avons l'immense…
-… joie de vous annoncer…
-… que nous allons…
-… inaugurer notre…
-… second magasin…
-… de farces et attrapes…
-… qui se situera…
-… à Pré-au-Lard, termina l'un des jumeaux.
Je regardai avec fascination Fred et George qui arrivaient par je ne savais quel moyen à finir les phrases de l'autre mais là, ce qu'ils venaient de nous faire, sans décalage et avec une facilité déconcertante, était génial.
- Et où allez-vous vous installer ? Demanda leur père.
- Nous avions d'abord voulu racheter l'ancien Zonko qui a fermé dernièrement mais Ambrosius Flume, le propriétaire d'Honeydukes, voulait déménager d'endroit…
- Alors, dit l'autre jumeau, nous avons conclu un accord, nous laissons le bâtiment de Zonko à Ambrosius et lui nous vend son bâtiment au même prix que l'était Zonko. Donc, nous allons nous installer à l'ancien Honeydukes, conclut-il.
Tout de suite, je pensais au passage secret qui reliait Poudlard à la cave du magasin de bonbons, enfin, maintenant magasin de farces et attrapes. Mes amis ignorant encore ce passage**. Devrais-je en informer les jumeaux ? Je savais que je pouvais leur faire confiance mais en même temps, si un jour ils étaient à la merci de Voldemort, valait mieux qu'ils ne connaissent pas ce passage.
Quand l'information passa dans la tête de tout le monde, ils se ruèrent sur les inséparables et leur présentèrent leurs félicitations. Moi, je préférais me mettre à l'écart, me sentant de trop dans ces effusions familiales. Bill, Charlie et Percy étant absents, les questions par rapport à la future ouverture ne furent pas nombreuses mais plus le temps passait et plus je voulais leur crier de penser à moi et de partir pour la gare. Je mourais d'envie de le voir, l'embrasser, lui faire l'amour et juste le sentir. Il m'avait tant manqué et j'avais à plusieurs reprises commencé à écrire un parchemin mais je finissais toujours par le brûler avant l'envoi, risquant de me faire remarquer. Je ne recevais jamais de courrier et j'en envoyais encore moins alors…
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Je poussai mon chariot où étaient déposées Hedwige et ma malle avec un empressement malheureusement visible, pour passer enfin le mur entre les voies neuf et dix. La première chose que je vis fut la splendide locomotive rouge vif qui me donnait toujours le sourire, mais je cherchais avant tout ses cheveux. Il y avait tellement de monde et le train ne partant que dans une vingtaine de minutes, j'avais peu de chance de le voir maintenant. Je suivis bien entendu mes amis dans un compartiment mais je bouillais intérieurement.
Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Et si son train pour venir ici avait du retard et qu'il se retrouvait coincé ici, à la merci de tous ? Et si Voldemort l'avait retrouvé et éliminé ?
- Harry, ca va ? Tu es tout blanc, dit Hermione avec de l'inquiétude dans la voix.
- Heu…
Mais la porte du compartiment s'ouvrit et je le vis, là, toujours aussi beau.
- Wesmoche, dents de castor et le balafré, tiens tiens tiens … Dégagez !
- Dégage toi-même Malfoy, dis-je avec autant de méchanceté que je le pouvais.
- Toi, petit merdeux, on ne t'a pas sonné, dit Pansy.
- Toi non plus sale cruche, lança Ron.
- Bon, sortez d'ici, nous redit Draco.
- Non ! Dis-je catégoriquement, nous ne partirons pas d'ici la fouine… mais si tu as assez de courage, tu peux rester avec tes chiens, ajoutai-je sur le ton de défi.
- Tu oses me traiter de lâche ? Demanda-t-il en se rapprochant de moi.
Je déglutis… pas de peur mais d'envie, l'envie de lui sauter dessus, là, et de l'embrasser comme un damné.
- Oui, répondis-je en reprenant mes esprits, je te traite de lâche… Tu es bien un Serpentard, renchéris-je.
- Vous, dit-il à Crabbe et Goyle, surveillez la porte !
Il prit place de l'autre côté, Ron et Hermione m'ayant rejoint pendant la dispute. Il croisa ses jambes et fit un signe de tête à Zabini et Parkinson de faire comme lui. Ils mirent tous deux quelques secondes à nous regarder tour à tour mais ils firent comme il leur avait demandé.
Ron s'installa à ma gauche et Hermione à ma droite, en gardant sa baguette en main. Je pris la mienne juste pour le geste, sachant que je ne risquais rien.
Le reste du trajet se passa en silence mais avec une tension sexuelle palpable et une tension électrique due aux quatre autres. Je pus voir quelques fois dans ses yeux qu'il avait envie de la même chose que moi mais nous devions encore tenir. Ce soir, nous serions enfin réunis.
Et ce salaud qui de temps en temps passait sa langue sur ses lèvres. Maudit Draco !
** Je ne sais pas si dans les tomes 1 à 5, Ron et Hermione connaissent le passage alors ici, même si c'est le cas, cela ne l'est pas.
Merci d'avoir lu et je l'espère, aimé.
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 10 republié corrigé le 18 mars 2013
