Éric errait sans but dans les rues de Dillon. Il pensait à sa vie. Il pensait à ses parents biologiques surtout. Il avait tant espérer faire leurs connaissance, mais vu la tournure des évènements de la soirée, ils les avaient perdu. Comment pouvaient-ils lui pardonner ?
Perdu dans ses pensées, Éric n'entendit pas la voiture qui ralentissait a côté de lui. Il sursauta.
Buddy : Éric ? Tu vas bien ?
Éric reprenant ses esprits: tu m'as fait peur Buddy !
Buddy : je pensais que tu m'avais entendu arriver. Est-ce que tout va bien ?
Éric : oui. Oui ça va. J'ai besoin de me détendre. Tu viens prendre un verre avec moi ?
Buddy : ok monte.
Buddy : je tenais à te rassurer. Nous avons trouvé un stade pour nos Panthers. Notre saison n'est pas foutue. C'est une bonne nouvelle ! Non ?
Éric : oui
Buddy étonné: tu ne me demandes pas où c'est ? Éric ?
Éric absent : tu disais ?
Buddy : tu es sûr que tout va bien mon ami ?
Éric : oui ça va. J'ai juste besoin de me détendre loin de ses hôpitaux.
Buddy : en parlant d'hôpital, as-tu eux des nouvelles de l'homme qui était avec toi ?
Éric : il va bien.
Buddy : on m'a dit qu'il avait un étrange air de ressemblance avec toi. Tu le connais ?
Éric: c'est mon frère jumeau.
Buddy: tu ne m'en n'as jamais parlé. Comment se fait–il qu'il n'est jamais venu ici avant ?
Éric : ma vie privée ne regarde personne ! Dépose-moi ici !
Buddy : ne t'énerve pas Éric. Qu'est ce qui te prend ?
Éric hurlant : dépose-moi Buddy !
Buddy enclencha la fermeture automatique : non, je ne te laisserai pas sortir de ma voiture ! Pas dans cet état en tous cas. Dit moi ce qui ce passe ?
Éric essaya tant bien que mal de sortir avant de se résigner et il laissa ses nerfs lâchaient devant Buddy. Buddy conduisit Éric à son studio et il le laissa tranquillement reprendre ses esprits. Attendre qu'Éric veuille bien lui parler de ce qui le tourmente à ce point-là.
Éric honteux : excuse-moi Buddy. Je n'aurai pas dû…
Buddy : dit moi ce qui ne va pas Éric ! Je suis ton ami. Cette conversation restera entre nous je te le promets.
Éric : j'ai fait quelque chose de pas bien il y a 25 ans et aujourd'hui tout le monde en paye les conséquences.
Buddy perdu : de quoi tu parles Éric ? Explique-moi !
Éric hésita un moment mais fini par révéler la vérité à son ami. Peut-être que ça l'aiderai à aller de l'avant. Buddy écouta silencieusement son ami qui semble-t-il, portait un immense fardeau sur la conscience.
Éric : il y a une semaine, c'était la toute première fois que je voyais mes parents biologique et mon frère jumeau. C'était la première fois que je leurs parlais même. La nuit de ma naissance, j'ai été enlevé par une femme, qui était folle de chagrin par la perte de son bébé quelques heures plus tôt. Elle est décédée quatorze ans plus tard dès suite de sa longue dépression. C'est alors que ma vie a véritablement basculé. Mon père adoptif, avec qui j'entretenais une relation fusionnelle, m'annonça qu'ils s'étaient pas mes véritables parents, pire qu'ils m'avaient arraché à mes parents biologique. Je suis resté des semaines à ne parler à personnes. Deux mois plus tard, un inconnu m'a écrit une lettre m'expliquant en détail mon enlèvement, il m'a parlé aussi de l'existence d'un frère et il m'a révélé l'adresse d'habitation de mes parents biologique. Une amie m'a convaincu que je devrais m'y rendre. Je ne l'ai pas fait. Je ne sais pas ce qui s'est réellement passé dans ma tête mais, dans l'avion en direction d'hickory, je me suis rendu compte que j'étais entrains d'abandonner la seule personne qui m'aimait, au point de ce mettre en danger pour moi. J'ai repensé à toute ces fois ou mon père adoptif m'a protégé contre les crises de folie de sa femme. Je ne pouvais pas lui tourner le dos pour rejoindre des inconnus. Je crois que c'est à ce moment-là que je lui ai pardonné. Le plus dure était de se reconstruire. Mon père souhaitait vraiment que je prenne contact avec mes parents biologique et j'ai toujours refusé. J'ai continué à vivre comme si rien ne c'était passer. Le temps a passé, je me suis marié, j'ai commencé ma carrière puis nous avons eu Julie. I ans, j'ai perdu mon père. Il ne voulait pas que je continu à vivre dans l'ignorance, donc, je lui ai fait la promesse de prendre contact avec mes véritables parents. Il voulait mourir rassurer que, quoi qu'il arrive, j'aurai toujours une présence paternel à mes côtés pour les coups dures.
Buddy ému : ton père adoptif devait vraiment être une personne formidable.
Éric pensif : il l'était réellement. Il me manque vraiment. J'aimerai qu'il me dise quoi faire maintenant. Je me suis montré vraiment odieux avec mes parents biologiques.
Buddy : ils sont ici ?
Éric : oui, ils sont venus pour mon frère, en premier lieu. Mon père biologique m'a sauvé la vie en acceptant de me donner son sang. Et moi, ce soir, j'ai rien trouvé d'autres que de mettre leurs paroles en doute. Pire, j'ai avoué connaitre leurs existences depuis longtemps mais que je n'avais rien fait pour nouer le contact. Comment veut-tu qu'ils me pardonnent ?
Buddy : tu n'as pas essayé après le décès de ton père ?
Éric : si bien sûr, mais tu t'imagines sonner à la porte de tes parents, à 35 ans « oui bonjour, je suis ton fils, comment ça va ? » C'était trop tard.
Buddy : et ton frère ?
Éric : je lui rendais visite incognito, quelques jours dans l'année. Il avait sa vie à lui à Chicago. Il vivait bien, avait une bonne situation financière et professionnelle, et une petite copine semble-t-il. Cela suffisait à me rassurer.
Buddy : tu n'as jamais réussi à l'aborder ?
Éric : je crois que je comptais sur une rencontre par pure coïncidence, au détour d'un coin de rue. Finalement, c'est lui qui est venu à moi par pure coïncidence. Sans ça, je serai mort aujourd'hui. Mes parents n'auraient sans doute jamais su que j'avais vécu, ils n'auraient jamais su qu'ils étaient grands- parents et Gary n'aurait jamais su qu'il avait un frère jumeau.
Éric éclata en sanglot. A cet instant, il s'en fichait complètement de son image d'homme solide. Il avait vraiment besoin d'évacuer toutes ses émotions qu'il avait gardé tant d'année au fond de lui. Buddy était profondément touché par son ami. En voyant Éric, on ne croirait jamais sur quel traumatisme il a dû se construire. Éric était vraiment une personne respectable. A lui de le persuader.
Buddy : Éric, regarde-moi ! Il ne faut pas que tu te sentes responsable !
Éric : j'ai tous gâché !
Buddy : NON Éric ! Ce n'est pas vrai !
Éric : si c'est vrai. J'avais la possibilité de réparer les erreurs de mes parents adoptifs et je ne l'ai pas fait ! Ça aurait tout changé !
Buddy : ça suffi Éric !
Éric baissa simplement la tête, honteux.
Buddy : je te trouve trop dur avec toi-même, Éric. Tu n'étais qu'un gamin qui venait de perdre tous ses repères ! Tu étais ce même gamin qui était face à un choix d'adulte. Ta décision venait du cœur, c'est tous ce qui compte. Et je parie que tes parents te pardonnent et qu'ils n'attendaient que ton retour à la maison.
Éric : et s'ils étaient reparti ?
Buddy : alors dans ce cas, tu devras prendre le prochain avion afin de les rejoindre et de leurs parlers avec ton cœur, comme tu viens de le faire avec moi ce soir.
Éric : merci mon ami.
Buddy : tu peux venir à moi quand tu veux Éric.
Éric : je crois que je devrais rentrer à la maison maintenant. Tout le monde doit s'inquiété.
Buddy : sache décision.
