Vous avez probablement envie de m'étriper face à cette longue attente mais ce serait une très mauvaises idée! sinon pas de suite! :)
Je suis vraiment désolée pour l'attente!
Merci mille fois pour toutes vos reviews et alerts et favoris!
Chris : voilà la suite! enjoy!
emeline-fe : Bonjour et bienvenue! Je suis ravie que tu aimes ma fiction! Je peux rien te garantir pour Kate. C'est vrai que je suis très sadique...
Une-Ame-Perdue : Vous tuer? loin de moi cette idée! Oui, j'avais vu juste pour l'ambulance? tu m'étonnes!
Tu sais, je crois que tu vas me faire pleurer avec tant de compliments que je ne suis pas sûre de mériter! Mais si ça te plait autant, je n'en suis que plus ravie!
Madoka ayu: après un sprint pour nous rejoindre, te voilà! C'est sûre que si castle trouve Mr méchant, ce sera pas beau à voir.
Fuck'Yeah-21: FAN? et moi je suis ravie que tu le sois! ah notre Castle, un parfait gentleman!
IFON91: Ravie que cette suite t'ai plu!
Audrey 1986: Je suis contente que ma fic te plaise!
Guest 1 : Voilà la suite et désolée pour l'attente! N'oublies pas de signer tes reviews! ;)
bisounours : Je passe un excellent voyage, tellement excellent que j'ai du mal à trouver du temps pour écrire! Mais voilà quand même la suite! enjoy!
MissWeasleydu69: sans sadisme pour le moment! retour du sadisme très vite! et moment caskett très vite aussi!
Bloups: je suis vraiment contente que ma fic te plaise autant! Pour le masque à oxygen, il faut toujours me prendre au sèrieux! D'ailleurs, tu devrais t'en acheter un parce qu'avec moi, tu risques d'y passer!
Angylafan : la suite pas vite mais la suite quand même! enjoy!
Guest 2: Du caskett dans ce chapitre! enjoy! N'oublies pas de signer tes reviews! ;)
SophyCA : je te préviens que Kate va encore souffrir un peu mais bon, le caskett sera là pour te remonter le moral!
Chapitre 10) Hard evening, Sweet morning :
Les rayons du soleil, si absent ses derniers jours, filtraient à travers la vitre d'un loft, éclairant deux formes humaines avachis sur un sofa, encore endormies.
Une femme et un homme, presque enlacés, étaient sur les coussins. La tête de la jeune femme, sous sa crinière brune, reposait sur l'épaule de l'homme qui commençait à esquisser quelques mouvements de réveil, ouvrant, puis refermant ses yeux, aveuglés par la lumière.
Il bailla un instant, passa sa main devant sa bouche avant que celle-ci ne glisse devant ses yeux.
Il tourna la tête d'un coté puis de l'autre, se remémorant ce qui s'était passé la veille, essayant de se situer, un peu perdu.
« Beckett, agression, soigner, habiller, dodo canapé». Ca devait être quelque chose comme ça, et a peu près dans cet ordre.
Richard Castle posa alors un regard empreint de douceur sur le visage de Kate Beckett qui, elle, ne semblait pas vouloir quitter le pays des rêves.
Il la comprenait, après ce qu'elle venait de vivre.
Ne voulant pas la réveiller, il resta là, à l'observer, la détaillant.
Elle semblait si sereine et paisible dans son sommeil. Un sourire fin et difficile à percevoir s'étendait sur ses lèvres.
Ses yeux clos bougeaient parfois, secouant ses paupières.
Une de ses mains était tombée sur le torse de Rick, l'autre tenait ses cotes, probablement encore douloureuses.
Caste grimaça, pensant à la douleur qu'elle devait ressentir, et à comment elle la dissimulait, à comment elle arrivait à être si forte.
Un bruit venant des escaliers le tira de sa contemplation. Il se retourna pour découvrir Martha suivit de près par sa fille, qui dévalaient les marches, déjà vêtues.
Elles exprimaient toutes deux des mines fatigués, certainement du au trou de sommeil de la nuit dernière.
Malgré leur inquiétude pour la jeune femme, elles ne pouvaient s'empêcher de sourire, heureuses de voir Kate dormant dans les bras de son père pour Alexis, de son fils pour Martha.
Il leur sourit, les rassurant, les confortant, leur tirant un autre sourire plus large encore.
Sans un bruit, les deux femmes de la maison commencèrent à préparer le petit déjeuner, toastant, tartinant, découpant, versant le café et le jus de fruit.
Castle observait simultanément sa mère vive, sa fille extraordinaire, sa muse… parfaite.
Il se sentait tellement bien avec elle si près de lui, collé à son corps et encore assaillis par les images de la veille où il aidait Kate à s'habiller.
Il était rassuré et heureux qu'elle soit finalement venue lui demander son aide même si il était sûr qu'il aurait pu l'aider avant.
Son regard effleura un moment le cadrant de sa montre de luxe ornant son poignet et il se dit que c'était le moment de la tirer des bras de Morphée.
D'une lenteur et d'une douceur extrême, il approcha sa main de son épaule valide et la secoua en lui murmurant de se réveiller à l'oreille.
D'abord sans réaction, Beckett finit par s'animer, un peu trop brusquement peut-être puisqu'elle grimaça, reportant sa main sur son abdomen.
Après avoir étudier la pièce qui l'entourait, tout lui revint. La soirée de la veille, son agression, Castle… Tout.
Castle.
L'écrivain se tenait à coté d'elle, souriant et la regardait émerger lentement.
Elle lui lança à son tour un sourire et une fois leur échange muet terminé, Beckett se leva du canapé.
Ses cotes la lançaient, tous comme sa tête et son épaule qu'elle n'osait même pas bouger.
Elle vacilla quelques secondes en posant les deux pieds au sol mais remarqua que Castle était là, prêt à intervenir si besoins.
Elle lui répondit de nouveau pas un sourire, le rassurant, puis se retourna vers la cuisine pour apercevoir Martha et Alexis qui s'activaient tout en rigolant.
Castle et Beckett si dirigèrent vers la table où des assiettes bien remplies les attendaient et après un échange de « bonjour », ils s'assirent.
Beckett était gênée, terriblement gênée. Elle avait débarqué en pleine nuit, réveillant toute la famille Castle, et il lui semblait normal de s'en excuser. Aussi déclara-t-elle en baissant la tête :
- Martha, Alexis, je suis désolée d'avoir débarquée hier soir et de vous avoir réveillée…
- Kate… Vous n'avez pas à vous excuser ! Grand dieu je suis bien contente que vous soyez venue ici et que vous ne soyez pas dans un pire état ! s'exclama Martha tout en conversant avec ses bras à l'aide de gestes théâtrales.
- Merci… répondit Kate rassurée par ces paroles et par le sourire attendrissant d'Alexis qui les avait accompagné.
- Si je puis me permettre, que vous est-il arrivé ? continua la jeune adolescente rousse.
Beckett raconta rapidement son histoire, sans s'acharner sur les détails encore pénible.
Tous écoutaient attentivement, tirant parfois des grimaces à Alexis, des « Oh ! » à Martha et des jurons (mal) étouffés à l'écrivain.
Une fois son récit fini, le silence s'installa. Beckett pouvait sentir les regards compatissant se poser sur elle.
Après un « bonne appétit les amis » lancé d'un ton guilleret par Castle qui voulait détendre un peu l'atmosphère, et les yeux de Kate se levant vers le ciel, chacun commença à manger, dégustant ces vivres si apetissant, appréciant les plats concoctés par les femmes de la maison.
Martha n'avait pu s'empêcher de ressortir de vieilles histoires d'enfance de son fil, lui tirant une moue boudeuse alors que sa fille et Kate riaient sans sembler pouvoir s'arrêter.
Castle, malgré la gêne qu'il éprouvait à cause de sa mère déballant l'histoire de sa vie, rayonnait. Ce petit déjeuner était magique. Il passait un bon moment en compagnie de sa famille et de sa muse. Il la voyait rire et sourire de toutes ses dents et pensa, heureux, qu'ils avaient réussi à lui faire oublier ses derniers jours et ce qui lui arrivait. Satisfait, il rejoignit les trois femmes dans leur fou rire.
Martha les abandonna rapidement, devant filer à son école de théâtre et proposa de déposer Alexis à son lycée. Cette dernière accepta, courant chercher son sac, embrassant son père et faisant un petit signe de la main à Kate avant de rejoindre sa grand-mère au pas de course.
Beckett avait vraiment apprécié ce moment, unique pour elle. Elle n'avait ressentit une telle ambiance qu'elle aurait qualifiée de familiale depuis si longtemps… Mais en voyant Alexis et Martha rirent, et en se joignant à cette joie si attirante elle avait eut l'impression de retrouver le temps où elle, son père et sa mère petit-déjeunaient ensemble chaque matin.
Mais, même si elle sentait la nostalgie l'envahir, elle était reconnaissante envers Castle de lui avoir fait retrouver ce qu'elle croyait avoir perdu à jamais.
Après avoir débarrassé la table, dans les moqueries de Kate et les justifications de Castle sur les horribles histoires que sa mère avait osé raconter, l'écrivain rapporta à Kate de quoi s'habiller pour la journée.
Il comprit au regard qu'elle lui lança, qu'elle lui demandait de nouveau son aide pour se vêtir.
Repensant à ce regard, le même que la veille au soir, et qui les avait entrainé dans une dance silencieuse mais pas muette, chacun espérait que cette fois serait différente. Non parce qu'il n'avait pas apprécié, bien au contraire, mais plutôt parce que cette fois, il avait peu de perdre le contrôle et de se laisser envahir par ses sentiments qu'ils n'admettaient pas.
Beckett se débrouilla pour ne pas regarder Castle dans les yeux, laissant son regard explorer les rideaux et autres objets intéressants… tant qu'elle pensait à autre chose qu'aux mains qui frôlaient sa peau, lui donnant des frissons !
Après lui avoir enfilé un jean slim noir et un T-shirt violet uni, il la laissa pour aller se changer à son tour, en profitant pour changer les visions que lui donnait son esprit, le calmant ainsi.
Une fois seule et calmée, Beckett trouva son téléphone et le porta à son oreille dans un long soupir.
Elle du attendre la seconde tonalité avant d'entendre la voix du Capitaine Montgomery.
Elle avait décidé de ne rien leur dire, elle ne voulait pas les inquiéter. Elle expliqua juste au capitaine qu'elle ne viendrait pas travailler de la journée, qu'elle était fatiguée – ce qui n'était pas faux – et qu'elle allait donc prendre une journée de congé.
Il ne lui posa pas de question, facilitant l'échange. Il savait que si Beckett l'appelait pour lui demander sa journée, c'est qu'elle en avait besoins. Aussi lui accorda-t-il cette journée de repos sans discuter.
Elle souriait de ce coté du téléphone, contente de voir qu'autour d'elle, des gens était là pour elle, à veiller sur elle, sur son bien-être.
Elle raccrocha finalement au moment ou Castle revint, vêtu d'une chemise blanche, de sa veste marron en Daim et d'un Jean bleu, blanchit par la javel volontairement par endroit.
Dans un échange mutuel de sourire, ils quittèrent le loft et rejoignirent une des voitures de Castle, la plus « passe partout ».
Le trajet vers l'hôpital se fit dans un silence pesant. Castle jusque là concentré sur la route se tourna vers Kate qui regardait d'un regard vide le haut des buildings défiler.
Elle semblait plonger dans ses pensées.
Pensive, elle essayait de trouver le moyen de dire à Castle qu'elle était certainement la prochaine cible de leur tueur en série, en vain…
Comment lui dire une chose pareille ? Comme lui avouer que encore une fois elle ne lui avait pas dit toute la vérité ? Comment lui dire que bientôt ce serait son tour ? Qu'elle était la prochaine ? Que bientôt c'était peut-être son cadavre qu'il découvrirait une fraiche matinée d'automne ?
La réponse elle ne l'avait pas. Mais elle savait que peut importé la manière, elle allait devoir balancer le morceau avant qu'il ne remarque qu'elle lui cachait encore quelque chose.
La question maintenant était de savoir qu'elle serait le bon moment ?
Il n'y avait pas de bons moments, jamais, et encore moins pour ce genre de nouvelle.
Elle se promit de lui dire durant le trajet du retour, coute que coute.
Castle tourna de nouveau la tête vers Kate après avoir éviter un cycliste qui sortait à toute vitesse d'une ruelle et qui bien sûr n'avait pas regardé devant lui mais derrière. Pourquoi derrière? Allez savoir!
Elle n'avait pas esquissé un geste depuis le départ, pas dit un seul mot et fixait toujours le ciel, comme si elle attendait quelque chose.
Il avait ce regard quand il cherchait des réponses à ses questions, quand il avait quelque chose de difficile à avouer et qu'il ne savait pas quoi faire.
Il savait qu'elle lui avait caché quelque chose, il la connaissait trop bien pour ça.
Pourtant il ne lui avait rien demander, rien dit, rien reprocher.
Elle lui en parlerait, il le savait, parce qu'elle ne lui cacherait plus rien après leur dispute de la veille et ce qui lui était arrivé.
Il se contenta de lui demander si tout allait bien et accepta sa réponse positive avant de se retourner vers la route. Il détestait les embouteillages !
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Après une longue attente dans les embouteillages, voilà qu'ils devaient attendre aux urgences !
Ils étaient debout dans la file d'attente du comptoir où chacun devait remplir des papiers. Devant eux, une petite fille s'était « accidentellement » d'après la mère, mit une bille dans le nez.
Beckett avait mal aux cotes à force de rester debout mais ne disait rien.
Elle faisait par fois quelques grimaces lorsqu'elle passait d'un pied à l'autre grimaces que Castle du remarquer car, après avoir demander à l'homme derrière eux de leur garder la place, il la conduisit vers un des sièges présent dans la salle où attendait de nombreuses personnes et lui intima l'ordre de ne pas bouger et de se reposer.
Elle le remercia d'un sourire avant qu'il ne reparte se mettre dans la queue, attendant plus ou moins patiemment son tour.
Il passa finalement un gros quart d'heure plus tard, rempli rapidement les papiers, s'arrêtant sur les quelques informations qu'il ne connaissait pas, « Deuxième prénom », se demandant même en quoi cela pouvait intéresser le médecin des urgences.
Il laissa quelques blancs mais avait compléter toutes les infos vitales demandées.
Il finit par rejoindre Kate et s'assit à coté d'elle, une idée en tête, plutôt une question, une curiosité à satisfaire.
Kate connaissait ce regard, aussi prit elle les devant :
- Quoi Castle ?
- Quoi Quoi ?
- Vous avez une question à me poser alors posez là ! dit-elle avec de grands gestes l'encourageant à poursuivre.
- Je me demandais, c'est quoi votre deuxième prénom ?
- Mon deuxième prénom ? demanda-t-elle surprise, ne comprenant pas vraiment la raison de la question.
- Oui, répondit-il avec ce petit sourire en coin qu'elle trouvait adorable.
Il essayait de la charmer pour obtenir sa réponse mais ca n'allait pas se passer comme ça ! Elle trouva là une occasion de lancer un petit jeu :
- Pourquoi devrais-je vous le dire Monsieur Castle ?
- Parce que vous savez le mien !
- Je l'ai lu sur votre site internet ! Moi je n'étale pas ma vie privée sur le net !
- Oui mais c'est moi qui vous ai dit pour Alexander !
- Très bien… dit-elle en approchant doucement de son oreille une lueur malicieuse dans le regard.
- Je suis toute ouïe détective, répondit-il en s'approchant un peu plus d'elle.
Ils pouvaient sentir le soupir de l'autre sur leur joue. Elle entrouvrit ses lèvres, prête à prononcer le mot tant attendu par Castle :
- Mon… deuxième… prénom… est… murmura-t-elle d'une voix basse, presque soupir.
- Est…? reprit Castle alors qu'un sourire de victoire s'étendait déjà sur ses lèvres.
Elle colla sa bouche à son oreille et murmura quelques mots avant de reculer et d'éclater de rire.
Castle se releva, n'affichant plus du tout de sourire mais plutôt une moue boudeuse :
- Comment ça vous n'avez pas de deuxième prénom ? c'est une blague c'est ça ?
- Non, Castle ce n'est pas une blague ! Mais vous auriez voir votre tête ! À mourir de rire !
- Très drôle détective ! Tout le monde à au moins deux prénoms !
- Pas moi !
Elle avait effectivement un deuxième prénom mais faire mariner un peu Castle était bien mieux que de lui dire. Et bien plus drôle !
Son second prénom était le nom de sa défunte mère, « Johanna ». Elle avait toujours aimé ce nom, elle en était fière, surtout depuis la mort de sa mère. Elle avait l'impression de garder sa mère près d'elle, de lui rendre hommage.
Elle remercia silencieusement Castle pour le lui avoir rappeler. C'était une des rare fois où elle n'était pas triste en pensant à sa mère. Souvent, quand c'était Castle qui lui faisait penser à sa mère, elle ne ressentait pas cette tristesse qui l'avait si longtemps habité. Elle sentait que Castle était intéressé par sa mère, pas juste curieux, elle sentait qu'il voulait la connaître, les connaître elle et sa mère.
Et elle sentait une certaine fierté quand elle lui en parlait. Elle se sentait heureuse et revivait parfois les moments mère-fille passés.
Sur cette pensée, Beckett s'adossa un peu plus sur son siège, posa sa tête sur le haut du dossier, attendant que le médecin vienne.
Elle attendit, ils attendirent, longtemps, une heure, deux. Trop peut-être car Castle, qui en avait plus que marre de se faire devancer par une simple coupure, un mal de tête persistant se leva jetant un « trop c'est trop » avant de composer un numéro sur son téléphone sous le regard curieux de Kate :
- Adam Mercer, répondit une voix d'homme.
- Adam c'est Rick Castle !
- Rick ! Ca fait un bail ! Désolé hein pour l'autre jour, pour le golf mais ma fille était malade et ma femme travaillait alors j'ai du garder la petite !
- Pas de souci ! Dis moi tu es de garde là ?
- Oui bien sûr pourquoi ?
- J'ai une amie qui aurait besoins de voir un docteur rapidement. ON est aux urgences là et ca fait des heures alors…
- N'en dis pas plus ! j'arrive !
- Merci Adam ! répondit-il avant de raccrocher et de s'adresser à Beckett qui attendait visiblement une explication, voilà tout est réglé ! Mon ami va vous prendre en charge !
- Castle ! Vous ne pouvez pas faire ça !
- Faire quoi ?
- Passer devant tout le monde !
- Si, d'ailleurs je viens de le faire ! répliqua-t-il plutôt fier de lui avant de se rassoir.
- Castle, des gens attendent depuis plus longtemps que nous, ce n'est pas correct !
- Beckett ! Je pense que la jeune fille avec la bille dans la narine va survivre, tout comme l'adolescent qui s'est foulé le gros orteil ! Vous, vous vous êtes fait passer à tabac par un psychopathe qui vous a très certainement cassé les côtes et vous voulez que l'on parle de votre bras ? Alors, question urgence, je crois que c'est vous qui gagnez.
Beckett voulu répondre mais fut interrompu par les retrouvailles de l'ami « Adam » et de Castle. Lorsque ce dernier la présenta elle se leva, trop vite, et sourit en serrant la main au jeune et séduisant médecin. Après avoir récupéré les documents que Castle avait rempli en arrivant auprès de la standardiste, Adam les invita à le suivre dans une salle de consultation.
Il s'excusa et les laissa un moment pour aller chercher du matériel, non savoir au préalable dit à Kate de se déshabiller et d'enfiler une blouse d'hôpital.
Castle n'aurait jamais cru devoir déshabiller Kate Beckett trois fois en si peu de temps. Il n'allait pas s'en peindre ah ça non !
Il l'aida à passer la blouse blanche parsemée de pois bleu marin et ouverte dans le dos.
Encore une fois, le contact de la peau de Castle avec celle de Kate fut cause de frissons. Mais si Castle l'avait sentit, il ne fit que sourire.
Alors qu'Adam revenait, Castle sortait lançant un clin d'œil d'encouragement à Kate et un signe de remerciement à son ami. Il prit ensuite le chemin de la salle d'attente et prit son mal en patience.
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Adam enfilait une paire de gants en latex :
- Alors comme ça c'est vous la nouvelle muse de Rick ?
- Oui c'est moi. Et vous, comment vous êtes vous connu ?
- Un jour il a amené sa fille aux urgences. C'était ma première année d'internat. La petite n'avait rien de grave, juste un bras cassé, mais lui était totalement paniqué. Je l'ai soigné et lui m'a remercier comme si je lui avait sauvé la vie ! Il m'a invité à une de ces parties de golf avec le maire et un juge et depuis, on se fait régulièrement des parties.
- Oui, c'est vrai que quand il s'agit d'Alexis, Castle peut perdre un peu les pédales ! rigola la jeune femme.
- Et vous, que vous est-il arrivé ?
- C'est une longue histoire mais pour vous la faire courte, je me suis fait agresser dans la rue hier soir…
- Voyons un peu ça, dit-il en s'approchant d'elle avant de lui intimer de s'allonger d'un geste ample de la main.
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Castle regarda une nouvelle fois sa montre. 13h00. Depuis combien de temps il attendait ? Une heure au moins. Mais qu'est-ce qui pouvait bien prendre aussi longtemps ?
Il commandait à s'inquiéter. Il s'était levé, et faisait les cents pas à travers toute la pièce.
Adam arriva enfin, un dossier gris à la main, et sourit en voyant la mine inquiète de Rick.
« Il doit vraiment bien l'aimer sa muse » pensa le jeune homme à qui l'expression de l'écrivain rappelait ce fameux jour où il s'était rencontré. Il était presque aussi inquiet que lorsqu'il lui avait amené sa fille.
Il décida d'abréger ses souffrances :
- Rick ?
- Oui ? s'exclama Castle, Pourquoi ca a prit si longtemps ?
- Parce que j'ai du lui faire passer des radios et une IRM et un scanner.
Pour Rick, ces trois mots n'étaient pas vraiment bon signe. Cependant, il ne dit rien et laissa Adam poursuivre :
- Ton amie à le radius cassé, l'épaule démise, l'omoplate et la clavicule cassées, deux cotes cassées et trois fêlées légèrement. Je lui ai recousu les plaies les plus profondes et désinfecté les autres mais il faudra changer les pansements tous les jours pour celles que j'ai du recoudre. Elle a aussi de nombreuses contusions un peu partout mais qui devront rapidement disparaître. Elle a également un léger trauma crânien ce qui implique que tu dois la surveiller. Si elle a des vertiges, des nausées, ou autres signes inhabituelles, tu me la ramènes, OK ?
Castle avait pali au fur et à mesure qu'Adam lui décrivait les blessures de Kate. Elle n'avait pas été épargnée même si elle avait tenté de lui faire croire que tout allait bien.
Il se ressaisit face à la demande de son ami et lui assura qu'il allait veiller sur elle.
D'après Adam, une infirmière aidait Beckett à se rhabiller.
Il la retrouva donc dans le hall d'entrée quelques minutes plus tard et sourit en voyant qu'elle essayait de faire comprendre à l'infirmière qu'elle n'avait pas besoins d'un fauteuil roulant pour sortir et qu'elle pouvait parfaitement marcher :
- Je comprends bien Madame Beckett mais c'est la règle : tout patient doit sortir en fauteuil roulant. C'est comme ça. C'est pas moi qui décide.
La jeune femme sembla soulagée par l'arrivée de Castle qui prit les choses en main et commença à pousser le fauteuil vers la sortie.
Beckett, elle, s'était mise à bouder sur son siège, les bras croisés.
Elle détestait se sentir si faible, surtout face à un homme, et surtout face à Castle.
Elle put enfin abandonner son « véhicule » à la sortie comme avait dit Castle avec un petit rire.
« Vous n'allez pas vous y mettre vous aussi ! » avait-elle répondu en soupirant.
Castle l'aida à se lever et la conduisit jusqu'à la voiture.
Il tenta de lui mettre sa ceinture de sécurité mais elle lui expliqua que ce n'était pas parce qu'elle avait un bras en écharpe qu'elle était handicapée.
Il n'insista pas, tenant trop à la vie, surtout quand elle rajouta qu'elle n'avait pas oublié d'emporter son flingue.
Castle appréciait son envie de tout contrôler, son besoin d'autonomie, même si parfois cela l'empêchait d'agir en parfait gentleman :
- Alors cette consultation ? demanda-t-il en démarrant.
- Longue. Adam m'a donné une ordonnance alors si on peut s'arrêter dans une pharmacie…
- Pas de souci, il y en a une à deux pas de mon appartement. D'ailleurs, en parlant d'appartement, on va passer au votre pour vous prendre deux trois affaires, de quoi habiter chez moi quelques temps.
- Je peux très bien me louer une chambre d'hôtel vous savez ?
- Adam a dit que du fait de votre traumatisme crânien, quelqu'un devait vous surveiller. Je ne vous laisserais donc pas seule une minute. D'autant plus qu'un psychopathe en a après vous ! Donc, vous habiterez chez moi le temps qu'on le retrouve. Et puis on en a déjà parler hier soir : je ne vous laisse pas trop le choix.
« Un psychopathe en a après vous ». Ces quelques mots raisonnaient dans l'esprit de kate.
Elle se rappela la promesse qu'elle s'était faite et décida que c'était le moment de dire à Castle ce qu'elle avait « omis » de dire.
Elle se retourna vers lui, étudiant les traits de son visage qui paraissaient détendus, « pas pour longtemps » se dit-elle.
- Castle ?
- Oui, répondit-il d'une voix qu'il voulait douce en tournant légèrement la tête vers elle, ayant compris qu'elle allait lui avouer ce qui la tracassait.
- Je pense savoir qui est la quatrième victime du Valentine's killer
- Et qui est-ce ? demanda-t-il, surpris, ne s'attendant pas à ce qu'elle lui parle de l'affaire en cours.
- Moi…
Alors ? Qu'en pensez-vous ? Review please XOXO!
La suite au plus tard vendredi, promis!
