Chapitre 10 : Dépasser les limites

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J'étais tellement content ce soir-là en sonnant chez Kenny que je ne pouvais défaire mon sourire. Ce fut Karen qui m'ouvrit.

_Oh, salut Stan.

_Salut Karen.

Je lui fis un sourire et entrai.

_Tu viens encore voir Kenny ? Elle avait l'air plutôt déçue, elle fit même un petite moue.

_Oui, désolé.

Je ne l'étais pas. Je traversai rapidement le salon et allai frapper à la porte de la chambre de Kenny avant d'y entrer.

_Hey ! M'exclamai-je avec entrain.

_Salut !

Il se leva vite de son lit, il lisait un magazine. Tandis qu'il avançait vers moi, je pris le temps de détailler son physique avec envie. Ses cheveux blonds, en bataille, comme toujours, et son immense sourire. Un jean tout simple, délavé, des baskets et un t-shirt lui allaient à merveille. Il traversa la pièce pour me rejoindre en un quart de seconde et me plaqua contre la porte. Il s'empara avidement de ma bouche et je le laissai faire, ravi. Mes mains remontèrent dans ses cheveux et il m'attrapa par les hanches pour presser nos bassins l'un contre l'autre.

_C'est génial de te revoir. Souffla-t-il contre ma peau.

Il se mit à planter des petits baisers sur mes joues et dans mon cou. Ses mains passèrent sous mon t-shirt et remontèrent le long de mon torse. Ses caresses me firent frissonner, surtout quand il me pinça un téton.

_Kenny. Gémis-je en m'agrippant à son épaule.

_Hum.

_Il faut vraiment qu'on continue à s'entraîner. Parvins-je à dire alors qu'il pressait ses hanches contre les miennes. Il s'éloigna de mon cou qu'il mordait avec force, sans oublier de lâcher un grognement.

_Oh, ok.

Il inspira un grand coup et prit graduellement ses distances, mais il passa quand même une main dans mes cheveux et me donner encore quelques baisers avant.

_Mais je pense que tu préférerais qu'on... discute. Répondit-il, le regard expressif. Je me sentis rougir. Étais-je aussi transparent que ça ?

_Euh...

_C'était vraiment pas difficile de comprendre de quoi tu parlais, chez Kyle.

Il me fit un petit sourire et me tira vers son lit. Nous nous assîmes. Il se laissa tomber sur le dos, un bras sous sa nuque tandis que je me hissai vers le montant du lit pour m'y appuyer.

_Alors... (il tripotait la couverture du bout de ses doigts aux ongles rongés et il me regardait) tu veux qu'on soit en couple.

C'était une affirmation, pas vraiment une question, mais je répondis quand même :

_Oui. Oui, je pense.

J'étais nerveux, super nerveux. Je n'osais pas envisager la possibilité qu'il puisse se moquer de moi. Je sentis que je devais me justifier :

_C'est juste que j'ai l'impression qu'il y a un truc entre nous, parce qu'on se connaît depuis tellement longtemps et je pense que ce serait dommage de ne pas essayer de pousser ça plus loin que juste... s'embrasser et tout.

Il ne détournait pas le regard.

_Je vois. Qu'est-ce qui t'a donné cette impression ?

_Quoi ?

_Tu n'as rien dit à ce sujet après les quelques premières fois où on s'est donné du plaisir entre hommes. Qu'est-ce qui a changé ?

_Je, euh... je t'ai vu parler à Bebe l'autre jour et-

Il se laissa retomber, hilare, à la moitié de ma phrase.

_Oh mon dieu tu es jaloux !

Il hoquetait en se tenant les côtes, il riait si fort.

_C'est pas marrant Kenny !

Je commençais à être agacé de le voir ne pas me prendre au sérieux.

_Tu es sorti avec la moitié de l'école et je commençais à avoir l'impression de n'être qu'un parmi tant d'autres à tes yeux.

Il s'arrête immédiatement de rire.

_T'es sérieux ?

_OUI ! Tu es sorti et t'as largué tellement de gens que j'ai cru que t'allais me faire le même coup.

Il plongea dans le silence et se mit à m'observer tout en tortillant la couverture.

_Je suppose que je peux pas t'en vouloir de l'avoir cru, dit-il piteusement, mais j'étais sérieux quand je t'ai dit que tu étais très important à mes yeux Stan. En tant qu'ami mais aussi... (il fit un geste pour nous désigner tous les deux) en tant que ce truc entre nous.

_Je sais.

Je poussai un soupir et passai une main dans mes cheveux.

_Je ne m'étais même pas rendu compte que te voir avec Bebe pourrait-

_Te transformer en connard jaloux ?

Il me fit un immense sourire. Il leva la main et la posa sur mon genou pour le caresser à travers mon jean.

_Ouais. Répondis-je dans un souffle.

_Tu croyais que je couchais avec elle en plus de toi ? Ou que je m'amusais avec toi dans son dos à elle ?

C'était exactement la question que je m'étais posé.

_Ben, oui, peut-être.

Il se rapprocha mais laissa sa main sur mon genou, sans cesser de le caresser délicatement du bout des doigts. Son sourire s'agrandit encore.

_Même en essayant, tu pourrais pas être plus mignon.

_Qu- Kenny ! C'est sérieux là !

_Je sais, je sais.

_Alors euh... c'est ce que tu te demandais ?

_Oui.

J'eus l'impression que le sol s'ouvrait sous mes pieds. Je tentai de retenir mes larmes en battant des paupières. Il le remarqua et vint s'asseoir à côté de moi, il passa son bras autour de mes épaules.

_Attends ! Attends ! Écoutes-moi d'abord, ok ?

Je ne savais pas si j'en avais envie, mais il se mit tout de suite à parler, comme s'il avait senti mon malaise.

_Quand on a commencé à coucher ensemble, je voyais aussi Bebe, tu es au courant.

J'acquiesçai.

_Mais je me suis vite rendu compte que je préférais nettement te voir toi que elle, donc je lui ai dit que je voulais tout arrêter.

_Quand ?

Ma question sembla le mettre légèrement mal-à-l'aise.

_Après que tu m'as branlé la première fois.

_Quoi, si tôt ?

En entendant sa confession, mes larmes se tarirent tout de suite.

_Oui, d'accord ?! J'ai compris que tu étais très important pour moi et j'avais envie de voir où ça nous menait. Quand on a couché ensemble la deuxième fois, il est devenu clair que ce n'était pas une coïncidence.

C'était absolument logique. Mais je n'aurais jamais cru qu'il ferait une chose pareille.

_Et donc ? Poussai-je, j'avais très envie d'entendre la fin. Il me fit une petite caresse sur l'épaule et s'y appuya. L'odeur entêtante de Kenny flottait autour de moi et je me rendis compte que ça m'excitait. Le souvenir de ses baisers et caresses, qui datait de la première fois que j'étais venu dans sa chambre, était toujours présent.

_Alors, après cette deuxième fois, j'ai dit à Bebe que je ne voulais plus sortir avec elle. Je lui ai dit que j'avais rencontré quelqu'un avec qui j'avais vraiment un bon feeling et que je voulais donner une chance à cette relation.

Sa seconde main vint caresser ma joue, ses doigts étaient chauds. Je fermai les yeux et me laissai entraîner par la douceur de sa peau.

_Mais, disons que... (il eut un petit rire, son souffle tiède glissa sur mes lèvres) ce n'était pas la première fois que je lui disais un truc comme ça, alors elle n'a jamais cessé de fleurter avec moi.

_Hum.

Je me rendis compte que ma main traçait des lignes au hasard sur sa hanche.

_Pourquoi tu ne fleurtes jamais avec moi ? Soufflai-je, et sa main passa dans mes cheveux.

_Mais je le fais, tout le temps.

Je poussai un grognement. C'était incontestablement vrai.

_Mais te ne réponds jamais, à moins qu'on soit seul.

_Tu veux que je fleurtes avec toi en public ?

_Oh, Stan !

Il se rapprocha de moi et ses lèvres effleurèrent les miennes tandis qu'il parlait :

_Il y a tellement de choses que je veux qu'on fasse en public.

Mon sourire fut effacé par son baiser : il combla la distance entre nous deux corps. Nous nous embrassâmes doucement et profondément. Ce baiser me transmit toutes ses émotions, et je me sentis envahi par une grande chaleur. Son affection, sa passion pour moi, j'arrivais à les sentir rien qu'en pressant mes lèvres contre les siennes. Il rompit notre embrassade pour me regarder dans les yeux.

_Est-ce que ça veut dire que l'on est officiellement ensemble ? Demanda-t-il, sa main retomba sur mon épaule. Je posai mon front contre le sien, en souriant.

_Oui, si tu en as envie bien sûr.

_Évidemment que je le veux ! Il ricana, si tu arrêtes de tripoter Kyle.

_Quoi ? NON ! Kyle est mon meilleur ami, je ne ferais jamais-

Mais il éclata de rire et ébouriffa mes cheveux.

_Je sais mec ! Mais j'ai ce drôle de pressentiment le concernant.

_Genre quoi, qu'il craque sur moi ?

L'idée était encore plus effrayante dite à haute voix.

_Non, plutôt qu'il est, je sais pas, gay, peut-être, ou un truc comme ça.

_Oh mon dieu, lui aussi ?

_Eh, je ne suis pas gay, rit Kenny, il dégagea quelques mèches de son front, je suis Stan-sexuel.

Sa réponse me fit éclater de rire.

_Je vois ce que tu veux dire, il nous cache quelque chose.

_En parlant de cacher, tu l'as dit à Kyle ? Parce que si je prends en compte ce qu'il a dit l'autre soir, c'est pas le cas.

_Non, je lui ai rien dit. Répondis-je, je me sentais coupable.

_Tu vas le faire ?

_Je sais pas, pas encore. Je sais pas comment il va réagir.

_S'il s'avère qu'il est gay lui aussi, je crois pas qu'on ait du souci à se faire.

_Mais s'il l'est pas-

_Il nous soutiendra quand même, ce petit bourge coincé a plutôt intérêt.

Kenny parlait presque comme Cartman.

_Je sais, je lui dirai, mais pas encore, okay ?

Il hocha la tête.

_Tu veux qu'on soit des amants secrets ?

Je voyais la joie et les promesses faites en secret danser dans ses yeux. Il semblerait qu'il avait beaucoup d'idées de comment nous pourrions cacher ça à nos amis.

_Pendant un petit moment.

_D'accord.

Il se pencha pour m'embrasser, longuement et profondément. Mes mains glissèrent dans ses cheveux et je le tirai à moi. Il approfondit encore le baisser dans un soupir, sa langue s'introduisit dans ma bouche pour retrouver la mienne et ses mains parcouraient mon corps avec envie.

_Putain t'embrasse trop bien. Gémit-il.

_Hum, toi aussi. Pas étonnant que Bébé voulait te récupérer.

Il se détacha pour éclater de rire. Il se leva du lit. Je fis de mon mieux pour ignorer la bosse dans son pantalon.

_Tu as besoin de t'exercer encore au poker ? Demanda-t-il en avançant vers son bureau. Il se mit à fouiller dans les tiroirs.

_Oui, répondis-je en me levant à mon tour, ça me fait trop stresser, on a une session d'entraînement ce vendredi.

Token m'avait envoyé un sms il y avait une heure et déjà, l'idée de devoir jouer contre Cartman une nouvelle fois m'angoissait. Kenny trouva un paquet de cartes et se tourna vers moi :

_Le stress n'aide pas quand tu joues, surtout contre Cartman.

_Je sais, il faut que je me détende.

Je déglutis, une boule dans la gorge, et fis un pas vers lui.

_Je peux aussi relâcher un peu la pression ici.

Il en fit presque tomber les cartes. Le regard qu'il me renvoya était stupéfait. Comme s'il ne parvenait pas à croire ce qu'il avait entendu.

_Merde Stan. Souffla-t-il. Il posa le paquet de cartes sur son bureau et s'approcha de moi, il avait encore du mal à y croire.

_Tu veux faire quoi ? Chuchota-t-il, il tenta de me caresser le bras, le regard dirigé sur mon visage alors que je rougissais de plus belle.

_T-tout.

Sa main glissa le long de mon épaule et il m'embrassa. Avec douceur, un baiser qui mettait en confiance.

_Tu sais que t'es pas obligé.

_Je, je sais.

Je me rapprochai pour presser nos torses l'un contre l'autre.

_Mais j'en ai envie.

Il hocha légèrement la tête et m'embrassa encore. J'y répondis désespérément, je l'entourai de mes bras. Il nous sépara et posa son front contre le mien, le souffle court.

_Dis-moi ce que tu veux Stan, chuchota-t-il, dis-le moi et je te le donnerai.

Je rougis encore, j'espérais qu'il ne poserait pas la question.

_Je veux... je n'arrivais pas à le dire, pas quand il me regardait comme ça. Je pressai ma bouche contre son oreille et lui chuchotai :

_Je veux coucher avec toi, avec toi dessus. Réussis-je à dire d'une petite voix. Ma réponse lui fit enfoncer ses ongles dans la peau de mon bras.

_T'es sûr ? Demanda-t-il.

_Oui.

Je l'embrassai dans le cou.

_S'il te plaît Kenny.

Il eut un petit rire.

_Comme si t'avais besoin de demander.

Il retira mon t-shirt et le laissa tomber par terre. Son regard parcourut ma peau, il irradiait de satisfaction. Ce regard me rendait toujours un peu nerveux, je n'y étais pas habitué. C'était incroyable que quelqu'un comme Kenny me trouve beau. Sans aucune hésitation il retira son t-shirt aussi.

_N'allons pas trop vite. Dis-je à voix basse, un peu paniqué à l'idée que nous étions déjà tous les deux à moitié nus dans sa chambre.

Ses yeux rejoignirent les miens. Il hocha la tête pour signifier qu'il comprenait et s'avança pour m'embrasser. Je m'autorisais à me perdre dans les sensations de son baiser. Mes mains rencontrèrent la peau douce de ses épaules et je le tirai vers moi. Il poussa un faible gémissement quand la peau de nos torses se rencontrèrent et ce son me donna des frissons. Sa bouche quitta la mienne et il se mit à m'embrasser dans le cou. Mes mains parcouraient son dos, sa taille puis son torse. Les siennes firent de même et il soupira quand il toucha mon dos. Les lèvres contre ma clavicule, il dit :

_Tu veux aller sur le lit ?

_Oui. Soufflai-je. Il s'éloigna et m'entraîna vers le lit en glissant son doigt dans le passant de mon jean. Il parvenait à peine à réprimer l'immense sourire qu'il affichait. Je m'allongeai sur le dos tandis que Kenny se mit à genoux, par dessus les couvertures. Il envoya la main sous le lit pour ramasser quelque chose qu'il posa sur sa table de nuit. Des préservatifs et une bouteille de lubrifiant. J'écarquillai les yeux. Ça le fit rire.

_Du calme ! C'est pour plus tard, comme ça j'aurais pas à aller les chercher.

J'acquiesçai. Je regardai le lubrifiant, c'était nouveau pour moi. Cette donnée me fit froncer les sourcils.

_Quand est-ce que t'as acheté ça ?

Ma question le fit légèrement rougir.

_Aujourd'hui pendant l'heure de repas.

_Pourquoi ?

_Ben, pour être honnête, j'espérais que tu me demanderais ce que tu m'as demandé.

_Tu te doutais que je voudrais ?

Il vint m'embrasser pour me rassurer.

_Non, je l'espérais (il sourit) ça fait un moment que j'ai envie de faire ça.

Je lui souris aussi.

_Ah bon ?

_Pas qu'un peu. Souffla-t-il, puis il se remit à m'embrasser dans le cou.

Mes mains se posèrent sur ses épaules, et il descendit le long de ma clavicule, ses doigts caressaient ma hanche et mes jambes encore couvertes. Il se dégagea pour m'aider à me déshabiller et, au lieu de n'enlever que mon pantalon, il fit glisser mon boxer en même temps. Je déglutis, j'étais nu sur son lit. Mais son sourire et son regard plein de désir me disaient que je n'avais rein à craindre. Je défis son jean à mon tour. Il me fit un sourire et se leva, il se débarrassa facilement de ses vêtements. Je rougis à la vue de son érection ferme et rose. Kenny n'avais jamais honte d'être nu, il était toujours à-l'aise. Il se rapprocha de moi et se mit à embrasser mon torse tandis que ses mains parcouraient mes jambes, il les écarta légèrement. Je gémis quand ses doigts glissèrent le long de mon érection. J'avais vraiment besoin qu'on s'occupe de moi.

_Kenny, s'il te plaît. Gémis-je. Il rit. Il était en train d'embrasser ma hanche. Très doucement il vint refermer sa main sur mon sexe et caressa doucement. Je gémis bruyamment et serrai l'oreiller sous ma tête.

_Tu veux que je te suce ? Demande-t-il à voix basse. Sa bouche était horriblement près de mon sexe.

_Oui ! Oui, s'il te plaît. Grognai-je. Un gémissement fort remonta dans ma gorge quand ses lèvres se posèrent sur moi, pour sucer juste le bout. Sa main continuait de me caresser et il m'avala un peu plus. Je gémis encore, les yeux fermés, je passai lascivement ma main dans ses cheveux. Il se mit à genoux et je le sentis pousser un gémissement alors qu'il avait encore mon sexe dans sa bouche. Je lui lançai un regard et vis qu'il se touchait en même temps.

_Oh, putain, dis-je, nom de dieu Kenny.

C'était super excitant de voir mon érection disparaître derrière ses lèvres gonflées et humides. Ses doigts bougeaient au même rythme que sa tête. Je laissai ma tête retomber en arrière pour profiter de cette attention, chaude et assurée. Mon corps se tendait, il tremblait de ce plaisir qu'il me donnait. Un autre gémissement vibra contre ma bite et la sensation m'arracha un cri. J'approchai, à grands pas, mais Kenny retira sa bouche et il se redressa, sa main vint caresser mes épaules.

_Je veux pas que tu jouisses tout de suite.

J'haletais en le regardant.

_D'accord.

Il m'embrassa avec fougue, un peu désespéré.

_Ça te va si je... euh...

Il me fit un grand sourire amusé. Je hochai la tête, j'avais compris sa question. Il envoya la main dans mon dos pour prendre un coussin.

_Je me mets sur le ventre ? Demandai-je dans un murmure.

_Je pense que ce sera plus facile.

Il se pencha pour m'embrasser, un long et tendre baiser. Je ne le repoussai pas et saisis même l'opportunité de toucher son corps une dernière fois. Je rompis le baiser et me couchai sur le ventre, maintenu sur les coudes. Kenny leva mon bassin pour mettre le coussin dessous. La panique me gagna, Kenny s'allongea sur moi. Il caressa mes épaules pour me rassurer. Je fermai les yeux et poussai un soupir satisfait, tentative d'évacuer le stress de mon corps. Il recula et écarta mes jambes pour s'installer entre. Sa main lâcha la mienne et je l'entendis ouvrir le lubrifiant, presser le tube dans sa paume. Sa main gauche revint sur ma hanche en s'y laissa glisser. Il la déplaça lentement depuis ma hanche jusqu'à mes fesses. Je poussai un soupir tremblant, ses doigts touchaient ma peau.

_Y'a pas de souci si tu veux arrêter, à n'importe quel moment, tu le sais, hein ?

Je jetai un œil par dessus mon épaule et croisai son regard. Ses yeux étaient assombris par le désir et ils glissèrent vers le bas de mon dos, il avait l'air d'avoir vraiment envie.

_Je sais, je te fais confiance. Soufflai-je. Je souris, et je sentis, tout en le regardant, son doigt glisser entre mes fesses, pour se rapprocher de l'entrée. Je lâchai un glapissement, quel contact étrange. Il recommença pour me laisser le temps de m'habituer à être touché à cet endroit. Je fermai les yeux sans le vouloir pour que je puisse me concentrer pleinement sur les sensations qu'il me procurait. Puis il retira son doigt, il saisit mes fesses et les écarta, et un doigt humide me pénétra tout de suite, d'un seul coup. J'exultai lourdement, surpris. Je ne m'attendais pas à ce qu'il le fasse aussi vite, c'était assez intrusif mais ce n'était pas douloureux. Il laissa son doigt à l'intérieur et bougea un peu.

_Oh putain !

Mes jambes eurent un spasme incontrôlé. Il continua de me caresser doucement pour détendre mes muscles avec application. Je me mis à gémir et souffler de plus en plus fort, le visage écrasé contre l'oreiller, auquel je m'accrochais comme si ma vie en dépendait. Je commençais à apprécier les caresses douces, et quand il retira puis ré-enforça son doigt, un gémissement guttural m'échappa. Il sortit complètement puis revînt, avec deux doigts cette fois.

_Oh ! Ah !

J'haletais. Sa main gauche était revenue caresser ma hanche. C'était une sensation vraiment intense d'être étiré ainsi.

_Putain t'es trop canon Stan. Dit-il dans mon dos. Ses gestes devenaient un peu plus agités, il entrait et sortait un peu plus vite. Je ne parvenais plus qu'à gémir tandis qu'il m'étirait, millimètre par millimètre. La sueur collait sur ma nuque et mes jambes s'écartaient encore et encore, comme si elles invitaient Kenny à venir. La sensation n'était plus si nouvelle, en fait, je trouvais même ça très plaisant. Kenny le sentit et se mit à pousser plus loin. Quand il ajouta un troisième doigt, j'exultai et gémis, ma voix étouffée dans l'oreiller. Cette fois c'était un peu douloureux, mais sa façon de m'étirer avec tendresse et de me caresser à l'intérieur rendit ça tout de suite agréable. C'était un plaisir que je n'avais jamais ressenti.

_C'est trop bon Ken. Grognai-je. Ses caresses m'envoyaient des vagues de plaisir.

_Tant mieux, répondit-il, tu veux que je vienne en toi ?

_Oui ! S'il te plaît !

La simple idée que Kenny puisse être aussi proche de moi me faisait brûler de désir. Ses doigts se décollèrent de ma peau et je l'entendis prendre le préservatif et le lubrifiant. Je regardais par dessus mon épaule, j'avais envie qu'il se dépêche. Je voyais qu'il était vraiment excité, son pénis touchait presque son aine. Ses mains expertes enfilèrent le préservatif et il ajouta encore du lubrifiant sur son sexe. Nos regards se croisèrent et il me fit un sourire confiant. Il étala le produit le long de sa verge. Il se rallongea et m'embrassa sur la bouche, une main sur mes fesses et son sexe frottait contre mon ouverture.

_Tu me dis si ça te fait mal hein ?

Il avait l'air un peu nerveux.

_Ouais, pas de souci. Je souris, bouche contre bouche. Il laissa échapper un soupir hésitant et recula. D'une seule main, il écarta doucement mes fesses et utilisa son autre main pour se guider jusqu'à entrer en moi. Le bout entra avec facilité mais je me contractai tout de suite, d'instinct. Le sensation lui tira un gémissement et ses mains me serrèrent.

_Oh la la. Murmura-t-il. Ses mains caressaient tendrement mes fesses. Je pris quelques brèves inspirations et tentai de me relaxer. Il expira en s'enfonçant entièrement, d'une seule traite. Il s'allongea sur moi pour embrasser mes épaules et mon dos, il respirait fort. Je savais qu'il en était de même pour moi.

_Comment tu te sens ? Me demanda-t-il, en embrassant mon dos.

_C'est bon. Répondis-je dans un grognement. C'était un mélange étrange d'une faible douleur et d'un plaisir envahissant. Un sentiment de plénitude combiné à une pression et un étirement qui étaient vraiment, vraiment plaisants. Sa main passa dans mes mèches de cheveux imprégnées de transpiration.

_Tu peux bouger. Soufflai-je. Il effectua son premier mouvement dans un gémissement. Il prit un rythme lent, calibré, et une sensation intense, merveilleuse, prit possession de moi. J'entendais les soupirs et les gémissements de Kenny qui se projetait en moi, appuyé sur ses coudes, allongé contre ma silhouette. Il m'embrassa le cou, les oreilles et les épaules.

_T'es fantastique Stan, chuchota-t-il, c'est très chaud (il gémit) et étroit.

Il changea d'angle, je savais ce qu'il cherchait. Je me courbai pour l'aider. À la quatrième poussée, il la toucha. Le plaisir atteignait un niveau que je n'avais jamais connu auparavant. J'entendis un cri et je ne me rendis pas tout de suite compte que c'était moi qui l'avait poussé. Il répondit à mon cri par un petit gémissement et me pénétra d'un coup, il toucha ce point. Il se redressa, saisit mes hanches et se ré-enfonça plus fort. Je plongeai ma tête dans l'oreiller, pour essayer d'étouffer mes cris que je n'arrivais pas à retenir. Il ne stimulait pas ce point assez vite.

_Plus vite Kenny ! Grognai-je et je me poussai contre lui. Il resserra sa prise sur mon corps pour mieux contrôler mes mouvements. Il se pencha pour me dire :

_Je peux pas Stan (il m'embrassa l'épaule) je vais jouir sinon. M'expliqua-t-il à voix basse.

_Ça me va.

J'étais sincère. J'avais envie qu'il jouisse. Il poussa un soupir tremblant, toujours contre mon épaule, et reprit appui sur la plante de ses pieds. Il se mit à me pénétrer brutalement. Je le laissai me tirer à lui. Je vins vivement caresser mon sexe abandonné de ma main droite.

_Oh putain tu te caresses, grogna-t-il, c'est trop sexy.

Je n'étais qu'à quelques minutes de la fin, et je sentis que je me contractai autour de lui.

_Putain, je peux plus- je- Il bredouilla, avant de jouir en s'enfonçant pleinement en moi. Il eut du mal à reprendre sa respiration. Moi, je n'avais pas encore terminé et me masturbai plus fort, mais il se retira et me retournai. J'étais surpris, et exultai même quand sa bouche atterrit sur moi, il me suçait par mouvement rapides et intenses. Ses doigts glissèrent sans difficulté à l'intérieur de moi, il les plia un peu et toucha ma prostate. Je jouis dans sa bouche sur un grognement. Je ne parvenais plus à bouger, le souffle court, tandis qu'il se leva pour prendre une poignée de mouchoirs. Il cracha dans le papier et me fit un regard désolé.

_Amer.

Il posa les mouchoirs sur son lit, enleva le préservatif, le noua et le posa à côté. Je me décalai pour qu'il puisse venir s'allonger à côté de moi. Il me fit un grand sourire et se pencha pour m'embrasser, je captai un peu de mon propre goût sur ses lèvres.

_Putain c'était trop bien. Dis-je.

_Super.

Il sourit, sa main caressait mes cheveux. J'avais perçu une pointe d'inquiétude dans sa voix.

_Eh, c'était quoi ça ? T'en étais pas sûr ?

Je lui fis un sourire démoniaque.

_Ben c'était la première fois que je me faisais un gars.

_Nom de dieu Kenny !

Sa réponse spontanée me fit rire. Son sourire s'élargit encore et je le tirai contre moi, en position câlin.

_Bon sang je suis crevé. Souffla-t-il, sa tête reposait sur ma clavicule.

_Sans dec' tu viens de me baiser sauvagement, dans les règles de l'art.

_Hum, redis ça pour voir. Demanda-t-il. Il me fit rire.

_Tu viens de me baiser sauvagement, dans les règles de l'art.

_Ouiiii, approuva-t-il, t'en veux encore ?

_Pas tout de suite, je vais sûrement avoir mal pendant quelques jours.

Il caressa mon bras et je sentis mes paupières se fermer. C'était vraiment agréable d'être couchés ainsi.

_Mais, plus tard ? Proposa-t-il. Il se pressa contre moi.

_Hum, oui Kenny.

Mes mains glissèrent dans ses cheveux.

_Dors, Stan.

_Bonne nuit Kenny.

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A suivre


J'ai un peu de retard quant au délai prévu, excusez-moi !
C'était la première scène de sexe de ce type que j'ai eue à traduire et j'en suis pas super contente mais je voulais pas vous faire attendre encore. J'espère que ça vous a plu !

Aucun rapport mais j'ai entrepris durant ces deux dernières semaines de corriger et améliorer toutes mes anciennes fictions, c'est le moment de les redécouvrir. J'ai également publié deux nouveaux OS si ça vous tente.

~ Jusqu'à la prochaine fois,
BillySage.