Hello,
D'ores et déjà, je vous souhaite à tous et à toutes une très belle année 2017, qui j'espère, sera nettement meilleure que 2016.
Je sais que cela fait déjà plus d'un mois que vous attendiez la suite de mon histoire, j'en suis désolée. Comme vous le savez peut-être, je suis en prépa et ça m'est difficile concilier l'écriture et les cours. J'ai besoin de temps pour écrire et je n'en dispose que de très peu. Je suis déjà en train d'écrire le prochain chapitre, je ne sais pas quand il sera disponible mais je vous promets de faire mon possible pour vous le fournir dans un délai raisonnable.
Je tiens à tous vous remercier pour vos reviews, elles sont comme un rayon de soleil et une bouffée d'air frais face au poison qu'est la prépa pour moi.
Sa : Merci de ta review ! Ne t'en fais pas, tout va revenir dans l'ordre ! Et oui, c'est assez étrange que Sam et Albert entretienne une relation mais nous savons tous que Sam appartient à Jack. ;)
De plus, je tiens à remercier Sevryna pour sa lecture et son aide, qui m'a été très précieuse, Nanou pour son message très gentil et ColonelCarterSG1 de nous avoir rejoint dans cette aventure.
Bonne lecture à vous tous ;)
PS : Je me permets ici de faire un peu de publicité pour une fiction en cours de parution qui m'a profondément touchée. C'est «Au Nom d'Une Femme» de Gynnie. C'est une histoire touchante et prenante. Je vous la recommande chaudement !
Chapitre 10 : La vie est comme une libellule, il faut savoir l'attraper.
Précédemment dans Derrière ses yeux bleus :
Les visites chez le psychiatre se succèdent pour Samantha qui réussit à remonter la pente. Cependant, lors d'une visite sur Terre, Colin n'hésita pas à s'en prendre une nouvelle fois à Samantha, la blessant assez sérieusement. Dans le dessein de préserver son secret, elle cacha sa blessure et retourna sur Vorash qui subit quelques instants plus tard une attaque Goa'uld. C'est maintenant au tour de SG-1 & 3 d'intervenir pour sauver notre scientifique et nos amis Tok'ras.
Assise dans un café parisien, une jeune femme lisait un journal, ses longs cheveux blonds illuminés par les rayons du soleil fortement présent en ce matin de juin. Elle semblait tellement absorbée par sa lecture qu'elle ne vit pas un homme s'installer à sa table.
« Vous permettez, mademoiselle ? » demanda en anglais l'homme sûr qu'il ne se ferait pas déloger.
C'était un homme d'une vingtaine d'années, tout comme la jeune femme. Il était assez grand, musclé et son sourire pouvait faire fondre tous les cœurs, c'était certain.
« Comment avez-vous deviné que j'étais américaine ?
— Une aussi jolie femme que vous ne peut être qu'américaine. Je m'appelle Colin, je viens du Colorado et vous ? fit-il en lui tendant la main qu'elle lui prit aussitôt.
— Moi, c'est Samantha mais vous pouvez m'appeler Sam. »
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Depuis qu'ils étaient rentrés du Colorado, pas un seul week-end se passait sans qu'ils ne se donnent rendez-vous. Tous deux originaires du Colorado, seuls quelques kilomètres ne les séparaient.
« J'aimerai vraiment que tu t'installes avec moi, Sam. » suggéra amoureusement l'homme.
Sa campagne, simplement couverte d'une couverture, resserra son emprise autour de son amant.
« J'aimerai bien mais mon père me tuerai si je lui présente un copain avant la fin de mes études… Elle soupira. Surtout si celui-ci s'avère être un étudiant en histoire. »
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« Tu sais mon amour, je pense rejoindre l'armée de l'air et étudier les sciences. Comme ça rien ne pourrait nous séparer.
— Mais rien ne pourrait nous séparer…
— Toujours, Samantha, toujours. »
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Une foule d'élèves était présente. Une nouvelle arrivée dans l'école avait eu lieu. Tout le monde était en effervescence face à cette entrée en cours d'année.
« Il paraît qu'il est beau gosse, j'te jure, j'ai vu sa photo dans les affaires de Samantha.
— Samantha ?
— Ouai, t'sais la fille du Général Carter. Fin bref, elle se le tape», rit à gorge déployée une jeune femme brune.
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Samantha était sortie de la salle d'opération depuis maintenant quelques heures. Maintenue dans le coma, elle avait perdu beaucoup de sang et son pronostic vital était engagé. Jack était retourné au combat, son équipe avait besoin de renfort. C'était donc à Janet de veiller sur son amie qui avait besoin d'elle comme jamais.
« Les prochaines heures seront décisives, mon Général, fit une Janet plus que triste. Il faut qu'elle se batte, mais j'ai comme l'impression qu'elle veut abandonner.
— Ne vous en faîtes pas, Janet. Sam est une battante et je suis sûr qu'elle fera le bon choix.» fit le général en tapant amicalement l'épaule de la soignante.
Une sourire contrarié et le général retourna à la salle de contrôle.
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Les bombardements ennemis avaient repris de plus belle. Les Jaffas se firent un plaisir de continuer à détruire ce qu'il restait du campement Tok'ra. La plupart des résistants avaient été rapatriés sur Terre tandis que les guerriers terriens essayaient de garder la possession de la base et de secourir les derniers blessés. Les bombardiers avaient déposé des Jaffas, mettant fin à la bataille strictement aérienne pour une attaque terrestre et aérienne à la fois. SG-1 et SG-3, les seules équipes en place, avaient été rejointes par le Colonel O'Neill et trois autres équipes, ce qui portait le nombre de terriens à dix-neuf.
« Jack, il ne reste plus que Jacob et cinq Tok'ras. On est en train de déblayer la partie du couloir où ils sont ensevelis, expliqua Albert Reynolds.
— Ça fait combien de temps déjà qu'ils sont bloqués ?
— Deux heures trente.
— Jacob va me tuer, soupira Jack. Elle est dans un état critique, le doc n'est pas sûre qu'elle s'en sorte. Vous allez tenir le coup ?
— C'est plutôt à vous qu'il faut demander ça. Même si nous sommes ensemble, je sais très bien qu'elle n'a d'yeux que pour vous. Je ne pense pas que ce soit vous le problème », continua le soldat.
Ils continuèrent leur progression jusqu'au couloir où étaient retenus les derniers alliés. Leur avancement se fit dans le silence, chacun était littéralement perdu dans ses pensées. Un message d'un lieutenant d'une autre équipe leur annonça leur percée dans la bataille et le recul des forces ennemies.
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« Mais comment as-tu pu me faire ça Colin ? Hurla Sam en larmes.
— Mon amour, tu sais très bien que tu es la seule que j'aime, lui chuchota à l'oreille l'homme.
— Pourquoi alors ? Pourquoi ? »
La future diplômée avait appris par l'amie de Kerry Johnson que cette dernière avait eu une liaison avec Colin. Effondrée, elle s'était précipitée chez elle afin de régler ses comptes avec l'homme qu'elle aimait profondément. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle était trahie de la sorte. Mais, cette fois-ci, c'était différent. Plus douloureux. Plus intense. Lors de sa relation précédente, avec un autre membre de l'académie, elle avait été trahie, abusée. Jonas Hansen était la pire erreur de sa vie. Mais elle se demanda comment elle pouvait en arriver à le comparer à cette ordure ? Colin l'avait, certes trompée, mais il l'aimait, c'en était sûr.
« Je suis désolée, je suis vraiment la pire petite amie du monde. Pardonne-moi, mon amour, supplia Sam.
— Ce sera difficile de te pardonner, mais je t'aime tellement mon amour », fit le militaire en devenir en l'embrassant.
Il resserra son étau autour de son objet, ses griffes autour de sa proie.
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Les derniers Jaffas éliminés, les terriens pouvaient souffler un peu. Ils n'étaient, certes, pas à l'abri d'une nouvelle attaque mais ils n'avaient plus à faire face aux assauts répétés des ennemis. Le bout de tunnel qui les séparait des derniers rescapés était sur le point de céder et ce n'était pas pour déplaire aux prisonniers. Cela faisait quand même quatre heures qu'ils étaient bloqués par l'effondrement d'un pan de tunnel. Jack appréhendait grandement la réaction de l'hôte, il savait que ce ne serait pas une mince affaire de lui expliquer l'état de sa fille et surtout ce qui en était la cause. Cause qu'il ne connaissait et qui le tourmentait. Il passa sa main dans courts cheveux poivre et sel, signe d'une profonde anxiété. Il fallait qu'il trouve une manière à la fois délicate et sincère d'annoncer l'état critique de sa fille.
« Merci Jack, je suis soulagé d'être enfin sorti des décombres.
— Oh, il n'y a pas de quoi Jake. C'est toujours un plaisir de rendre service à nos chers alliés, plaisanta le leader, mal à l'aise.
— D'ailleurs, où est Sam ? Comment va-t-elle ? S'enquit l'ancien général.
— Bah, c'est que… Jack buta, cherchant ses mots.
— Jacob, votre fille… Tenta Daniel.
— Non, Danny Boy, c'est à moi de lui annoncer», rectifia l'homme.
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Pendant qu'ils tentaient d'expliquer ou plutôt : Pendant qu'ils tentaient de tenter d'expliquer au Tok'ra ce qu'il était advenu de sa fille, Colin s'éclipsa discrètement. Il savait qu'il était en danger au moment même où ils annonceraient la cause de l'état critique dans lequel était sa fille. Il pressentait la réaction virulente et violente de son ancien beau-père. Non pas qu'il avait peur pour sa vie, il craignait d'être démasqué et de passer en cour martiale. Il ne lui restait qu'une seule solution : passer la porte. Mais comment allait-il dépasser le contingent qui surveillait la porte ?
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« En fait, Jacob… Sam s'est effondrée durant l'attaque. Elle est dans un état critique au SGC, blessée à l'abdomen. Jacob devint livide face à cette révélation.
— Elle saignait abondamment, mais ce serait antérieur à l'attaque puisque c'était recousu », continua Daniel.
Le visage de Jacob devint fermé, son regard noir. Il savait qui était à l'origine de cela. Ce ne pouvait être que lui. Il se saisit d'une lance jaffa qui jonchait le sol et s'élança dans les couloirs. Il avait décidé de s'occuper lui-même du problème Colin.
« J'ai raté un épisode Daniel ? » questionna le colonel, plutôt étonné par la réaction du mi-Tok'ra mi-humain.
A toute réponse, Daniel hocha les épaules. Le militaire, quant à lui, ne s'attendait pas à une telle réaction de la part du père de son ancien second. Il pensait que la colère que susciterait l'annonce se retournerait contre lui. Mais contre toute attente, la réaction de Jacob Carter fut toute autre.
« On ne devrait pas le suivre ? proposa Daniel.
— Bonne idée Space Monkey ! »
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Colin parcourait les couloirs – ou du moins ce qu'il en restait – avec son Zat brandi. Il n'avait, jusqu'à présent, rencontré aucune résistance. Prenant par surprise chaque personne qui croisait son chemin, il réussit à s'échapper de la base Tok'ra. Il ne lui restait maintenant qu'à détourner la vigilance des trois soldats humains qui gardaient la porte des étoiles.
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Fou furieux, Jacob s'était élancé seul après le responsable. La colère guidait chacun de ses pas, lui donnait la force de traquer celui qui avait tenté d'assassiner sa fille pour la seconde fois. Mais cette fois-ci, il était certain de ne pas le rater, de mettre fin à sa vie afin qu'il ne fasse plus jamais de mal. Entendant Jack et Daniel se rapprocher, il accéléra sa cadence. Il s'attendait à ce que le colonel l'empêche de mener sa vengeance pour ne pas se mettre dans une situation délicate aux yeux des deux espèces. Mais il n'en avait que faire. Selmak ne tentait pas de le dissuader, il était plutôt du genre à l'encourager. Le symbiote considérait Samantha comme sa propre fille et ne supportait pas de la savoir à l'agonie.
« Ne le rate pas mon ami, fit doucement Selmak.
— Ton soutien m'est précieux. »
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Reynolds, impuissant, se promenait dans les couloirs de la base Tok'ra. Il errait sans réel but, attendant simplement la libération des derniers enfouis, lui permettant ainsi d'être au chevet de celle qu'il aimait. Il savait qu'il allait devoir mettre fin à leur relation et que ce serait le mieux pour eux. Il s'était positionné entre les soldats, perturbant leur relation. Il s'en voulait énormément. Les remords qui le rongeaient depuis quelques jours l'étouffaient. Sa culpabilité ne faisait que s'accroître. Il avait franchi la ligne rouge, envoyant au diable les règles et lois de l'armée de l'air. Il avait mis et mettait en péril leur carrière respective et ça, il aurait du mal à se le pardonner. Certes, il avait le droit d'être heureux, c'était naturel même de désirer le bonheur, mais cela ne devait en aucun droit interférer avec son travail. Surtout que celui-ci était important, que sa planète et ses 7 milliards d'habitants en dépendaient. Mais, le plus important, c'était qu'il avait brisé l'amitié qui liait les deux soldats qu'il admirait depuis maintenant quatre ans.
« Mon colonel, j'ai besoin de vous, grésilla la radio du colonel, le faisant sursauter.
— J'arrive Chase. Terminé. »
Mais que pouvait-il lui vouloir ? Les ennemis étaient tranquillement rentrés chez eux ou morts, plus aucun danger à l'horizon.
« Bordel, on ne peut pas avoir cinq minutes pour nous-même », s'exclama-t-il en envoyer valser un tas de cailloux.
Il s'avança donc tranquillement vers l'endroit où se trouvait l'officier, mais au détour d'un couloir, il sentit une présence derrière lui. Il n'eut pas le temps de se tourner qu'il fut poussé sur le mur par le soldat et tenu en joug par un P90.
« Mais qu'est-ce qui vous prend Chase ?
— La ferme ou tu la rejoindras ! » menaça-t-il.
Albert n'eut que pour seul choix d'avancer dans la direction que lui indiquait son preneur d'otage. Dépouillé de ses armes et de radio, il était sans défense…
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Arrivés à la porte des étoiles, Colin sortit un Beretta et le pointa sur la tempe de son supérieur.
« Baissez vos armes si vous tenez à la cervelle de votre colonel », ordonna le preneur d'otage.
Les soldats, incrédules à la vision qui s'offraient à eux, ne savait pas ce qu'ils devaient faire. Ils n'étaient pas préparés, que ce soit physiquement ou psychologiquement, à ce que l'un d'entre eux se retourne contre eux et prennent en otage un supérieur. Ils se lancèrent des regards inquiets.
« Bon, tu ordonnes à tes sous-fifres de baisser leurs armes ou tu veux un trou à la place du cerveau ?
— Okay, les gars, baissez vos armes, ça va aller.
— Ouais, les gars, soyez gentils et jetez armes, radios, coupe-ongles. »
Les soldats s'exécutèrent à contrecœur.
« Bon, si ça ne vous dérange pas, je vais aller jusqu'au DHD, entrer une adresse et je vous laisse bien sagement entre vous. »
Il entra les coordonnées d'une planète qu'il savait sûre et s'avança vers le vortex qui s'était formé.
« Toi, tu viens avec moi. »
Avant de s'engouffrer dans le vortex, il entraîna Reynolds à sa suite.
