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Chapitre 10 : Voldemort s'ennui, Severus écoute aux portes !

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Réponses aux reviews anonyme à la fin du chapitre

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# ... # : dialogue par la pensée

_ … : dialogue normaux

''… '' : Pensés des personnages

*…* : Fourchelangue

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Cela faisait une semaine que les cours avaient repris pour les jeunes élèves de Poudlard. Une rentrée mouvementée comme à son habitude puisque que le directeur Albus Dumbledore, avait annoncé qu'Harry Potter, le survivant, ne suivrait pas les cours cette année sous prétexte qu'il devait suivre un entraînement spécial. Un entraînement spécial supposé l'aider à vaincre le seigneur des ténèbres en personne. Ce même seigneur que le survivant prétendait avoir vu ressusciter… Oui prétendre était le bon terme car rare étaient ceux qui croyaient en sa seule parole. Tous préféraient penser que ça n'était pour le jeune gryffondor qu'un nouveau moyen de se faire remarquer. Comme si sa participation au tournoi des trois sorciers et sa relation avec la jeune née moldue, Hermione Granger, n'avaient pas assez fait parler de lui dans les journaux !

Parmi la population sorcière certaine famille s'étaient même mise en tête que le garçon, surement trop secoué par les évènements du tournoi ou peut-être à cause de son exposition à l'Avada dans son jeune âge, avait définitivement perdu l'esprit et qu'il se trouvait maintenant enfermé dans une des salles de Saint Mangouste à l'étage des maladies mentales. D'ailleurs la gazette du Sorcier avait déjà publié un article donnant l'avis de plusieurs experts qui attestaient que Potter souffrait très probablement de séquelle grave liés au sortilège de mort qu'il avait reçu. Cette histoire d'entraînement n'était surement qu'un subterfuge mis en place par Dumbledore pour protéger le garçon des média, toujours avides d'informations au sujet du survivant.

Voilà ce que pensait la majorité de la population sorcière.

Rare était ceux qui savait que tout cela n'était qu'une mascarade mis en place par Fudge pour s'assurer du contrôle totale de la population. Et bien malin aurait été celui qui arriverait à leur faire cracher le morceau, ou à obtenir le moindre indice sur l'endroit où se trouvait exactement le survivant. Seule une personne des plus intelligente et discrète aurait pu réussir à glaner de si précieuse informations, une personne qui saurait rester dans l'ombre autant de temps qu'il le faudrait, toujours attentive à ce qui l'entourait. Autrement dit un espion.

Et quel meilleur espion que celui qui se dirigeait en ce moment même vers le bureau du seigneur des ténèbres, traversant les couloirs du manoir Serpentard d'un pas vif et presque trop rapide. Si bien que si il avait était une autre personne, les mangemorts qui croisèrent son chemin auraient été près de penser qu'il se retenait de courir. Mais il était Severus Snape. Et personne ne l'avait jamais vu courir, ni même sourire ou affichait une toute autre expression faciale si ce n'est le mépris la haine ou la moquerie. Alors non il ne se retenait pas de courir, il marchait vite un point c'est tout.

Il était toujours décevant pour Severus de voir que les personnes autour de lui se contentaient toujours de voir ce qu'il voulait bien montrer. Même ses… frères d'armes, ceux qui se battaient à ses côtés depuis des années pour leur maître et ses idéo, même eux n'avait jamais fait l'effort de voir et de comprendre.

Pas que ça le surprennent, il y était habitué maintenant même si il devait bien avouer qu'il n'était plus vraiment seule maintenant, que certain avait su voir au-delà des apparences : Lucius et quelques autres serpentards, à Poudlard.

Et il y avait Tom aussi, qui lui savait bien que lorsque son maître des potions avait une nouvelle importante à lui remettre, il entrait toujours dans son bureau le souffle un peu court, prenant à peine le temps de frapper et certainement pas celui d'attendre une réponse.

Le descendant de serpentard avait toujours trouvé cela très amusant, que cet homme si pondéré et plein de retenu puisse se montrer si impatient. Il aimait ce comportement presque enfantin qui réussissait à lui rappeler chaque fois pourquoi il se rebellait contre le système politique du monde sorcier. Le système qui avait fait de son ami un être si froid et renfermé sur lui-même.

Alors quand Severus entra dans son bureau ce jour-là, Tom su qu'il avait quelque chose d'important à lui dire et il ne put que s'en réjouir : il ne se passait rien de vraiment excitant en ce moment si ce n'est le ralliement de Lupin à sa cause et son nouveau rôle d'espion auprès de L'ordre du Phœnix, mais cela datait déjà de plusieurs semaines et il commençait un peu à s'ennuyer. Il en venait presque à espérer que le ministère admette enfin qu'il était de retour, histoire qu'il puisse enfin se défouler sur le champ de bataille. Même si comme le disait Lucius la situation actuelle leur était plus que profitable puisqu'elle leur permettait de s'infiltrer dans tous les services du ministère. Encore quelques temps et il n'aurait plus qu'à tirait un coup sur les ficelles en sa possession pour que leur magnifique château de carte s'écroule étage par étage.

Mais en attendant il s'ennuyait ferme et donc il ressassait un peu trop ses pensées à son goût, notamment au sujet de Lucius et de leur impossibilité à faire l'amour puisque Severus n'avait pas encore trouvé une solution qui lui rendrait une apparence un peu plus présentable. Et il y avait Draco aussi, toujours disparu et ignorant encore qui était son vrai père.

Autant dire qu'il n'était pas d'une humeur particulièrement agréable et que son comportement s'en ressentait. Les mangemorts de secondes classes l'évitait plus qu'à l'accoutumé, redoutant de recevoir un cuisant sortilège, même ses favoris d'habitude si prompte à le rejoindre pour discuter de nouvelles opérations ne venaient plus que sur convocation directe. Lucius ne faisait pas exception à la règle, et Tom ne pouvait même pas lui en vouloir car il savait à quel point il pouvait se montrer désagréable lorsqu'il n'était pas d'humeur.

_ Tom ! appela Severus d'une voix pressée. J'ai enfin trouvé quelque chose au sujet de Draco !

_ Et que veux-tu dire par quelque chose, tu sais où il se trouve ? demanda le lord sur un ton cassant, lui qui détestait attendre plus que tout autre chose, si omettait bien évidement de parler de cet abrutit de Dumbledore, voilà que son fidèle le plus efficace se mettait à lui parler par énigme.

_ Oui, pardon mon seigneur, s'excusa le mangemort en inclinant légèrement le buste en signe de paix et de soumission car mieux valait ne pas provoquer son maître lorsqu'il était dans cet état. Aujourd'hui ça n'était pas à son ami qu'il s'adressait mais bien à son maître et à ce titre il le savait capable de tout. Car l'un des seuls défauts de Voldemort était bien son impatience, il suffisait que quelqu'un le fasse attendre seulement quelques secondes de trop pour que sa colère fasse surface. Dans ce cas-là ami et ennemi étaient logé exactement à la même enseigne. Severus tenait à éviter le genre de traitement particulièrement douloureux qu'employait le serpentard afin d'exprimait son mécontentement, c'est pourquoi il reprit rapidement :

_ J'ai enfin acquis la plus parfaite conviction qu'il s'est bien enfui et non qu'il a été enlevé. Et il ne l'a pas fait seul en plus !

_ Intéressant, approuva le lord avec un air de ne pas y touché très réussi mais qui ne parvenait néanmoins pas à tromper Severus. Tom était un serpentard et son éducation comportait quelques lacunes plus qu'abyssale, ce qui faisait qu'il avait la plus part du temps beaucoup de mal à exprimer ses émotions, même si les choses s'étaient amélioré depuis qu'il était ne couple avec Lucius. Mais le mangemort savait, il savait que son ami trépignait d'impatience d'en apprendre plus sur la situation de son fils.

_ Tout à fait mon seigneur, confirma-t-il en essayant de paraitre le plus sérieux du monde malgré l'amusement qui le prenait face à l'attitude désinvolte de Tom. Ce dernier n'était d'ailleurs pas dupe mais il se contenta néanmoins d'hausser un sourcil, ordonnant à son mangemort par ce simple geste de continuer son récit.

_ J'ai eu une discussion particulièrement intéressante avec ce chère Albus, à propos de Draco. Il m'a demandé de ses nouvelles, enfin c'était plus un interrogatoire qu'autre chose mais bon on devait s'y attendre. Il ne croit apparemment pas à la version officiel que lui à servit Lucius comme quoi son fils prendrait des cours à domicile à partir de cette année.

_ Et que croit-il donc savoir cet espèce de vieux fou ? Quelles raisons a-t-il de croire que Lucius lui a mentit ? Si seulement il n'était pas aussi présomptueux et sûr de lui nos plans s'en porterait dix fois mieux, finit pas grogner Tom d'un ton particulièrement agressif comme toujours lorsqu'il parlait de ce chère directeur.

_ Peut-être… Il n'empêche que nous savons maintenant qu'il n'est pour rien dans la disparition de Draco et qu'il ne sait pas plus que nous où il se trouve. Enfin si, il croit simplement qu'il a été recruté par son père pour entrer dans votre armée…

_ Mais bien sûr ! Alors qu'il ne que quinze ans, comme si j'allais envoyer mon fils à la mort alors que je viens juste de le retrouver ! Quelle idée stupide !

_ Stupide… Certes, mais encore faudrait-il qu'il soit au courant de votre lien de famille à tous les deux ou de ta relation avec Lucius. Ce qui évidement n'est pas le cas. Et « retrouver » n'est pas exactement le terme approprié, utilise plutôt « égaré » car c'est bien ce qui est arrivé.

Tom lui jeta un regard noir et grogna un peu face à l'attitude moqueuse de son fidèle. Il ne lui fit cependant aucune remarque, son humeur s'étant largement améliorée depuis qu'il savait que son fils n'était définitivement pas aux mains du vieux fou. Malgré la lettre il nourrissait jusqu'ici cette angoisse de le savoir prisonnier quelque part, entre les mains de ceux qui se prétendait être les gentils, ceux qui n'aurait certainement pas hésité à torturer un jeune garçon pour obtenir des informations. Ca n'aurait pas été la première fois que ça arriverait…

_ Bon, et tu as dit qu'il n'était pas seul, comment peux-tu savoir ça si tu ne l'as pas retrouvé ? demanda-t-il pour changer de conversation. Et vue l'état d'impatience dans lequel se trouvait Severus en rentrant il se doutait que le meilleur restait encore à venir.

Tout à fait conscient de ce que faisait son ami, le mangemort se décida pourtant à faire son rapport. Ca n'était pas parce que Tom le laissait parfois s'amusait à ses dépens qu'il fallait abuser des bonnes choses.

_ C'est là que ça devient vraiment intéressant, précisa-t-il. Disons que je faisais ma ronde dans les couloirs juste après le couvre-feu à Poudlard, et que par le plus grand des hasards je suis tombé sur une discussion entre élève particulièrement instructive. Tu ne devineras jamais qui j'ai surpris…

_ Severus, parles et pas par énigme je te pris !

_ Oui, bien sûr. Apparemment cette chère miss Granger avait décidé de faire une petite promenade nocturne dans les cachots, ce qui un choix particulièrement stupide si vous voulez mon avis. A quoi pouvait-elle bien s'attendre si ce n'est à tomber sur un groupe de Serpentard…

Flashback

Severus sortit de ses appartements quelques minutes seulement après que le couvre-feu ait été annoncé. Lui, contrairement aux autres professeurs qui attendaient généralement une petite demi-heure avant de commencer leur ronde de sorte que les retardataires aient le temps de regagner leur dortoir respectif, n'était pas un adepte de la discipline à deux mornilles. Les règles ne se discutaient pas. L'heure était l'heure et gare à celui qui l'oubliait. Et puis quelques chaudrons à récurer n'a avait jamais fait de mal à personne !

C'est donc encore une fois persuadé de pouvoir se défouler un peu sur quelques premières années assez audacieux et intrépides pour montrer le bout de leur nez, qu'il commença son tour de garde. Ces petites impertinents allaient comprendre que son surnom de monstre des cachots était plus que mérité.

Après quelques minutes seulement des voix étouffées vinrent troubler le silence quasi religieux qui l'entourait jusqu'à maintenant. Un sourire effrayant et sadique plaqué sur le visage il s'apprêtait à interrompre les imprudents lorsqu'il réalisa que certains d'entre eux faisaient partie de sa propre maison. Surpris il s'avança en silence et prêta plus d'attention à la conversation.

_ Pourquoi il faut toujours que tu m'empêche de parler ? On est dans un pays libre aux dernières nouvelles, la liberté d'expression tu ne connais pas ? Théo, dit lui qu'il doit me laisser parler.

Ça c'était la voix de Pansy Parkinson, la forte tête de la maison. Un peu trop bavarde pour être une parfaite serpentarde mais qui se rattrapé plutôt bien grâce à son esprit tortueux et rusé.

_ Blaise, tu dois la laisser parler, énonça un garçon, surement Théodore Nott si il en croyait le ton particulièrement monotone sur lequel la phrase avait été dite. Ce garçon était l'un de ses plus brillants élèves, il se faisait rarement remarqué et passait le plus clair de son temps plongé dans ses livres. Mais il n'empêchait que mis à part Draco il était surement l'élève le plus serpentard qu'il ait jamais rencontré : calculateur, rusé, toujours à l'affut et aussi très lâche. Ca n'était pas une critique de la part de Severus de dire que Théo était loin d'être le plus courageux des hommes et il était persuadé que le jeune garçon lui-même avait conscience de ce trait de caractère. Simplement à chaque force correspond une grande faiblesse. Celle de Théo était de ne pas savoir faire face à un danger direct et imprévu. Son esprit d'analyse se prêtait bien plus à l'exercice de la déduction et à la mise en place des stratégies.

_ Alors, peut-on savoir ce qu'une petite gryffondor fait dans les cachots ? Ce serait-elle perdue la petite fille ?

Un ton si agressif et ouvertement moqueur ne pouvait appartenir qu'à Blaise Zabini remarqua Severus quelque peu désapprobateur. Un serpentard n'était pas censé attaquer ses adversaires de face mais privilégier la subtilité face à la force brute. Ceci dit il avait rarement vu un élève si doué en potion alors il pouvait bien lui passer quelques fautes… Du favoritisme ? Qui ça lui ?... Et alors ?

Enfin il y avait plus intéressant que de tergiverser à propos de ses méthodes pédagogiques. A qui donc Zabini avait-il bien pu s'adresser ? Quelle élève de gryffondor aurait été assez folle pour s'aventurer, seule et en pleine nuit, dans les cachots, le territoire des serpents ? Son territoire à lui… Surement une première année. Et si tel était le cas il se devait d'intervenir car elle avait peu de chance de s'en tirer face à trois serpentard de cinquième année dont les parents étaient des membres actif de l'armée de lord Voldemort, sous-entendu : ils avaient obligatoirement eut une formation même minime de magie noire.

Mais alors qu'il s'apprêter à sortir de l'ombre, la mystérieuse gryffondor prit la parole et son identité, bien que surprenante, devint limpide dans l'instant.

_ Zabini… la ferme tu veux ? Le jour où tu arriveras à me faire peur n'est pas encore arrivait, et il n'arrivera sans doute jamais ! Tu veux me faire pleurer peut-être ? Me faire te supplier de me laisser partir ? Eh bah non, tu repasseras ! Parce que vu ce que je dois supporter ces derniers temps, toi tu n'es qu'un pitiponk atrophié du cerveau ! Entre toi et Dumbledore, y'a pas photo t'es relégué aux oubliettes ! Cette espèce de psychopathe voudrait contrôler le monde ! Vous entendez ça ? Contrôler le monde rien que ça ! Et le ministre là, qui lui lèche les orteils pour quelques miettes ! Et on dit que c'est Vous-savez-qui le grand méchant de l'histoire ! C'est une blague ou quoi ! Et comme si ça ne suffisait pas il y a Ronald ! Et je te défis de pouvoir rivaliser avec cet emmerdeur de Weasley ! C'est impossible ! Il me tape tellement sur les nerfs, toujours sur mon dos à vouloir me draguer, enfin si on peut appeler ça de la drague ! Même un cachalot s'y prendrait mieux que lui, il est tellement répugnant ! Et Harry qui est partit je ne sais où ! Il pourrait donner une explication avant de partir non ? Sérieusement vous n'êtes pas de mon avis ? Et en plus il me demande de prendre soin de sa chouette ! Comme si j'avais que ça à faire ! Et puis je ne sais même pas où il est ! Piouff il a disparu de la surface de la terre ! Et s'il lui arrivait quelque chose ? Aaahh j'en ai marre de ces hommes incapables de s'occuper de leurs fesses convenablement! Ils ne veulent pas que je les torche non plus ?

Granger se tut aussi abruptement qu'elle s'était mise à parler, laissant place à un silence stupéfié. Severus n'en revenait pas de l'éclat auquel il venait d'assister. De tous les gryffondor il avait toujours pensé qu'elle était la plus raisonnable et calme. Avec un petit côté serpentard même... Jamais il ne se serait douté qu'elle puisse s'emporter de la sorte. Ceci étant dit, ses paroles l'avaient intrigué. Se pourrait-il que la jeune fille ait su percer à jour les sombres dessins du vieux fou ? Et que savait-elle au sujet de Potter ? Appartement le garçon avait bien prévenu quelqu'un de son départ en fin de compte…

Et il espérait que la conversation n'allait pas en rester-là et que ses chère petits serpents allaient bien lui extorquer quelques informations supplémentaires.

Finalement le silence fut rompu par un grand éclat de rire.

_ Ahahahaha ! Oh Oh Ahahaha !

'' Parkinson… ''

_ Oh Merlin, ce que c'est drôle ! Ahahahah ! J'arrive plus à m'arrêter ! AhahahaOhooooh… Torcher le cul des mecs ! Oh l'image mentale ! Trop fort Granger ! Ahahaha…

_ Granger, grogna Zabini d'une voix roque et menaçante. Comment oses-tu nous parler de la sorte ? Tu veux mourir ou quoi ?

'' Zabini… Ca n'est ops exactement ce qu'il est le plus important de savoir pour le moment, et le simple mot gryffondor devrait répondre à vos questions. ''

_ Moi ce que je trouve important ça n'est pas de savoir pourquoi elle nous parle comme ça, mais plutôt pourquoi elle nous parle de ça, à nous serpentard, fit remarquer Théo. Dumbledore a dit que Potter serait absent cette année parce qu'il doit suivre un programme d'entraînement spécial. Mais notre petite Granger n'a pas l'air du même avis…

Bien, enfin quelqu'un qui se décide à poser les bonnes questions.

_ Cinq points pour Serpentard monsieur Nott, souffla Severus dans un sourire, satisfait qu'au moins l'un de ses élèves se soit montré à la hauteur.

_ C'est vrais ça, confirma Pansy enfin remise de son fou rire. Pourquoi dis-tu que Potter a disparu et que personne ne sait où il est ? Et puis depuis quand Weasley te tape sur les nerfs à ce point ? Vous aviez l'air vraiment très proche dans le train cet après-midi.

'' Oui, Mademoiselle Granger, voyons voir ce que vous allez répondre à ça. ''

_ Je ne vois pas pourquoi je devrais vous répondre ! Ca n'a rien à voir avec vous.

_ Pourquoi ? questionna Blaise. Peut-être parce que tu viens de m'insulter et que ça m'a mis de très mauvaise humeur. Et aussi parce que nous sommes trois et que tu es seule, et dans les cachots en plus… en pleine nuit. Alors tu pourras bien crier à t'en déchirer les cordes vocales, rien ni personne ne viendra nous arrêter. Et quand nous en auront finis avec toi-même les elfes de maisons détourneront les yeux sur ton passage. Tu ne voudras même plus te regarder dans un miroir !

'' Très joli, Zabini. N'importe qui tremblerait de peur face à de telles menaces, mais il vous reste beaucoup à apprendre… Vous ne vous adressez pas à n'importe qui… ''

_ Qu'est-ce que je t'ai dit à propos des menaces Zabini ? Tu pourras bien faire tout ce que tu voudras, ma bouche restera close aussi longtemps qu'il le faudra. Pourquoi vendrais-je l'ami qui m'est la plus chère pour que vous alliez le répéter à votre chère maître dans la seconde! Maître qui, si je ne m'abuse, ne cherche qu'à tuer Harry ! Alors courrez mes mignons pour que lâche le moindre mot.

'' Je me demande si Potter a conscience de la chance qu'il a… Qu'une jeune femme si brillante soit prête à se laisser torturer pour lui… Elle doit vraiment l'aimer. Personne ne m'a aimé comme ça. ''

_ On se fiche de Tu-sais-qui ! interrompit Parkinson. Et d'ailleurs il n'est pas plus notre maître que le tient. Si tu veux vérifier vient donc examiner la peau de mon bras. Tu la trouveras aussi vierge que le tienne ! Ce que l'on veut savoir c'est pourquoi Potter est véritablement absent et si oui ou non cela a un rapport avec la disparition de Draco !

'' Oh la petite sotte ! Réalise-t-elle seulement ce qu'elle vient de faire ? A-t-elle que Draco est officiellement chez Lucius entrain de prendre des cours à domicile ! Quel idée de raconter ça à Granger ! ''

_ Pansy ! s'exclama Blaise. Pourquoi est-ce que tu lui dis tout ça. Il ne manquerait plus qu'elle aille tout raconter à l'autre vieux fou maintenant ! Le professeur Snape nous a dit de ne rien dire !

_ Ne donne pas à Pansy des leçons que tu es toi-même incapable de suivre, remarqua Théo sur un ton plus violent et accusateur bien que toujours aussi bas. Tu viens de foutre en l'aire la couverture du professeur Snape ! Parce que si elle est vraiment du côté de Dumbledore elle va s'empresser d'aller raconter que Snape savait que Draco avait disparu et qu'il ne lui a pas dit !

'' Bien, là je pense qu'il est temps d'intervenir ! ''

Sortant de l'ombre, Severus se montra aux yeux des quatre adolescents.

_ Zabini ! Parkinson ! interpela-t-il d'une voix plus froide et lugubre que le enfers. Jamais aucun élève n'a humilié la maison qui était la sienne comme vous venez de le faire ! Vous n'êtes que des incapables, même un gryffondor aurait su tenir sa langue ! Rejoignez tous les deux votre dortoir et n'en sortez plus avant demain matin.

Les deux serpentard ne prirent pas le temps de tergiverser et en quelques secondes à peine le bruit de leur pas ne résonnait déjà plus dans les couloirs.

Le maître des potions se tourna ensuite vers les deux élèves restant. Lorsque son regard se posa sur Hermione celle-ci sentit un long frisson d'angoisse courir le long de son dos. L'homme qui se tenait devant elle était plus impressionnant encore qu'à son habitude. Il n'était maintenant plus question du professeur Snape, mais du mangemort, du guerrier, de l'homme capable de rayer son existence de la Terre d'un seul et unique sort.

Et elle connaissait l'un des plus lourds et des plus dangereux secret concernant cet homme : il était espion certes mais pas pour le compte de Dumbledore, non il l'était pour celui du seigneur des ténèbres, du plus grand mage noire que le monde magique ait jamais connu…

Son espérance de vie venait de passer au point zéro en quelques secondes seulement.

Severus de son côté réfléchissait à ce qu'il convenait de faire maintenant. Il ne pouvait évidemment pas laisser Granger partir aussi simplement. Elle détenait des informations trop importantes pour qu'il fasse comme si de rien était. Et la menace de quelques heures de retenues ne suffirait pas à la faire taire. Sans compter que Dumbledore n'aurait qu'à lire son esprit pour que sa couverture soit définitivement perdue et il ne donnait plus cher de sa peau si cela devait advenir. Il ne pouvait définitivement pas la tuer, il n'avait jamais levé la main sur un enfant et ça n'est pas maintenant qu'il comptait commencer.

Un oubliette était encore le mieux qu'il puisse faire…

Mais lui ne pouvait pas prendre le risque de le faire ici. Dumbledore pouvait surveiller sa signature magique grâce au système de sécurité de Poudlard, il ne manquerait pas de remarquer qu'il avait jeté ce sort en particulier et les questions suivraient sans aucun doute.

Si un élève effectuait le sort en revanche…

_ Nott, prenez votre baguette. Vous allez en avoir besoins, annonça-t-il d'un ton calme qui fit frémir la gryffondor de peur.

Surement était-elle entrain de se demander ce qu'il allait faire d'elle. Il en arriverait presque à la plaindre. Après tout elle n'avait rien demander, c'était ces imbéciles de Parkinson et Zabini qui n'avait pas su tenir leur langue. Ces deux-là, une fois qu'il en aurait fini avec Granger, ils allaient sentir passer leur douleur.

_ Monsieur ? questionna le garçon, septique quant au fait de devoir jeter un sort à la jeune fille qui lui faisait face.

_ Qu'est-ce que vous allez me faire ? questionna Hermione d'une voix tremblante.

_ Rien de bien méchant, ne vous en faites pas miss. Juste de quoi m'assurer que vous n'irez pas raconter ce que vous venez d'entendre à n'importe qui.

_ Je vous jure que je ne dirais rien ! paniqua-t-elle. Et de toute façon à qui voulez-vous que j'aille en parler?

_ N'insulter pas mon intelligence miss Granger, ne faites pas cette erreurs. Je respecte la vôtre, je la respecte assez pour savoir que vous trouverez bien un moyen d'utiliser mon secret à des fins plus qu'efficace ! Si Dumbledore a vent de la moindre rumeur à mon sujet je ne donne pas chaire de ma peau voyez-vous ! Nott, votre baguette ! ordonna-t-il encore en se tournant vers le garçon. Faires donc oublier à votre malheureuse camarade ce qu'elle n'aurait jamais dû apprendre.

_ Non, attendez ! Jamais je n'irais le dire à Dumbledore. Je n'ai rien à voir avec ses affaires ! Je ne lui fais absolument pas confiance alors pourquoi j'irais lui raconter tout ça. Je suis prête à jurer sur ma magie si vous voulez!

Intrigué par la rancune qui perçait dans la voix de la jeune fille et qu'il se doutait être dirigé vers le vieux fou, Severus fit signe au serpentard d'attendre un instant avant de lancer le sort d'oubliette.

_ Vous, miss Granger, seriez prête à prêter serment de ne jamais révéler mon secret ? A me jurer, à moi, la plus parfaite des loyautés ? Pourquoi ? demanda-t-il après un instant. Pourquoi vous mettriez-vous à ma merci d'une telle façon ?questionna-t-il encore, véritablement curieux de connaitre le fond de l'histoire.

Après tout n'était-elle pas censé être une amie de Potter, et par conséquent ne devait-elle pas être du côté de Dumbledore ? Qu'est-ce que le vieux fou avait-il bien pu faire pour que la gamine doute de lui à ce point ?

_ Promettez-moi de ne pas me lancer l'oubliette et je répondrais à vos questions, répondit Hermione sur un ton plus assuré.

Elle savait maintenant que Snape ne comptais pas lui faire de mal, enfin pas autant qu'elle l'aurait cru au début. Alors elle se sentait plus à même de négocier avec lui. Et puis les paroles de Parkinson l'avaient intrigué : Draco avait-il vraiment disparu ? Et si oui pourquoi maintenant, en même temps que Harry ? C'était vraiment très étrange et si elle se débrouillait bien non seulement elle pourrait en apprendre d'avantage à ce propos et en plus elle pourrait enfin avoir une discussion sérieuse et aussi franche que possible avec un fidèle de l'autre camp. Parce qu'à force de réaliser à quel point le côté de la lumière pouvait être pourri elle en était venu à penser que rallier l'autre camp ne serait peut-être pas une si mauvaise idée. Après tout ceux qui étaient supposé être les gentils étaient plus méchant qu'autre chose alors l'inverse pourrait bien être vrai aussi. Peut-être que Voldemort n'était pas le genre de monstre dont tout le monde parlait… Resté encore à savoir ce qu'il pensait des nés-moldus mais selon elle ça valait le coup de s'intéresser de plus près à tout ça.

_ Miss Granger, vous êtes intelligente certes mais pas encore assez maligne pour me faire promettre quoi que ce soit.

_ D'accord, d'accord, se résigna Hermione, rageuse de voir que le serpentard se moquait ouvertement d'elle. Je veux bien vous dire ce que je sais sur Dumbledore, mais avoir cette conversation au milieu d'un couloir de poudlard n'est peut-être pas la meilleure chose à faire vous ne croyez pas ?

Severus soupira un peu mais finit par accepter de la conduire à ses appartements. Ne sachant toujours pas s'il allait oui ou non lui lancer un oubliette il fut bien obligé d'inviter Nott à les suivre. Le garçon s'exécuta sans un bruit et Severus le remercia silencieusement de sa discrétion.

Il les conduisit jusqu'à un immense tableau représentant Salazar Serpentard et entra après avoir chuchoté le mot de passe. Les deux adolescents se jetèrent un regard, aussi intimidé l'un que l'autre même si il ne l'avouerait jamais, avant de se décider à entrer.

Leur professeur les fit assoir devant son bureau qui trônait dans un coin du salon. Trop à cran Hermione ne pensa même pas à regarder autour d'elle afin de jeter un coup d'œil à la décoration. Théo quant à lui n'y apportait pas grande importance.

_ Alors, miss Granger c'est à vous. Parlez-nous donc de ce cher directeur.

La jeune fille prit une grande inspiration pour se donner du courage, avant de se décider à parler.

_ J'ai découvert que Dumbledore… enfin disons qu'il n'était pas tout à fait la personne que je croyais…

_ Vous m'en direz tant, laissa échapper le potionniste un sourire aussi sarcastique que possible plaqué sur les lèvres.

_ Hum… oui. J'ai entendu une de ses conversations avec Maugrey. Il prévoyait de sacrifier Harry lors d'un combat contre Vous-savez-qui… Et donc…

_Et donc vous avez enfin réalisé que derrière ce masque de gentil grand-père gâteux se cachait un homme beaucoup plus cruel et opportuniste, prêt à tout pour un peu plus de pouvoir ? Bien, il était temps que vous le compreniez ! Mais même en sachant cela, je ne peux m'empêcher de penser que pour supprimer l'un des plus grands atouts du seigneur des ténèbres, c'est-à-dire moi son espion au sein même de l'ordre du phœnix, vous seriez prête à mettre votre rancune de côté et à tout lui dire.

_ Jamais ! Harry est la personne qui m'est le plus chère, jamais je ne la trahirais en m'alliant à ce monstre d'égoïsme !

_ La personne qui vous est le plus chère, vraiment ? Pourtant depuis sa disparition il semble que vous ayez trouvé réconfort auprès de Weasley… Ce même Weasley que vous avez déclaré détester avec tant d'ardeur il y a de cela quelques temps. Vous semblez être bien peu sûr de vos sentiments, miss.

_ Cet abrutit de Weasley ! Celui-là si vous pouviez le mettre en retenue plus souvent…, déclara Hermione en fulminant. La seule raison qui m'oblige à le supporter pour l'instant est que Dumbledore souhaite nous voire ensemble et que je ne veux pas éveiller ses soupçons en repoussant cet imbécile. S'il en vient à se douter que je connais toutes ses magouilles ainsi que celles d'une grande partie de l'Ordre, je sais qu'il serait capable de tout pour me faire taire !

Severus se plongea dans ses pensées un instant, réfléchissant sérieusement pour la première fois de l'entretient à la possibilité de laisser à la jeune fille ses souvenirs. Elle avait l'air parfaitement franche avec lui et il ne se vantait pas en disant qu'il était devenu expert pour repérer un mensonge lorsqu'il en voyait un. Sans compter qu'avoir Granger dans leurs rands serait un atout certain qui ferait réfléchir Potter avant qu'il ne se dresse une fois de plus à faire face au Lord… Potter… Oui, voilà ce qu'il devait faire !

Il savait comment éprouver la fiabilité de la gryffondor :

_ Nott, sortez dans le couloir je vous prie. Si j'ai besoins de vous je vous appellerais.

Le garçon fronça les sourcils, visiblement irrité de se voir concilié au moment où la conversation prenait un tour particulièrement intéressant. Néanmoins, le regard froid et dur de son directeur de maison lui fit comprendre qu'il n'avait pas voix au chapitre et qu'il en savait déjà plus qu'il ne l'aurait dû. Il se retira donc, non sans avoir jeté un dernier regard à la gryffondor.

Cette dernière se tendit un peu lorsqu'elle comprit qu'elle allait se retrouver seule avec son professeur. Il était vraiment intimidant avec cette attitude sévère et impérieuse. Jamais elle ne s'était sentit aussi insignifiante pour quelqu'un.

_ Bien, disons que je vous croie lorsque vous me promettez qu'une fois sortit d'ici vous n'irez pas immédiatement répéter tout ce que vous savez au vieux fou… Dites-moi ce que vous savez sur Potter et je vous laisserais vos souvenirs.

_ Quoi ? Mais…

_ C'est tout ce que j'ai à vous proposer, miss. Toutes les informations au sujet de Potter que vous semblez détenir et un serment inviolable. C'est à ces deux conditions seulement que j'accepterais de vous laisser sortir d'ici en possession de tous vos souvenirs.

Il vit le visage de la jeune fille se fermer en un instant, à croire qu'elle était habitué à ne pas montrer ses sentiments. Et c'était peut-être le cas, après tout elle avait bien réussis à tromper Dumbledore durant un certain temps et elle s'était prêté au jeu de Weasley avec un talent certain…

_ Je vous propose un marché, déclara la jeune fille après quelques instants de réflexion.

_ Il ne me semble pas que vous soyez en mesure de marchander pour l'instant…

_ Je sais que vous voulez savoir où se trouve Harry, vous avez besoin de ces informations. Et je suis la seule à les détenir, déclara-t-elle en omettant soigneusement de dire que Sirius aussi savait ce qu'elle s'apprêter à révéler. Alors si vous les voulez…

_ Très bien miss Granger, je vous écoute, répondit Severus impressionner malgré lui de l'aplomb avec lequel elle imposait ses arguments.

_ Voilà, si je vous dis ce que je sais sur Harry et que je prête un serment inviolable alors je veux quelque chose en retour. Deux choses en fait. La première est que vous me disiez tout à propos de la disparition de Draco, s'il y a un rapport avec celle d'Harry je veux le savoir.

_ Et deuxièmement ?

_ Deuxièmement, je veux que vous me parliez de vous-savez-qui.

_ Soyez plus précise, que voulez-vous que je vous dise ? Parce que si vous voulez des informations au sujet de ses futures opérations ou toute autre chose de ce genre, je préfère stopper cet entretien dès à présent et rappeler Nott pour qu'il efface vos souvenirs.

_ Je ne suis pas stupide, professeur ! s'indigna Hermione sur un ton de reproche. Ce que je veux savoir c'est quels sont ses véritables objectifs, ses opinions politiques et tout ce qui s'en suit. Ce que je veux savoir c'est ce qui vous a convaincue, vous, de le rejoindre. Vous êtes un homme intelligent, vous êtes puissant aussi, vous auriez surement put faire une grande carrière au ministère et devenir bien plus riche que vous ne l'êtes aujourd'hui. Mais vous avez choisi d'être professeur donc j'en déduis que l'argent et le pouvoir ne sont pas ce qui motive vos actions. Alors dites-moi professeur, pourquoi en êtes-vous venu à devenir un fidèle serviteur de Lord Voldemort !

Un long silence suivit la tirade de la jeune femme. Severus comprenait maintenant que la jeune femme qui se tenait face à lui était bien plus dangereuse qu'il ne l'avait cru. Elle avait tellement bien cerné son comportement que s'en était effrayant…

Plus dangereuse donc, mais aussi plus fascinante : comment une née moldue pouvait-elle bien envisagé le fait de se rallier à lord Voldemort alors même que l'on racontait tellement d'horreurs à son sujet… Car c'était bien ce que sa requête sous-entendait. Hermione Granger était entrain d'envisager sérieusement de faire allégeance au seigneur des ténèbres.

Face à cette situation, Severus ne pouvait définitivement donner qu'une unique réponse :

_ C'est d'accord, miss.

_ Quoi, vous voulez dire…

_ Je veux dire je suis prêt à conclure ce marché avec vous, miss Granger. Sortez votre baguette, nous allons effectuer de suite le serment inviolable.

.

Fin du flashback

_ Tu as passé un marché avec cette jeune fille, répéta Tom tout à fait incrédule.

Son ami n'était vraiment pas du genre à agir sans prendre toutes les précautions qui s'imposaient, et pourtant… Et pourtant il venait de conclure un accord qui l'engagé envers l'amie de Potter, mais qui engagé aussi Draco et lui-même… et sans lui en parler, sans le consulter comme il aurait dû normalement le faire !

_ Oui, je l'ai fait et avant que tu ne t'emportes j'aimerais que tu écoutes jusqu'à la fin. Je sais que c'était très imprudent mais ça en valait la peine. C'était le seul moyen d'en apprendre plus sur la disparition de Potter et j'étais intimement persuadé qu'elle était liée à celle de Draco. Granger était prête à me donner ces information alors je n'allais pas laisser passer une telle occasion !

_ Peut-être était-ce une bonne occasion mais contrairement à ce que tu dis rien ne nous laissé à penser que le départ de Draco avait un rapport avec celui du gamin Potter !

_ C'est faux, contredit le maître des potions. Ils ont disparu tous les deux, à peu près en même temps. Tous deux n'ont laissé aucune trace, aucuns indices qui nous auraient permis de les suivre. Ca ne pouvait pas être des coïncidences ! Et d'ailleurs ce ne sont pas des coïncidences puisque les informations de Granger confirment largement l'hypothèse d'une fuite collective. Exactement le même jour où Lucius a découvert la lettre dans laquelle Draco lui annonçait son départ, elle a reçu un message en tout point similaire de la part de Potter. Comme Draco il ne dit pas où il va mais simplement qu'il doit partir, qu'il ne peut pas en dire plus mais qu'elle ne doit pas s'inquiéter pour lui, qu'il est en sécurité. Ca ne peut pas être un hasard qu'ils soient parti le même jour et qu'ils nous donnent à peu près les même informations ! Surtout qu'ils ne sont pas les seuls à avoir disparu…

_ Explique.

_ L'héritier Londubat, il a le même âge que Draco et Harry…

_ Le fils de Franck et Alice Londubat ?

_ Lui-même, confirma Severus. Sa grand-mère, avec qui il habite a signalé sa disparition aux aurore le lendemain de la disparition de Draco. Je l'ai lu dans le journal, elle appelait la population sorcière à se mobiliser afin de retrouver son petit-fils. C'est pour ça que je ne suis pas venu te voire dès le soir de la rentrée, je voulais d'abord en parler à Augusta pour lui demander plus de renseignement. Je voulais savoir quand exactement il était parti et dans quelles conditions exactement. Et j'ai bien fait…

_ Elle a reçu une lettre elle aussi ? demanda Tom qui connaissait la réponse d'avance.

_ Exactement, il lui a laissé un mot, dans le même genre que les deux autres et il semble être parti le même jour…

Tom se plongea dans ses réflexions un instant, toutes ses nouvelles étaient pour le moins surprenantes et n'avaient pour lui aucun sens… Les trois garçons auraient donc… quoi ? fugués ensemble ? Mais pourquoi ?

Il n'y avait aucune raison à cela. Qu'est-ce que pouvait bien faire deux gryffondors et un serpentard ensemble dans une situation pareille ?

Non ça ne devait surement pas être ça, et pourtant… Tout concordait et force était d'admettre que les similitudes entre les trois cas étaient troublantes, trop troublante pour ne pas éveiller les soupçons.

_ Et donc tu as parlé de tout cela à Granger ?

_ Disons que je lui ai donné assez d'informations pour la contenter. Elle ignore tout de ce que nous savons sur Londubat, si ce n'est ce qu'elle a pu déduire de l'article du journal… Elle est intelligente…

_ Et tu es une idée de ce que ces trois-là ont en tête et ce qu'ils font en ce moment ?

_ D'après Granger, Potter parle dans sa lettre d'un entraînement qu'il doit suivre.

_ Et tu penses que c'est vrais et qu'il aurait pu convaincre Londubat et Draco de venir avec lui ?

Severus réfléchit un instant avant de prendre la parole :

_ Si cela n'avait concerné que Potter et Londubat, peut-être que j'aurais pu le penser… Mais Draco… Jamais il n'aurait accepté de les suivre, ils ne se sont jamais entendu tous les trois. Et à moins qu'il ait eu une bonne raison…

A ces mots Tom vit son mangemort prendre une expression confuse avant qu'elle ne devienne plus réflexive et inquiète.

_ Severus ? A quoi penses-tu ?

_ Je ne suis pas sûr…, prévint le maître des potions après un instant. Mais s'il y a bien une chose qui pourrait décider Draco à faire une stupidité pareille, c'est Lucius.

_ Lucius ? questionna le lord en fronçant les sourcils. Son amant n'aurait jamais poussé leur fils à suivre le gamin Potter dans l'une de ses aventures rocambolesques. Alors pourquoi Severus le sous-entendait-il ?

_ Pas directement bien sûr. Mais si il n'y a rien au monde qui soit plus important pour Lucius que son fils, la réciproque est tout à fait vrai. Draco et Lucius partagent un lien vraiment très fort et ils sont très dépendant l'un de l'autre, même s'ils ne le montrent ou ne l'admettent jamais. Le bonheur de l'un fait celui de l'autre, c'est ainsi. Alors si Draco a pensait que son père n'allait pas bien il a dû chercher à faire quelque chose pour l'aider.

_ Et alors qu'elle rapport avec Potter ? questionna encore Tom en essayant de faire abstraction de la petite pointe de jalousie qui perçait dans son cœur : que Draco et Lucius soit aussi proche lui rappelait cruellement à quel point lui se trouvé éloigné d'eux.

_ Le rapport est que s'il a fourni à Draco l'occasion de gagner en puissance alors il a probablement sauté sur l'occasion évidement. Il n'est pas assez bête pour penser qu'un gamin de quinze ans, aussi doué et intelligent qu'il puisse être, soit capable de faire quoi que ce soit pour résoudre les problèmes de Lucius.

_ Peut-être… Mais ça ne change rien au fait que nous ne savons toujours pas où il est ! Que ce soit avec Potter ou un autre ça ne nous avance pas vraiment.

_ C'est vrai, sans oublier que ça n'est qu'une hypothèse, la plus probable que nous ayons pour le moment certes, mais…

_ Oui, ça n'empêche que je dois en parler à Lucius au moins, fit remarquer le maître des lieux.

_ Oui et moi, je dois retourner à Poudlard avant que ce bon à rien de Dumbledore ne remarque mon absence. Je n'ai pas envie de passer le reste de la journée dans son bureau à devoir inventer une excuse bidon. Et il fait encore que je travaille sur la potion qui te redonnera ton apparence, ajouta Severus en se levant.

_ Où en es-tu à ce sujet ?

_ Ça avance… il me reste quelques ingrédients à trouver, mais tu sais que ça risque de prendre encore du temps ?

_ Malheureusement oui, je le sais…

N'ayant rien de plus à ajouter et voyant que Tom se replongeait déjà dans les quelques rapports abandonné devant lui, le professeur de potion se décida à sortir de la pièce.

Il fut interrompu par le mage noire avant d'avoir passé la porte.

_ Severus. Tu es l'un de mes meilleurs hommes, et tu es aussi mon ami… Mais la prochaine fois que tu nous mets en danger, moi, Lucius et tous les autres, pour les yeux d'une demoiselle éplorée… je saurais te faire passer l'envie d'être aussi complaisant. Et assure-toi que le vieux fou soit incapable de lire son esprit. Il ne manquerait plus qu'elle lui révèle par inadvertance à qui va ta véritable allégeance.

_ J'ai déjà prévu de lui enseigner l'occlumencie, répondit Severus d'un ton raide.

_ Bien, je vois que tu n'as pas encore perdu ton ce qu'il te reste de bon sens.

Le potionniste ne répondit pas et sortit, pour éviter de dire à son maître le fond de sa pensée. Il avait pris toutes les précautions nécessaire pour que Granger ne puisse jamais les trahirent et son seul but dans cette histoire avait été d'obtenir des informations à propos de Draco, certainement pas de plaire à son élève… Et puis elle était bien trop jeune pour lui de toute manière… Oui, bien trop jeune. Dommage…

.

De son côté Tom resta immobile un moment, repensant à ce qu'il venait d'apprendre. Il savait que Draco aimait Lucius, probablement plus qu'il ne pourrait jamais l'aimé lui, il l'avait deviné…

Mais entendre Severus parler d'eux comme ça, il avait l'impression que jamais il ne parviendrait à gagner l'affection de son fils et à former une famille avec lui et Lucius. Pourtant c'était là son vœu le plus chère…

Encore une chose que Dumbledore lui avait arraché : la possibilité d'avoir une véritable famille, de voir grandir son fils jour après jour, de lui apprendre la magie… Il aurait tant aimé être un père, celui dont lui-même avait rêvé pendant des années.

A la place d'un père c'est Dumbledore qu'il avait vue débarquer dans sa chambre d'orphelinat et c'est lui aussi qui l'avait jugé dès le premier coup d'œil et l'avait poussé par ces insinuations à commettre des actes dont il regrettait à présent. Et c'est lui qui l'avait poussé à s'engager en politique par son attitude si conservatrice. Il avait espéré faire bouger les choses mais le vieux fou avait usé de son influence pour lui bâtir une réputation de monstre sans cœur, il avait même attaqué plusieurs villages et tué des familles entières avec l'appui de quelques-uns de ses hommes, tous aussi mauvais que lui. Tout cela dans le but d'étayer ses mensonges, d'embrouiller la population sorcière…

Et ça avait marché ! Quand les hommes du ministère étaient venus chez lui pour l'arrêter, soi-disant parce qu'il y avait des preuves de son implication dans plusieurs meurtres… Ridicule ! A cette époque il n'avait même jamais lancé un impardonnable sur un être humain.

Oui, à cette époque… Les choses avaient changé depuis, sa rancune s'était faite plus tenace avec les années passant et après avoir dû fuir sa propre maison il avait décidé que puisque les sorciers le voyaient comme un mage noire sans pitié alors il fallait leur donner satisfaction.

Il était devenu lord Voldemort… Pendant quelques temps il avait été aussi cruel que le monde le pensait, mais ça n'avait pas duré. Ses ambitions premières de renouveau pour le monde sorcier avaient repris le dessus. Et ses idées en avait séduit plus d'un. Beaucoup de sang-purs notamment. Ils se savaient proche de l'extinction et plus que tout autre ils avaient besoin qu'une nouvelle dynamique se mettent en place, si ils voulaient survivre…

Et puis il y avait eu Severus et les autres qui avaient su l'inspirer par leur jeunesse et leur passion pour la liberté. Et évidement Lucius était arrivé. Son beau Lucius…

Il allait devoir le convoquer et lui avouer tout ce que Severus venait de lui apprendre. Il avait peur que cela ne le plonge à nouveau dans de sombres pensées.

Mais peut-être que pour une fois il pourrait le rejoindre au manoir plutôt que de l'appeler à lui. Oui c'était une bonne idée, non seulement il serait surpris mais en plus il serait plus occupé à lui dire qu'il ne devait pas quitter le château qu'à écouter ce qu'il avait lui dire… peut-être qu'il lui éviterait ainsi de se morfondre en silence comme il le faisait depuis presque deux mois que leur fils avait disparu.

Il prit le réseau de cheminette partant de son bureau et de ce fait atterrit directement dans les appartements de son amant. Il avait mis en place ce passage quelques jours après que Lucius soit revenu vers lui, juste au cas où… Et il avait bien fait.

Curieux il jeta un regard à la pièce et remarqua qu'elle n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'il y avait dormi, des années auparavant.

Les mêmes couleurs au mur, Lucius avait gardé sa préférence pour le vert apparemment, le mobilier ancien et sophistiqué, et le lit… Ce lit qui avait accueilli tant de fois leurs deux cops fiévreux et tremblent de passion. Il aimait ce lit.

_ Tom ! s'exclama une voix incrédule derrière lui.

Il se tourna et découvrit la plus magnifique des visions qu'il ait vue depuis longtemps. Lucius le regardait, surpris et ne parvenant pas à le cacher, simplement vêtu d'une serviette de bain noué autour de la taille. Les quelques gouttes d'eau qui couraient le long de son corps ainsi que ses cheveux encore mouillé démontrait qu'il venait de prendre une douche. Visiblement il ne s'attendait pas à recevoir de la visite maintenant.

En deux secondes à peine Tom sentit son corps réagir à cette vision aussi enchanteresse qu'inattendue. L'érection la plus rapide qu'il ait jamais eut. Et le fait qu'il ne puisse détacher les yeux du corps pratiquement nu de son amant n'arrangeait pas les choses.

_ Tom ! Mais que fais-tu ici ? finit par demander Lucius

Difficilement le descendant de serpentard parvint à lui répondre, sur un ton un peu haché :

_ Lucius… Je voulais te parler de quelque chose d'important.

_ Et pourquoi est-ce que tu ne m'as pas appelé ? Tu te rends compte des risques que tu prends en venant ici ? N'importe qui pourrait se présenter, tu sais que je rassois le ministre ici ! Qu'est-ce qui t'a pris de venir ?

Lucius le regardé non plus avec surprise mais avec irritation et ses yeux noirci par la colère et l'inquiétude ne firent que renforcer le désir qui lui creusait les reins.

_ Est-ce que tu pourrais passer quelque chose, demanda-t-il de plus en plus tendu. Tout son corps réclamait l'assouvissement et il ne se retenait qu'à grand peine de sauter sur l'autre homme pour le faire sien dans la minute.

_ Quoi ? Non, je m'habillerais quand j'aurais eut des réponses à mes questions ! Je ne suis pas un vulgaire mangemort de seconde zone Tom, tes ordres tu les gardes pour eux. Tu es dans ma chambre je te signale.

Tom aurait préféré que Lucius évite de lui rappeler ce malheureux détaille. Savoir qu'un lit, et même ce lit en particulier, était à sa disposition à quelques mètres derrière lui seulement n'était pas fait pour calmer son excitation.

Les images indécentes de leur deux corps pressé l'un contre l'autre défilaient devant ses yeux et il avait de plus en plus de mal à se retenir. Il avait tellement envie de lui que ça en devenait douloureux. Son sexe était comprimé si fort dans son pantalon…

Il devait vraiment faire quelque chose avant que tout ne dérape et n'échappe à son contrôle.

_ Lucius ! Si tu ne veux pas te retrouver dans l'instant étendu sur ce lit avec moi en toi, tu ferais mieux de t'habiller. Par Salazar !

Lucius ouvrit la bouche pour parler mais se rendant finalement compte dans quel état d'excitation se trouver son presque amant il préféra se taire et se diriger vers le dressing pour se mettre quelque chose sur le dos.

Tom se fit à nouveau violence pour ne pas le suivre. Il avait tellement envie de lui !

Une minute plus tard le blond se présenta de nouveau à lui, dignement vêtu cette fois.

_ Et maintenant reprit-il, dis-moi ce que tu fais ici !

_ C'était pour… j'ai eu une discussion avec Severus et… Je crois que je vais partir, répondit finalement le lord.

Il se trouvait pathétique à bégayer de cette façon et des images pas très chaste continuaient de le harceler. Pas moyen de se concentrer sur autre chose.

_ Quoi ? Non attends, l'interrompit Lucius en l'attrapant par le bras.

Aussitôt Tom essaya de se dégagé, comme si le contact l'avait brulé. Et c'était un peu ça s'il y réfléchissait bien, sa peau était brulante, il avait l'impression d'être en feu. Jamais il n'avait autant perdu le contrôle de ses sens. Il se sentait enivré et totalement incontrôlable. Il ne devait pas rester là sous peine de faire quelque chose qu'il regretterait assurément lorsque son esprit serait plus clair.

_ Lucius, il faut que je parte ! Je n'arrive pas à…

_ J'ai compris, Tom. Et… je veux t'aider.

_ Non ! On en a déjà parlé, je ne veux que tu…

Lassé d'entendre son compagnon s'opposer à lui Lucius venait de l'attirer contre lui. Il l'embrassa brutalement pour l'empêcher de protester. Sans perdre de temps il plaqua l'une de ses mains contre la virilité tendue de son presque amant. Il la massa doucement à travers le tissu, mettant Tom à la torture face à tant de lenteur, et le regardant se mordre la lèvre pour retenir ses gémissements. Il fit glisser son autre main sous la robe ouverte et vint caresser le torse face à lui.

Tom se pressait de toutes ses forces contre cette main délicieuse et s'agrippait autant qu'il le pouvait au dos Lucius pour s'empêcher de le jeter sur le lit et de le prendre. La tension à l'intérieure de son corps était si importante qu'il avait l'impression que jamais il ne pourrait s'en débarrasser. Et il se sentait si impuissant. Il avait l'habitude de tout contrôler, même lors de ses relations sexuelles avec Lucius, c'est toujours lui qui avait dirigé les choses. Mais aujourd'hui c'était loin d'être le cas. Son plaisir reposait littéralement entre les mains de son compagnon.

Ce dernier avait d'ailleurs cessé de jouer avec ses nerfs et ses sens et s'était enfin décidé à passer la barrière de son pantalon. Il avait saisi son sexe dans sa main et le branlait maintenant à vive allure. Sa main allait et venait sur lui à un rythme hallucinant, embrasant tout son corps. Il sentait son plaisir monter et les gémissements n'étaient plus très loin de ses lèvres. Il embrassa sauvagement l'homme qui lui faisait tant de bien avec le vain espoir d'étouffer les manifestations sonores de son plaisir.

Le baisé fut à l'image des mouvements qu'exécutait Lucius sur son corps : frénétique et passionné.

Tom avait l'impression de n'avoir jamais pris autant de plaisir qu'à cet instant. Il sentait son sang bouillir dans ses veine et cogner à l'intérieure de son crâne, ses oreilles bourdonnaient.

_ Tom, vas-y ! Viens, ordonna Lucius en accélérant encore ses mouvements. Laisses-toi aller !

Incapable de se retenir le serpentard suivit l'injonction de son amant et se libéra dans sa main de celui-ci en gémissant son prénom.

Le souffle court et les jambes fébriles il s'abandonna contre le corps de Lucius. Celui-ci passa l'une de ses mains dans son dos, exécutant quelques caresses apaisantes. De l'autre il le rhabilla en un instant après lui avoir lancé un sort de nettoyage.

Ils restèrent un moment enlacé au milieu de la pièce, le temps pour Tom de reprendre ses esprits et de calmer sa respiration. C'était son premier orgasme depuis plus de quinze ans, jamais il n'aurait cru que ça puisse être aussi intense.

Il finit par retrouver complètement le contrôle de son corps. Il se redressa et déposa un dernier baisé sur les lèvres douces de son compagnon. C'était une façon pour lui de dire ce qu'il n'avait jamais appris à dire : « je t'aime » et « merci ».

_ Tu n'étais pas obligé de faire ça, lui dit-il ensuite.

_ J'en avais envie, rétorqua Lucius en souriant.

Il ne reçut en réponse qu'un regard impassible. Il savait que Tom ne le croyait pas.

_ Ecoutes, je ne dis pas que j'avais envie de faire l'amour avec toi, ni même que je ressentais le besoin impératif de te toucher. Ce que je veux dire c'est que j'aime te donner du plaisir, même si je n'en prends pas en même temps que toi. Ça n'a rien de physique, c'est juste que ça me fait du bien de voire l'effet que je te fais, même après toutes ces années.

Tom finit par hocher la tête calmement, il comprenait ce qu'il voulait dire.

_ Et maintenant que ton petit souci est réglé, tu ne penses pas qu'il serait temps de me dire pourquoi tu es venu jusqu'ici pour me voir ?

_ Viens, lui répondit-il en l'entraînant vers le canapé situé devant l'âtre.

Ce n'est qu'une fois qu'ils furent confortablement installé l'un contre l'autre qu'il se décida à reprendre la parole et à lui raconter son entretient avec Severus.

Comme il l'avait prévu, aborder le sujet de leur fils assombrit un peu l'humeur de Lucius. Vraiment, il allait devoir réfléchir à ce qu'il pourrait une fois leur fils rentré au bercail : quelle punition allait lui faire regretter assez ses bêtises et lui faire comprendre toute l'inquiétude qu'il leur avait causée ?

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Et voilà ! Chapitre 10 finit !

Je suis vraiment, vraiment désolé de l'énorme retard avec lequel je le publie. Mais ces derniers temps j'ai été vraiment débordé entre les révisions de mes partielles, mes partielles en elle-même et les fêtes de fin d'année avec toute la famille qui débarque…

C'était hardcorp pour trouver un moment tranquille pour écrire.

Enfin voilà maintenant j'ai retrouvé le rythme normal d'une étudiante de première année donc tout devrait rentrer dans l'ordre !

Comme vous avez pu le remarquer ce chapitre porte beaucoup sur la relation Tom/Lucius que je tiens beaucoup à développer dans cette histoire, et aussi sur les prémices du rapprochement stratégique qui va s'opérer entre Hermione et Severus.

Désolé pour ceux qui espérait voir ce que deviennent Draco, Harry et Neville mais je vous promets de me rattraper dans le prochain chapitre. ^^

...

Makie : Tout d'abord merci pour ta review, ça me fait vraiment plaisir de voir que certain aime vraiment ma fic. Ensuite je peux te dire que l'histoire entre Maximilien et Harry est loin d'être fini et que Neville aura effectivement l'occasion de pousser un coup de gueule ! ^^ En ce qui concerne Hermione j'espère que la suite de sa petite conversation dans les cachots t'a plu ! Biz et bonne lecture.

Yachiru-chan : Salut ! Merci pour ta review et contente de savoir que tu aimes ma fic, j'espère que ça continuera comme ça ! ) Biz et bonne lecture

Mel : La voilà la suite que tu réclamais à corps et à cris ma belle ! En espérant que tu ne seras pas déçue ! biz et bonne lecture

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