ça y est la suite est là! Je m'excuse de vous avoir fait patienter si longtemps, mais j'étais partie quinze jours en vacances, sans ordinateur.
Le chapitre 8 croisait les débuts de soirées de Tony et Tim, dans le 9 j'ai continué celle de tony, alors dans celui-ci je poursuis logiquement celle de Tim.
J'espère que les relations que je tisse entre ces deux agents et les deux femmes tirées de mon imagination vous plaisent, et que le fait que ces femmes, justement n'existent pas, ne vous dérange pas. C'est la première fois que je crée des personnages qui ont tant d'importance dans une fic.
Je vous souhaite une bonne lecture, et n'hésitez pas à me laisser une review, ça me fait toujours très plaisir! ça m'encourage à poursuivre cette fic.
Chapitre 10 : Confusion.
Tim et Sarah étaient arrivés devant l'hôtel de celui-ci. McGee n'appréciait pas réellement d'être raccompagné chez lui par une femme. Comme pour beaucoup de choses dans la vie, ses parents lui avaient inculqué certaines valeurs, et selon lui, c'était l'homme qui devait raccompagner la femme. Mais ce soir il faisait exception. Il ne connaissait pas Paris, tout lui y était totalement étranger, et s'il s'était hasardé à raccompagner Sarah chez elle, il n'aurait pas été sûr de savoir retrouver son chemin seul.
Cette situation qui embarrassait Tim arrangeait bien Sarah. Si McGee l'avait ramenée jusqu'à son domicile elle n'aurait pas pu l'y garder de force, tandis que là, elle était libre de partir quand elle le souhaitait, c'est-à-dire de rester autant de temps qu'elle le désirait. Même si elle ne souhaitait pas séquestrer Tim, et si elle savait sentir lorsqu'elle était de trop.
- Tu n'es peut-être pas obligée de me raccompagner jusque devant ma chambre, dit Tim alors qu'ils s'arrêtaient devant son hôtel. Sinon c'est de retomber en enfance, avec ma mère qui venait me border tous les soirs, que je vais avoir le sentiment.
- Pourquoi faire les choses seulement à moitié Tim? Répondit Sarah.
C'est ainsi que se tenant toujours la main, les deux amis pénétrèrent dans l'ascenseur qui les conduisit au bon étage. Une fois arrivés au niveau de porte de la chambre de Tim, celui-ci lâcha la main de Sarah pour sortir ses clefs et ouvrir la porte. Il la laissa juste entrouverte et se retourna vers la jeune femme. Il jeta un œil sur sa robe, elle lui allait à ravir.
- Tu es très belle ce soir.
McGee devint confus. Il venait de réaliser que le compliment qu'il lui avait fait pouvait être mal interprété, alors que son seul but était de se montrer poli. Sans pour autant mentir à la jeune femme.
- Pas que tu ne le sois pas le reste du temps, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire, tenta de s'expliquer Tim. Au contraire, c'est juste que ce soir, ta robe te va bien, mais tes autres vêtements aussi…
Sarah sourit et face à la confusion totale dans laquelle se trouvait Tim qui commençait à rougir, elle s'approcha de lui. Elle posa un doigt sur ses lèvres pour le faire taire immédiatement. Ce n'était pas la peine qu'il s'enfonce davantage.
- Chut! C'est bon, j'ai compris Tim, dit-elle en ancrant son regard dans le sien.
- Tant mieux, fut tout ce qu'il trouva à répondre.
Le pauvre McGee ne savait plus ou se mettre. Il avait réussi à vaincre sa timidité ces dernières années, mais en cet instant, ses mauvaises habitudes revenaient à grands pas. Il avait honte de son comportement. Sarah était gentille, mais elle le troublait un peu et il en perdait tous ses moyens. Il n'avait aucune idée de la manière dont il se devait de réagir.
Abby travaillait seule dans son laboratoire. Il était tard au NCIS, et tous les agents avaient déserté le QG depuis longtemps. Seule l'équipe d'astreinte traînait encore dans les couloirs. La gothique ne croulait pas sous une immense charge de travail, bien au contraire, l'affaire actuelle était plutôt tranquille pour elle. La laborantine n'avait quasiment rien à faire. Et pourtant, elle était toujours là.
Son disque de musique tournait dans l'ordinateur, mais elle avait légèrement baissé le volume. Elle tournait en rond dans son labo, s'occupant comme elle le pouvait. Elle vérifiait son matériel, l'état de marche de ses machines, elle triait quelques dossiers et de vieux indices. Elle faisait le grand ménage, vu qu'elle n'avait rien à trouver à propos de l'affaire en cours.
Mais ce que cherchait vraiment Abby, s'était s'occuper les mains. Car quand on est occupé, on ne réfléchit pas, et Abby voulait tout simplement arrêter de penser, arrêter de réfléchir. Elle ne voulait plus penser à quoi que ce soit, car ses pensées revenaient toujours vers le même point. Il était tard mais elle n'avait pas envie de rentrer chez elle, elle savait qu'elle ne parviendrait pas à y trouver le sommeil. Un pot de Caf' Pow vide était posé sur sa table de travail, à côté de son clavier d'ordinateur. Elle n'était pas allée en cherchait un autre, il ne valait peut-être mieux pas. Surtout qu'elle était déjà suffisamment sur les nerfs.
L'agent Gibbs se trouvait non loin de là. Abby lui avait semblé distraite aujourd'hui. Il avait pensé que cela pouvait être dû à l'absence de McGee vu qu'ils étaient tous les deux relativement proches. Mais lorsqu'il avait voulu aller lui déposer un indice pour elle l'examiner le lendemain, et qu'il avait entendu sa musique provenir du labo, il avait ralenti le pas, et s'était arrêté quelques instants pour l'observer. Il n'était pas normal qu'elle reste si tard, tout comme il n'était pas normal qu'elle s'agite autant à cette heure, même si elle donnait souvent l'impression d'être montée sur des ressorts.
- Abs? Que fais-tu là si tard? Demanda Gibbs après l'avoir observée un moment.
- Gibbs! Dit Abby en se retournant, surprise par sa présence. Je travaille, comme tu le vois.
- Abs. Je sais que l'affaire Blaquana ne te demande pas beaucoup de travail. Tu devrais être rentré chez toi depuis longtemps.
- Mais je travaille quand même Gibbs. On a toujours du travail.
Jethro la sermonna du regard, lui montrant qu'il ne croyait pas ce qu'elle lui racontait.
- Je sais, je ferais mieux d'aller me coucher, avoua la laborantine, mais je n'en ai pas envie.
Abby saisit sa télécommande et coupa la musique, sachant très bien qu'elle importunait Gibbs, même si elle en avait baissé le volume et même si il ne le disait pas.
- Merci, dit Jethro suite à son geste.
Abby sourit doucement.
- Tu as eu la tête ailleurs toute la journée Abs. Tu sais que tu peux me dire ce qui ne va pas, tenta-t-il en s'approchant un peu. Il considérait Abby comme sa fille, et il n'aimait pas du tout la voir comme ça. Surtout qu'elle savait qu'il ferait n'importe quoi pour elle.
- Je sais Gibbs. Ne t'inquiète pas. Je vais bien. Je suis désolée si je n'ai pas été au top aujourd'hui, je me rattraperai demain, promit-elle.
- Ce n'est pas grave, on ne peut pas être au top tous les jours, comme tu dis. Je te fais confiance, je rentre, dit-il, constatant qu'il n'obtiendrait rien de plus d'elle ce soir.
Gibbs s'approcha et lui déposa un baiser sur la joue. Abby le laissa faire. Il était quasiment sorti du labo quand il reprit la conversation là où il l'avait laissé.
- Mais tu en fais autant. Tu rentres chez toi Abbs, et tu cesses de t'agiter comme ça. Tu sais que je n'aime pas quand quelque chose te tracasse.
- D'accord, répondit Abby en souriant doucement, touchée par l'attitude de Gibbs. A demain Gibbs.
- Vous rougissez agent spécial McGee, déclara Sarah face au visage de Tim qui ne décolorait pas.
- Depuis quand m'appelles-tu ainsi? S'étonna-t-il.
- J'avais envie d'essayer.
Sarah souriait à pleines dents. Elle était heureuse que McGee ne se défile pas. Elle enleva son doigt de ses lèvres et poussa la porte de sa chambre d'hôtel.
- J'ai le droit d'entrer voir le bazar? Demanda-t-elle, n'attendant aucune réponse, tandis qu'elle entrait déjà.
Tim désormais seul dans le couloir la suivit dans sa chambre. Elle se retourna alors, pour de nouveau lui faire face.
- Ce n'est pas le bazar, déclara-t-elle.
McGee afficha une moue gênée qui fit sourire Sarah.
- J'ai passé une très bonne soirée en ta compagnie Tim.
- Merci.
- Merci à toi, déclara-t-elle.
Sarah enleva sa veste et la posa, ainsi que son sac sur un petit guéridon qui se trouvait là.
- Si San Francisco est aussi bien que ce restaurant, je crois que la prochaine fois c'est moi qui vais venir te rendre visite, et que je vais m'autoriser un petit détour par cette ville.
- Ce sera un grand détour dans ce cas, dit Tim en enlevant lui aussi sa veste. Et je ne suis pas certain que ta maison d'édition te le financerait répondit McGee.
- Peu importe.
Sarah s'approcha de nouveau de McGee.
- L'Amérique te manque? Demanda-t-elle.
- Pas tellement, des vacances sont toujours agréables même si il ne s'agit pas réellement de vacances.
- Tant mieux si je te donne une impression de vacances, comme tu dis c'est toujours agréable, dit Sarah dans un sourire.
S'approchant de plus en plus, elle posa une main sur son torse, et le regarda dans les yeux. McGee se demanda à ce moment si il s'agissait toujours de simplement partager un dîner avec une collègue, une amie, en tout bien tout honneur. Il n'était pas idiot, il voyait bien le tournant que prenait la situation. Son corps touchait presque le sien. Cette situation ne lui plaisait pas. Il sentait que tout allait bientôt déraper, mais il ne savait pas quoi faire pour empêcher cela. Il ne voulait pas se montrer blessant envers la jeune femme, qui peu à peu révélait ses intentions.
Nerveux, il la regarda. Elle était un peu plus petite que lui, ses yeux se trouvaient au niveau de son nez. Il baissa les yeux pour mieux la regarder. Il sentait sa main sur son torse. Il regarda sa main, et ses yeux se perdirent, entre les siens et sa main, dans son décolleté.
- La vue te plait? Déclara Sarah.
McGee releva immédiatement la tête à l'entente de cette phrase et la regarda droit dans les yeux. Il s'en voulait pour cette erreur. Il s'en voulait d'avoir eu un tel comportement alors que c'était contraire à tout ce qu'il désirait. Il était avec Abby, il l'aimait, il ne voyait vraiment pas ce qu'il faisait là. Sarah se hissa sur la pointe de ses pieds et osa enfin déposer un léger baiser sur ses lèvres. Elle s'écarta légèrement, pour quelques secondes plus tard, face à l'absence de réactions de Tim, de nouveau poser ses lèvres sur les siennes, un peu plus intensément cette fois. Elle caressa les lèvres de Tim de sa langue, cherchant la sienne.
Ce fut trop pour l'agent spécial, qui s'écarta soudainement.
- Non Sarah, non, dit-il avec force, mais encore confus.
Sarah lui répondit déçue :
- Je croyais que tu en avais envie. Tu ne m'as pas repoussée de la soirée, je...
- Tu t'es trompée, la coupa Tim.
- Je suis désolée, dit Sarah, troublée par la réaction de Tim qu'elle n'avait pas prévue.
- Ce… ce n'est pas très grave, tenta Tim.
- Ça veut dire que ça l'est un peu, répliqua-t-elle en reculant de quelques pas.
- Tu m'as embrassé Sarah. Je suis en couple, j'aime une femme, qui est à Washington, expliqua Tim qui retrouvait ses esprits.
Sarah baissa la tête. Elle attrapa rapidement son sac et remit sa veste. Elle se dirigea vers la porte d'un pas pressé. Elle n'avait aucune envie de rester ici ne serait-ce qu'une seconde de plus. Elle allait sortir quand McGee l'interpella. Il voulait la retenir un instant, il voulait lui faire comprendre qu'il ne lui en voulait pas, que ce n'était pas la fin du monde, mais les mots avaient du mal à sortir de sa gorge.
- Ne m'en veux pas Sarah. J'ai très envie d'être ton ami, on s'entendait bien tous les deux.
Sarah sourit, un peu triste, pressée de partir, de fuir cet endroit où elle ne se sentait plus du tout à sa place.
- D'accord Tim. Je te souhaite du bonheur avec… cette femme.
- Abby.
- Abby. J'aurais du m'en douter, répondit Sarah.
McGee lui sourit à son tour.
- A demain Sarah.
- Bonne nuit Tim, dit-elle avant de partir rapidement, encore gênée du comportement qu'elle avait eu. Elle avait hâte de rentrer chez elle et d'oublier le fiasco de cette fin de soirée. Tim n'était pas dans un meilleur était d'esprit qu'elle lorsqu'il referma la porte de sa chambre et s'y adossa pour souffler un peu. Ce soir il avait failli dépasser les bornes.
