Et nous voici réunies pour le DERNIER CHAPITRE !Ne m'en veuillez pas, mais c'est déjà la fin ! Non seulement c'est la fin de Entre nous et le sol, mais aussi celle de l'Arc, Amor, à mort !
Bon une question, vous voulez quoi pour la suite ?
1/ Renji x Grimmjow
2/ Renji x Byakuya
3/ Ichigo x Byakuya
4/ Shiro x Ishida
Allez voter ! vous avez une semaine !
Chapitre 10:
La nouvelle fit grand bruit. Il faut dire que la jeune femme était une des coqueluches de la presse people, et que sa disparition avait fait grand bruit. Alors quand son corps fut identifié, la nouvelle eut l'effet d'une bombe.
Il avait été interrogé par la police à la suite de sa disparition, mais rien ne permettait d'affirmer qu'il était impliqué dedans. Cependant de lourds soupçons pesaient sur lui. La police, en effet, le trouvait trop … heureux de la disparition. Il avait beau avoir expliqué qu'il n'aimait pas la jeune femme et que ce mariage était un mariage organisé par ses parents pour la pérennisation du clan, il restait suspect.
Deux semaines après la disparition, l'enquête de police piétinait toujours. Il se savait sous surveillance, mais ne changea en rien ses habitude : déjeuners et soirées dans les bars avec Juushiro. Ils évitaient tous gestes équivoques. Pour l'instant. Il avait bien compris qu'il était le principal suspect. Et il le devint encore plus quand un corps, retrouvé carbonisé dans un accident de voiture, se révéla être celui de Tia Hallibel. La police revint le voir et il eut droit à un nouvel interrogatoire.
Il était de plus en plus fatigué, de plus en plus tendu. Juushiro ne pouvait rien faire pour lui. Tant qu'il ne le sollicitait pas, il ne bougeait pas et ce contentait de l'aider comme le ferait n'importe quel collègue.
Puis ce fut au tour de Juushiro d'être interrogé. Au début, il s'étonna puis quand l'inspecteur lui montra les fiches que le détective privé avait fait sur lui et le personnel de la clinique, il comprit pourquoi. Il dut avouer que, oui, il en pinçait pour Shunsui, mais que non, il n'aurait jamais tué personne. Il était médecin, il soignait les gens, les maintenait en vie. Il ne les tuait pas. De plus, il ne l'avait vu qu'une fois, quand elle était venu à la clinique. Il n'avait même pas été présenté. Il avait été nerveux de se retrouvé là, au commissariat, traité ainsi. Mais le fait de penser à Shunsui, de le protéger de cette façon, l'aida à tenir bon et à ne pas craquer.
Seulement la police finit par recueillir des preuves infimes. Au départ. En plus de leurs soupçons sur les deux hommes. Et cela commença quand un mois après l'enterrement de la jeune femme, les deux hommes commencèrent à se fréquenter, non plus comme deux collègues, mais comme deux amants. De plus, un témoin vint apporter son aide à la police en disant avoir vu la voiture de la victime devant l'immeuble de Juushiro. En disant avoir vu Shunsui entrer dans l'immeuble avant la disparition de la blonde.
La perquisition tourna au cauchemar puisque la police vint réveiller les deux hommes de bonne heure. Ils passèrent l'appartement au peigne fin et finir par trouver des traces de sang infime sur le rebord de la marche du gekan. Ça, plus les témoignages et les deux hommes se retrouvèrent en état d'arrestation pour le meurtre de Tia Hallibel.
Ils furent rapidement séparés, mais ce n'est pas pour autant qu'ils avouèrent quoique ce soit. Ils restèrent muets. Les policiers essayèrent bien des stratagèmes pour les faire parler mais rien n'y faisaient. Ils se rendirent compte alors que ce qui liait les deux hommes était un amour hors du commun. Un amour rare et précieux. Cependant, ils eurent la visite de Katashi qui essaya de faire jouer ses appuis pour que son fils soit libéré et que Juushiro soit condamné. Seul.
En apprenant cela, Shunsui devint enragé et s'attaqua à son père venu lui annoncer sa mise en liberté. Ils durent s'y mettre à trois pour le maitriser et Katashi fut bon pour un séjour à l'hôpital. Le vieil homme ne cacha pas son mécontentement.
-Tu n'es plus mon fils! Hurla-t-il. Je te déshérite!
-Tant mieux! Répondit Shunsui. Je n'ai jamais voulut de tout ça!
Ce que Shunsui ne vit pas, ce sont les larmes de Katashi dans la voiture qui le ramenait à l'hôpital où il séjournait depuis la mort de la jeune femme. Tsukishima le réconforta comme il put mais se réjouissait de voir son frère et rival ainsi écarté de la succession. Il restait ainsi seul maitre à bord du clan. Et il en était plus qu'heureux. Il ne vivrait plus dans l'ombre de personne.
Finalement, un procès eut lieu. À huis clos à la demande des familles. Celle de Shunsui et celle de Tia. Les deux hommes n'avaient toujours rien avoué et restèrent muets durant leur procès. Juushiro était plus pâle que d'habitude, il dormait très mal et très peu. Il faisait des efforts énormes pour ne pas craquer et le fait d'être privé de son amant lui pesait énormément. Shunsui faisait de son mieux pour donner une image forte de lui. Il se voulait ainsi rassurant pour l'albinos. Pour lui aussi la séparation était difficile. Il avait peur que quelque chose arrive à son amant. Il avait peur qu'on lui fasse du mal. Il estimait que le jeune homme avait assez souffert comme ça. Il ne voulait pas qu'il souffre d'avantage, même si c'était le cas actuellement et à cause de lui en plus. C'est lui qui était la cause de tout ça et il s'en voulait beaucoup.
Un verdict fut rendu et les deux hommes furent transférer en prison. Et là commença un enfer. Ils ne furent pas mis dans la même cellule bien que la demande fut formulée par leurs avocats auprès de la direction de la prison.
Juushiro attisait l'attention des autres prisonniers mais aussi des gardiens par son physique plutôt frêle et ses cheveux longs. Commença alors pour lui, allusions salaces, gestes déplacés, attouchements. Il avait beau se plaindre rien n'y faisait puisque certains gardiens en étaient les auteurs. Jusqu'à son viol par deux prisonniers. Shunsui fut témoin de la scène et rentra dans une rage folle, frappant les deux hommes. Juushiro regarda impuissant son amant mettre KO ses agresseurs. Ils furent pris en charge par l'infirmerie et la direction commença à croire l'albinos quand il disait être victime d'harcèlements sexuels de la part de prisonniers. Le directeur ne pouvait rien pour lui.
Les agressions continuèrent contre le jeune homme. Et Shunsui se retrouva de plus en plus souvent impliqué dans des bagarres avec les agresseurs de son amant. Jusqu'à ce que finalement, il en tue un. À ce moment là, il fut mis en isolement. Juushiro ne put alors plus rien faire que subir, encore et encore. Il dormait de moins en moins longtemps et de moins en moins bien. Il en vint même à ne plus s'alimenter. Il finit donc à l'infirmerie, nourrit par perfusion. Mais le problème ne s'arrêta pas là. Shunsui péta un câble en apprenant ce qu'avait subit son amant pendant son isolement. Ils eurent beaucoup de mal à le calmer.
Ils devinrent alors un problème pour le directeur de la prison. Problème qui trouva sa solution avec la construction d'une nouvelle prison, dirigée par Aizen Sosuke. Celui-ci se rendit dans la prison où résidaient les deux hommes et discuta avec le directeur. Il voulait pour sa prison expérimentale des prisonniers violents, durs à gérer, dangereux, mais consentants.
La pièce était éclairée par le soleil et baignait de lumière. On le fit entrer et asseoir sur une chaise. Il se demandait bien pourquoi il était là. Il regardait autour de lui jusqu'à remarquer la présence d'un homme dans un coin à l'ombre de la salle. Celui-ci s'avança et s'assit en face de lui quand le gardien eut refermé la porte derrière lui.
-Bonjour Kyoraku-san. Je m'appelle Aizen Sosuke.
-Bonjour Aizen-san, répondit poliment le brun.
-Vous devez vous demander pourquoi vous êtes ici, n'est-ce-pas?
-En effet. J'ai rarement de la visite. Vous êtes quoi au juste? Avocat?
-Pas le moins du monde, ricana Aizen. Voyez-vous je dirige un endroit comme celui-ci. Vide pour l'instant.
-Et?
-Et bien j'aimerai vous compter parmi mes pensionnaires.
Ce fut au tour de Shunsui de rire.
-Pensionnaires? En voilà un bien joli mot pour nous qualifier. Pourquoi me demander mon avis?
-Je dirige une prison expérimentale. Je veux que les prisonniers qui y viennent soient volontaires.
-Une prison reste une prison.
-Certes mais elle peut être plus ou moins vivable. Cette prison est vétuste et je sais que vous avez certains problèmes de … discipline.
-Y'en aurait pas s'ils faisaient correctement leur boulot ici, cracha le brun.
-Justement. Je suis venu ici pour vous offrir un endroit plus adapté à votre situation.
-Soyez plus clair, fit Shunsui intrigué.
Aizen se cala dans le fond de sa chaise, posa les coudes sur les accoudoirs et son menton sur ses mains jointes. Il commença par détailler un peu plus sa prison et son fonctionnement. Il avait capté toute l'attention de son interlocuteur et voyait bien que celui-ci était prêt à accepter.
-À une seule condition.
-Laquelle? Demanda Aizen tout en sachant pertinemment ce que voulait le brun.
-Que Ukitake Juushiro vienne aussi.
-Croyez vous qu'il accepterait?
-J'en suis sûr!
-Dans ce cas, je vais demander votre transfert à tous les deux.
Aizen se leva et salua Shunsui. Celui-ci, attaché à sa chaise, dut patienter qu'on vienne le libérer et le reconduire à se cellule. Même si Aizen lui semblait sournois, c'était la meilleure chose qui puisse leur arriver. Ils allaient être enfin tranquilles. Ils allaient être enfin tous les deux.
La première explosion les propulsa au sol, comme les autres. Ils regardèrent hagards l'affolement suivre et les autres détonations retentir. Shunsui fut le premier à se relever et aida son amant à faire de même. Il réalisa de suite ce qui se passait. Quelqu'un attaquait la prison. S'il trouvait une issue, il s'enfuirait en emportant avec lui son bien le plus précieux. Son amant.
Il tira sur la main de Juushiro l'entrainant derrière lui. L'albinos toussait à cause de la fumée et de la poussière. Il se laissait guider par son amant. Comme il l'avait toujours fait. Il savait que le brun ferait tout pour lui, qu'il ferait les bons choix.
Ils traversèrent la cour, réduite à un champ de ruines pour arriver à celles des prisonniers de droits communs. Ils trouvèrent beaucoup de prisonniers ayant eut la même idée qu'eux. Et beaucoup de gardiens. Ils s'immobilisèrent devant la rangée de gardiens qui pointaient leurs armes sur les prisonniers et observèrent en silence la scène. Jusqu'à ce qu'un gémissement attire l'attention de l'albinos. Juushiro repéra alors un homme allongé et visiblement blessé. Il s'en approcha entrainant avec lui le brun. À eux deux, ils ausculteraient l'homme; celui-ci n'avait rien de grave, juste quelques éraflures et ecchymoses.
-Il y en a d'autres, fit Juushiro tout bas.
-Je sais, lui répondit Shunsui comprenant où voulait en venir son amant. Mais ce n'est pas notre problème.
-Mais on ne peut pas les laisser comme ça! S'offusqua le plus jeune.
-Nous ne sommes plus médecins, je te rappelle. Et nous n'avons jamais été urgentistes. Laissons-les se débrouiller.
Juushiro foudroya du regard son amant, qui le soutint. Il pensait à eux d'abord, alors que l'albinos pensait encore aux autres en premier. Mais Shunsui ne le laisserait pas faire. Il y avait peut être une chance de sortir d'ici et il n'hésiterait pas à la saisir!
-On peut sortir d'ici, souffla-t-il tout bas.
-Et laisser des blessés sans soins, s'offusqua le plus jeune.
-Écoute Juushiro, fit le brun en saisissant son amant par les épaules. Je veux qu'on saisisse la moindre chance de sortir d'ici. Tu comprends! On peut être libre! N'as-tu pas envie d'être libre?
-Je m'en fiche, répondit franchement l'albinos. Tout ce qui compte pour moi c'est d'être avec toi.
Cette déclaration bouleversa le brun qui serra fort dans ses bras son amant.
-Moi aussi, répondit-il. Moi aussi.
Puis il l'écarta et l'embrassa passionnément. Avant de lui prendre la main et de faire marche arrière. Les explosions avaient cessées et le chaos le plus total régnait dans les cours de la prison. Ils s'arrêtaient près de chaque homme à terre, prisonnier comme gardien. Ils faisaient ce qu'ils pouvaient avec ce qu'ils avaient. Ils tombèrent sur l'équipe médicale de la prison et décidèrent de leur prêter main forte.
Jusqu'à ce que Shunsui remarque un trou dans l'enceinte de la prison par lequel certains prisonniers étaient en train de s'enfuir.
-Juushiro, on y va, fit-il en tirant sur le bras de celui-ci.
L'albinos se retourna pour voir de quoi parlait son amant, mais avant qu'il puisse répondre quoi que ce soit, Yamada le remercia.
-Merci de nous avoir aidé Ukitake-san, Kyoraku-san. Personne ne vous retient. Je vous souhaite bonne chance.
-Merci beaucoup Yamada-sensei. Merci beaucoup.
Juushiro pressa les mains du médecin dans les siennes tandis que Shunsui se contenta d'un signe de tête avant d'entrainer l'albinos à sa suite.
Yamada les regarda partir avant de se faire réprimander par son infirmière favorite.
-Vous n'auriez jamais dû les laisser partir! S'exclama Matsumoto.
-Et comment aurais-je fais pour les retenir?
La jeune femme ne trouva rien à répliquer et haussa les épaules. Elle avait dit ça juste pour la forme. Elle aussi voulait leur liberté. Elle continua à soigner l'homme allongé à ses pieds et ne pensa plus au reste.
La chaleur était étouffante. Le soleil n'en était pourtant qu'au début de son parcours. Il essuya comme il put son front avant de se concentrer sur sa tache. Autour de lui le silence était interrompu par les bips de la machine indiquant que son patient était toujours vivant. Il avait presque finit. Encore un point et il pourrait sortir de là et aller se rafraichir.
Quand il franchit les portes de la salle d'opération, il fut assaillit de suite par la famille du patient. Aussitôt son assistant arriva et traduisit pour lui ce que disait l'homme en face de lui.
-Dit lui que tout c'est bien passé. Que tout va bien. Son enfant dort. Et il se réveillera d'ici une heure. Il peut aller dans la chambre le voir s'il veut. Mais ils ne doivent pas faire de bruit et le laisser dormir.
-Il demande quand il pourra rentrer chez lui.
-Dit lui que je lui répondrai quand je l'aurai revu tout à l'heure. Je passerai l'examiner et alors j'en saurais plus.
L'assistant traduisit dans son dialecte natal ce qu'il venait de lui dire. Il s'émerveilla une fois de plus de ce peuple qui les acceptait, qui acceptait qu'il soigne leurs enfants. Il s'éloigna et regagna la seule salle climatisé de l'hôpital. Là il s'assit et posa sa tête sur ses bras posés sur la table. Il avait enchainé les opérations et il était fatigué. Il avait du mal encore à supporter la chaleur, mais d'ici quelques jours, il savait qu'elle serait déjà moins forte.
Il sursauta en sentant une main se poser sur son épaule. Il s'était endormi.
-Alors comment ça c'est passé?
-Bien. Très bien même. Je vais aller le voir et expliquer à ses parents les soins à donner par la suite. Et toi?
-C'est dingue ce que je peux faire ici pour améliorer leurs conditions. Il y a tellement à faire, s'exclama-t-il, que c'en est stimulant.
Juushiro sourit devant l'air heureux et plein d'enthousiasme de son amant. Ils avaient atterrit là par hasard dans ce coin du monde perdu. Et avait été touché par ces gens qui vivaient avec rien, mais qui étaient heureux quand même. Ils avaient alors décidé de leur venir en aide en s'engageant auprès de l'hôpital local qui manquait de médecins. Depuis ils avaient parfaitement intégrés l'équipe soignante et la ville où ils habitaient. La population avait finit par les accepter comme ils étaient. Et ils étaient les plus heureux du monde.
FIC TERMINEE
