Merci pour vos reviews !
Bon, mon jardinier a eu la bonne idée de passer la tondeuse dés 8h du matin, gentiiiil jardinier ! Du coup, je suis réveillée, et je vous écris un chapitre…et encore un titi lemon ! Wharf !
Chapitre 9 : Le téléporteur
Ils avaient failli mourir. Bon, ça arrivait au moins cinq fois par semaine, mais là ça avait été particulièrement proche de ce qu'on pouvait appeler une mort horrible. Du genre empereur machiavélique et particulièrement sadique qui avait pris John en otage et avait failli lui ouvrir l'estomac devant les réticences qu'avait ressenti son équipe à lui donner les coordonnées d'Atlantis.
Ils s'en étaient sortis grâce à l'étonnamment coupante épée de Ronon, qui avait allégrement tranché la tête de l'empereur belliqueux en un mouvement de poignet.
N'empêche, John avait vu la mort de près, et ça avait littéralement terrorisé Rodney. Il avait sentit ses jambes devenir molles, comme des battons de guimauve, et son cœur avait manqué plusieurs battements, le laissant essoufflé sans l'ombre d'un effort. Jamais il n'avait ressentit une telle peur auparavant, et ça l'avait complètement retourné.
Alors il avait attendu la dernière minute pour faire son check-up à l'infirmerie, pour le faire en même temps que le militaire, qui semblait prendre sa « presque mort » avec philosophie, voire avec désinvolture. Sheppard lui avait lancé de petits sourires discrets durant tout l'examen médical –après tout, il l'aimait non ?- et le canadien avait essayé de répondre le plus chaleureusement possible.
Néanmoins, il avait voulu plus. Ces promesses et ces sourires ne lui suffisaient plus, même s'il essayait de s'en contenter. Ca faisait plus de quatre mois qu'il attendait que John se manifeste, qu'il puisse vivre quelque chose avec lui. Il ne croyait pas à l'abrogation de la politique du DADT, du moins pas à court terme, et il ne se sentait pas la force d'attendre encore. Il avait donc décidé de piéger l'américain.
Quand ils sortirent de l'infirmerie, Rodney pris sa décision sur le vif, sans vraiment réfléchir, et suivit le militaire afin de prendre le même transporteur que lui. Quand John entra et appuya sur un endroit de la carte représentant une zone de la cité, il se faufila rapidement dans la machine. Quand les portes se refermèrent il ouvrit le panneau de contrôle et, rapide comme l'éclair, sabota le système d'ouverture afin de bloquer l'appareil.
-Mais qu'est ce qui vous prend McKay ? Lança Sheppard, visiblement déconcerté.
Rodney inspira longuement et ferma les yeux. Il sentit son cœur battre plus fort et son ventre se noua quand il songea à quel point il aimait le militaire. Enivré par l'audace, il se rendit à peine compte du fait qu'il venait de se retourner et d'embrasser le pilote à pleine bouche en le plaquant contre une paroi latérale.
Un peu hébété, Sheppard se laissa faire, laissant peu à peu l'excitation monter en lui. Le canadien se perdait dans le baiser, gémissant sans trop savoir pourquoi, oppressé par un mélange de désespoir, de désir et de soulagement.
-Rodney, je ne crois pas…
-Tais toi, le coupa le scientifique. Tu es vivant, je suis vivant, ça ne sera pas toujours comme ça, alors carpe diem, laisses-moi profiter de toi.
Il se nicha au creux du cou de John et le respira avidement.
-Je croyais que tu étais claustrophobe…
-Pas si je sais que je peux sortir, murmura Rodney, et puis tu es là.
McKay promena ses lèvres le long de la jugulaire de Sheppard, puis sur sa mâchoire avant d'atterrir sur ses lèvres.
-Tu n'as rien à craindre ici John, il n'y a aucune caméra de surveillance. Et j'ai bloqué le système de l'intérieur, personne ne peut ouvrir à part moi, chuchota t'il. Personne n'en saura rien…
Sa bouche redescendit sur la nuque du colonel et ses mains caressèrent le ventre qui avait failli être ouvert devant ses yeux. La peau était lisse, sans cicatrice, et sa douceur était juste interrompue par une ligne de poils descendant du nombril. Le militaire ferma les yeux, savourant les caresses du canadien.
-Je t'aime aussi, murmura Rodney à son oreille.
Un « ça y est, maintenant je suis heureux » traversa l'esprit de John, dont la torpeur amoureuse fut secouée quand l'astrophysicien s'agenouilla à ses pieds et baissa son pantalon.
-Oh, Rodney, je suis pas sur que ce soit une super idée, dit-il avec une pointe d'inquiétude dans la voix.
- Pourquoi, tu n'en as pas envie ? demanda le scientifique.
-Si, mais que ça soit toi qui me le fasses…c'est un peu bizarre.
-Ce que tu peux être bête quand tu t'y mets !
Il abaissa le caleçon de l'américain et, avec un talent indéniable, enfonça le militaire profondément dans sa bouche (1). Ce dernier ne pu s'empêcher de donner des coups de reins vers l'avant, et leur petit concerto à la flûte dura quelque minutes avant que John ne jouisse.
Rodney se redressa et embrassa son amant, lui faisant partager le goût de son excitation.
Puis il se saisit des mains de Sheppard et les posa sur la boucle de sa ceinture, l'incitant à le déshabiller.
-Je crois qu'on en a eu assez pour aujourd'hui, tu ferais mieux de nous faire sortir avant que quelqu'un ne s'inquiète.
-Mais John, j'ai envie de toi ! Protesta le canadien.
L'autre homme soupira avant d'embrasser son geek préféré et de remettre son sous-vêtement et son pantalon.
-S'il te plait, supplia McKay, j'ai besoin que tu me prennes maintenant, j'en ai besoin !
John trouva la phrase du scientifique un peu étrange, comme grammaticalement incorrecte, mais il enlaça son amant comme pour le contenter.
-Soit un peu patient, c'est déjà allé trop loin…expliqua le militaire, à regrets.
-Non, j'en ai marre d'attendre !
-Tu me fais quoi là ? Un caprice ? Je ne suis pas ton vibromasseur Rodney…
Offusqué, le canadien se dégagea de l'étreinte de Sheppard.
-Comment tu oses me dire ça ? Je n'arrive pas à croire à ce que tu viens de me dire…
-Ca va, je plaisantais…relativisa le colonel.
-Ca fait quatre mois que j'attends désespérément que tu daignes me donner un signe encourageant. Tu crois que j'ai gobé ton histoire de loi qui va peut être devenir obsolète dans un futur proche ? Explosa le scientifique.
- Mais c'est la vérité !
-La vérité c'est que tu rêves éveillé John. Si tu attends qu'on te donne la permission de sortir avec moi, et bien laisses moi te dire que je ne vais pas attendre mes 70 ans pour avoir enfin le droit de t'embrasser !
Déçu et un peu humilié, l'américain s'appuya contre le mur du téléporteur, l'air boudeur.
-Je croyais que tu n'avais de vues sur personnes…bougonna Sheppard, amer.
- Qu'est ce que tu vas croire encore ? Tout ce que je veux c'est être avec toi.
- Mais sans trop faire d'efforts, c'est ça ? Ironisa t'il.
- Je voudrais que tu abandonnes ton espèce d'amour à la Roméo et Juliette et que tu vives enfin dans le présent ! C'est trop demander ? Posa la voix de Rodney, qui était montée dans les aigus.
Sheppard soupira avant de regarder son amant dans les yeux.
-Oui, c'est trop demander. Je t'aime mais je refuse de céder à tes caprices et de perdre mon travail, et par la même occasion mon poste sur Atlantis et la chance de te voir.
- Maintenant c'est moi qui fais des caprices…grinça l'astrophysicien. Eh bien je suppose que tout a été dit.
Il répara le panneau de contrôle et les portes du transporteur s'ouvrirent sur le corridor menant aux quartiers du personnel.
- Te vexes pas enfin !
Rodney lança un regard noir au colonel et sortit rapidement de la machine.
- Mais t'es vraiment trop con quand tu t'y mets Rodney ! Rodney, je te parle ! Cria le militaire.
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Des reviews pour la gentille VLU qui a essayé de vous écrire un lemon ?
Aaaah, j'en ai la nausée, je DESTESTE écrire ça…ça me dégoûte profondément, même avec de l'imagination (mais comment ils font pour respirer sans s'étouffer les gens qui font ça ??)…purée, les lemons gay ce n'est pas une sinécure, la prochaine fois j'écris du métaphorique ou du slash f/f moi ! –navrée, c'était le quart d'heure « les garçons, beuark ! », ça doit être un début d'indigestion.
