Voici le chapitre 10... Voilà quoi, 10, c'est un chiffre rond, donc, ouais, c'est bien. J'suis contente. Haha. Bon, fini le blabla inutile, appréciez ce chapitre chers lecteurs (enfin, surtout lectrices, j'imagine).

Évidemment, je ne possède pas South Park (Mais punaise qu'est ce que j'aimerais), Trey et Matt le font, et très très bien, même.


En espérant ne pas me faire punir

Résumé des précédents chapitres : Butters aimerait que sa vie change. Il a l'air démoralisé et Kenny souhaite le réconforter. Il se rapproche de lui dans le bus, puis en classe jusqu'à le convaincre de le suivre après les cours. Il l'emmène dans un bar et après plusieurs verres, Kenny l'emmène chez lui. Une fois dans sa chambre, les choses deviennent physiques. Les deux garçons finissent par coucher ensemble. Butters se sent enfin heureux du fait de l'attention que lui accorde Kenny. Le lendemain matin, ils se réveillent l'un contre l'autre. Aucun des deux ne regrette leur nuit, mais lorsque que Kenny dit à Butters qu'il n'était qu' "coup comme ça", Butters rentre chez lui, déçu. Il se fait finalement punir pour trois semaines et, une fois la punition levée, il décide de prendre l'air. Il se fait tard et il reprend la direction de sa maison. En passant devant celle des McCormick, il surprend Kenny, sortant de chez lui, en larmes.

Chapitre 10 : Désolé

« Ah… Salut Butters. » Je ne réponds pas, d'une part parce que je n'en ai pas vraiment envie, et d'autre part parce que voir Kenny pleurer est l'une des choses les plus invraisemblables du monde et je suis sous le choc. Il essaie de sécher ses larmes mais d'autres coulent. Je ne sais pas d'où il saigne, mais je peux voir quelques taches de sang sur sa peau et sur ses vêtements.

« A-Arrête de me regarder comme ça, s't'plait. » Je détourne le regard et prends une inspiration. Vraiment, j'aurais dû passer par un chemin plus long, j'aurais pu éviter tout ça. Je reprends ma route.

Voir Kenny pleurer ne me laisse pas indifférent, je l'aime et il va mal, automatiquement j'ai mal pour lui. Il souffre et je l'ignore, j'ai l'impression de manquer à mon devoir alors que quelques temps plus tôt je souhaitais justement qu'il souffre. J'ai envie d'aller le voir, de le consoler, de tout faire pour qu'il aille mieux, mais il ne faut pas oublier que je suis déprimé à cause de lui, si je fais demi-tour maintenant, c'est comme si je faisais demi-tour dans ma vie, que j'annulais tous mes efforts pour l'éviter et que je recommençais à souffrir.

Mais à l'heure qui l'est, je me rend compte que mon sort m'importe peu. Je l'aime et il a besoin d'une épaule. Autant que ce soit la mienne.

« Butters ? » J'ai fait demi-tour, lui est toujours là. Il doit être étonné de m'avoir vu partir, pour ensuite revenir. Il est accroupi devant sa porte le visage entre ses mains. Maintenant, je me rends vraiment compte de la situation. J'ai mal au cœur, tout à coup.

« Ç-Ça va aller ? » Il lève les yeux vers moi. Il hoche la tête rapidement et sourit en guise de réponse. C'est un faux sourire qui s'efface en quelques secondes. Sa réponse est donc non.

Je m'accroupis à ses côtés et j'attends. Quoi, je ne sais pas, que quelque chose arrive, qu'il commence à parler, qu'il me chasse, que sa mère lui demande de rentrer. Les minutes passent, et heureusement, les larmes de Kenny sont le plus en plus rares.

« Tu sais… Tu n'es pas obligé de rester… » Je ne réponds pas tout de suite, je cherche une réponse réconfortante, qui ait du sens.

« Je sais, si je reste là, c'est de mon plein gré. Si tu as envie de parler, vas-y, je suis là pour t'écouter, si tu veux que je m'en aille, dis le moi et je te laisse seul. » Je pense avoir dit l'essentiel, il sèche ses dernières larmes mais ne relève pas la tête pour autant.

« Non… Je… Je veux que tu restes. » Ses paroles me font plaisir, s'il veut que je reste, c'est qu'il a besoin de moi.

« Q-Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? » Me demande-t-il.

« Ce que tu veux, et, tu n'es pas obligé, tu sais… » Évidemment qu'il le sait, il ne manquerait plus que ça, que je l'oblige à me raconter ce qui se passe dans sa tête et chez lui.

« Ah… En clair, mes parents sont des gros connards d'alcolos qui se tapent dessus. Le truc c'est que ma mère fait pas le poids face à mon père, alors Kevin et moi, on se sent obligé de la défendre. Le truc c'est que Kev' est pas là aujourd'hui, et comme ma mère me déteste, elle m'a envoyé bouler, mon père m'a défoncé et ils m'ont tous les deux demandé de foutre le camp. J'attends qu'ils se calment pour rentrer. » Alors là, je suis sous le choc, moi qui pensait que Kenny avait une vie assez simple et plutôt cool, sans gros problèmes, je me suis bien trompé. Bien sûr, je savais que ses parents buvaient beaucoup et que sa famille était pauvre en grande partie à cause de ça, mais là, je me rends compte que j'ai tort de souhaiter à Kenny tout le malheur du monde, ce malheur, il le vit quand il est chez lui.

« Je… Je suis désolé, Kenny. Mais… Ta sœur n'est pas dans la maison ? » Kenny a une petite sœur, Karen, à qui il tient comme à la prunelle de ses yeux. Je ne pense pas qu'il la laisserait seule à l'intérieur avec ses parents hystériques.

« Non, Kev' l'a emmené toute la journée, ils vont voir de la famille au Nouveau Mexique, et moi, je suis de corvée de parents. » Je ne sais pas quoi dire cette fois, je me contente d'un Oh, puis je recommence à attendre que quelque chose se passe.

« Butters ? »

« Oui ? »

« Je peux te serrer dans mes bras ? »


Un peu de réconfort, ça ne fait jamais de mal :)