Bonsoir à tous !
Je ne vous cache pas que vous avez failli ne pas avoir ce chapitre, mon ordi ayant décidé de ne plus fonctionner il y a deux jours, une restauration de mon système à sauver ma publication du jour^^
Enfin le voilà et je vous remercie pour toutes vos reviews !
Chapitre 10 : Noël
Harry reprit rapidement ses petites habitudes dans le manoir et tomba dès le lendemain matin sur Dobby.
- Dobby ! s'exclama-t-il ravi. Que fais-tu ici ?
- Harry Potter ! Dobby est content de vous revoir ! déclara-t-il de sa voix aigüe. Dobby vit ici et s'occupe du manoir de Monsieur Rogue car Dobby ne voulait pas retourner travailler pour le méchant professeur Dumbledore ! Monsieur Rogue a alors proposé à Dobby de travailler pour lui et Dobby a accepté, lui expliqua-t-il joyeusement.
- Et bien je suis content de te savoir ici Dobby, lui dit-il avec un sourire.
Il discuta encore quelques minutes avec lui avant de rejoindre Severus dans la salle à manger.
- Bonjour Severus, sourit-il en entrant dans la pièce.
- Bonjour, lui répondit-il en l'observant.
- Quoi ? lui demanda-t-il agacé en voyant qu'il ne le quittait pas des yeux.
- Comment sont tes nuits Harry ? Dors-tu mieux que cet été ?
Harry soupira, il ne pouvait décidément rien lui cacher.
- Je fais toujours des cauchemars, admit-il. Et même quand je fais des nuits complètes, ce qui est rare, je n'ai jamais l'impression d'être reposé…
- C'est ce qui me semblait, je vais réfléchir à une potion pour t'aider, tu as vraiment besoin de te reposer… La famille de vampire t'aide-t-elle ? s'enquit-il.
- Énormément, répondit-il avec un sourire. Ils m'apportent beaucoup, ils m'ont accepté parmi eux et veillent constamment sur moi… Carlisle a passé la semaine à mon chevet tu sais, il a pris des jours de congé juste pour moi, murmura-t-il. Et Jasper… Je crois que c'est vraiment celui qui me comprend le mieux, que ce soit grâce à sa capacité à ressentir les émotions des autres que parce qu'il a lui aussi vécu une guerre… Lorsque ma colère est trop forte, il lui est arrivé de me calmé, souvent contre mon gré d'ailleurs, soupira-t-il.
- Je suis vraiment plus tranquille depuis que tu les as rencontré, lui avoua-t-il. Tu as encore besoin de temps mais leur présence te fait avancer plus rapidement, même si le chemin est encore long…
- Savais-tu qu'il existait une autre sorte de loup-garou ? lui demanda-t-il après avoir hoché la tête. Des hommes dont la transformation est en fait comparable aux animagi… Ils habitent sur la côte et entre les Cullen et eux, il y a une haine qui existe depuis de nombreuses années. Ils peuvent se transformer à volonté, mais lorsqu'ils sont en colère, ils peuvent difficilement se maitriser et la transformation s'effectue qu'ils le veuillent ou non, résuma-t-il rapidement.
- Je n'en ai jamais entendu parler, dit-il lentement.
Harry lui parla alors longuement des Quileutes, Severus trouvant leur capacité à se transformer très intéressante.
Deux jours après son arrivée, il se décida à questionner Severus sur Dumbledore.
- Que manigance Dumbledore ? attaqua-t-il aussitôt. Y a-t-il du nouveau ?
- Il te recherche toujours Harry, il ne croit pas à ce que racontent les journaux, soupira-t-il en posant le journal qu'il lisait.
- Et que disent les journaux ?
- Que tu es mort, ils spéculent sur la façon mais tous parlent de ton décès… Dumbledore a lui déclaré que tant que ton corps n'avait pas été retrouvé, il ne fallait pas perdre espoir…
- Vieux fou, pesta-t-il. Il espère juste être celui qui me donnera la mort ! Et d'ailleurs, que pense-t-il ?
Severus l'observa quelques minutes, une lueur d'inquiétudes brillant au fond de son regard.
- Severus ? le pressa Harry.
- Je n'aime pas la tournure que prennent les choses en ce moment, admit-il. Dumbledore est maintenant persuadé que tu as quitté le pays…
- Ah…
- Harry, je veux que tu gardes à l'esprit que ce manoir est strictement introuvable. Les différents sorts que j'ai posés interdisant l'accès à toute personne autre que toi et moi, poursuivit-il. Même s'il connaissait l'existence de ce lieu, ce qui n'est pas du tout le cas, Dumbledore ne pourrait même pas le localiser.
- Je sais tout ça Severus, lui dit-il avec un fin sourire. Je sais aussi que tu as laissé un portoloin d'urgence aux Cullen…
- Oui, en cas de problèmes, ils seraient les seuls à pouvoir pénétrer les défenses du manoir, sourit-il. Mais si je te rappelle tout ça, c'est parce que je veux que tu me promettes de venir ici à la moindre menace, et qu'importe si tu n'as pas le temps de masquer tes traces à Forks.
- Ils ne trouveront rien de moi là-bas Severus, je prends mes précautions dans les lieux où je vais et ma maison est maintenant équipée de sorts semblables à ceux que tu as posé ici, lui apprit-il.
- Au moins tu as retiré quelque chose de ce que je t'ai appris, déclara-t-il soudain plus détendu.
- Bien sûr que oui ! s'exclama-t-il en levant les yeux au ciel. Je suis parfaitement conscient d'être recherché… Où me cherche-t-il d'ailleurs ?
- En Europe pour le moment… Il a commencé par la France mais il s'est vite écarté vers l'Est, pour lui tu serais là-bas et aurais rejoint des groupes de loups garous qui sont très nombreux dans cette partie d'Europe…
- Pourquoi serais-je là-bas ? s'étonna-t-il.
- Parce que Lupin a vécu là-bas et comme pour lui tu faisais partie de sa meute, ces groupes t'aurais protégé car il était relié à l'une des meutes de là-bas, déclara-t-il doucement, ayant vu la peine d'Harry à la mention de son défunt parrain.
- C'est vrai, murmura-t-il. Remus m'en avait parlé… Dumbledore oublie cependant un détail, je refuse de me cacher dans une meute, j'ai toujours voulu être libre et avoir le choix de ce que je veux faire de ma vie ! s'exclama-t-il d'une voix qui avait retrouvé son assurance.
- Ne te plains pas qu'il ne te connaisse pas si bien qu'il le dit, au moins tu es tranquille pour l'instant…
- Pour l'instant oui, répéta-t-il en échangeant un regard entendu avec Severus.
Severus ne rajouta rien, ils savaient très bien tous deux qu'un jour Harry sera découvert, qu'il ne pourra pas rester à Forks indéfiniment à passer inaperçu et qu'il devra faire face à son passé. Severus espérait cependant que cela serait dans le plus longtemps possible afin de laisser à Harry le temps de se reconstruire psychologiquement.
Ce sujet ne fut ensuite plus abordé et Harry profita pleinement de son séjour avec Severus. Il s'amusa à concocter des potions digne des jumeaux Weasley sous le regard mi-amusé mi-exaspéré de Severus.
Le maître des potions avait lui créé des potions plus utiles dont une qui était un dérivé de la potion de sommeil sans rêve, bien trop addictive pour qu'il puisse la prescrire à Harry, qui allait lui permettre de passer des nuits reposantes et non plus entrecoupées de cauchemars.
-OoO-OoO-OoO-
Le mercredi 24 décembre au matin, Harry s'était glissé dans la cuisine où Dobby était déjà occupé à préparer le petit déjeuner.
- Harry Potter ! Monsieur ! couina-t-il dès qu'il le vit.
- Salut Dobby, lui répondit-il avec un sourire. J'ai un service à te demander pour ce soir.
- Tout ce que vous voulez Monsieur !
- J'aimerais confectionner une partie du diner avec toi cet après-midi, je t'ai préparé une liste des ingrédients et ce que je souhaiterais pour ce soir, lui expliqua-t-il.
- Cuisiner avec moi ? s'exclama-t-il d'une voix plus aigüe que jamais. Mais Monsieur, ce n'est pas à vous de faire ça !
- J'aime cuisiner Dobby, et ça me ferait très plaisir de faire ça avec toi.
- Et bien… Bien, Dobby ira se procurer ce qu'il faut, céda-t-il en tendant sa main pour récupérer le papier d'Harry.
- Merci Dobby, mais pas un mot à Severus, je veux que ce soit une surprise, l'avertit-il.
- Bien Monsieur, dit-il en s'inclinant.
- Merci ! A tout à l'heure Dobby ! s'exclama-t-il en sortant de la pièce.
Harry passa ensuite une grande partie de la matinée dehors, assis au sommet des falaises à regarder les vagues se fracasser dessus. Il faut dire que le manoir se trouvait à moins de trois cent mètres des falaises et que le terrain appartenant à Severus s'étendait sur un peu plus d'un hectare. Harry songea que Severus avait dû passer énormément de temps à poser toutes les protections sur une surface aussi grande.
- Il est l'heure d'aller déjeuner Harry, déclara Severus en arrivant, le faisant sursauter.
- Severus ! Je ne t'ai pas entendu arriver, souffla-t-il.
- J'ai bien vu, répondit-il avec un petit sourire moqueur.
Harry lui tira la langue et partit en courant, s'arrêtant une trentaine de mètre plus loin pour attendre Severus.
- Gamin, murmura-t-il en ébouriffant ses cheveux un peu plus qu'il ne l'était déjà avec le vent.
Après le déjeuner, Harry s'assura que le maître des potions était dans son labo avant de se glisser dans la cuisine où Dobby l'attendait.
Après avoir discuté quelques minutes ensemble, ils se mirent tous deux au travail. Harry avait en effet composé un menu assez long, il ne fallait donc pas qu'ils perdent de temps.
Harry ne sortit de la cuisine que vers dix-huit heures afin de rejoindre sa chambre pour se préparer. Une heure plus tard, ne voyant toujours pas Severus, il alla le chercher au labo.
- Severus, murmura-t-il en entrant après avoir frappé à la porte. Il est dix-neuf heures…
- Déjà ? s'étonna-t-il. Très bien j'arrive, attends-moi au salon le temps que je prenne une douche.
Harry opina et s'en alla préparer un petit apéro en l'attendant. Il demanda à Dobby d'amener les toasts qu'ils avaient faits cet après-midi ainsi que le cocktail, espérant que cela plairait à Severus.
- Qu'est-ce que…? s'étonna Severus en entrant dans la pièce une quinzaine de minutes plus tard.
- Surprise, sourit-il.
- C'est toi qui as fait tout ça ?
- Avec Dobby oui, répondit-il.
Severus sourit, ne sachant pas quoi dire de plus et ils installèrent autour de la table basse devant la cheminée.
Lorsqu'ils eurent terminé l'apéro, ils passèrent dans la salle à manger où Dobby leur avait servi l'entrée qui était composé de saumon fumé et de foie gras. Ensuite, ils eurent du magret accompagné d'une sauce à l'orange et de pommes dauphines maison.
- C'est excellent Harry, le complimenta Severus.
- Merci, ça fait longtemps que je n'avais pas autant cuisiné, j'espérais ne pas avoir perdu la main, s'amusa-t-il. Mais Dobby m'a beaucoup aidé, sans lui ça n'aurait jamais été prêt.
- D'où t'es venu cette idée de menu ? s'enquit-il.
- J'ai fait des recherches, je savais déjà que je voulais te faire du canard, je sais que tu adores ça, après, j'ai un peu farfouillé sur le net pour trouver quoi faire avec, répondit-il avec un sourire.
Harry vit dans le regard de Severus que ça lui faisait réellement plaisir, plus qu'il ne voulait le montrer. Il était habitué de toute façon, Severus ne montrait jamais beaucoup d'émotions mais avec le temps, Harry avait appris à décrypter ses moindres regards.
- Alors, que vas-tu faire pour le 31 Harry ? l'interrogea Severus.
- Je serais chez les Cullen, ils m'ont invité dès que je leur ai dit que je faisais uniquement Noël avec toi, sourit-il. Qui sera à Poudlard avec toi ?
- Albus, Minerva, Pomona et Filius, répondit-il.
- Tous les directeurs de maison ? s'étonna-t-il.
- Albus veut établir de nouvelles règles, marmonna-t-il On va subir des réunions une grande partie de la semaine…
- Fort sympathique, dit-il légèrement amusé.
- Ça va l'être beaucoup moins pour les élèves à la rentrée, soupira-t-il.
- Pourquoi ? Que veut-il faire ?
- Mettre en place des fouilles des malles, un contrôle plus important du courrier qui va entrer et sortir de l'école… Il devient complètement parano, grogna-t-il.
- Je suis sûr que c'est à cause de ma disparition, soupira Harry.
- Ne te sens pas coupable, tu as fait ce qui était le mieux pour toi alors arrête de penser aux autres et continue de te préoccuper uniquement de toi, lui rappela-t-il. Tu as assez à faire…
Harry soupira une nouvelle fois mais sourit tout de même aux paroles de Severus car il savait qu'il avait raison.
Dobby leur apporta finalement le dessert, une bûche chocolat-café.
- Désolé, ce n'est pas moi qui l'ai faite par contre, c'est Dobby. J'ai du mal avec les pâtisseries, je préfère cuisiner les plats, admit-il.
- Et tu les réussis remarquablement bien, déclara-t-il, le faisant rougir légèrement.
Lorsqu'ils eurent terminés de manger, ils retournèrent au salon afin d'attendre minuit tout en dégustant un digestif.
Une fois minuit passé, ils s'échangèrent leurs cadeaux. Harry offrit à Severus un livre très rare sur les potions qu'il avait déniché aux Etats-Unis lorsqu'il avait été visiter les allées sorcières. De son côté, Severus lui avait acheté une magnifique cape d'hiver qui avait la particularité de se transformer en blouson moldu tout en gardant ses propriétés magiques.
Après cela, ils restèrent encore un moment à discuter avant de se décider à aller se coucher.
- Severus, sais-tu si Ron et Hermione sont rentrés chez eux pour les vacances ? s'enquit Harry deux jours après Noël.
- Oui, ils sont retournés chacun dans leur famille respective, répondit-il. Pourquoi ? l'interrogea-t-il avec un froncement de sourcils.
- J'aimerais me rendre à Pré-au-Lard et leur envoyer un cadeau depuis la poste, admit-il.
- C'est dangereux Harry…
- Un peu de polynectar, je transplane et…
- Non ! le coupa-t-il. Ne transplane plus jamais en Angleterre !
- Pourquoi Severus ? Que se passe-t-il ? Qu'est-ce que tu m'as caché ? le questionna-t-il sur un ton un peu plus sec.
- Si tu transplane là-bas, Dumbledore saura aussitôt où tu es et il te tombera dessus, lâcha-t-il froidement.
- Pardon ?
- Le sortilège de Revel, ça te dit quelque chose ?
- Mais c'est un sortilège pour les bannis ! s'exclama-t-il avec colère. Ça permet de savoir si une personne non autorisée revient quelque part !
- Il te recherche Harry, et tant qu'il ne t'aura pas retrouvé, il déploiera tous les moyens possibles…
- Comment les gens du ministère ont-ils pu le laisser faire ? demanda-t-il furieux.
- Il les a convaincu qu'il était celui qui te connaissais le mieux et qu'il était donc le plus à même de te retrouver et vu que cet imbécile de Fudge est dans le plan de Dumbledore depuis le début, il lui laisse carte blanche… grogna-t-il. Pour mettre en place ce sortilège, il a juste dit que, si ça se trouve quelqu'un t'avais lancé un imperium et que si jamais tu revenais, il saurait tout de suite où aller pour t'aider…
- Donc en plaçant ce sortilège, il s'est aussi assuré que je n'étais plus en Angleterre, cracha-t-il. C'est pour ça qu'il me cherche ailleurs ! Je ne peux même plus retourner dans mon propre pays !
Severus opina mais ne rajouta rien.
- Y a-t-il une poste magique pas loin ? demanda finalement Harry.
- Oui, sur l'allée du Vent qui se trouve près de Brest, on ira tout à l'heure si tu le souhaites mais sous polynectar, que ce soit toi ou moi, je ne veux pas prendre de risque, le prévint-il.
- Merci, dit-il avec un sourire.
Comme Severus lui avait dit, ils se rendirent sur l'allée du Vent l'après-midi même, chacun soigneusement caché avec du polynectar ainsi qu'un sort camouflant leur identité magique.
Harry envoya donc à ses deux amis un livre sur l'occlumancie, accompagné d'un petit mot.
Le contrôle de ses pensées est indispensable, il permet au manipulateur de se faire prendre à son propre jeu et de cacher ses plus sombres secrets à quiconque tenterait de les percer…
A vous de jouer…
Harry ne signa pas, il savait que ses amis reconnaitraient son écriture. Il comptait ensuite sur Hermione pour lire entre les lignes afin de comprendre qu'il ne pourrait plus communiquer tant qu'ils ne maitriseraient pas tous deux l'occlumancie.
- Ton message n'est pas très explicite, on dirait une sorte de devinette, lui fit remarquer Severus.
- Je sais, je n'ai pas envie d'exprimer clairement le fond de ma pensée et puis, je suis certain qu'Hermione comprendra, sourit-il en finissant d'accrocher ses cadeaux ainsi que les messages aux pattes de deux hiboux. Tu me tiendras au courant de leur avancé d'ailleurs ? s'enquit-il.
- Si tu veux, répondit-il.
- Merci.
Une fois les hiboux partis, Severus fit visiter l'allée à Harry. Il l'emmena bien évidemment à l'apothicaire où ils achetèrent tous deux des ingrédients pour les potions. Ensuite, Severus le guida jusqu'au magasin d'art où Harry put acheter tout ce qui lui fallait pour ses dessins.
Ils passèrent un agréable après-midi à se balader sur l'allée avant de s'écarter un peu plus sur la côte afin de pouvoir discuter plus librement.
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Les quelques jours restant passèrent bien trop vite au goût d'Harry et il fut temps pour lui de rentrer à Forks, Severus devant retourner à Poudlard. De plus, avec les nouvelles règles que Dumbledore allaient instaurer à Poudlard, Harry ne savait pas quand il allait pouvoir revoir, ou même avoir des nouvelles, de Severus.
Sa nostalgie fut cependant balayée par tous les messages qu'il trouva sur son portable en arrivant chez lui. En effet, bien que sachant qu'il n'avait pas son portable avec lui, les Cullen lui avaient régulièrement envoyé des textos durant la semaine. A sa plus grande surprise, il en trouva aussi un d'Emily datant du 26 décembre.
Emily, 15h17 : Salut Harry, comment vas-tu depuis la dernière fois ? Dis-moi, aurais-tu un moment pour venir à la réserve ? Sam aimerait te revoir et te faire rencontrer le reste de la meute. J'espère que tu as passé de bonnes fêtes de Noël, à bientôt. Emily.
Harry répondit d'abord aux Cullen puis à Emily, lui signifiant sa disponibilité dès à présent. Il n'eut même pas le temps de poser son portable qu'Alice lui avait déjà renvoyé un message, l'invitant à passer chez eux dès maintenant. C'est donc légèrement amusé par la rapidité de la vampire qu'il alla s'équiper, avant de se diriger au garage où se trouvait sa moto.
Sur la route, il dut bien admettre que ça lui avait manqué et il fut ravi de sentir de nouveau l'adrénaline s'infiltrer en lui.
Lorsqu'il se gara devant chez les Cullen, Alice l'attendait de pied ferme sur le perron, trépignant d'impatience.
- Enfin ! s'exclama-t-elle en bondissant jusqu'à lui pour l'étreindre aussitôt son casque enlevé.
- Laisse-le donc respirer Alice ! la réprimanda gentiment Esmé en sortant.
- Salut Alice, bonjour Esmé, sourit-il une fois libéré des bras de la première.
- Tu as passé une bonne semaine ? s'enquit Esmé.
- Oui excellente bien que trop courte, répondit-il doucement.
Esmé lui sourit, l'invitant à entrer, le reste de la famille l'attendant au salon. Rapidement, chacun vint le saluer et il se retrouva assis sur le canapé entre Jasper et Rosalie, racontant la semaine qu'il venait de passer. Son récit fut cependant interrompu par un hululement qu'il reconnut aussitôt.
- Tu as une chouette vraiment très intelligente, déclara Carlisle alors qu'Hedwige venait se poser sur les genoux d'Harry.
- Tout s'est bien passé avec elle ? leur demanda-t-il légèrement inquiet après avoir hoché la tête aux paroles du patriarche.
- Très bien, le rassura Edward.
Harry sourit, ne cessant de caresser Hedwige, tout en écoutant les autres qui se mettaient à discuter autour de lui.
Lorsqu'il rentra chez lui, la nuit été déjà tombée depuis longtemps. Il resta d'ailleurs plusieurs minutes à contempler le manteau neigeux qui luisait sous l'intensité de la lune et du ciel étoilé.
A mercredi ! :)
