Chapitre 9 : Baisers.

Quand il se réveilla, il se sentait épuisé... Ce qui n'était pas très surprenant... Il avait passé beaucoup de temps à pleurer... quand cela ? Depuis combien de temps dormait-il ? Il tourna la tête pour voir l'homme assis sur la chaise près de la table de nuit, sa place habituelle... Il lui sourit :

"Coucou... tu te sens mieux ?"

Edward détourna les yeux et regarda le plafond une minute, avant de se rendre compte de quelque chose...

"Vous m'avez encore déshabillé..."

Roy s'agita sur sa chaise.

"Euh, oui je... je ne pouvais pas te laisser dormir avec ton pantalon, tu aurais été mal à l'aise..."

"Je comprends... mais c'est gênant..."

"... désolé."

Un long silence. Le plateau de son petit-déjeuner était toujours posé près du lit ; cela devait faire quelques heures à peine qu'il dormait... sans doute le repas de midi était-il déjà passé.

"Tu as faim ?"

Il continua à fixer le plafond, avant de répondre plusieurs minutes plus tard :

"Non..."

"Bon alors reposes-toi."

Puis Roy se leva, alla à la fenêtre, et ferma soigneusement les rideaux. Edward se redressa quelque peu pour demander, surpris :

"Qu'est-ce que vous faites ?"

L'homme se tourna vers lui avec un sourire, et fit, tout en ôtant ses chaussures :

"Je vais faire une sieste aussi, j'ai du sommeil à rattraper."

Et il s'allongea sur son propre lit, sans plus prêter attention au garçon, qui resta stupéfait. Edward se recoucha lentement, se demandant ce qu'il avait bien pû faire pour être aussi fatigué... La réponse lui vint quelques instants plus tard : il se redressa à nouveau et regarda la silhouette de l'homme en face de lui.

"C'est à cause de moi ?" murmura-t-il. Roy tourna aussitôt la tête vers lui :

"Mais non voyons, tu es malade, ce n'est pas de ta faute !"

"C'est à cause de ma crise de cette nuit ?" insista le garçon. Il hésita, et finit par l'admettre :

"Et bien... oui..."

"Je suis désolé..."

"??"

Il s'apprêtait à demander pourquoi il s'excusait, mais le garçon se recoucha, s'enfonçant sous sa couverture. Roy se redressa sur son lit, et fixa la petite forme qui tremblait pendant de longues minutes ; il attendit longtemps, mais le garçon finit par s'endormir à nouveau : il devait vraiment être épuisé, il allait encore dormir tout l'après-midi... Avec un sourire, Roy se leva, et marcha silencieusement jusqu'au lit du blond, avant de s'asseoir avec précaution. La couverture était remontée jusque sur ses épaules ; il était couché sur le côté, une paume sur l'oreiller près de son visage, caché par ses cheveux. D'un geste lent, Roy lui ôta tout doucement une mèche des yeux, et fut surpris de la sentir si douce entre ses doigts... Il resta là, caressant la tignasse d'or en rythme avec la respiration régulière du garçon...


Après sans doute quatre heures, Edward commença à se réveiller, remuant faiblement sous la couverture ; puis il finit par ouvrir les yeux, et sursauta imperceptiblement en voyant l'homme au-dessus de lui.

"Je croyais que vous alliez vous coucher ?"

"Je préfère te regarder dormir..."

Edward écarquilla les yeux de surprise. Ils se regardèrent un moment, puis le garçon ramena la couverture au-dessus de sa tête d'un mouvement vif ; seuls ses cheveux dépassaient, et il maintenait la couverture serrée autour de lui. Roy fixa une seconde la petite forme colorée, puis ferma les yeux et se claqua le front du plat de la main. "Quel idiot !! Qu'est-ce que j'ai encore fait ?!" Il fallait qu'il le rassure rapidement...

"Tu sais, tu vas étouffer si tu restes là-dessous..."

"J'ai l'habitude."

Il soupira, triste du ton sec employé par le garçon. Il se leva et retourna s'asseoir sur son lit.
Sous sa couverture, Edward avait les yeux grands ouverts, et inspirait profondément pour se calmer, les mains étroitement jointes sous son menton... "C'est quoi, ça ?? Mais qu'est-ce qui se passe ? ... Pourquoi est-ce que ça m'a fait plaisir, qu'il dise ça... ?" Complètement perdu, il ferma brusquement les yeux et essaya de secouer la tête, pour chasser toutes ces idées bizarres ; toujours un peu intrigué, et ayant de plus en plus chaud, il se rendormit rapidement.

Pourquoi agissait-il ainsi ? Qu'est-ce qui lui arrivait, vraiment ?! C'était le prince, après tout... Et il était fiancé, en plus ! Pourquoi ne pouvait-il s'empêcher de se sentir déçu, chaque fois qu'il y pensait ? Maudit Hugues... à force d'entendre ses bêtises, voilà qu'il se laissait prendre au jeu... Il sortit de ses pensées en entendant la respiration du garçon se faire plus forte, plus difficile. Il se leva et avança rapidement jusqu'au lit. "Quel idiot... il va étouffer là-dessous... !" Il s'assit au bord du lit et attrapa tout doucement un coin de la couverture ; il tira délicatement, lentement, le tissu juqu'à dégager la tête blonde, et le reborda soigneusement... D'une main sur le front, il contasta que la fièvre remontait, et s'en inquiéta... À défaut de pouvoir lui donner d'autres médicaments, il alla chercher une petite bassine dans la salle de bain et la remplit d'eau froide, puis attrapa quelques linges propres sur une étagère et revint dans la chambre ; après avoir posé silencieusement la bassine sur la table de nuit, il y plongea un linge, l'essora quelque peu et le posa délicatement sur le front du garçon, qui était de plus en plus brûlant...


Au bout de deux longues heures, il sembla se réveiller, s'agitant difficilement. Dès qu'il ouvrit les yeux, il vit l'homme penché sur lui... C'était vraiment déstabilisant...

"Vous êtes encore là ?" marmonna-t-il.

"Hmm... Ça va ? Tu as de la fièvre. Encore..."

"J'en ai toujours."

"Tu as soif ?"

"Non..."

Il referma les yeux. Roy ne bougea pas, et continua à changer le linge humide régulièrement, espérant canaliser la fièvre avant qu'elle ne lui fasse à nouveau perdre connaissance...

Après un long moment passé à contempler le visage calme du prince, Roy se rendit soudain compte qu'il s'était inconsciemment penché vers lui ; il se redressa vivement, rougissant presque - il faisait sombre, il pouvait se permettre de croire qu'il ne rougissait pas - comme prit en flagrant délit, et regarda ailleurs. Son geste fut sans doute un peu brusque, car le garçon remua dans son sommeil, marmonnant quelque chose comme : "... papa..."

Roy restait immobile ; il sentait le sang battre à ses tempes, et savait parfaitement qu'il aurait dû rejoindre son lit au plus vite. Mais il ne pouvait pas... Il regardait le garçon qui respirait calmement, et ses lèvres légèrement entr'ouvertes... le souvenir de leur goût caramel le hantait presque, et il se surprit, avec un sursaut de honte, à regretter qu'il se soit réveillé la première fois...

Sans savoir comment - ne cherchant pas à savoir - son visage se retrouva tout près de celui du blond ; il sentait son souffle régulier sur sa bouche, et ne résista pas, frôlant les lèvres qu'il désirait. Puis les embrassa.

Complètement perdu dans ses pensées, joie et satisfaction l'envahissant rapidement, il ne s'aperçut pas que le manque d'air réveillait petit à petit le garçon, qui se mit à inspirer profondément...

Sans se contrôler davantage, il glissa doucement la langue entre les douces lèvres, explorant délicatement sa bouche ; tout à la délectation du moment, il ne remarqua pas le frisson qui parcourut le corps du blond à cet instant...

À cet instant, Edward émergea de son sommeil, un peu mal à l'aise, mais surtout avec une impression étrange qui lui donnait terriblement chaud... Il mit un moment à réaliser ce qui se passait. Dès lors qu'il fut bel et bien réveillé, il se tendit instinctivement et resta pétrifié.

Satisfait, Roy rompit doucement le baiser, avant de se redresser... pour voir les yeux grands ouverts du garçon, apeuré et stupéfait.

Il se leva très vite, se rendant compte de l'erreur monumentale qu'il venait de faire, tentant tant bien que mal de rattraper la situation...

"Pardon, je... je suis désolé... !"

Et il fila vers son lit, détournant le regard de ces deux orbes d'or qui le fixaient. "Et merde !! Je n'arrête pas, décidément !! Il va finir par me détester... !" Il se recoucha rapidement, enfouissant son visage dans l'oreiller, maudissant Hugues et ses idées stupides, et surtout, se maudissant d'avoir encore fait peur au blond...

Edward ne bougea pas pendant un long moment. Il ne comprenait pas trop ce qui s'était passé, mais il avait bien vu la panique sur le visage de l'homme... Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal ? Il avait... il L'avait... embrassé ??
Il se passa la langue sur les lèvres, très surpris, mais pas en colère. Il aurait sûrement dû, pourtant, n'est-ce pas ? C'était comme dans les derniers romans que Winry lui avait apporter... des histoires d'amours, il n'appréciait pas vraiment, mais cela l'occupait... Est-ce que l'homme ressentait la même chose que les héros de ces histoires ? Mais pourquoi envers lui ? Il était un garçon, non ? Il savait bien que cela n'avait aucune importance, mais il ne savait trop quoi penser de tout ceci...

Il se redressa et repoussa la couverture ; le linge tomba sur ses cuisses, humide, et il se dépêcha de l'enlever du lit avant qu'il ne l'imbibe. Il remarqua la bassine sur la table de nuit, et le laissa glisser dedans. Puis il regarda en face de lui : l'homme était couché sur le côté, presque recroquevillé, la tête cachée dans l'oreiller... Pourquoi est-ce qu'il réagissait comme ça ? N'était-ce pas lui qui l'avait embrassé ? Il comprenait de moins en moins...

Il se leva lentement de son lit, quelques vertiges l'obligeant à s'asseoir une minute. Il avait encore de la fièvre, mais il sentait qu'elle était moins forte que tout à l'heure... Il se leva et se dirigea vers le lit de l'homme, avançant tout doucement. Les rideaux étaient mal fermés, et un filet de lumière éclairait les draps ; Edward s'assit délicatement sur le bord du lit, fixant les cheveux ébènes qui frôlaient ou tombaient sur l'oreiller. Il savait que l'homme ne dormait pas. Mais il ne bougeait pas pour autant... Alors il resta assis, un long moment, jusqu'à ce que le rayon de lumière attire à nouveau son regard. Il se releva et avança vers les rideaux ; après un instant d'hésitation, il les écarta largement... et resta soufflé devant le spectacle qui s'offrait à lui.

Au-dessus des arbres du bois non loin, une ronde et lumineuse lune argentée illuminait la nuit.

C'était la première fois qu'il la voyait aussi bien... elle semblait même plus près que d'ordinaire... Parfaitement ronde, et resplendissante. Il adorait la regarder, et regrettait amèrement que les vitres de sa fenêtre au Château l'empêchent d'en admirer la couleur si pure...

Surpris par le brusque flot de lumière qui avait envahi la chambre, Roy se retourna, et vit la silhouette du garçon devant la fenêtre. Les rayons argentés sur ses mèches d'or l'entouraient d'un faible halo de lumière, qui le laissa ébahi... Incapable d'en détacher les yeux, il eut la présence d'esprit de se rappeler à l'ordre bien assez tôt, et prit une grande inspiration avant de se lever à son tour. Sans bruit - à quoi jouait-il encore ?! - il s'approcha derrière le garçon, et posa les mains sur le rebord de la fenêtre, tout près des siennes ; le garçon était à présent entre ses bras, mais il n'eut aucun mouvement pour se dégager...

"C'est magnifique..." entendit-il chuchoter.

"C'est vrai, elle est très belle ce soir..."

"Je n'arrive jamais à la voir correctement depuis ma chambre... et je ne peux pas me pencher, puisque je n'ai pas le droit d'ouvrir la fenêtre..."

Roy ne répondit pas, et se contenta de poser son visage contre les cheveux du blond, qui ne bougea pas. Il poussa un soupir de soulagement. Puis eut soudain une idée : il se pencha un peu plus, entraînant le garçon avec lui, et tendit les mains vers la poignée de la fenêtre...

"Qu'est-ce que vous faites ??!"

Le ton paniqué du garçon ne l'arrêta pas, et il ouvrit les vitres en grand, laissant entrer l'air frais de la nuit. Edward tenta de reculer, la respiration saccadée, se débattant lorsque l'homme le maintint devant lui, mais ne réussit pas à s'éloigner de la fraicheur qui l'entourait peu à peu...

"Il n'y a pas de vent, regarde..." chuchota Roy pour le rassurer.

"Mais... !! Non... !!"

"Chut..."

Il l'entoura de ses bras, son menton sur la tête blonde, bien appuyé contre le rebord de la fenêtre, inspirant profondément l'air pur de la forêt... Bien vite, il sentit le corps du garçon secoué de sanglots silencieux, crispé contre son torse. Il leva une main pour la passer sur les joues humides, et sentit le garçon fermer brusquement les yeux, le souffle rauque...


Quand il les rouvrit, il était à nouveau couché dans son lit. Il poussa un soupir et tourna la tête ; l'homme était sur sa chaise, et les rideaux laissaient entrer la lumière argentée, un peu plus faible que tout à l'heure...

"Vous êtes encore là..." fit-il d'un ton morne.

"Ça reste un peu ma chambre..." répliqua l'homme avec un sourire.

"Pourquoi vous faites ça ?"

"Quoi ?"

"Pourquoi vous vous occupez de moi comme ça ?"

Un silence, tandis que Roy cherchait désespérément une réponse convenable...

"C'est de notre faute si tu es ici... je suis responsable..."

"Je veux dire... je suis un otage, pas vrai ? Pourquoi vous êtes gentil avec moi ? Vous avez juste à me garder en vie, non ? Laissez-moi tranquille..."

"... c'est à cause de la fenêtre, tout à l'heure ?"

"Je vous déteste..."

Silence. Il s'y attendait... Mais, bon sang, ça faisait mal... Son coeur se serra douloureusement, et il souhaita soudain n'être jamais tombée sur cette chambre... Toutefois, il remarqua le visage inexpressif du blond, et fut soudain prit d'un doute ; il se leva et s'assit sur le lit, posant une main sur le matelas de l'autre côté du garçon, de sorte qu'il ne puisse plus voir le plafond. Il lui jeta un regard intrigué.

"Tu le penses vraiment ?" fit Roy avec sourire triste.

Un autre silence, pesant tandis qu'il attendait une réponse. Edward le fixa un long moment, puis détourna la tête et dit :

"... non... mais il parait que les gens n'aiment pas entendre ça... Je ne sais pas me battre... je suis malade, je peux à peine me défendre... Vous me faites du mal, alors je me défends comme je peux... avec des mots... Mais...
Vous m'avez soigné, n'est-ce pas ? Vu que j'étais inconscient, je me doute un peu maintenant de ce que vous avez fait... et en parlant de ça... Merci. Vous auriez pû en profiter, pendant tout ce temps, mais vous ne l'avez pas fait... vous avez été si gentil, je... trouve ça étrange... en fait, je ne crois pas que je vous déteste..."

Dire que Roy était soulagé aurait été un euphémisme... En réalité, vu le sourire qu'il affichait - et heureusement qu'il avait la lumière dans le dos, car le blond l'aurait tout de suite remarqué... - on pouvait presque dire qu'il était euphorique...

"Je suis heureux de l'entendre." murmura-t-il, très sérieusement.

Edward le regarda à nouveau, inspira un grand coup et dit :

"En fait, je crois que je vous aime bien."

Le sourire de Roy s'élargit, et il se pencha légèrement vers lui. Cette fois-ci, il ne tricherait pas, il ne lui ferait pas peur... !

"Est-ce que je peux t'embrasser ?" chuchota-t-il.

Pas de réaction immédiate. Il attendit patiemment, s'attendant à un refus, espérant désepérément un 'oui'... Au bout d'un moment, Edward hocha la tête. Roy soupira et se pencha un peu plus, approchant son visage du garçon ; mais il s'arrêta vite : Edward s'était tendu, il tremblait imperceptiblement, et il avait les larmes aux yeux...

Roy se redressa lentement, infiniment déçu, mais aussi furieux contre lui-même, puis se leva doucement.

"Pardon..." Il n'y avait aucune panique dans sa voix cette fois ; le ton était rassurant et doux... Il retourna s'asseoir, et vit au dernier moment le garçon se cacher sous sa couverture, qui se mit à trembler, secouée par les sanglots du blond...


Il se réveilla à nouveau, son propre souffle sur le visage, renvoyé par la couverture qui le recouvrait. Il se dégagea et se tourna vers l'homme : il s'était endormi sur sa chaise... ! La tête penchée de côté, il avait légèrement glissé du siège, et respirait calmement, avec une expression de tristesse sur le visage...

Il se leva, repoussant la couverture, et eut un sursaut lorsque l'homme se redressa vivement, comme s'il l'avait entendu. Leur regard se croisèrent, et ils ne bougèrent ni l'un ni l'autre pendant un long moment. Puis Edward descendit du lit, et s'avança doucement jusqu'à la chaise ; Roy le fixait, à la fois étonné, et ... effrayé ? Edward avança encore, l'une de ses jambes entre celles du brun, stoppée par le siège, et posa les mains sur les accoudoirs, entre les bras de Roy, qui se crispa en le voyant penché ainsi sur lui... Sans un mot, Edward s'approcha encore, franchissant les derniers centimètres qui séparaient leurs lèvres.

D'abord stupéfait, Roy ne bougea pas d'un pouce, laissant le garçon l'embrasser timidement ; puis il réagit, et approfondit le baiser, envahi d'une joie immense ; l'une de ses mains monta lentement, frôlant la peau du garçon à travers la chemise, jusqu'à sa nuque, qu'il caressa délicatement. Il fut infiniment satisfait de l'entendre soupirer contre ses lèvres, et se permit de joindre sa deuxième main, qui vint frôler la joue du blond. Ne voyant aucun rejet - et même à ce stade, il n'aurait pas été surpris qu'Edward s'éloigne à nouveau en pleurs... - il laissa sa main glisser sur la chemise, puis passer dans le dos du blond pour l'attirer contre lui, sans cesser de l'embrasser délicatement ; mais le garçon se raidit à cet instant, et il retira aussitôt sa main, celle sur sa nuque continuant tout de même à le garder près de lui... Ils séparèrent à bout de souffle ; Edward avait le visage rouge, et même Roy dut inspirer plusieurs fois pour se calmer. Après avoir échangé un regard, Edward se pencha à nouveau, mais il l'effleura simplement : ses jambes se dérobèrent soudain et il s'écroula sur l'homme, qui le rattrapa de justesse ; le soulevant, il se leva pour l'asseoir sur son lit, et s'installa à ses côtés, un bras autour de ses épaules. Edward se frotta les yeux d'une main, et secoua la tête comme pour se réveiller ; il avait des vertiges, et toujours un peu de fièvre...

Les yeux fermés, il se laissa aller contre l'homme, posant la tête sur ses genoux, attrapant sa couverture pour s'installer confortablement... et s'endormit ainsi, Roy lui caressant doucement les cheveux, son autre main lui frottant le dos dans un massage apaisant...


(Matsuyama) Finalement, on a décidé que la maladie de Ed serait génétique... Parce que même la tuberculose, avec son alchimie, Hohenheim l'aurait soignée depuis longtemps, non ? XD
Et comme on a changé un peu les chapitres - et que Kin Yu veut absolument faire la scène dans la forêt - bah elle s'occupe du prochain aussi... donc patience ! Des commentaires ?