Titre : Évènement

Personnages : Angleterre et America

Cross-over avec Docteur Who

Thème : Boucles temporelles

APH n'est pas à moi et Doctor Who est à Arthur... enfin, je veux dire à la BBC.


Petit passage de vie de l'auteur : J'étais à la Japan Expo Sud le week-end dernier (c'était génial !) et euh... il n'y a pas grand chose en magasin dans mes fichiers pour cette semaine.

Oui, je n'ai pas écrit grand-chose. J'ai juste saisi l'occasion de terminer mes thèmes du bingo (voir chapitre suivant très court très bientôt).


Alfred ouvrit la porte et se mit à courir comme un dératé dans les herbes hautes.

« C'était plus grand à l'intérieur !

- Ils disent tous ça, commenta Arthur.

- Les Extra-terrestres existent ! »

Arthur leva les yeux au ciel. Il ne voulait pas avoir cette conversation avec son fils adoptif. Comment Alfred avait-il réussi à trouver le TARDIS et à l'embarquer dans cette aventure avec lui ? Bonne question. Voici la réponse. Alfred l'avait attrapé par le bras pour le jeter dans le compartiment étroit, après une dispute sur son indépendance mal digérée, avait cru perdre Arthur en le voyant disparaître, s'était rué impulsivement à l'intérieur et avait activé la machine.

« Et tu le savais ! Tu as toujours nié !

- Secret défense.

- C'est une cabine de police bleue et un vaisseau spatial !

- La classe britannique, se félicita Arthur.

- Je te déteste ! »

Arthur laissa Alfred s'énerver et jurer autant que nécessaire, tout en cherchant à se repérer dans l'espace-temps. Il n'aimait pas voyager avec le TARDIS, parce que certains évènements se révélaient assez difficiles pour n'être vécus qu'une seule fois.

« Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

- Secret défense. Ma royauté se garde le privilège de représenter l'Humanité. »

Alfred fronça les sourcils, n'appréciant vraiment pas d'être doublé sur ce coup-ci.

« Je n'avais pas mon mot à dire. Et j'aime bien avoir un coup d'avance sur tout le monde, avoua Arthur.

- Tu t'amuses bien à remonter le temps et à changer ce qui te déplaît.

- Malheureusement, le contrat avec le Docteur ne me permet de changer des évènements que dans le bénéfice de l'Humanité. Tu ne serais jamais devenu indépendant sinon…

- Évidemment…

- C'est une lourde responsabilité. On me demande parfois mon avis.

- J'aimerais être consulté dorénavant.

- D'accord. Mais il faudrait revenir à notre époque pour cela.

- Et bien ! Repartons.

- Si nous sommes venus ici, c'est pour une raison. Alors, allons-y !

- J'aime pas cette réplique ! »

Après une demi-heure de marche, Arthur s'arrêta brusquement.

« Je reconnais cet endroit !

- Normal, on est chez moi ! Côte Est, dit Alfred. Ce ne doit pas être loin de New York.

- Baisse-toi ! »

Au loin, plusieurs silhouettes menaçaient une personne armée, mais seule.

« Dis, ça me rappelle quelque chose…

- Normal, Alfred… »

Ils virent de nouveau défiler cet instant crucial dans leur relation. Le moment où Arthur avait désarmé Alfred, mais avait été incapable de tirer sur lui avant de s'enfuir.

« J'ai pleuré toute la nuit, avoua Alfred.

- Moi aussi. »

Les deux membres de la même famille se sourirent, même si le souvenir était douloureux.

« On rentre maintenant ?

- Ouais. Je n'oublierai jamais que tu tenais autant à moi.

- Ne sois pas sûr que ce soit toujours aussi vrai, le titilla Arthur.

- Je n'en doute pas un instant, dude. »