Bonjour à tous,
Vous l'attendiez? Et bien le voici.
Milles excuses pour ce retard dû aux nombreux partiels que j'ai eu.
J'espère que vous serez compréhensifs.
Bonne lecture,
On se retrouve en bas ;)
La Magie de Noël
Chapitre 10
Le 17 Mars
Le printemps arrivait à pas de velours. La neige avait commencée à disparaître aux quatre coins du pays. Dehors, le vent continuait à se lever de temps en temps, mais le soleil commençait à poindre. Au fil des jours, les températures augmentaient. Le ciel n'était plus grisâtre, il avait été remplaçait par un magnifique bleu clair. Merci mon Dieu !
On sonna à ma porte et je l'ouvris rapidement. Edward, dans toute sa splendeur, se tenait devant moi. Il releva la tête et me fit son fameux sourire.
Je grognais, ce qui augmenta son sourire.
_ Salut toi, comment vas-tu en ce si bon matin ? demanda-t-il en entrant dans mon appartement.
_ Je vais bien. Je suis contente que ta sœur ait accepté de m'accompagner pour ce shopping.
_ Elle était plus que ravie de venir avec toi. Par contre essaye de la maîtriser, sinon tu vas te retrouver à acheter le magasin en entier.
J'eus un petit rire.
_ Je pense que j'arriverai à la maîtriser. Je ne suis pas Crésus après tout.
Il gloussa tandis que je hochais un sourcil.
_ Au fait, tu as des nouvelles pour Hannah ?
_ Non, soupirai-je. Ca commence un m'inquiéter.
Il s'approcha de moi et m'enlaça.
_ Tu n'as pas à t'inquiéter Bella. Tu as eu l'accord pour l'adopter. Tout ce passera pour le mieux.
_ J'espère que tu as raison.
Il souleva légèrement ma tête et pointa ses yeux émeraude dans les miens.
_ Bien sûr que j'ai raison ! rétorqua-t-il en secouant légèrement la tête.
Je le regardais attentivement.
_ Tu as coupé tes cheveux !
_ Tu as remarqué ?
_ Bien sûr. Tu avais les cheveux dans les yeux pratiquement l'autre jour, riais-je.
Il secoua de nouveau la tête.
_ Tu te fiches encore de moi Bella, bouda-t-il.
J'attrapais ses joues et les pinçais légèrement avec mes mains.
_ Pauvre petit Edwardinou, tu vas aller voir Esmée pour pleurer ?
_ Et bien c'est une idée, me dit-il une fois que j'ai relâché ses joues.
Mon téléphone sonna à ce moment et je vis que c'était Alice.
_ Oui Alice ?
_ Bella ? Je suis en bas de chez toi.
_ Tu veux monter ?
_ Non ! On n'a pas le temps. Tu descends je t'attends.
_ Tu es sûre ? Edward est là et…
_ Plus tard. Je le verrais plus tard.
Et elle raccrocha. Ok…
_ Euh, c'était ta sœur. Elle est en bas.
_ Elle doit être sûrement en train de taper du pied sur le trottoir.
_ Je suppose oui.
Je prends mon sac à main et me dirige vers la porte d'entrée.
_ Ça va aller pour recevoir, le lit d'Hannah ?
_ Oui oui, ne t'inquiète pas. Je monterai le lit une fois qu'ils m'auront livrés le colis.
_ D'accord. Je te vois plus tard ?
_ Pas de soucis, je t'attendrais, me dit-il en me faisant un clin d'œil.
Je sortais rapidement et retrouvais Alice qui tapotait sa montre.
_ Tu es en retard, m'accusa-t-elle.
_ Alice, les magasins ne vont pas s'envoler, lui dis-je.
Elle me fit rapidement la bise et m'invita à monter dans sa voiture.
_ Tu as déjà quelques idées ?
_ Oui. Il lui faut des vêtements, robes, jupes, jeans, tee-shirts, etc.
_ Tu sais où tu veux aller ?
_ Je te laisse carte banche. Mais si tu pouvais choisir un magasin à la hauteur de mes moyens, ça m'arrangerait.
Elle me sourit et monta le volume de l'autoradio.
_ Ne t'inquiète pas pour ça Bella. Alors avec Edward comment ça se passe ?
_ Comment veux-tu que ça se passe ? On est bien.
_ Alors toujours pas de rapprochements ?
_ Alice… râlais-je. Edward et moi sommes justes…
_ Amis, me coupa-t-elle, je sais, tu n'arrêtes pas de me le rabâcher. Mais je suis sûre que tu aimerais plus. Et je sais que mon frère aussi veut plus.
_ Alice. Laisse tomber, veux-tu ?
Elle secoua la tête.
_ Vous êtes bornés tous les deux ! Mais je vais faire avec. Je vous laisse. Si vous êtes tous les deux aveugles, ce n'est pas de ma faute après tout.
Bien vite, et avec un immense soulagement de ma part, nous arrivâmes devant le magasin. Alors que je sortais de la voiture Alice me regarda étrangement.
_ Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je sur la défensive.
_ Mais qu'est-ce que tu as mis dans les pieds ?
Je baissais mon regard sur mes converses noires. Je ne voyais pas le problème.
_ Ce sont des converses. Et alors ?
_ Et alors ? Tu me dis « et alors » ?
Je me tassais sur moi-même surprise par son ton soudainement plus élevé.
_ Heureusement qu'on se trouve là pour faire du shopping. Tu ne peux pas mettre des converses avec cette tenue. Ça ne va pas.
Elle m'attrape la main et m'emmène dans le premier magasin qui se trouve devant nous.
_ Alice, nous ne sommes pas là pour mon shopping personnel. Je te rappelle que je dois acheter des vêtements pour Hannah. Ce sera la seule personne pour laquelle j'achèterai quelque chose aujourd'hui.
Elle se retourna, sourcils froncés sur son front. Elle lâcha ma main, pour mettre ses poings sur ses hanches. On aurait dit ma mère. Je ne pense pas que cette comparaison lui aurait fait plaisir alors je ne dis rien à Alice.
_ Bella, il faut qu'on renouvelle ta garde-robe.
_ Un autre jour Alice. Promis tu feras ce que tu veux mais pas maintenant.
Elle pencha sa tête contre son épaule, semblant juger le pour et le contre. Puis elle laissa tomber ses bras contre ses flancs.
_ Très bien. Direction le magasin pour petite fille.
Je me mis à sourire sentant bien que j'avais gagnée cette bataille.
_ Mais, me coupa-t-elle, la prochaine fois, ce sera pour toi ma grande !
Je poussais un long soupir. J'acquiesçais lentement de la tête.
_ Très bien.
_ Yes ! Lâcha-t-elle en sautillant sur place.
Je secouais la tête et sortais du magasin pour en rejoindre un autre. Je me précipitais rapidement à l'intérieur, histoire d'échapper une nouvelle fois à Alice.
Je regardais rapidement les robes et trouvais une jolie, blanche avec des petits papillons brodés dessus.
_ Alice ?
_ Oui ?
_ Tu peux venir s'il te plaît ?
Elle arriva rapidement jusqu'à moi, et m'extirpa la robe des mains.
_ Parfaite ! On la prend, me dit-elle.
_ Bien chef, répondis-je en riant.
Alors que le panier qui m'accompagnait commençait à se remplir, mon portable se mit à sonner.
Je l'extirpais rapidement de mon sac à main et décrochais en souriant.
_ Hey ! Lançais-je à mon interlocuteur.
_ Salut. Alors tu t'en sors ?
_ Edward, cela ne fait que quelques heures que je suis partie et tu t'ennuie déjà de moi ? Lançais-je en riant.
_ Je m'ennuie toujours quand tu n'es pas là, lâcha-t-il sur un ton dramatique, ce qui me fit exploser de rire à nouveau.
Alice, en petite curieuse qu'elle était, s'approcha de moi, pour espionner notre conversation.
_ Alors tu t'en sors ? me demanda-t-il au bout de quelques secondes.
_ Ta sœur est infernale mais ça je le savais déjà.
_ HEY ! hurla-t-elle à mes côtés, provoquant le regard interloqué de plusieurs clients. Ce n'est pas vrai !
Edward au bout du fil explosa de rire.
_ Heureusement que je t'avais prévenu.
_ Oui merci de m'avoir préparé psychologiquement à ça, rajoutais-je histoire d'embêter encore plus Alice.
Cette dernière bouda et alla se mettre à l'autre bout du magasin.
_ Où est-elle à présent ? me demanda Edward.
_ Elle boude à l'autre bout du magasin.
_ Pire qu'un gosse.
_ Oui c'est tout à fait ça. Alors pourquoi m'as-tu appelé ?
_ Oh. Pour te dire que le colis était bien arrivé et que je vais me dépêcher d'aller le monter dans la chambre d'Hannah.
Je souriais grandement. Edward était juste génial.
_ Oh merci de m'avoir prévenue. Ecoute je finis mon shopping et je te rejoins ?
_ Prends ton temps Bella. On n'est pas pressés.
_ Dis plutôt que tu vas galérer pour monter ce lit et qu'il te faut du temps, ris-je.
_ On va dire que c'est pour ça, dit Edward en s'esclaffant.
Après un petit silence je repris la parole.
_ Je vais te laisser Edward. Je vais essayer de retrouver Alice.
_ D'accord. Faites attention à vous. On se voit tout à l'heure ?
_ Oui. On pourra commander à manger si tu veux.
_ D'accord, me dit-il. Envoies-moi un texto lorsque tu pars des boutiques et je commanderai à manger. Tu veux quoi ?
_ Je ne sais pas tu choisis. A tout à l'heure.
_ A tout à l'heure Bella.
Je raccrochais et rangeais mon téléphone dans mon sac. Je me sentais étrangement mieux. Plus légère, après ce coup de fil. Un bruit se fit entendre à côté de moi. Alice était là en train d'imiter une petite explosion.
_ Qu'est-ce que tu fais ?
_ Ce sont les feux d'artifices de l'amour !
_ Tu racontes n'importe quoi !
Elle me mit un léger coup de coude dans le bras.
_ Oh allez Bella. Tu souriais tout le temps et Edward t'as appelé alors que ça ne fait qu'une heure et demi environ que vous vous êtes séparés.
_ Il m'appelait juste pour me dire que le colis était arrivé. Qu'est-ce que tu vas encore imaginer ?
_ Oh rien. Je constate c'est tout. Mais vous êtes deux gros aveugles tous les deux ! Vous êtes amoureux l'un de l'autre, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Mais vous n'êtes pas fichus de vous en apercevoir.
Je secouais la tête, préférant laisser Alice à ses divagations. Oui je ressentais quelque chose de fort et de profond pour Edward. J'aimais lorsque nous étions seuls, lorsque nous partagions un bon repas ensemble devant un DVD. J'aimais tout ça. Mais lui ne me voyait que comme une amie. J'avais arrêté depuis longtemps d'espérer pour rien. Il ne me regardait pas comme une petite-amie potentielle. J'étais juste Bella, sa « pote ».
Alice rajouta encore un pantalon et deux tee-shirts dans le panier. A ce rythme-là le magasin serait dévalisé et mon compte en banque également.
_ Alice, je pense qu'on devrait s'arrêter là pour le moment. Je ne vais plus avoir grand-chose sur mon compte en banque et j'ai encore besoin de me nourrir et de payer mes factures.
_ Ne t'inquiète pas je te prends la moitié du panier.
Je me retournais vers elle.
_ Quoi ?
_ Oui. Et ne discute pas, m'ordonna-t-elle en secouant son index devant moi.
_ Mais je…
_ Chut ! J'ai dis : on ne discute pas.
Je laissais tomber. De toute façon contre Alice on ne peut pas gagner. Alors que je regardais les tee-shirts Alice s'approcha une nouvelle fois de moi.
_ Bella ?
Je la regardais et elle semblait plus fermée. Moins joyeuse. Bon sang, cette fille change d'humeur toutes les trente secondes.
_ Qu'est-ce qu'il se passe Alice ?
_ Je suis au courant de ta rencontre avec Jasper.
_ Oh.
Je m'attendais à tout sauf à ça.
_ Oui. Il m'a raconté. Je voulais te remercier de lui avoir parlé. Tu sais, je… Je ne supporte plus cette situation, depuis un moment déjà. Et je… je n'osais pas lui parler. Mais tu l'as fait, sans savoir à quel point je me sentais mal et grâce à toi, Jasper a enfin compris.
_ Il a réglé le problème avec ses parents ?
Elle secoua légèrement la tête.
_ Tu sais que Rosalie, sa sœur, me tenait pour responsable de toute cette débâcle familiale ?
Je hochais légèrement la tête.
_ Jasper l'a invité à manger un soir à la maison. Et on a pu s'expliquer tous les trois. Elle était légèrement froide avec moi mais Jasper l'a recadré rapidement. Il lui a dit qu'elle était chez nous, et qu'il n'était pas prêt à me laisser partir. Il lui a ensuite dit que sa famille à présent se résumait à Tim et moi. Tu aurais dû voir son visage s'affaisser à cette nouvelle. Mais il lui a tendu la main et lui a dit que si elle voulait en faire partie elle était la bienvenue. Mais qu'elle se devait de nous respecter Tim et moi. Que Tim n'avait rien à voir dans cette querelle et que c'était seulement un enfant. Notre enfant.
Alice s'installa sur un banc qui était à l'intérieur de la boutique. Je pris place à ses côtés et elle prit ma main dans la sienne.
_ C'est grâce à toi si Jasper nous a choisis. Je l'aime, je veux dire, c'est l'homme de ma vie, mais j'étais au bout du rouleau. Je pense que j'aurais pu prendre le parti de partir loin de tout ça. Mais je ne voulais pas faire de peine à Jasper et encore moins priver mon fils de son père et inversement. Tim sans Jasper c'est comme…
_ Comme Chaplin sans sa moustache ?
Elle me regarda interloqué puis se mit à rire.
_ Oui c'est ça. Je ne l'aurais pas formulé ainsi mais c'est ça. Chaplin sans sa moustache ce n'est pas la même chose. C'est fade. Ça n'a aucune saveur. Rosalie cherche à s'installer dans le coin. Je me suis proposée pour lui chercher un appartement. On a pas mal discuté elle et moi ce soir-là et elle me considère enfin comme la femme de Jasper. Et j'ai bon espoir pour la suite. Je veux vraiment qu'elle et moi ayons une bonne relation.
_ Je l'espère de tout cœur alors. Jasper à fait le bon choix.
Elle acquiesça.
_ Merci de lui avoir parlé.
_ Je n'ai pas fait grand-chose tu sais.
_ Bella. Tu te sous-estimes toujours. Et pourtant… Edward a raison.
_ A propos de quoi ? Demandais-je.
_ Il dit parfois que tu es comme un ange tombé du ciel. Il m'a dit que depuis que tu es entré dans sa vie tout à changer. En bien, je veux dire. Et pour ça je ne peux pas le contredire. Tu apportes du bonheur aux gens. Regarde, tu adoptes même cette petite fille.
Je me sentis gêné de ce qu'elle me disait. Je n'étais pas Dieu non plus. J'essayais juste d'arranger les choses.
_ Edward exagère toujours tout.
_ Peut-être. Mais il ne le fait qu'avec toi. Je sais qu'il tient à toi. Et je sais que tu tiens à lui.
_ Je tiens à lui c'est vrai. C'est mon ami, mon meilleur ami. Je sais que ça fait un peu bateau de dire ça mais depuis que je l'ai rencontré tout va pour le mieux. Mais c'est tout ce qu'il y a entre nous. Et je ne veux pas que tu te fasses de films car il ne se passera jamais rien entre lui et moi.
_ Il ne faut jamais dire jamais Bella. Tu ne sais pas de quoi l'avenir sera fait.
Je la regardais et décelais une touche de tendresse au fond de son iris. Elle frappa dans ses mains me faisant sursauter.
_ Trêve de blabla. On finit ses courses et on file dans un magasin pour les petits garçons. Il faut que j'achète des petites choses pour mon fils.
Elle se releva comme si elle s'était électrocuté et pris le panier des mains.
_ Allez, hop hop hop, on va à la caisse.
Je la suivais en riant. Alice avait mille et une facettes mais j'aimais lorsqu'elle me prouvait que tout allait bien. Elle pouvait faire face à n'importe quoi. Elle était plus forte qu'elle en avait l'air.
A la caisse évidemment, elle prit la moitié du panier et paya. J'étais gênée mais elle balaya ce sentiment d'inconfort d'un geste de la main.
Je pris les différents paquets et nous partîmes direction un nouveau magasin. Pendant qu'Alice dévalisait les rayons, je repensais à tout ce qu'elle m'avait dit. J'étais contente et satisfaite du choix de Jasper.
Alice s'approcha de moi, les bras chargés de vêtements.
_ Bella. Je vois bien que tu te t'ennuies.
_ Pas du tout, esquivais-je.
_ Il y a une librairie pas loin, tu peux y aller, si tu veux. Je t'appelle dès que je sors.
Je la regardais alors qu'elle remplissait un deuxième panier.
_ Tu es sûre ?
_ Oui vas-y.
Je la remerciais rapidement et sortie avec mes sacs remplit de vêtements. J'atteignais rapidement la boutique et laissais un sourire investir mon visage. Les livres, ils étaient toute ma vie. Je regardais rapidement les nouveautés avant de me rendre dans le rayon des classiques. Je retrouvais avec joie, les livres de Jane Austen, d'Emily Brontë, de ce cher William Shakespeare, d'Oscar Wilde…
Alors que je feuilletais un livre de Mark Twain, je sentis une main me tapoter l'épaule.
Je me retournais rapidement et dévisageais l'homme qui se tenait en face de moi.
_ Garrett ? Demandais-je en ouvrant grands les yeux.
_ Bella, il me semblait bien que c'était toi.
_ Oh mon dieu ! Mais ça fait tellement longtemps ! Dis-je en posant le livre.
Garrett me serra maladroitement contre lui et je le dévisageais de nouveau.
_ Qu'est-ce que tu deviens ?
_ Je suis professeur à l'université maintenant, me dit-il en glissant sa main dans ses cheveux, comme Edward…
_ Tu enseignes quoi ?
_ La littérature. Quoi d'autre ? me demanda-t-il avec un sourire.
Je hochais la tête. Garrett et moi avions été ensemble il y a de ça, quelques années. Une rapide amourette qui s'était vite éteinte.
_ Et toi alors ? Tu bosses dans quoi ?
_ Je bosse dans une agence de voyage.
_ Intéressant.
_ Oh c'est vite dit tu sais. J'aime ça, le fait de faire rêver les gens, même si je ne peux pas de mon côté me permettre ce genre de rêve, dis-je en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille.
Il m'observait de ses grands yeux bruns et je me sentais presque mal à l'aise.
_ Oh tu faisais du shopping ? Je croyais que tu détestais ça ?
_ Je déteste toujours. Mais là ce n'est pas pareil. Ce n'est pas pour moi et je ne suis pas seule pour le faire.
_ Oh. Tu es venue avec quelqu'un en particulier ? me demanda-t-il.
_ Une amie.
Il hocha la tête.
_ Et puis-je te demander pour qui tu fais ce shopping, si ce n'est pas trop indiscret ?
Je secouais la tête. Garrett n'était pas connu pour la subtilité.
_ Je fais du shopping pour Hannah. Ma fille.
Il écarquilla les yeux.
_ J'i…J'ignorais que tu avais une fille.
_ C'est une petite fille que j'adopte. J'attends juste un coup de fil pour aller la chercher, expliquais-je en voyant son air perdu.
_ Oh bien.
Mon téléphone sonna à ce moment-là. Je m'excusais rapidement auprès de Garrett et répondais.
_ Oui ?
_ Bella, c'est bon je suis sortie. Tu es où ?
_ Encore à la librairie.
_ Je peux te rejoindre ?
_ Oui bien sûr. A tout de suite.
Elle raccrocha rapidement et je rangeais de nouveau mon portable.
_ Ton amie ? me demanda-t-il.
_ Oui. Elle va venir me rejoindre.
_ Oh. Je vais vous laisser alors. J'ai été ravie de te revoir en tout cas Bella.
_ Moi aussi Garrett.
Il sortit son portefeuille et me tendit une carte.
_ J'aimerais beaucoup qu'on se revoit. Pour boire un verre, discuter du bon vieux temps. Tu serais d'accord ?
_ Euh oui. Pourquoi pas. Mais je… je ne veux pas que tu te fasses d'idées ou quoi que ce soit… je…
_ Bella !
Alice arriva près de moi et dévisagea Garrett. Je me sentis encore plus mal à l'aise.
_ Bonjour je suis Alice et vous êtes ?
_ Garrett, enchanté.
_ C'est marrant mais Bella ne m'a jamais parlé de vous avant.
Oh pitié. J'étais sûrement aussi rouge qu'une tomate. Personne ne pouvait la faire taire ?
_ Oh c'est parce que cela fait longtemps qu'elle et moi ne nous sommes pas vus.
_ Bien sûr, bien sûr, poursuivit le petit démon.
_ Je t'appellerais, lui dis-je rapidement en rangeant son numéro dans mon sac.
_ D'accord.
_ Bon Bella, tu te dépêches Edward nous attend chez toi au cas où tu l'aurais oublié.
_ Je ne risque pas d'oublier Alice. Va à la voiture j'arrive tout de suite.
Elle me regarda comme si j'étais folle mais haussa les épaules.
_ Ravie de vous avoir rencontré, dit-elle avant de tourner les talons nous laissant seuls.
Garrett eut un petit rire.
_ Et bien, je dois dire que cette fille est un sacré phénomène. Tu l'as rencontré comment ?
_ C'est la sœur d'Edward, dis-je en riant du comportement d'Alice.
_ Oh. Edward hein.
_ C'est… C'est juste mon meilleur ami, bredouillais-je.
Il hocha la tête et se pencha légèrement.
_ Bien. On s'appelle alors ? Peut-être pourrais-tu me donner ton numéro de téléphone.
_ Ecoute Garrett, je veux bien aller boire un verre, un café, tout ce que tu veux. Mais ne vas pas te faire des idées.
_ J'ai compris tu sais. Je suis professeur de lettres, les mots ça me connaît. Je comprends leur signification.
_ Bien.
Je lui donnais rapidement mon numéro de téléphone. Il se pencha pour me faire la bise.
_ A bientôt, j'espère, me dit-il.
_ A bientôt.
Je le contournais rapidement et rejoignais Alice dans sa voiture.
_ C'était qui ce type ? Me questionna-t-elle alors qu'elle s'engageait sur la route.
_ Mon ex.
_ Oh. Et pourquoi avez-vous rompu ?
_ C'était un coureur de jupons. Et tu sais quoi ? Je crois que c'est toujours le cas.
J'envoyais rapidement un message à Edward pour lui dire que nous partions du centre commercial. J'avais invité Alice à manger alors Edward était en train de commander en conséquence.
_ Tu comptes le revoir ? me demanda-t-elle soucieuse, une fois arrivée devant mon immeuble.
_ Oui sûrement.
Elle fit une moue boudeuse.
_ Alice, je ne vais aller boire qu'un verre avec lui. Après ce sera fini, dis-je en traversant la rue, mes sacs dans les mains. Je grimpais rapidement les escaliers suivie de près par Alice. J'ouvrais rapidement la porte de mon appartement et Alice lâcha la bombe.
_ Avec ce genre de type c'est rarement que pour une soirée.
_ Alice, je sais ce que je fais. C'est ma vie, d'accord. Si j'ai envie de boire un verre avec lui, je le fais.
Edward arriva devant nous et je pus voir que son visage s'était figé, sa mâchoire était serrée. Je le regardais étrangement et il se ressaisit, mais garda tout de même ses poings serrés le long de son corps.
_ Qu'est-ce qu'il se passe les filles ? On vous entend crier à l'autre bout de l'appartement, grogna-t-il.
_ Ta sœur est insupportable.
_ Bella va ressortir avec son ex. Dis quelque chose toi ! dit-elle en se tournant vers Edward.
_ Bella fait ce qu'elle veut, dit-il simplement avec un ton qui me fit froid dans le dos.
Où était passé la chaleur amicale d'Edward ? Il semblait en colère, pour je ne sais quelle raison. Je me tournais de nouveau vers Alice.
_ Déjà et d'une je ne vais que boire un verre avec lui et je ne vais pas ressortir avec lui. Tu es vraiment agaçante Alice ! Et de deux, c'est ma vie, ça me regarde.
Edward passa sa main sur mon épaule et je me calmais presque instantanément.
_ Bella, calme-toi. Alice, laisse-la faire ce qu'elle veut.
_ Mais je…
_ Alice ! dit-il plus fort, la réduisant au silence.
Elle croisa les bras contre sa poitrine.
_ Bien ok. Désolée.
Je me tournais vers Edward le remerciant silencieusement.
_ Alors ce lit, est-il enfin monté ?
Edward bomba le torse et je frappais légèrement contre son ventre. Il relâcha tout.
_ Hey, pas besoin de m'attaquer !
_ Arrête de jouer au vantard et montre-moi ton travail !
Il m'emmena dans la chambre d'Hannah, laissant Alice dans le salon. Là devant moi, se trouvait le lit de ma fille, Edward avait même mis ses draps.
_ Alors, qu'est-ce que tu en dis ? me demanda-t-il presque fébrile.
Je me retournais vers lui et l'enlaçais.
_ Merci Edward. C'est parfait. Mille merci !
_ Ce n'est qu'un lit, Bella.
Je me redressais et le regardais droit dans les yeux.
_ Ce n'est pas seulement un lit Edward. Sans toi, rien n'aurait été possible. Merci !
Il me serra contre lui et contrairement à mon accolade avec Garrett, là je me sentais à l'aise et en sécurité.
Alice arriva en courant, rompant par la même occasion notre étreinte. Elle brandissait mon téléphone portable qui sonnait.
_ Ton téléphone n'arrête pas de sonner c'est peut-être grave, me dit-elle alors que je décrochais l'appareil.
_ Allô ?
_ Mlle Swan ?
_ Oui c'est moi.
_ C'est Mr Banner du bureau du juge des affaires familiales. Je voulais vous dire que vous pouvez aller chercher la petite Hannah.
_ Oh mon dieu ! Je peux y aller maintenant ?
_ Oui. On peut se retrouver là-bas si vous voulez. J'ai des documents à vous donner.
Je hochais la tête alors que le pauvre monsieur ne pouvait pas me voir.
_ Je me mets en route. Je serais sur place dans une demi-heure.
_ D'accord. Je vais essayer de joindre le responsable du foyer.
_ Il est avec moi, vous voulez que je vous le passe ?
_ Entendu.
Je tendais le téléphone à Edward qui le prit, légèrement craintif. Alice s'approcha de moi, me demandant ce que j'avais.
_ J'ai le feu vert, je peux aller chercher Hannah.
_ Oh mon dieu c'est génial, dit-elle en me serrant contre elle.
Edward était toujours au téléphone, plus détendu désormais.
_ Bien, nous nous mettons en route dès maintenant. A tout à l'heure, Mr Banner.
Edward se retourna vers moi et raccrocha le téléphone. Je fonçais presque contre lui.
_ Oh Edward ! Dis-je alors qu'il me serrait contre lui.
_ Bella, tu vas avoir Hannah. Tu te rends compte ? Dans quelques heures, vous serez toutes les deux.
_ J'avais tellement hâte, si tu savais…
Il embrassa mes cheveux.
_ Il faut qu'on se mette en route.
Je hochais rapidement la tête et le lâchais.
J'arrivais dans le salon, et y trouvais Alice. Elle était en train de manger une boite de nouilles chinoises.
_ Alice peux-tu me rendre un service ?
_ Bien sûr.
_ Est-ce que tu peux faire une rapide machine avec les vêtements qu'on a acheté ? Et si nous ne sommes pas rentrés, pourras-tu les mettre au sèche-linge ? Je voudrais qu'Hannah ait des vêtements propres.
_ Pas de soucis Bella. Je m'en occupe.
_ Mais si tu dois partir dis-le moi, hein, je m'en occuperais quand je rentrerai.
_ Ne t'inquiète pas Bella, Jasper et Tim pourront se débrouiller sans moi.
Je la serrais rapidement dans mes bras.
_ Désolée pour tout à l'heure. Tu es libre de faire ce que tu veux et avec qui tu veux.
_ C'est pas grave Alice. Je ne t'en veux pas.
Edward me tendit mon manteau. Je pris mes clefs de voiture, et le siège auto que j'avais acheté quelques jours auparavant. Edward prit la nourriture chinoise et les mis dans le micro-onde.
_ On fera réchauffer ça quand on rentrera. A tout à l'heure Alice.
_ A tout à l'heure !
Je descendais rapidement les marches et Edward me suivais derrière. Il installa rapidement le siège auto à l'arrière de la voiture et nous nous mîmes en route.
_ Je suis tellement impatiente, lui dis-je.
_ Ça se voit, me taquina-t-il.
Je le regardais brièvement et vis que son sourire en coin avait disparu rapidement.
_ Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandais-je.
_ Rien.
Il ne savait pas me mentir.
_ Edward, je vois bien qu'il y a quelque chose. Tu es plus froid qu'à l'accoutumé. Allez, dis-moi ce qui te chagrine.
_ Et bien c'est à propos de ce qu'a mentionné ma sœur tout à l'heure…
_ Garrett et moi c'est fini depuis pas loin de dix ans. On va juste aller prendre un verre, se raconter nos petites vies et repartir chacun de son côté. Tu es et tu seras toujours mon meilleur ami. Personne ne va prendre ta place, mon petit Edward, lui dis-je pour le taquiner.
_ Ce n'est pas ça… Juste… Fais attention avec ce type. Je ne le sens pas.
Je secouais la tête.
_ Mais tu ne l'as jamais rencontré.
_ Avec ce qu'Alice en a dit, je n'ai pas tellement envie de le rencontrer, vois-tu.
_ De toute façon, il sait que j'ai une fille, et crois-moi ça le repousse déjà bien assez.
Il hocha la tête et se tourna vers sa fenêtre pour regarder le paysage. Je me concentrais sur la route et me pensais immédiatement à cette petite fille qui repartirait avec moi dans quelques minutes.
Et si je ne m'en sortais pas avec Hannah ?
_ Tu vas très bien t'en sortir. Bella, Hannah et toi c'est la bonne équation. Ne te prend pas la tête. Je serais là si tu as besoin d'aide. Alice aussi.
_ Merci d'être là Edward. Tu dis toujours que j'ai amélioré ta vie, ou ce genre de chose, mais tu te trompes. C'est toi qui as édulcoré la mienne. Sans toi, je n'aurais pas Hannah dans ma vie, ni Alice, et je ne t'aurais pas non plus.
Il me regarda et prit ma main dans la sienne.
_ On a qu'à dire qu'on s'est bien trouvé non ? dit-il en embrassant le dos de ma main.
_ Oui. On peut dire ça.
Je lui fis un sourire et je tournais pour me garer devant le foyer. Une voiture rouge était déjà garée devant.
Edward sortit rapidement du véhicule, tout comme moi et nous nous dirigeâmes vers l'entrée. Angéla était là, fidèle au poste, et devant elle se trouvait un homme, de taille moyenne, le teint olivâtre. Il se retourna en nous entendant arriver.
_ Mlle Swan ? Mr Cullen ?
_ Oui, dis-je en même temps qu'Edward.
_ Venez, y a-t-il un endroit où nous pourrions nous installer ?
Edward hocha la tête et nous précéda.
_ On va aller dans mon bureau.
Il nous emmena jusqu'à la pièce et désigna les deux chaises. Je pris place tout comme Mr Banner.
_ Bien, tenez Mlle Swan, vous allez devoir signe, ici, ici, encore ici, et enfin là. Je vous donnerais la copie de chaque document et le bureau du juge gardera l'autre.
_ D'accord, dis-je en signant rapidement les documents.
Il hocha la tête et me tendis une liasse de documents que je rangeais dans mon sac.
_ Ils sont la « preuve » que vous êtes à présent la mère de cette enfant. Vous vous engagez également à suivre ce rôle et à prendre à cœur ce rôle.
_ C'est évident, rétorquais-je.
Il se tourna vers Edward.
_ Mr Cullen, vous allez signer ces documents-ci. Ils stipulent que l'adoption est consentie par tous les membres, c'est-à-dire par la petite Hannah, qui est en âge de prendre une telle décision, par Mlle Swan et par vous en tant que directeur de ce foyer.
Edward signa à son tour d'autres papiers qui étaient d'ordres différents.
_ Bien. A présent Mlle Swan vous êtes maman de cette petite fille. Vous allez pouvoir aller la chercher.
Je me relevais rapidement provoquant les rires de Mr Banner et d'Edward.
_ J'en connais une qui est impatiente de voir sa fille, dit-il en rangeant ses documents dans sa mallette.
Nous quittâmes rapidement le bureau d'Edward.
_ Angéla, Hannah est dans sa chambre ?
_ Oui. Elle joue avec ses poupées.
Edward hocha la tête et nous précéda une nouvelle fois. Il ouvrit la porte d'Hannah et je la vis, qui était en train de donner à manger à ses poupées.
_ Hannah ? demanda Edward.
Ma fille se retourna et lui fis un gros sourire, qui me fit battre le cœur encore plus vite.
_ Bella est là ? demanda-t-elle immédiatement.
Edward se poussa sur le côté et me laissa entrer. Hannah, lâcha aussitôt ses jouets et accouru vers moi, je m'accroupis pour la recevoir.
_ Bella ! cria-t-elle en me serrant contre elle. C'est aujourd'hui que ze rentre avec toi ?
Cette question était la même depuis que je lui avais annoncée officiellement que je l'adoptais.
_ Oui ma puce. On va pouvoir partir ensemble. Tu vas voir ta chambre, tes jouets. On va être bien toutes les deux.
_ C'est vrai. On va habiter toutes les deux maintenant ? me demanda-t-elle en me fixant droit dans les yeux.
_ Oui ma puce.
_ Oh c'est trop bien !
Elle me serra encore une fois contre elle et Mr Banner nous jeta un coup d'œil attendri.
_ Ze vais ramasser mon doudou et on peut partir me dit-elle en me relâchant rapidement.
J'explosais de rire, tout comme les deux hommes qui m'accompagnaient.
_ Bien, je vois que cette demoiselle n'a pas de soucis à vous suivre. A présent, vous êtes sa tutrice légale Mlle Swan.
_ Je sais ce que ça représente Mr Banner. Merci encore.
_ Et bien, mon travail est terminé ici. Prenez soin de vous et d'elle surtout Mlle Swan.
_ Je n'y manquerais pas, lui dis-je en lui serrant la main.
Edward nous regarda et alla aider Hannah à rassembler ses petites affaires. Il lui tendit un petit sac et lui mit quelques vêtements.
_ Edward je pense que ta sœur et moi lui avons achetés suffisamment de vêtements comme ça.
_ Je sais mais laisse-moi lui laisser ceux-là. C'est moi qui lui avais choisi.
_ Oh. D'accord alors.
Edward lui mit le sac sur son dos, et son doudou dans la main, Hannah arriva vers moi et me prit par la main.
_ Ze crois qu'on peut partir maintenant, dit-elle récoltant nos rires à Edward et à moi.
Edward m'aida à installer Hannah dans son siège auto et bien vite nous dîmes au revoir au foyer. Hannah et moi commencions enfin notre nouvelle vie à deux.
Merci de votre lecture.
Encore désolée pour le retard mais les études sont les études.
A bientôt pour la suite
SweetyMarie
