Et non ! Je ne vous ais pas oublié. Je suis de retour pour vous présenter la suite du drabble RusAme 1 (donc si vous ne l'avez pas lu, je vous conseille de le faire pour que vous puissiez comprendre). C'est une demande de Paixdelesprit, qui voulait donc la suite du premier drabble RusAme plus un lemon bien juteux. Voila donc pourquoi ce recueil va officiellement passer en M.
Vous découvrirez bientôt la raison pour laquelle j'ai mis autant de temps. Vous verrez, ce drabble est nettement plus long, ce qui fait que j'ai mis pas mal de temps à le faire. Si a vraiment beaucoup de fautes dégeulasses à voir parce que j'ai pas trop eu le temps de le corriger (Oui, je sais, après ce week-end de trois jours, comment ai-je fais pour ne pas avoir le temps ? Eh bien allez derrière un stand parce que votre père vous a embauché comme bénévole pour un tournoi de foot duquel votre père est responsable, à vendre toutes la journée des saucisses graisseuses à une bande de fou du foot gros comme des baleines et vous verrez si vous avez le temps ? Na !)
Sinon, je tiens à préciser, comme j'avais promis de le faire, que si je parviens à avoir 35 reviews (d'ailleurs je tiens vous remercier mille fois, je n'aurais jamais pensé avoir autant de reviews en si peu de temps) et bien le 35ème revieweur aura le droit de me demander le drabble qu'il souhaite.
Reviews :
AwesomeLicorne : Oui, tu me demandera pourquoi je te répond ici alors que je peux te répondre par MP, et bah j'en sais rien, ok. Sinon, pour répondre à ta question. J'ai volontairement "oublié" de mentionner le métier de Yao par ce que je trouvais plus cool el fait que le spectateur puisse imaginer quel pouvait bien être son métier. Donc c'est à toi de choisir ce qu'il est, tout ce que tu dois savoir, c'est que ce n'est pas très légal. Oui, je sais, l'expression de départ, c'est bien 'trois fois le tour de sa tête" mais j'invente mes expressions comme je veux, ok ? ^^ Malheureusement, je ne peux pas faire un drabble entièrement basé sur la relation de frère de Yao et Kiku, puisque ce dernier n'est pas membre des Alliés. Allez, bisou et merci encore.
Jaena : Merci encore pour tes reviews qui me font vraiment plaisir. Sinon, j'ai bien pris en compte ta demande et je l'a ferai avec plaisir. Mais pour bien commencer (comme ta demande est la prochaine que je vais traiter sur ma liste) j'aimerai que tu me donnes quelques détails de plus, comme par exemple le couple exacte que j'ai une bonne idée de ce que je vais faire avec eux et de bien leur mettre la bonne étiquette de 'cas social' ou bien un thème particulier. Enfin sinon, je verrai bien comment faire. Merci encore !
One-shot 10 : Boxer!Ivan x Boxer!Alfred (2)
M pour scène explicite de sexe
Après ce soir-là, celui où ils s'étaient adonnés à ce réconfort mutuel l'espace de quelques heures à peine, chacun avait repris sa route. Leur séparation fut amère pour le plus âgé, ignorée pour le plus jeune.
Ivan ne comprenait pas pourquoi la rupture lui pesait gros sur le cœur. Leur aventure n'avait pourtant duré que l'instant d'une nuit et ils n'avaient jamais véritablement parlé que ce jour-là. Mais le Russe s'était attaché à ce jeune homme rebelle au caractère de feu.
Il se refusait à avouer qu'il avait eu le coup de foudre pour le petit Jones dès leur première rencontre. Il avait assimilé ça à l'adrénaline du combat, jamais l'hypothèse de l'amour ne lui était venue à l'esprit. Pourtant, il l'avait réalisé le lendemain même de cette nuit fabuleuse.
Ce jour-là, il faisait beau. Du moins, c'était l'impression qu'avait Ivan en se levant. Il ne saurait que plus tard qu'une brise glaciale soufflait dehors, faisant voler le pollen nouvellement sorti. Le soleil matinal vint courir sur son visage à travers le store mal fermé.
Il se leva donc en grognant de mécontentement, sans envie aucune de quitter son nid douillet.
Aujourd'hui était un grand jour. Le tournoi de boxe annuel allait se dérouler à New-York. Les meilleurs boxers du monde allaient se retrouver cet après-midi pour plusieurs jours de compétition intensive. Et le Russe n'avait qu'une hâte de s'y rendre, Alfred y serait aussi sûr qu'il avait été le meilleur boxer de l'Armée soviétique il fut un temps.
Bien sûr, il se battrait aussi, pas question qu'il manque de déboîter quelques mâchoires et de causer quelques yeux au beurre noir. Il avait même l'intention de se retrouver en final, et nul doute qu'il y parviendrait, et il espérait bien que son adversaire soit Jones.
.
Le tournoi avait déjà débuté. Alfred entendait les applaudissements et les cris des spectateurs depuis sa loge, signe que le match qui se déroulait, touchait à sa fin.
Déjà, se dit l'Américain. Ça avait été rapide. Le boxer victorieux devait être plutôt fort, au vu du boucan que faisait le public. Le prochain match était pour lui, mais il ne se faisait aucun souci ; les trois précédents avaient été du gâteau, le prochain ne pouvait qu'être de même.
Il était prêt. Il s'était suffisamment reposé, avait pris une douche rapide mais revigorante, avait mangé, bu. Il se sentait bien. Il allait gagner.
Le blond sortit donc de sa loge et marcha vers son couloir d'entrée. Il s'arrêta juste devant l'ouverture, attendant que le match se termine et qu'on appelle son nom. La cloche sonna finalement, le vainqueur fut proclamé et applaudit. Dès qu'il entendrait son nom, Alfred entrerait.
Il était perdu sans ses pensées, toutes dirigeaient vers le match prochain et sa victoire toute tracée. Soudain, dans la lumière émanant de l'entrée, une ombre se dessina. D'abord trouble et petite, elle devint nette et grande. Un homme, plus grand que lui d'une bonne tête au moins marcha droit vers lui.
Alfred sentit ses poings se serraient, ses dents grinçaient, une colère sourde en même temps qu'un sentiment qu'il n'identifia pas prendre place dans sa poitrine. Il était là, juste devant lui, le surplombant de sa haute taille.
L'Américain n'avait eu aucun mal à l'oublier après cette nuit-là, du moins c'était ce qu'il essayait de se faire croire. Cette nuit qu'il considérait comme la plus grosse erreur de toute sa vie. Ils n'auraient jamais dû faire une chose pareille. C'était immonde, écœurant ! Et il y repensait toujours avec l'envie de vomir ses tripes.
Néanmoins, il se tenait là, en face de lui, ses yeux posés sur sa personne. Comment osait-il encore le regarder ? Coucher avec un homme, quelle ignominie ! Voila ce que pensait Alfred. Ce qu'il oubliait, c'était le fait qu'il fut le premier à le vouloir et à avoir initié le mouvement. Mais pour lui, il était sous l'effet de la trop grande tristesse et la colère suite à sa défaite. Tout était de la faute de cet ignoble Braginski.
Pourtant, quelque chose n'allait pas. Ce dernier le regardait avec une lueur qu'il ne lui avait vu que pendant La nuit qu'ils avaient passés ensemble. Une lueur qu'il ne serait définir, mais qui lui apparaissait tendre, mais triste et qui lui faisait l'effet d'une boule toute chaude dans sa poitrine, remplaçant celle de colère d'y il a plus tôt. Alfred ne comprenait pas. Qu'est-ce que c'était que cela ? Etait-ce une ruse ? Pour le duper ?
L'Américain se retint de le frapper, préférant contenir sa rage, sa rancœur pour les matchs. Ça lui serait bien plus utile plus tard.
- Qu'est-ce que tu fous là, Braginski ? Cracha-t-il.
Alfred pensait que cela attiserait la colère de son vis-à-vis qu'il lui parle ainsi, mais il n'en fut rien. Celui-ci lui répondit le plus calmement du monde.
- Comme toi, je suppose ! Gagner le trophée et l'argent à la clé.
Le plus jeune émit un petit son dédaigneux, avant de s'avancer droit devant lui pour franchir le seuil de l'arène, passant à côté du Russe sans même le regarder.
- Bonne chance !
Ça n'avait été qu'un murmure, à peine perceptible, mais Alfred l'entendit tout de même. Pourtant, plus les pas s'éloignaient derrière lui, plus il avait l'impression d'avoir rêvé ces paroles.
Quant à Ivan, il se dirigeait vers sa loge, le cœur douloureux. Il ne savait même pas si Alfred l'avait entendu ou pas. Le Russe ne savait quel cas il préférait. Autant il espérait qu'Alfred l'ait entendu, d'un autre côté, il espérait que non. Il ne savait vraiment plus quoi penser de tout ça.
.
Ainsi, les matchs se succédèrent, les uns après les autres. Les deux hommes gagnaient, enchainaient les victoires sans jamais se retrouver face à face. Leurs seules rencontres étaient à l'heure de manger ou alors dans les couloirs. Chaque fois, ils s'ignoraient ; du moins c'est ce qu'Alfred faisait, Ivan avait un peu plus de mal.
Les participants se faisaient éliminer petit à petit, la liste des combattants s'amoindrissait, mais Braginski et Jones en faisaient toujours partie.
Jusqu'au jour où les deux finalistes furent révélés, sans surprise, les deux ennemis allaient se retrouver face à face pour enfin régler leur différend dans un véritable tournoi avec un prix. C'était ce qu'attendaient les spectateurs avec hâte. Il était de notoriété publique que ces deux là ne pouvaient pas se voir. Ils étaient la distraction principale des médias depuis quelque temps.
Alors quand ces derniers apprirent le combat imminent qui allait les opposer une énième fois, ils s'en étaient donné à cœur joie.
Le jour de la finale approchait, le public autant que les deux boxers attendaient ce moment avec impatience. Dans les tribunes entourant le ring, on applaudissait, on criait, on tapait des pieds, on attendait les deux principaux acteurs de ce soir. Il y avait un tel vacarme que même depuis sa loge, Ivan avait l'impression d'être au centre de cette foule. Il pouvait discerner, à travers le brouhaha incessant, son nom, maintes fois hurlait, tandis que celui de son ennemi était aussi perceptible. Leurs deux noms criés semblaient se percuter pour mieux se dissoudre dans l'air, enlacés avant qu'encore une fois, ils ne soient prononcés, et cela, sans arrêt.
Ivan ne pouvait pas dire qu'il avait peur, non, loin de là. Au contraire, il avait l'impression de ne jamais s'être senti aussi courageux depuis bien longtemps. Mais l'appréhension l'avait gagné. Il le savait, ce serait son dernier combat, son ultime combat. Pourquoi ? Parce qu'après ce soir, après ce dernier match contre celui qui avait réussi à lui ravir son cœur de glace, il lui laisserait la vedette. Alfred était jeune, vigoureux, il avait encore toute la vie devant lui, toute une carrière à explorer. Lui, il n'avait plus rien à tirer de ce métier. De plus, il devenait trop vieux pour ce genre de chose. A trente ans à peine, il ressentait les douloureux effets de ses combats, son corps était abîmé, souffrant. Il avait mal chaque jour.
Mais la deuxième raison en était, bien sûr, l'Américain. Tant qu'Ivan ne partirait pas, Alfred ressentira le besoin de se battre contre lui jusqu'à le briser. Et le Russe souffrait déjà de son cœur martyrisé, il ne supporterait jamais que celui qu'il aimait le regarde avec mépris et haine. Et s'il voulait l'oublier, ce n'était pas la meilleure façon que de rester à ses côtés.
Alors Ivan, une fois que ça serait terminé, repartirait dans son pays dont il s'était éloigné depuis trop longtemps. Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire là-bas, mais il était persuadé de trouver.
Il n'avait pas encore annoncé à son public qu'il se retirait définitivement du ring, mais il avait l'intention de le leur annoncer dès le match terminé. C'était mieux ainsi.
A quelques mètres de là, dans une autre loge pas trop éloignée, l'autre finaliste, le blond, l'Aigle américain de la boxe faisait les cent pas dans la pièce. Oui, il était stressé. Comment ne pas l'être ? Il avait encore une fois la possibilité de battre Braginski, il n'avait pas l'intention de la laisser passer. Cette fois, il gagnerait, il en était persuadé. Cette fois, il était vraiment prêt à l'affronter. Il battrait le soldat soviétique et le ridiculiserait, à tel point qu'il n'oserait plus jamais se montrait et qu'il repartirait dans son pays de taré. Et après cela, il ne se reverrait plus jamais.
Il ne fut jamais aussi proche de ce qui allait arriver de sa vie.
Quand enfin la voix de l'animateur surplomba celles de tous les spectateurs venus assisté au « combat du siècle », les deux opposants relevèrent la tête et presque parfaitement synchronisé sans même le savoir, se dirigèrent tous deux vers leurs portes d'entrée. Ils s'arrêtèrent juste devant, leurs cœurs battaient si fort dans leurs poitrines et tous deux savaient que lorsqu'ils franchiraient le seuil de l'arène, rien ne serait jamais comme avant. Maintenant qu'ils étaient devant le mur, aucun n'avait envie de se lancer. Mais la voix déformait par le micro de l'animateur appela leurs noms et presque d'un même mouvement, pourtant tous deux arrivant de deux entrées opposées, s'avancèrent au milieu de la foule qui hurlait en les voyant. Le ring droit devant eux, ils y grimpèrent et se retrouvèrent enfin face à face.
L'azur rencontra l'améthyste. L'améthyste rencontra l'azur. Ils ne se lâchèrent plus. Mais dans leurs regards, rien d'autre ne se renvoyait d'autre que le reflet de l'autre, comme ancré à jamais dans leurs pupilles. Il n'y avait ni peur, ni stress, ni tristesse, ni haine, rien de tout ça. Juste le reflet de l'autre qui brillait dans leurs orbes et toutes leurs pensées n'étaient dirigées que vers l'autre. Ils n'entendaient ni les cris du public, ni la voix enjouée du présentateur, ni même leurs cœurs battre ensemble. Tout marchait comme au ralenti, tout était flou, plus rien ne comptait d'autre que son vis-à-vis. Il n'y avait pas de mots pour décrire leur sensation ni leur état.
Seule la cloche tintant rétabli le temps, la netteté, le son. Et les coups se mirent à pleuvoir, les insultes à être crachées. Alfred esquiva un revers. Ivan se prit un coup dans le ventre. Alfred reçu un poing dans le visage. Ivan stoppa une droite. Les coups s'enchaînèrent à une vitesse vertigineuse. Ils allaient si vite que même les spectateurs avaient du mal à suivre. Plus qu'un combat, un véritable ballet avait débuté entre les deux protagonistes. Toujours yeux dans les yeux, ils se défiaient, au premier qui tomberait, au premier qui craquerait.
Leur lutte n'était pas que physique, elle était aussi mentale. Toute leur énergie redirigeait dans un seul but. La violence des coups était inouïe, mais aucun ne semblait en être assommé. Il semblait ailleurs, comme s'il n'existait qu'eux dans ce monde. Jamais personne n'avait vu un tel match.
Pourtant, après ce qui fut plusieurs interminables minutes, un coup magistral vint s'écraser contre une mâchoire, faisant tomber le perdant en arrière. Les yeux du vainqueur s'écarquillèrent, le public venait de s'arrêter de respirer, le perdant gémit de douleur, un compte à rebours débuta, et se termina sur 10, le match était terminé. Le bras du vainqueur fut levé, mais aucun applaudissement. Juste le silence et tous les yeux rivés sur le corps inerte à terre. Il n'y avait plus aucun bruit, juste un lourd silence. Personne n'arrivait à y croire réellement. Est-ce que tout était bien terminé ? Etait-ce la fin ?
Alfred n'arrivait plus à respirer, il n'arrivait pas à y croire…
… Il avait battu Ivan !?
Le corps à terre se releva finalement et les spectateurs semblèrent reprendre leur souffle tout à coup. Mais le blond, lui, n'y parvenait pas. Devant lui se dressait encore une fois le Russe, de toute sa hauteur. Sans même le regarder, ce dernier se dirigea vers le présentateur, à qui il prit violemment le micro. Il s'adressa alors au public :
- Je voulais vous annoncer qu'après cette défaite, j'ai décidé de quitter définitivement le ring. Il s'agissait de mon dernier match.
Clair, net et précis. Pas besoin de plus.
Il se retourna alors vers Alfred, le micro toujours dans la main et souffla presque :
- Adieu !
Avant de quitter la salle en direction de sa loge.
L'Américain, quant à lui, n'avait pas bougé. Son cœur battait encore au ralenti. Il ne réalisait pas ce qu'il venait de se passer. Braginski partait ? Il arrêtait la boxe ? Pour de bon ? Comment était-ce possible ?
Sans qu'il ne le réalise vraiment, ses jambes le guidèrent à son tour hors du ring, ignorant le public qui l'acclamait en héros et les jeunes filles qui venaient lui apporter sa coupe ainsi que sa mallette pleine d'argent. Tout ce qui comptait, en cet instant, était de retrouver Braginski. Plus rien d'autre n'importait autant que ça. Il fallait qu'il le retrouve et qu'ils s'expliquent. Il ne pouvait pas partir ! Il n'avait pas le droit de le laisser ! Pas après sa première victoire contre lui ! Il n'avait pas le droit !
Alfred arriva sans vraiment savoir comment devant la loge de son ennemi, comme s'il connaissait déjà le chemin. Sans même frapper, il entra dans la pièce. Celle-ci était ravagée, sans dessus-dessous. Et une forme recroquevillée au centre se releva soudain. Alfred eut un coup au cœur en voyant les larmes dévalaient sur les joues du grand Russe. Cette scène leur rappelait étrangement un évènement qui s'était déjà produit.
- Toi ! Hurla alors l'Américain en reprenant ses esprits. Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ? Pourquoi tu veux démissionner ? Avec une carrière comme la tienne, tu en as encore pour des années de réussites. Qu'est-ce qui te prend de tout plaqué comme ça, juste parce que tu as perdu ?!
Alfred n'arrivait plus à se contrôler. Il fallait qu'il lui dise tout ce qu'il avait sur le cœur. Mais Braginski ne lui répondait pas, ce qui eut le don d'énerver encore plus le jeune blond. Mû par sa colère, sa déception, et peut-être ce qui semblait être une forme de tristesse, il envoya son poing rencontra passionnément la joue déjà martyrisée de son vis-à-vis, l'envoyant au tapis avec une incroyable facilité.
- Alors ? Ça t'énerve pas, ça ? Tu veux pas te battre contre moi pour te venger ?
Mais Ivan ne fit rien, il se contenta seulement de se redresser et de planter son regard vide dans celui haineux de l'Américain.
- Va-t'en, Alfred ! Souffla-t-il, comme las.
Mais le jeune homme refusait de voir son plus grand ennemi baisser les bras comme ça. Il se jeta alors sur lui et le roua de coups comme s'il avait été un de ses sacs de frappe. Mais encore une fois, le grand Russe ne fit rien pour se défendre. Alfred en avait plus qu'assez de ce comportement passif. Ivan était un combattant, pas une chochotte, il devait le frapper en retour. Pourquoi ne faisait-il rien ? Il en avait pourtant la force.
Epuisé, à bout de souffle, l'Américain cessa finalement ses coups. Sans l'avoir réalisé plus tôt, il prit soudain conscience que des larmes coulaient le long de ses joues. Il regarda alors le corps sous lui ; Ivan le regardait tranquillement, avec tant de douceur dans le regard que des sanglots secouèrent alors le corps du plus jeune. Il se mit à gémir douloureusement et vint soudain se blottir contre ce torse fort. Deux bras puissants ne tardèrent à l'entourer. Décidément, cette scène leur rappelait vraiment quelque chose.
- Pourquoi… Pourquoi tu veux partir ? T'as pas le droit…. Tu peux pas me laisser seul ! Pourquoi, Ivan ? Pourquoi ? Me laisse pas… je t'en prie !
- D'accord. D'accord, je te laisserai pas. Je vais rester avec toi. Mais je refuse de recommencer à me battre.
Le jeune blond releva la tête.
- Pourquoi ?
Ivan eut un petit rire, son Alfred était si naïf malgré tout.
- Tu sais, je me fais vraiment trop vieux pour ces conneries. J'ai mal partout à force.
- Mais tu vas quand même rester avec moi ? Demanda le plus jeune d'une voix penaude.
- Seulement si tu dis les bons mots.
- Tu veux sortir avec moi ?
Ivan lui sourit le plus tendrement du monde. Il s'était rarement senti aussi heureux de toute sa vie. Finalement, il allait peut-être rester ici un peu plus longtemps.
Ils débutèrent alors un baiser fiévreux, leurs langues dansaient dans un véritable ballet de salive. Le Russe n'eut aucun mal à les faire tourner, de telle sorte que ce soit Alfred en dessous de son corps. Mais celui-ci ne semblait pas s'en plaindre, il gémit doucement de sentir ce poids écraser agréablement son corps. Ici, il se sentait comme protégé de tout, sous ce corps musclé. Ses jambes se rétractèrent sur les hanches du Russe qui en profita pour caresser ses fesses par-dessus son pantalon moulant. Aucun des deux n'avait de haut, étant donné qu'ils se battaient avec seulement un pantalon et une paire de gants.
Ivan se mit à embrasser chaque parcelle de peau de son cou, y laissant des suçons rougeâtres qui deviendraient violets dès le lendemain. Alfred gémit bruyamment, il n'avait jamais senti de pareilles sensations en couchant avec des femmes. Il n'y avait que le Russe pour lui affoler tous les sens de la sorte alors qu'il venait seulement de commencer.
L'Américain tira légèrement les cheveux du cendré tandis qu'il essayait de lui enlever son pantalon. Pas si facile que ça quand ce dernier refusait de s'ouvrir et quand plus, ils étaient pressés. Enervé, le blond repoussa violemment le plus âge, qui retomba sur le dos en un bruit sourd avant de venir lui arrachait littéralement sa fermeture éclair et de lui retirer vivement son pantalon trop gênant, faisant rire le beau Russe.
- Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? S'énerva Alfred.
- Tu es trop impatient, moy podsolnechnika !(1)
L'Américain eut alors un violent frisson à l'entente de cette langue qu'il ne connaissait pas. C'était comme si ces syllabes qui roulaient sur la langue lui traversaient le corps par d'agréables éclairs.
- Redis ça ! Ordonna-t-il, le visage penché.
- Quoi, moy podsolnechnika ?!
Un nouveau frisson parcourut l'échine du Ricain, dressant même ses poils sur son corps entier. Il n'avait jamais vécu un truc pareil ; la langue de barbare de son nouvellement amant avait le don de l'exciter, si bien que son sexe se dressât déjà contre la cuisse puissante du cendré. Ivan eut alors une espèce de sourire tordu. Alors comme ça, son chéri était excité par sa langue ?! Tant mieux pour lui !
- Alors, tu aimes quand je te dis des choses en russe, c'est ça ? Et si je te dis : Moya lyubov' ! Moy angel ! Med ! Moye sokrovishche ! (2)
Une multitude de frissons firent trembler le corps entier du blond, lui faisant fermer les yeux sous le plaisir qui déferlait en lui. C'était presque aussi bon qu'un orgasme. Et cela eut le don de le vider de toute énergie. Il s'écroula sur le corps du Russe qui eut alors un rire maléfique. Encore une fois, il reprit le dessus en les faisant rouler sur le côté. Ils se cognèrent contre le lit, mais aucun n'en eut cure. Ivan s'occupait de dévorer le corps appétissant sous lui. Il lui mordilla les tétons, lécha son ventre plat et ses abdominaux bien dessinés avant de s'appliquer à avaler le sexe entier de son partenaire et d'humidifier cette petite zone rose qui l'intéressait particulièrement.
Alfred ne retenait aucun de ses gémissements, il aimait ce que lui faisait Ivan et tant pis si quelqu'un l'entendait. Il essayait de trouver quelque chose à quoi s'accrocher pour ne pas se noyer dans le plaisir. Sa main agrippa la couverture du lit et la tira à lui, recouvrant ainsi les deux amants du large tissu. Au moins comme ça, ils n'auraient pas froid.
Une fois sûr que son amant était fin prêt, le cendré s'enfonça d'un coup en lui, faisant hurler le plus jeune de douleur. Alfred ne se souvenait pas que sa première fois fut si douloureuse. Ivan tenta de le rassurer, et une fois la grimace de souffrance de son aimé disparut, il s'acharna à faire voir les étoiles à son Américain, tout en lui répétant encore et encore des mots d'amour dans sa langue. Leurs bras se raccrochèrent à l'autre, maigre point d'appui avant de sombrer finalement dans un orgasme aussi puissant que délicieux. Tous deux repus, ils s'écroulèrent essoufflés.
Pendant encore quelques minutes où ils tentèrent de reprendre leur souffle, ils se murmurèrent des mots doux et des promesses. Jusqu'à ce que quelqu'un vienne toquer à la porte, affirmant vouloir savoir où était le jeune Jones, brisant ainsi le moment magique.
Et parce que je sais que vous mourrez d'envie de savoir ce qui s'est passé ensuite :
Ils trouvèrent un charmant petit loft proche du centre qu'il avait pu acheter grâce à l'argent qu'Alfred avait remporté au tournoi. Ivan cessa définitivement la boxe au profit de son petit-ami qui l'engagea en tant que manager tandis que l'Américain continua sa carrière de boxer professionnel, remportant des matchs, des tournois sous les conseils avisés de son amant. Ainsi, il devint le boxer le plus doué de tous les Etats-Unis et le plus adulé. C'est ainsi que se termine l'histoire de d'Alfred F. Jones et d'Ivan Braginski, deux boxer ennemis qui devinrent amant car tel l'avait décidé le destin.
(1) moy podsolnechnika : mon tournesol (d'après google traduction)
(2) Mon amour ! Mon ange ! Mon chéri ! Mon trésor !
Et voila dont la demande de Paixdelesprit ! J'espère que ça vous a plu ! Reviews mes adorables lecteurs que j'aime pas dessus tout ?!
