Salut tout le monde un nouvel OS issu d'une idée qui me trotte depuis un petit moment dans la tête et que j'ai eu envie de mettre sur le papier, voilà. Ce n'est pas un Et si donc considérez le comme un bonus sans crossover. Il prend place dans le tout premier épisode de la série.J'espère que ça vous plaira !

Bonus :

Titre : Le jour où tout a commencé...

: Merthur

Résumé : Arthur s'est toujours comporté comme un prince, du moins de son point de vue. Alors quand un attirant garçon ose oui dire ses quatre vérités, il oscille entre l'aimer ou le détester.

DISCLAIMER : Merlin ne m'appartient pas.

Bonne lecture à tous !

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Ce jour-là, Arthur s'entraînait au tir sur cible avec ses hommes qui l'écoutaient religieusement expliquer la meilleure façon de tirer les couteaux dans la cible que son imbécile de serviteur apportait, l'air penaud, comme à son habitude. Ce matin-là, en plus d'être en retard, il avait ébouillanté le prince et avait failli le tuer en trébuchant alors qu'il lui tendait son épée. Arthur avait bien l'intention de lui faire payer son incapacité à le servir et, dès qu'il en aurait le temps, de suggérer à son père de lui trouver un autre valet parce que celui-là était vraiment le pire de tous ceux qu'il avait eu l'occasion d'avoir. Et il y'en avait eu beaucoup. Généralement, ils se décourageaient tous au bout de quelques mois, soit-disant parce qu'Arthur avait mauvais caractère. Le jeune prince fixa son incapable de valet dont il avait oublié le nom (lui avait-il déjà demandé ?) alors qu'il portait la cible sur le terrain d'entrainement. Avec un sourire ironique, il demanda :

《Où est-elle cette cible ?

- Là, Messire.

- Elle est sous le soleil, argua Arthur, ce qu'il savait un mauvais argument, étant donné la brillance de l'astre ce jour-là.

- Il n'est pas très brillant, protesta le serviteur, poli.

- Un peu comme toi, répliqua Arthur.

- Je vais la mettre de l'autre côté.

Il avait délibérément ignorer l'insulte, ce qui irrita quelque peu le prince. Il se pencha vers ses soldats, leur glissa qu'il allait lui donner une leçon et balança son couteau en plein milieu de la cible. Le valet sembla choqué ce qui fit rire Arthur.

- Continue de bouger ! ordonna-t-il.

- Ici ?

- Ne t'arrête pas !

Il lança un nouveau couteau tout en disant qu'il avait besoin d'entraînement sur cible mouvante tandis que son serviteur courrait, les yeux exorbités par la peur. Finalement, il dut s'emmêler les pieds, ce qui ne manqua pas de faire lever les yeux au ciel à Arthur et il tomba. Quelqu'un empêcha alors la cible de rouler plus loin.

- Ça suffit maintenant.

Arthur leva lentement le regard vers celui qui venait de lui donner un ordre.

Et se figea.

Le garçon avait des cheveux noirs de jais, emmêlés et en bataille, un teint clair comme le lait, un visage fin, un nez aquilin, des lèvres fines et un regard océan. Il fallut quelques secondes à Arthur pour se détacher de ce regard et reprendre ses esprits. Pourquoi son coeur s'affolait-il ? Il venait de le défier, il devrait avoir réagi autrement que par un manque conséquent de répartie, ce qui était très rare chez lui.

- Pardon ? fit finalement Arthur.

- Tu t'es assez amusé comme cela, mon ami.

L'inconnu semblait ne pas savoir à qui il s'adressait, ce qui amusa beaucoup le prince. Il devait être aussi idiot... Son regard se posa encore sur les yeux de son interlocuteur. Il resta un instant muet, subjugué, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi par ce regard.

- On se connaît ?

Bien sûr que non, idiot, tu t'en souviendrais si tu l'avais déjà rencontré !

Bon sang, il arrive à me faire penser que je suis idiot...

Ce garçon, qui qu'il fut, était dangereux. Arthur perdait ses moyens face à lui. Et comme à chaque fois qu'il perdait ses moyens, il réagissait...

- Je suis Merlin, se présenta l'autre en lui tendant une main.

... comme un arrogant petit merdeux, comme dirait Morgane. Arthur ne saisit pas la main du dénommé Merlin, bien qu'il se surprit à vouloir goûter à la douceur de sa peau.

- Donc on ne se connaît pas.

- Non.

- Pourtant tu m'as appelé "mon ami".

Arthur, pour l'amour du ciel, tais-toi avant que cela ne finisse mal.

- Oui, ça doit être une erreur de ma part.

- Je pense aussi.

Tu vas trop loin, Arthur.

Mais qu'elle se taise, cette petite voix !

Il savait qu'elle avait raison pourtant. En fait, il lui semblait qu'il désirait une amitié avec Merlin.

- Oui, jamais je n'aurai un ami qui peut être aussi crétin.

- Et moi, je n'aurai jamais pour ami quelqu'un d'aussi stupide.

MAIS LA FERME, ARTHUR, ESPÈCE DE CON !

Comme pour défier cette voix qui commençait sérieusement à l'embêter, Arthur continua :

- Dis-moi, Merlin, sais-tu marcher sur les genoux ?

- Non, répliqua l'autre, un brin amusé.

- Veux-tu que je t'apprenne ?

- A ta place, je n'en ferai rien...

Pourquoi avait-il l'impression que les rôles s'inversaient ? C'était comme si Merlin était certain d'être plus fort que lui. Sauf qu'Arthur avait une longueur d'avance sur lui. Il savait qui cet insolent (mais attirant, la ferme, songea le prince) garçon était. Merlin ignorait à qui il avait affaire.

- Pourquoi, qu'est-ce que tu vas me faire ?

- Tu ne peux pas imaginer.

Merlin eut un sourire en coin et Arthur eut soudain un coup de chaleur. Son armure lui sembla soudain très lourde. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ?

- Vas-y, le provoqua le prince.

Il ouvrit les bras.

- Frappe-moi.

Merlin sembla hésiter.

- Frappe-moi.

Arthur se rendit compte qu'il le voulait vraiment, juste pour sentir les mains du jeune homme contre son propre corps. Je deviens complètement fou...

- Frappe-moi, répéta-t-il.

Merlin balança son bras, qu'Arthur intercepta, tordit et força le garçon à être tout contre lui. Il eut un drôle de sourire, comme s'il appréciait ce contact puis il serra un peu plus le poignet de Merlin.

- Je pourrais te faire jeter en prison pour cela, murmura le prince à l'oreille du jeune homme.

- Tu penses que tu es le roi, peut-être ? lança Merlin, une haine non retenue dans la voix.

Arthur sentit ses entrailles se serrer au son de cette animosité. Il ne voulait pas qu'il le déteste. Pourtant, il répondit à la pique:

- Non, je suis son fils. Arthur.

Il lâcha Merlin et des gardes l'emmenèrent aux cachots. Arthur, lui, laissa tomber l'entraînement et remonta à ses appartements, sans se soucier de ce qur penseraient les autres.

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Arthur avait longuement réfléchi à ce qu'il s'était passé sur le terrain d'entrainement. Personne ne lui avait jamais parlé comme Merlin l'avait fait. Personne ne lui avait jamais clairement dit ce qu'il pensait de lui. Arthur, pour la première fois, se rendit compte qu'il n'avait aucun véritable ami. Que personne ne le considérait comme tel parce qu'il se comportait comme un abruti, et avec arrogance. Merlin le lui avait bien fait comprendre.

Arthur était seul. Terriblement seul.

Peut-être... peut-être pouvait-il remédier à cela ? Il doutait que cela marche, mais il n'avait guère le choix.

OOooOO

Arthur se planta devant la cellule de Merlin. Celui-ci affronta son regard, recroquevillé contre le mur de la prison. Il détourna les yeux.

- Ecoutez, je vous ai dit que vous étiez un crétin, j'ignorais seulement que vous étiez un crétin royal.

Arthur sourit. Même dans cette position, il ne cesse de me défier.

Le jeune prince ouvrit la cellule et se décala. Merlin haussa un sourcil.

- Oh, voyons, je sais ce que tu penses de moi, mais je ne suis pas si méchant.

Si ?

Merlin sembla entrevoir la question muette. Il se leva, s'approcha d'Arthur qui sentit à nouveau son coeur s'emballer, et déclara :

- Ce n'est pas à moi à répondre à cette question.

Merlin croisa à nouveau son regard, l'étudia un instant, puis il disparut dans les couloirs.

OOooOO

Ce soir-là, Arthur ne dîna pas avec Morgane et Uther. Ses pensées ne cessaient de revenir à Merlin. Comment avait-il pu deviner avec tant d'aisance ce qu'Arthur pensait ? Pourquoi continuait-il de le défier ? Pourquoi Arthur aimait-il cela ? Pourquoi son coeur s'affolait-il chaque fois qu'il apercevait le jeune homme ? Pourquoi son instinct lui criait-il des choses qu'il n'oserait penser en temps normal ?

Aussi loin qu'Arthur s'en souvenait, il n'avait jamais tant pensé à quelqu'un d'autre. Il ne s'était jamais remis tant en question. Et surtout, surtout, il n'avait jamais pensé qu'un autre homme fût attirant. Et il avait beau refouler ses instincts, il n'arrivait pas à se sortir l'idée de la tête. Merlin était attirant et beau. Sa manière de s'adresser à Arthur plaisait beaucoup au prince et il se sentait comme une sorte de connexion avec le jeune homme. Arthur n'aurait jamais imaginé une telle chose.

Il se leva de sa chaise et se mit à faire les cent pas.

Si son père savait ce qu'il pensait en cet instant... Arthur serait sûrement mort à l'heure qu'il était. De telles pensées lui étaient interdites. Pourtant, il ne pouvait les contenir. Il n'en avait pas envie.

- Arthur ?

Il sursauta, s'arrêta de marcher en voyant Morgane sur le pas de la porte.

- J'ai besoin d'être seul, fit le prince, plus sèchement qu'il l'aurait voulu.

Morgane avait toujours été la seule à vraiment connaître Arthur, tel qu'il était. Il cachait son manque de confiance en lui en se comportant avec arrogance et elle le savait. Elle était comme une soeur pour lui et il savait que c'était réciproque.

- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

- Pourquoi ? Parce que je fais les cent pas ? Je vais très bien !

Il s'en voulait d'être aussi froid et distant, mais il avait besoin de faire éclater sa colère pour lui-même et ses pensées interdites et Morgane était là, prête à la recevoir.

- Un homme qui va bien n'arpente rien, répliqua Morgane en croisant les bras sur sa poitrine.

Malheureusement ou heureusement pour lui, la jeune femme n'abandonnait pas facilement. Elle eut un sourire qui annonçait une pique.

- C'est ce jeune homme courageux qui vous a tenu tête qui vous met dans cet état ? Votre fierté en a pris un coup ?

Arthur ouvrit la bouche, la referma. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle mette le doigt sur ses inquiétudes si facilement.

- C'est cela ? s'étonna la pupille du roi, en s'adoucissant.

Arthur soupira, mais acquiesça.

- Je ne vous savais pas si suceptible, Arthur, plaisanta Morgane.

Elle posa une main sur son bras.

- Ce n'est pas lui le problème.

Morgane fronça les sourcils.

- C'est moi, éluda le prince.

- Vous ? répéta la jeune femme.

- Je ne sais pas, ce qu'il m'arrive. Je crois que je deviens fou. Il... Il me rend dingue, je me mets à penser des choses interdites et anormales et je n'arrête pas de penser à lui et...

- Arthur...

- ... je ne sais pas pourquoi je pense ça et...

- Arthur.

Il se tut face au ton qu'elle avait employé.

- Je crois que je sais ce qu'il vous arrive, reprit-elle, plus douce.

Il l'invita à parler d'un signe de tête. Morgane sourit, l'air amusé.

- Morgane !

- Vous êtes amoureux, Arthur.

-...

Il s'apprêtait à dire quelque chose comme "n'importe quoi" mais il ne le fit pas. Parce qu'alors qu'il pensait aux paroles de Morgane, il se rendit compte qu'elle avait raison. Il tourna un regard désorienté vers la jeune femme qui lui sourit doucement. Elle recouvrit la main du prince de la sienne.

- Ce n'est pas une mauvaise chose.

- Mais c'est un homme ! s'exclama Arthur lorsqu'il retrouva l'usage de la parole.

- Et alors ? Vous l'aimez, c'est ce qui compte, non ?

- Lui ne m'aime pas en tout cas.

Morgane eut une moue dubitative.

- Je n'en suis pas certaine, Arthur.

Elle déposa un baiser sur le front du jeune homme et se dirigea vers la porte.

- Dormez bien. Lady Helen chante demain.

Et elle disparut derrière la porte, laissant Arthur seul avec ses pensées.

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Tout s'était passé à une vitesse ahurissante. Il s'était senti glisser dans un sommeil profond et quelques secondes plus tard, Lady Helen, qui ne l'était plus du tout, jetait un couteau droit vers son coeur. L'instant d'après, quelqu'un se jetait sur lui et l'arme se fichait dans son siège, à l'emplacement de sa poitrine, seulement quelques secondes plus tôt. Arthur tourna la tête pour voir le visage de son sauveur.

Merlin. Le jeune homme semblait... soulagé de voir qu'il était en vie. Qu'il avait réussi. Arthur, lui, n'en croyait pas ses yeux. Son coeur battait la chamade tandis que les doigts de Merlin ne quittaient pas ses épaules.

Tu m'as sauvé ? demandaient les yeux d'Arthur.

Oui, répondaient ceux de Merlin.

Pourquoi ? interrogea encore le prince, muet.

- Tu as sauvé la vie de mon fils. Cela mérite une récompense ! fit Uther.

- Oh non... ce n'est rien...

Merlin semblait soudain très gêné alors qu'il aidait Arthur à se relever.

- Si, si, j'insiste. Tu seras gratifié d'un poste dans la maison royale. Tu seras le valet personnel du prince Arthur.

- P.. Père ? appela Arthur.

Inutilement, Uther était déjà parti. Arthur échangea un regard avec son nouveau serviteur. Comment vivrait-il en étant aussi proche du jeune homme, sans pouvoir seulement espérer ? Comment pourrait-il vivre quand son amour pour lui grandirait sans aucun retour ? Merlin semblait aussi abasourdi que lui.

Etait-il dégoûté ? Arthur n'aurait su le dire car il venait de disparaître près de Gaius qui l'emportait dans ses appartements.

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Arthur attendait son nouveau valet, ses doigts frappant nerveusement le bois de la table. Il fallait qu'il parle avec Merlin et cela ne pouvait attendre le lendemain, quand le jeune homme lui porterait son petit déjeuner. En vérité, il avait tant de choses à dire, qu'il voulait dire, qu'il n'avait pas le droit de dire.

Il sursauta lorsqu'on toqua à la porte de ses appartements. Merlin entra.

- Vous m'avez demandé, Sire ?

C'était étrange de le voir lui parler avec politesse. Arthur fit un signe de la main, invitant le valet à pénétrer dans la pièce. Merlin referma la porte et se tint devant elle, les mains dans le dos.

- Je voulais te remercier, commença Arthur.

Merlin parut réellement surpris.

- Oh, je suis étonné de voir que vous connaissez ce mot. Je croyais qu'il n'existait pas dans votre vocabulaire.

Arthur sourit. Visiblement, Merlin n'avait pas perdu sa langue. Arthur se leva et s'approcha de lui, un sourire énigmatique aux lèvres.

- Je sais que tu me hais, Merlin. C'est pourquoi...

Arthur marqua une pause.

C'est mieux. Pour nous deux.

- C'est pourquoi je te retire de mes services. Tu m'as sauvé la vie, tu ne mérites pas de me supporter en récompense.

Cette fois, Merlin ouvrit la bouche et la referma. Arthur se surprit à fixer ses lèvres, à rêver de l'embrasser, là maintenant.

- C'est... généreux ?

- Ne te méprends pas. Je n'ai pas envie que la première chose que je voie en me réveillant soit ta tête.

Si tu savais comme c'est faux...

Arthur eut comme l'impression que Merlin l'avait compris.

- Bien, Sire. Puis-je disposer ?

Arthur acquiesça, à contrecoeur. Merlin allait poser la main sur la poignée quand Arthur la rattrapa et l'enveloppa des deux siennes.

- A... Arthur ? bégaya Merlin, sans oser croiser le regard du prince.

Celui-ci avança vers lui, le forçant à se plaquer contre la porte. Arthur lâcha sa main et l'instant d'après, il collait ses lèvres à celles de Merlin, sauvage et avide, oui, avide de lui, juste de lui. Merlin répondit immédiatement au baiser, tandis que leurs corps se pressaient l'un contre l'autre, que leurs torses s'emboitaient parfaitement, comme s'ils avaient été faits l'un pour l'autre depuis le début. La main d'Arthur enlaça la fine taille du jeune homme tandis que la main de Merlin se glissait dans les cheveux blonds d'Arthur qui commençait à manquer sérieusement d'air. Il écarta sa bouche de celle de Merlin et plongea son regard dans le sien. Un éclat d'or disparaissait dans les yeux de son valet. Merlin fixait la chambre, derrière Arthur.

- Oops, fit-il.

Arthur tourna la tête. Tout était sens dessus dessous.

- Tu m'expliqueras ça plus tard.

Et il l'embrassa une nouvelle fois.

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Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui, est-ce que ça vous dirait que je réécrive ce OS du pdv de Merlin ? Qu'avez-vous pensé d'Arthur, j'avoue que j ai pas trop l'habitude d'écrire sur lui tout le long d'une fic et j'aimerai savoir s'il rend bien alors n'hésitez pas à me laisser une petite review !

Bonne fin de dimanche !