Note de l'auteur:Et voici la suite! J'espère qu'elle vous plaira! Merci beaucoup pour vos gentils commentaires qui me motivent encore plus! Saphira, je pense qu'il y aura d'autres aventures en tout cas, je l'espère fortement! Merci pour votre enthousiasme!
Chapitre 10: Chantage
Anne Marie ne put s'empêcher de pincer les lèvres de dégoût lorsque le légiste fit claquer les côtes du macchabée d'un geste sec et habile. Alors que Hickman semblait avoir soudain du mal à laisser l'air s'engouffrer totalement dans sa gorge et regardait le macabre spectacle d'un œil fuyant qui n'exprimait que trop bien son envie de quitter les lieux au plus vite, Anne Marie considérait la scène avec plus de détachement. Cette fille de médecin n'en était pas à sa première confrontation avec la pratique, bien qu'elle ne se soit elle même jamais habituée complètement.
- Triste spectacle que ce cadavre en effet, déclara d'un ton navré le légiste Butling. Je m'en souviens comme si c'était hier!
-C'était hier...fit remarquer Hickman ce qui lui valu un regard noir du docteur, s'acharnant plus que de coutume sur une côte particulièrement résistante pour ses bras courtauds.
Il faut préciser que monsieur Butling, éminent médecin légiste des Pays Bas et auteur de plusieurs livres à succès, était nain. Mais ni ses courtes jambes ni son crâne légèrement disproportionné n'avaient jamais eu raison de sa classe naturelle ni de son acharnement à tout faire par lui même sans accepter aucune aide, ou le moins possible en tout cas. En ce moment même, il était jonché sur un escabeau pour surplomber le corps fripé et nu d'un vieillard mort d'infarctus. La femme de ce dernier, persuadée d'être toujours en pleine seconde guerre mondiale, avait exigé l'autopsie pour prouver qu'il s'était fait assassiné par les Anglais. Un travail très ennuyant pour ce spécialiste émérite.
- Docteur Butling, nous sommes navrés de vous déranger en pleine autopsie mais notre affaire est urgente, le pressa Anne Marie avec tact.
- Il y a mort d'homme! ne pu s'empêcher d'ironiser Hickman ce qui lui valu, cette fois, un regard appuyé de sa collègue.
Le légiste soupira bruyamment, posa ses énormes pinces sur la table métallique et regarda tour à tour les deux enquêteurs avec un air las, passant rapidement sur l'américain.
- Mademoiselle, la mort n'a jamais eu besoin qu'on la presse.
Puis, sans attendre de réponse, il descendit de son escabeau pour conduire nos deux enquêteurs vers la morgue d'un pas rapide et brinquebalant.
- Je me demande ce que le décès de cet homme peut avoir de si urgent pour la cours pénale internationale. Après tout, il a péri de la manière la plus courante qui soit!
- Comment? voulu savoir la jeune française.
- Poignardé dans l'abdomen à trois reprises.
- Je croyais que la mort de vieillesse était la plus courante, fit remarquer Hickman.
Sa remarque fut ignorée.
- Les coups ont été portés à l'aide d'un objet long et extrêmement fin mais qui aurait presque pu se contenter de traverser la peau comme des aiguilles d'acupuncture si il n'avait pas été manié avec une telle violence. Le premier coup à traversé l'abdomen entre deux côtes flottantes sur le flan gauche et à déchiré les tissus de bas en haut lorsque l'arme à été retirée.
Pendant qu'il parlait, le légiste venait de tirer la poignée d'un énorme tiroir réfrigérant pour dévoiler le cadavre parfaitement conservé de la victime qu'il avait déjà autopsié. Une observation attentive et méthodique permis à Hickman de noter quelques détails: de type Hispanique, la victime était un homme de taille moyenne et bien proportionné. Il portait des tatouages noirs et vert sombre qui lui recouvraient l'avant bras gauche pour s'enrouler tel un serpent autour de l'annulaire et un piercing lui fendait le milieu de la lèvre inférieure.
- Le second coup a transpercé le rein gauche mais sans toutefois provoquer la mort.
Butling se hissa sur la pointe des pieds pour designer la gorge ouverte de part en part.
- Comme vous pouvez le constater, c'est le troisième coup qui a été fatal.
- Il était gaucher, releva Anne Marie.
- Exact. Seul un gaucher ou, à la rigueur, un ambidextre, aurait pu porter des coups d'une telle force avec la main gauche. De plus, si les deux premières blessures ont été faites à gauche, l'inclinaison du coup prouve que notre victime a été égorgée de gauche à droite.
- On dirait que l'agresseur a juste entaillé la carotide et effleuré les autres tissus..., fit remarquer l'inspectrice française.
- Oui, confirma Butling. Je pense que ceci est dû au fait que son agresseur se trouvait en face, il avait donc une force restreinte.
- Cela colle avec la théorie de Pool selon laquelle il se serait défendu en voyant cet homme arriver sur lui, fit Anne Marie à Hickman.
- Un peu violent comme défense, si tu veux mon avis, répondit son collègue. « Vous avez trouvé une paire de lunettes dans ses effets personnels ? »
- Je ne suis pas trésorier ! s'offusqua Butling en fronçant le nez. Il faut aller voir au deuxième étage !
- Pourquoi demandes-tu ça ? S'enquit Anne Marie dont la curiosité venait d'être piquée au vif.
- Parce que le tour de ses yeux est moins pigmenté que le reste du visage ce qui indique qu'il s'est exposé régulièrement au soleil mais qu'il se protégeait avec des lunettes.
Anne Marie afficha une expression étonnée et même le légiste se permis un haussement de ses sourcils broussailleux.
- On peut observer le même phénomène sur ses bras : le gauche est plus foncé que le droit, continua l'américain. Comme lorsqu'on laisse un seul de ses bras pendre par la fenêtre d'une voiture trop longtemps...
- Certes, » concéda Butling. « J'avoue que la pâleur cadavérique m'a fait passer à coté de ces détails mais je ne vois pas beaucoup en quoi cela nous avance... »
Hickman leva un sourcils ce qui dissipa un instant ses cernes de fatigue et un demi sourire satisfait s'épanouit sur son visage lorsqu'il glissa un regard entendu à Anne Marie.
- Il faut tout de suite prévenir le commissaire, conclue t-elle. On a retrouvé le chauffeur !
OooO
- Mama mia son bureau est encore moins rangé que celui d'Alice !
- ça doit être un truc de scientifiques ! Ou peut-être seulement un moyen de les reconnaître !
- Je te signale que tu es à mettre dans le même lot Sebastian, ton appartement est un vrai capharnaüm !
- Mon appartement peut-être mais en attendant, mes fichiers sont tous parfaitement classés dans mes bases de données et les ordinateurs, eux, n'ont pas envahi la pièce ! Et je te signale que je fait même la poussière deux fois par semaine...
Sebastian senti le regard appuyé de sa collègue par dessus son épaule alors qu'il enclenchait le scan de la zone.
- Quoi ?
- Là, tu m'impressionnes...
- es braucht nicht viel, um eine Frau zu beeindrucken !
- L'allemand n'est décidément pas la langue de la séduction..., » déplora Eva les yeux au ciel. « Qu'est ce que tu viens de dire mon petit Sebastian ? »
- Qu'il en fallait peu pour impressionner une femme !
- Tu as vu ça ?
- Quoi ? Répondit l'intéressé en relevant la tête, aux aguets.
Comme la sergente Vittoria s'était approchée de l'impressionnante baie vitrée qui constituait une façade entière de la pièce, il remarqua pour la première fois à quel point elle était propre et nette par rapport au reste du fouillis scientifique qui s'étalait sur les trois paillasses environnantes. Si il y avait une chose que l'on ne pouvait reprocher à l'esprit « scientifique » du docteur Pool, c'était bien le soin minutieux qu'il mettait à entretenir la transparence de la vitre.
- Aussi nette qu'un miroir ! Prend en de la graine Eva !
- Moi ? Pourquoi ?!
- Voyons c'est connu, les italiennes ADORENT contempler leur reflet!
En guise de réponse, il se reçu son foulard roulé en boule sur le visage mais l'esquiva de justesse avec un petit rire. Ses doigts habiles ne quittaient pas les claviers et bientôt, il pu obtenir une représentation 3D de la pièce à partir du projecteur holographique de son ScanGen. La lumière du bureau éteinte, les deux amis purent s'adonner à une observation minutieuse des nombreux détails invisibles à l'œil nus et qui se dévoilaient à présent sous leurs yeux.
- Il a l'air de beaucoup aimer faire les cent pas dans son bureau..., fit remarquer Sebastian en montrant les traces de chaussures qui formaient un sillon continu sur la moquette, traversant la pièce de part en part.
- Apparemment, le cadavre se trouvait juste sous nos pieds, dos à la porte...et face au bureau.
- Pourtant le rapport précise que le docteur Pool a été agressé par surprise, il n'était donc pas à son bureau lorsque l'agresseur est entré, raisonna l'allemand.
- Entrain de faire les cent pas peut-être ? Proposa Eva. La secrétaire dit qu'elle était partie prendre un café et qu'elle n'a pas vu l'homme entrer...
L'italienne croisa ses bras sur la poitrine, la mine perturbée.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- J'ai du mal à croire que cet homme ait pris autant de risques pour assassiner le docteur ! S'il est entré sans se faire voir de la secrétaire, il semble que ce soit uniquement sur un coup de chance. Un autre coup du sort a voulu que sa victime ne ce soit pas trouvée juste en face de la porte à son entrée pour donner l'alerte ! Et il comptait peut-être ressortir incognito ? Si il était homme à avoir autant de chance, pourquoi ne pas aller s'enfermer dans un casino au lieu de tout risquer comme il l'a fait ?!
- Il travaillait sans doute pour le Phoenix qui sait, peut-être qu'il n'avait pas vraiment le choix...
- Et tu penses que le Phoenix aurait pris le risque qu'un de ses hommes se fasse attraper dans une entreprise aussi précaire ? S'étonna Eva.
- J'avoue que je ne vois pas d'autre solutions là tout de suite...
- Ah moins que...
Eva revint se pencher par dessus l'épaule de Sebastian pour observer l'écran.
- Que... ?
- Tu peux agrandir ces traces de chaussures juste là ? » Demanda t-elle en désignant des taches luminescentes sur le sol. « J'ai l'impression qu'elles ne font pas la même taille que les autres... »
- Une troisième personne ? Pas de problème le Scan-Gen va nous calculer ça !
Silence. Un froufrou de paperasse dans le couloir indiqua que la réceptionniste rangeait activement son bureau. Des klaxons résonnèrent dans la rue par delà la baie vitrée.
- Bien vu ! Il y a trois pointures en tout : celle du docteur qui fait du 45, celle de son agresseur qui fait du 42 et une plus petite qui fait du 36.
- Il y a donc eu deux agresseurs, déduisit Eva à voix haute. Le Phoenix voulait enlever Pool, pas le tuer.
- Deux agresseurs, un seul cadavre et un amnésique, résuma l'allemand en rangeant son matériel. Où est-donc passé le troisième homme ?
- C'est ce que je me demande... Avant de quitter les lieux, la sergente Vittoria insista pour emporter une série de notes du docteur concernant le virus qu'il étudiait. Elle avait quelque espoir qu'Alice puisse y voir plus clair lorsqu'ils rentreraient aux bureaux.
- Merci Madame, bonne soirée, salua poliment Sebastian à l'adresse de la petite secrétaire qui finissait d'ordonner son agenda.
Eva le suivit jusqu'à l'ascenseur sans mot dire, l'esprit en proie à de multiples réflexions jusqu'à ce que la sonnerie de l'ascenseur précédant l'ouverture des portes ne la fasse sursauter ce qui amusa Sebastian. Il fallu rentrer tout le matériel dans la cabine puis les portes se refermèrent lentement...stoppée soudainement dans leur élan par la main d'Eva.
- Madame ? Interpella t-elle avec une expression contrariée.
- Mmm ?
- Quelle pointure chaussez vous ?
La fidèle secrétaire du docteur Pool pâlit d'un seul coup...
OooO
Pendant que nos deux équipes d'inspecteurs menaient l'enquête avec brio, deux conversations très animées se déroulaient dans la voiture du commissaire qui ramenait Dorn, Alice et Alexandre Pool aux bureaux de la CPI.
A l'avant :
- Il va bientôt être 20 heures et ton équipe n'a pas avancé d'un poil, Louis. Il faut se rendre à l'évidence, elle n'est pas formée pour se genre de situation et ni toi ni moi d'ailleurs. Il faut passer le relais aux cellules antiterroristes avant qu'il ne soit trop tard!
- Laisse nous encore un peu de temps Dorn, » essaya de négocier le commissaire les yeux rivés sur la route. « L'identité du Docteur Pool pourrait remédier à la situation. Nous avons déjà une nouvelle scène de crime à étudier et un nouveau membre du groupe engagé par le Phoenix y a été retrouvé mort ! Sans compter que la femme de Pool vient également d'être démasquée et que sa photo circule dans tous les commissariats du coin ! Nous n'avons jamais été aussi prés du but !
- Louis, tu es vraiment aussi borné que ta femme...
- C'est ce qui t'a séduit chez elle non ? Contra le commissaire Daniel.
- Une qualité chez une procureure ne l'est pas forcément chez un commissaire de police !
- Une nuit, c'est tout ce que je te demande !
- Il peut se passer beaucoup de choses en une nuit Louis !
- C'est un fait.
Voyant qu'il venait de se contredire lui même, Dorn soupira bruyamment. Travailler avec les Daniel n'avait jamais été de tout repos et parfois ces conversations l'exécraient mais il fallait reconnaître une chose : jamais il ne se sentait aussi vivant que pendant des journées pareilles.
- Il va falloir qu'on est une petite discussion au sujet de ton analyste..., bougonna t-il en détournant son regard vers la fenêtre, simplement pour avoir le dernier mot.
Sur le siège passager :
- Et vous pensez vraiment que c'est le chauffeur dont Willis parlait ?
- Il y a de grandes chances effectivement, » répondit poliment la voix d'Anne Marie à travers l'ordinateur. « On a parlé aux experts de la criminelle qui travaillaient au dessus du légiste et ils vont te faire parvenir toutes les pièces à conviction intervenant dans l'affaire, peut-être que tu y trouvera quelque chose... »
- Il y a les chaussures qu'il portait avant d'être tué, » intervint Hickman qui n'avait pas pipé mot jusque là, laissant les deux femmes discuter. « Penses-tu être capable de déterminer d'où il venait ? »
- Plutôt deux fois qu'une ! » Répondit Alice, outrée qu'on ose encore lui poser la question. « Et si votre légiste peut trouver la dernière chose qu'il a ingurgité grâce à la composition de son estomac, moi, je peux deviner la marque de la serviette avec laquelle il s'est essuyé la bouche pour remonter jusqu'au restaurant, la composition chimique de son déodorant, ce que portait la dernière personne qu'il a serré dans ses bras, l'épaisseur de son papier toilette...
- Ça ira Alice, je pense qu'on se contentera du dernier lieux qu'il a visité ! La stoppa Eva sur la deuxième partie de l'écran alors que Sebastian riait sous cape et qu'un sourire amusé éclairait le visage d'Hickman.
- Au fait, j'ai fait des recherches sur Clémence Blidine, la secrétaire de Pool qu'on a arrêté, » les informa l'allemand après avoir repris son sérieux. « Avant de travailler pour le docteur, elle était employée de l'entreprise Anti-spy ! »
- L'agence qui s'occupe des alarmes et des logiciels de surveillances ?!
- Oui.
- Willis avait oublié de préciser que leur expert en infiltration était une femme, fit Hickman avec une mine légèrement surprise.
- Je n'ai pas dû lui faire assez peur..., songea Eva à voix haute.
- Clémence ? Une experte en infiltration ?! S'exclama le docteur Pool qu'Alice avait presque réussi à oublier.
Le jeune homme affichait une mine déconfite depuis qu'on l'avait libéré de la chambre dans laquelle il était retenu. Découvrir que sa fiancée avait voulu utiliser ses recherches pour organiser un acte terroriste semblait l'horrifier, lui qui venait à peine de recouvrer la mémoire depuis son agression et son accident de voiture. Il affirmait s'être fait surprendre par Herina alors que les enquêteurs de la police locale venait à peine de lui communiquer son adresse. Sonnant à la porte d'entrée dans l'espoir d'apercevoir le visage connu qui lui ferait retrouver l'intégralité de ses souvenirs, elle avait braqué sur lui un revolver chargé et, après l'avoir entraîné dans la maison, lui avait fait une prise de sang non sans avoir visé la veine de son bras à trois reprises. Rien de ce qu'il avait pu dire n'avait pu la raisonner et elle l'aurait bien tué si le Phoenix n'avait pas expressément préciser qu'il voulait garder le jeune scientifique vivant.
Au fond d'elle, Alice avait de la peine pour cet homme dont la vie prenait un tournant radical en seulement un jour et une nuit. Il avait tué pour se défendre et manqué d'être tué ensuite par sa petite amie. Mais la jeune femme n'arrivait pas à calmer la rancœur qu'elle éprouvait à son égard pour lui avoir fait de faux espoirs en l'invitant à dîner. « Il avait beau avoir perdu la mémoire, on n'oublie pas celui ou celle qu'on aime, un point c'est tout ! » pensa t-elle. Alexandre Pool n'était décidément pas l'homme qu'elle avait secrètement espéré.
- Taisez vous Monsieur Pool et contentez vous de ne pas abîmer le bonsaï que je vous ai donné sinon les grains de pollen se rependront dans le sac plastique !
- Alice...
- Non! Mademoiselle Lidelsen !
Alexandre s'apprêtait à rajouter quelque chose le regard suppliant mais ne trouva pas les mots. La mine navrée, il reporta malgré lui son attention sur la route en faisant claquer d'un air contrarié la housse de son portable qu'il tenait dans sa main libre. Comme les collègues de la jeune femme opéraient un silence gênant, elle s'empressa de changer de sujet.
- Où est Tommy en fait ?
- Il nous attend à la Haye, répondit Eva. Il avait quelque chose d'important à faire.
- Je me demande ce qui est plus important qu'une bombe biologique...
- C'est aussi ce que je me suis dit...
Alice fut bientôt contrainte d'éteindre l'ordinateur faute de batterie et le topo provisoire s'arrêta là. Tentant d'ignorer la présence d'Alexandre Pool à ses cotés, Alice essaya de se focaliser sur l'avancée de l'enquête malgré la fatigue accumulée. La nuit allait être longue mais jamais ils n'avaient été aussi proches du but. Avec un peu de chance, les pièces à conviction que ramenaient Anne Marie et Hickman lui permettraient de trouver où la bombe biologique était stockée et ils pourraient l'arrêter avant qu'elle ne fasse des victimes par delà les frontières. Alice laissa son esprit dériver vers les lumières nocturnes à travers la fenêtre. Il y avait quelque chose d'apaisant à rouler dans ces rues désertes baignées de lueurs orangées et c'est à peine si elle prêta attention à la sonnerie du téléphone portable de Dorn.
A l'avant :
Le haut juge n'avait pas l'habitude de recevoir des sms et il mit quelques minutes à trouver comment lire celui qu'on venait de lui envoyer à partir d'un numéro masqué. Ajustant ses lunettes d'un air préoccupé, il approcha l'écran de son appareil à une distance raisonnable de son visage et se mit à le lire silencieusement. Son expression se figea soudain.
- Qu'y a t-il ? S'enquit Louis qui avait remarqué son mutisme.
- C'est le Phoenix.
- Quoi comment ça ? Explique toi ! le pressa son ami dont le cœur se mit à battre plus fort.
Déja, Alice et Alexandre Pool se penchaient pour entendre la nouvelle.
- Il exige qu'on ouvre toutes les prisons européennes demain à midi, continua Dorn d'un ton grave. Sinon il fera exploser la bombe...
A suivre...
Comment nos enquêteurs vont-ils faire face à l'ultimatum posé par le Phoenix? Réussiront-ils à trouver où la bombe sera posée avant qu'il ne soit trop tard? Attraperont-ils la dangereuse Mademoiselle Herina? Tout ça et plus encore dans le prochain chapitre! Bonne semaine à tous!
