Merci à toutes pour votre soutien, en particulier : Rosabella01, Camila13015, Grazie, littlemissbelly, Erika Shoval (merci pour tout ma belle), Isnoname (j'espère te surprendre jusqu'au bout !), Miss-Fany-Masen-Cullen-F (une fic sans Edward ne serait pas une fic Twilight, lol ! maintenant je me permets quelques libertés.), Virginiiiiiiiiiiiie (non Mike ce n'est pas imaginable, le mec aux yeux bleus à un minimum de sex-appeal ce qui n'est pas le cas de ce pauvre Mike !), twilight007, MissCarlieSwan, PatiewSnows (Yes !), Jackye (j'espère que tu ne seras pas trop déçue !), oOJustineOo (ce n'est pas un vieux, mais je le considère quand même comme un des Volturi), sylvia.62, sand91 (et je continuerai à faire des fics Ed Bella, mais on peut toujours avoir des chemins détournés !), Lea1985, 123lumat (j'ai sérieusement pensé à prendre le nom d'Antony, mais pour la suite c'est plus simple avec un Volturi), caropat07, dramangas, imperatricelolo (Yes, tout juste !), doudounord2 (merci de tout cœur), fandictionalcolic, vinou, slakware (désolée), cokorico, lili.8825 (c'est vrai que l'identité de l'homme est la principale préoccupation, dans mon premier résumé, l'idée était de découvrir : À qui appartiennent les yeux bleux et les yeux verts !), Bella Swan Cullen, Butterfly971, Fleur50, Bidychoc, chouchoumarg, bb23, shona91, indosyl, ulkan13, Edwardxbella, yayalia, amimi31 (oui c'est vrai que j'ai tenu le mystère pendant 10 chapitres, mais ça n'a représenté qu'un mois d'attente depuis le premier chapitre), fan-par-hasard21, bellaeva.
Bonne lecture
Christina
À qui
Chapitre 10 : appartiennent ses yeux verts ?
À Edward.
La visite auprès de mon père se passa étonnamment bien. Je fus soulagée qu'il n'ait jamais rencontré Alec avant et qu'il n'ait pas compris à qui il avait emprunté de l'argent.
(note de l'auteure : Dans la saga, j'aime beaucoup ce personnage, car je trouve son pouvoir fort et intéressant, par contre, il fait un peu gringalet dans le film, je me suis faite ma propre idée de son physique. Rosabella01 en lisant la description, trouvait qu'il ressemblait à Ian Somerhalder alias Damon Salvatore, après avoir googler son nom, je ne peux qu'acquiescer!)
Mon compagnon joua le petit ami parfait, attentionné. Il me tenait par la taille ou par la main et je pouvais remarquer que Charlie était surpris que je me laisse si facilement toucher.
Il avait fait de son côté de nombreux progrès même si la guérison était longue. Il fut malgré tout content de connaître celui qui partageait ma vie, peut-être s'était-il fait les pires films, en même temps quoique son esprit ait pu produire, la vérité était sûrement encore plus improbable.
À mes visites suivantes, il ne se concentrait plus que sur les bons plats que je lui amenais ce qui était, pour moi, je dois l'avouer, un soulagement.
Avec Alec, nous avions vraiment pris un chemin de couple, je maîtrisais les règles et les suivaient à la lettre. Pour sa part, il se comportait comme un conjoint assez attentionné, tout en demeurant en contrôle.
Cependant, depuis un certain temps, il paraissait un peu plus anxieux et possessif, il avait diminué nos sorties en public où il m'affichait comme sa nouvelle acquisition. De plus, il n'était pas rare qu'il vienne en personne me chercher à la fin de mes cours à l'université, ce qui était plus troublant.
Il semblait sur ses gardes, je n'aimais pas le sentir comme ça, car il me faisait ressentir un peu plus comme sa chose.
Nous avions atteint malgré tout un haut degré d'intimité, lorsque je lisais il s'asseyait auprès de moi à la bibliothèque et il m'invitait à m'installer contre lui.
C'est comme ça qu'un jour je m'étais endormie sur ses genoux sur le sofa après une semaine harassante où j'avais eu plusieurs examens. Il m'avait permis de veiller pour les réviser.
Je pouvais sentir sa main sur mes cheveux qui les lissaient dans un geste machinal.
Je ne faisais pas vraiment attention, partant dans le pays des rêves, j'entendis à peine quand on lui annonça une visite qui sembla le surprendre.
Il se leva, non sans prendre un coussin qu'il calla sous ma tête.
J'avais grogné en me retournant pour m'installer au mieux face à la perte de mon oreiller personnel.
J'avais senti qu'il m'embrassait le crâne avant de s'éloigner.
Je fus surprise de percevoir aussi bien les voix, ce qui me ramena dans la réalité.
Jamais avant il n'avait oublié de fermer les portes quand il recevait en entretien.
Je tendis donc l'oreille, la curiosité l'emportant, c'était trop tentant.
-Quelle surprise de te voir Edward, je pensais ne jamais te revoir à regret.
Aucun bruit perceptible ne me parvenait.
-Je suis content d'être là, dit un doux ténor, cependant sa voix semblait sans vie.
-Pourquoi es-tu là ? Demanda Alec sans détour.
Soupir.
-J'avais espéré que tu avais un boulot à me proposer.
Silence.
-Que s'est-il passé ? Je me souviens très bien, il y a quelques mois tu es parti pour vivre l'amour sous les cocotiers.
Soufflement.
-J'ai trouvé Tanya avec le mec qui s'occupait de l'entretien de la piscine, j'avais été surpris qu'elle me pousse autant à faire un jogging tous les matins.
-Ah.
Nouveau silence.
-Tu sais il y a quelques semaines encore, je ne saisissais pas ta réaction, tout quitter pour une fille, mais j'avoue que depuis que mon Isabella fait partie de ma vie, je peux comprendre et tu m'en vois désolé.
-Merci, répondit sobrement son interlocuteur.
Une nouvelle pause, un peu plus longue.
-En fait, tu tombes très bien Edward. J'ai une mission pour toi. Les quilleutes commencent vraiment à me pomper le système. Georges les a vus de nombreuses fois vers le campus que fréquente Isabella. Je les soupçonne de préparer un mauvais coup. Georges est un très bon chauffeur et un homme fidèle, mais pas sûr qu'il fasse le poids s'ils venaient à s'en prendre à elle. J'ai bien pensé à la retirer de l'université, mais que veux-tu, elle me rend faible, je ne peux pas juste la cloîtrer ici pour mon plaisir. Peut-être pourrais-tu devenir son garde du corps ?
-Comme il te plaira.
-Bien, tu sais que je t'ai toujours considéré comme mon bras droit, après ton départ j'ai eu de nombreux conflits avec l'agent Hale du FBI, sans évoquer McCarthy enfin pour lui maintenant, même s'il était un adversaire à la hauteur, il mange les pissenlits par la racine.
Nouveau silence.
-J'ai confiance en toi, ne me déçois pas !
-Certainement et je te prie de m'excuser de ne pas avoir été là quand tu en as eu besoins.
La voix de l'inconnue semblait plus tendue, plus vibrante.
-N'en parlons plus.
- Bien, briefe-moi sur la mission.
J'entendis un rire sans joie de mon compagnon.
-Tu ne changeras donc jamais, toujours aussi professionnel à ce que je vois. Isabella étudie à l'université, elle n'est pas très sociable donc tu n'as pas à t'inquiéter de ses relations dans ses cours, elles sont inexistantes hormis avec ses professeurs. C'est un boulot facile, assure-toi juste qu'elle est constamment en sécurité. Je ne tolérerai pas la moindre égratignure, je veux que tu la protèges comme la prunelle de tes yeux.
-Ok, si je peux me permettre, tu m'as intrigué, jamais je n'aurais cru qu'une fille puisse te toucher.
Silence.
-Isabella est différente de toutes ces femmes que j'ai côtoyées, elle est loyale et sans arrière-pensée et bien sûr d'une rare beauté.
-Je vois.
-Je te la présenterai ce soir, viens dîner avec nous, je te ferai appeler. En attendant, tu peux aller récupérer tes marques dans le quartier des hommes, ton logement n'a pas été ré-attitré. Tous et moi compris, avions espoir que tu reviennes un jour.
-Merci.
J'entendis la porte se refermer alors que je sentais la présence d'Alec dans mon dos.
Il reprit sa place sous ma tête.
Je feignis l'endormi, jusqu'à ce qu'il appuie ses caresses avant de me prendre avec une troublante tendresse.
Enfin, je ne sais pas si c'était moi qui interprétais ses gestes à la lumière de ce que j'avais perçu ou si vraiment, il me faisait l'amour tendrement.
Il m'amena comme à chaque fois maintenant jusqu'à l'extase, il maîtrisait mon corps mieux que moi-même.
J'avais hâte d'être au dîner pour connaître l'identité de mon nouveau chauffeur, c'était bizarre de penser qu'un homme allait me suivre comme mon ombre, je n'étais pas sûre d'être à l'aise avec cela, mais avais-je le choix de protester ?
J'allais assurément regretter Georges, je le trouvais très paternaliste et plus que discret, il était l'image que je pouvais imaginer d'un père bienveillant.
Je me demandais aussi qui était les quilleutes, et en quoi ils pouvaient me menacer. Enfin sûrement encore une multitude de questions qui resteraient sans réponse, il n'était pas important selon lui de me tenir au courant.
Sue avait dressé le couvert à la salle à manger, Alec en bout de table, je m'installais à sa droite alors qu'à sa gauche une assiette était vide. Il m'avait prévenue que nous aurions un invité pour dîner et il me sortit la robe qu'il voulait me voir porter ce soir. Il me demanda de m'apprêter avec soin. Certainement un orgueil de mâle de me présenter à son pote sous mon meilleur jour.
Nous avions à peine pris place qu'un coup retentit à la porte.
-Entre, cria Alec.
Un homme assez grand pénétra dans la pièce, il fit quelque pas et je pus enfin voir à quoi il ressemblait.
Il semblait du même acabit d'Alec, une silhouette élancée avec des épaules malgré tout assez larges et une fine musculature. Ce qui me surprit le plus c'est son visage, on aurait dit un ange.
Une mâchoire carrée, très virile, un nez droit et des yeux vert émeraude perturbants surmontés par une coiffure folle de mèches dans tous les sens qui donnait juste l'envie de passer les doigts dedans.
Je me troublais à la vue et encore plus face à ma réaction, je n'avais pas l'habitude de trouver un homme que je regardais pour la première fois beau. J'avais tendance à l'ignorer et soupirer à l'idée de devoir serrer la main d'un inconnu. Là j'avais juste envie de passer ma paume sur son visage et ses cheveux, j'aurais voulu respirer son odeur.
Mon Dieu! Mais que m'arrivait-il ? Est-ce que c'était mon réveil à la sexualité qui me faisait me pervertir et considérer l'espèce masculine comme appétissante ?
Il me fallut une seconde de trop pour me ressaisir quand une main pâle avec de longs doigts fut placée devant moi. C'est le rire d'Alec qui me sortit réellement de mon petit nuage.
Il repoussa la main d'Edward.
-Ne te formalise pas mon ami, ma douce Isabella n'aime pas le contact avec les étrangers.
Et là sans plus de cérémonie, il changea de sujet me laissant un peu plus perturbée que je ne l'étais l'instant d'avant.
Je ne savais pas si je devais être rassurée qu'il ait pris mon trouble pour de la réticence au toucher plutôt que de me morfondre de cette situation.
Car oui, j'étais pantoise, j'avais eu envie de le toucher, ce qui était pour le coup, exceptionnel. J'étais aussi embarrassée qu'il affiche mon côté antisocial de cette manière, il y a mieux comme première impression, non ?
Sue apparut juste après et salua chaleureusement notre invité. Je connaissais maintenant son nom officiellement.
Je pouvais sentir son regard sur moi, je me concentrais sur Alec pour me donner constance.
Une fois que l'entrée fut servie, mon compagnon attrapa ma main.
-Chérie, Edward qui est là va t'accompagner partout dans tes déplacements.
Je le regardais, je n'étais pas censée en connaître les raisons, mais je ne savais pas plus si j'avais le droit de le questionner. Enfin je me mis à la place de la petite amie qui devait être la mienne en public.
-Pourquoi, demandais-je doucement.
Il soupira.
-Je n'ai pas que des amis, tu te souviens de l'amérindien qui t'a accosté entre deux de tes cours ?
Je hochais la tête.
-C'est un quilleute, et je ne suis pas vraiment en bon terme avec eux. Je ne pense pas que ça soit anodin s'il t'a parlé. Je voudrais qu'Edward veille sur toi quand tu es à l'extérieur.
-Ok, répondis-je prudemment.
Il fit des arabesques sur ma main.
-Je ne te laisserai rien arriver, tu le sais. J'ai toute confiance en mon ami, il viendra avec toi en cours également, tu n'auras qu'à te concentrer sur tes études, ok ?
J'opinais de la tête.
La soirée se déroula bien. Je tenais ma place du mieux que je pouvais. J'étais en réalité un peu confuse. C'est presque avec désolation que j'allais regretter ma nouvelle routine, je crois que tout bien considéré, je n'aimais pas les changements.
Ils parlèrent à mi-mot de certaines de leurs affaires en cours, ils évoquèrent surtout les hommes de main de mon conjoint, leur évolution.
Sue avait pris congé après avoir déposé le dessert, je me levais donc pour débarrasser.
Le dîner touchait à sa fin et quand je reviens, je leur proposais un café.
Je pouvais sentir le regard des deux mâles sur moi.
Alec m'attira à lui, sa paume descendit de ma taille jusqu'à rencontrer la peau de mes jambes.
-Non, merci.
Il se retourna vers Edward.
-Isabella sera prête demain à 8h30 pour se rendre à l'université, bonne soirée, le congédia-t-il sans plus de formalité reposant son attention sur moi me rapprochant un peu plus de lui.
L'invité fut un peu pris de court et hésita un instant avant de se lever et quitter la pièce en nous souhaitant une bonne nuit.
Alec n'y fit pas plus cas et quand la porte se referma, il retira la nappe qu'il laissa tomber par terre avant de me placer devant lui.
C'était assez troublant, j'oscillais entre le sentiment d'être précieuse à ses yeux ou sa chose.
Il me toisa de son regard noirci.
-Je ne crois pas t'avoir déjà faite mienne dans la salle à manger, c'est un tort.
Il me fit allonger sur la table avant de tirer sur mes hanches pour me rapprocher du bord. Si l'étreinte de cette après-midi était douce, celle-ci était plus bestiale, plus possessive comme le traduisaient ses paroles.
Et pour la première fois, mon esprit embrumé ne me permit pas d'atteindre l'orgasme, je le feignis cependant.
.
.
.
Eh oui, c'est Alec et Edward fait son entrée !
J'ai perdu beaucoup de lectrices en ne mettant pas Ed comme bourreau ?
Vous êtes encore là ?
Des avis sur ce qui attend notre Bella ?
