Salut tout le monde !

Je me suis beaucoup amusé à écrire ce chapitre, ce qui explique peut-être que je l'ai intégralement réécrit deux fois. J'espère qu'il vous plaira.

Un grand merci a Emotik pour ses corrections et son aide précieuse.

Chap 10 :

De retour dans leur suite, Draco laissa Mia tomber lourdement sur le lit. Dans le cirage, la jeune femme n'émit qu'un vague gargouillis de protestation. Il alla prendre une douche brûlante. Il se sentait sale, sale de ce qu'il avait fait à sa mère, sale de s'être saoulé comme un âne pour oublier, sale d'être aller en terrain moldu, sale... d'avoir passé ses nerf sur Mia.

Quand il sortit de la douche plus d'une heure plus tard, il avait l'esprit sensiblement plus clair. Il quitta la salle de bain vêtu seulement de son bas de pyjama. La chambre était plongé dans le noir. Il était temps de dormir. Ce n'est qu'une fois au bord du lit qu'il réalisa que celui-ci était vide.

La double porte menant au salon était grande ouverte. Aucune lumière.

-Mia, appela-t-il en pénétrant dans la pièce, s'attendant à la trouver endormie sur le canapé.

Elle n'y était pas. Il prenait la direction de la cuisine, elle aussi plongée dans le noir, quand un lointain son de cloche l'arrêta. Ca venait de la chambre. Une fenêtre était ouverte. Son sang se glaça. Il se précipita à celle-ci et se pencha à l'extérieur. Douze mètres plus bas, le trottoir du chemin de traverse était intact. Il lâcha un soupir de soulagement. L'espace d'un instant il avait crut que…

Il allait rentrer la tête quand il capta une ombre étrange du coin de d'œil. Il leva les yeux et trouva sa femme, assise sur la tête de la grosse gargouille qui dominait l'angle du toit. Ses pieds se balançaient tranquillement dans le vide, quinze mètres au-dessus du sol. Son regard vide fixait l'horizon. Elle inspirait à pleins poumons comme pour se donner du courage. Il se raidit.

-Ne t'avise pas de bouger ! Lui ordonna-il en faisant venir son éclair de glace du placard de l'entrée d'un coup de baguette.

Elle ne prit pas la peine de lui répondre. Elle devinait qu'il imaginait qu'elle voulait se supprimer mais l'idée de le détromper ne lui vint même pas à l'esprit.

Elle était resté étendu sur le matelas à songer à ce qui c'était passé au cirque pendant presque une heure. Plus personne ne se souvenait d'elle. Pour les siens elle n'était plus une fille, ou une soeur…plus rien si ce n'est l'épouse de Draco Malfoy. A présent, il était tout ce qui lui restait, sa seule famille. Cette idée avait provoqué chez elle un intense sentiment d'étouffement. Se sentant prise au piège, elle était naturellement allée à la fenêtre. Mais l'ouvrir n'avait pas suffi. Elle avait besoin de quelque chose de rassurant, de familier.

Instinctivement, elle avait grimpé la façade jusqu'à arriver sur le toit et s'était installée au-dessus du vide. L'absence du sol sous ses pieds lui donnait l'impression d'être un peu chez elle. Le vide était définitivement son élément, et, elle l'espérait, la seule chose qu'on ne pourrait lui prendre d'un coup de baguette.

Draco s'élança sur son balais et se stabilisa juste en face d'elle. Il lui tendit la main l'air paniqué. Il craignait qu'avec elle ne meurt son absolution dans la société sorcière.

-Donne-moi ta main, lui ordonna-il.

Il n'osait pas lui jeter un sort de peur qu'elle ne bascule et qu'il n'ait le temps d'arrêter sa chute.

-Qu-qu'est-ce que t-tu m'as fait ? Demanda elle en ignorant superbement la main tendu.

Elle le savait déjà mais elle avait besoin de l'entendre de sa bouche.

-Prend ma main.

-D-dis m-moi ce que tu m-m'as f-fait ! Cria elle.

Dans des circonstances ordinaires, Draco Malfoy n'aurait jamais toléré qu'une Moldue lui donne un ordre, encore moins qu'elle lui hurle dessus. Mais cette situation n'avait rien d'ordinaire.

-Prend ma main, répéta il presque suppliant.

Elle ignora à nouveau celle-ci, le pressant de lui répondre d'un regard.

-Je t'ai effacée du monde moldu, répondit-il finalement, la main toujours offerte.

-Qu'est-ce-que ça v-veut dire ?

-Tous les souvenirs, les photos, les objets… Tout ce qui te concerne en dehors du monde magique a été effacé.

-D-définitivement ?

Draco aurait pu lui dire n'importe quoi pour la convaincre de prendre sa main. Il aurait pu lui mentir, lui dire qu'il existait un contresort, lui faire miroiter un retour à la normale et même la possibilité d'une visite au cirque… Il choisi de ne pas le faire. Tôt ou tard elle comprendrait qu'il l'avait bercée de faux espoirs et à ce moment là il ne serait-peut-être pas là pour l'arrêter. La vérité était la meilleur option.

-Le sort que j'ai utilisé est irréversible.

Les yeux déjà rouges de la Moldue s'emplirent de larmes. Elle laissa échapper un sanglot lourd de douleur. Il aurait dut trouver ce manque de retenu dans l'expression de sa dévastation risible. Ce n'était pas le cas. D'une certaine façon il l'enviait. Il se l'avouait à peine mais une part de lui aurait aimé être capable de faire preuve de si peu de contrôle. Quelque chose gravé en lui par des années d'une éducation trop stricte lui interdisait de céder à ses émotions de manière aussi entière. Même à Azkaban, face à la démente misérable qu'était devenue la mère qu'il aimait tendrement, face au déni de sa propre existence par celle-ci, il n'avait su que se maîtriser. Il avait serré les dents à s'en fissurer les mâchoires et était rentré sagement sans un mot. Sans une larme. Un parfait Malfoy.

-T-tu m'avais p-promis... murmura elle en essuyant son visage.

Draco arqua un sourcil. Il lui fallut une dizaine de secondes pour comprendre de quoi elle parlait : il avait juré de ne jamais lui faire de mal tant qu'elle respectait sa part du contrat.

Il avait trahit sa promesse. Ce n'était pas vraiment une surprise. Il n'en était plus à son premier parjure. Il avait fait allégeance au Seigneur des Ténèbres et avait déserté, il avait juré à son père de le rendre fière avant de le couvrir de honte, il avait promis à sa mère de la protéger pour ensuite l'abandonner... Il aurait aimé pouvoir blâmer les circonstances, accuser la guerre, mais il savait que c'était illusoire... La seule personne à qui Draco Malfoy ne mentait pas, c'était à lui même. Il savait ce qu'il était. Un menteur et un lâche.

-Je ne suis pas exactement un homme d'honneur, Mia.

Cet aveux sonnait comme une froide constatation. Sa nature profonde ne lui apportait ni honte ni regret. C'était justement parce qu'il était capable de toutes les bassesses pour sauver sa peau qu'il était libre et en vie quand tant d'autres comme lui avait finit la guerre dans une cellule ou une boîte en pin.

Mia fut choquée par la froideur de son admission. Le mépris qu'il avait toujours eut à son égard fut soudainement pleinement partagé. Jamais son prénom ne lui avait semblé aussi approprié. Il n'avait rien d'humain, c'était une créature à sang froid, un reptile... incapable des émotions les plus élémentaires. Comment la mère de ce type pouvait le regarder avec tant d'amour ?

Dès que cette pensé lui vint, elle se remémora la femme recroquevillée dans sa cellule, se balançant sans cesse en répétant « tu n'existes pas ». L'évidence la frappa comme un soufflet en plein visage. Comment ne s'en était elle pas rendu compte plus tôt? Il y avait une logique tordue quelque part derrière ce qu'il lui avait fait : comme sa condition de Moldue lui avait pris sa mère et il s'était vengé en lui prenant les siens. Pour lui son acte n'avait rien de gratuit, c'était une vengeance.

Elle considéra la main devant elle puis l'ignora superbement pour se laisser glisser le long de la statue de pierre et atterrir les deux pieds sur le toit de l'hôtel. Sans plus lui accorder un regard de plus, elle descendit de la corniche à la fenêtre pour retrouver leur chambres. Le fait qu'elle comprenne ses motivations ne suffisait pas à le pardonner. C'était tout simplement hors de question.

Elle était désolée pour lui que sa mère l'ait rejeté, mais ce n'était pas comme si c'était sa faute s'il avait décidé d'épouser une moldue. Lui en revanche avait choisi de l'arracher de la mémoire de ses proches et ça, elle ne lui pardonnerait jamais.

Il la suivit des yeux alors qu'elle redescendait à la fenêtre avec une aisance stupéfiante. Il n'avait pas soupçonné que cette femme qui tremblait au moindre haussement de ton pouvait se mouvoir sur la façade d'un bâtiment de cinq étages sans la plus petite hésitation.

-J'ai vraiment épousé un ouistiti, souffla-t-il pour lui-même alors qu'elle entrait dans la chambre..

-Vas te faire foutre Malfoy, le gratifia son épouse en passant la fenêtre.

Draco fut si surpris qu'elle ose lui répondre, sans bégayer qui plus est, qu'il mit plusieurs secondes à réaliser qu'elle avait refermé la fenêtre derrière elle. Il était enfermé dehors.

Il aurait dut être furieux mais un sourire de défi naquit sur ses lèvres à l'idée qu'elle puisse penser, même une seconde, qu'une simple fenêtre allait l'arrêter. Sa naïveté était absolument risible. Tirant la baguette coincée dans son pantalon, il lança un sort pour que la fenêtre s'ouvre d'elle-même.

Rien ne se produisit, son sourire disparut. Après un second échec et une tentative avortée de transplanage, il comprit que, bien évidemment, les chambres du palace étaient protégées contre les intrusions extérieures. Le seul moyen d'entrer dans le bâtiment était de passer par le hall.

Lorsque Drago entra dans leur suite par la porte une douzaine de minutes plus tard, le petit coup de sang de sa femme ne l'amusait plus du tout. Pour ne pas se présenter à la réception vêtu seulement d'un pantalon de pyjama, il avait métamorphosé les graviers du toit en chaussures de ville et en T-shirt. Hors la métamorphose d'objet en vêtement n'étant pas le cours de métamorphose dans lequel il avait été le plus assidu, ses créations avaient conservé les propriétés de leur matériau d'origine. Ainsi ses chaussures étaient excessivement lourdes et rappeuses et son vêtement, rigide, s'effritait au moindre de ses mouvements. Inutile de dire qu'il se sentait ridicule. Malgré l'absence de témoin autre que le réceptionniste, sa traversée du hall ne s'était pas faite sans coup dur à son orgueil. Aussi, il était bien décidé à changer son ouistiti en calamar pour la nuit. Histoire de lui apprendre les bonnes manières.

A peine entré, il dissolu chaussures et T-shirt en un nuage de plâtre et alla droit à la chambre. Elle était vide, mais de la lumière filtrant sous la porte de la salle de bain laissait entendre que celle qu'il cherchait n'était pas loin. En s'approchant, il entendit le son de l'eau la douche qui coulait.

- Tant mieux pour elle, pensa-t-il, un calamar ça a besoin d'eau.

Il déverrouilla la porte d'un Alohomora et l'ouvrit dans la foulé.

Dès qu'il la vit, sa rage retomba net.

Elle était nue, totalement nue. Ce n'était pas exactement une surprise. Il ne s'attendait pas à la trouver sous la douche en tenue de Quidditch. Et pourtant, il était comme paralysé. Il savait qu'il était supposé lui crier dessus, lui lancer un maléfice, mais il restait planté sur le pas de la porte les yeux écarquillés. Son cerveau refusait de traiter l'information : dès qu'il avait posé les yeux sur Mia, une pulsion de désir était remontée de ses entrailles. Sa conscience essayait de la refouler, de blâmer l'alcool, la fatigue, la frustration... Rien n'y faisait. Pour la première fois en vingt-deux ans, il regardait un Moldu et ressentait autre chose que du mépris ou du dégoût.

Elle n'avait plus rien de la planche à pain androgyne d'il y a quelques semaines. Sa poitrine s'était arrondie, ses fesses était rebondies, ses hanche élargies... tout cela lui rappelait douloureusement que son ''animal de compagnie'' était une femme. Une femme que ses instincts les plus vils lui suggéraient de prendre contre la première surface plane venue.

Dès qu'elle l'avait vu surgir dans la pièce, elle s'était figé. Hormis l'eau qui coulait et le discret crépitement de la mousse qui se dissolvait, le silence était absolu. Ils restaient pétrifiés. Le temps resta comme suspendu pendant quatre interminables secondes avant de reprendre son cours et même de filer pour rattraper son retard. En une milliseconde, Mia se recroquevilla pour cacher sa nudité, tandis que Draco vira au rouge carmin et sortit en balbutiant quelque chose qui ressemblait à s'y méprendre à du finnois.

La porte close, le blond demeura un instant immobile. Puis, réalisant qu'il avait toujours la main sur la poignée, il s'éloigna avec empressement, comme pour faire taire la petite voix qui lui suggérait de rejoindre sa femme dans la douche.

Ses yeux s'arrêtèrent sur un miroir. Ses cheveux et ses épaules étaient encore maculé de la poussière laissée par son T-shirt de crépi. Il avait besoin d'une seconde douche. Justement il y en avait une qui coulait en ce moment même… Il n'avait qu'à... NON ! Il était hors de question qu'il remette un seul orteil dans cette salle de bain tant que Mia y serait nue et mouillée. Cette petite garce ! Qu'est-ce qu'elle lui avait fait ? Il allait le lui faire payer... et pour la fenêtre aussi. Il allait la punir. Il allait … NON ! Ne pas penser à ce qu'il allait lui faire ! Pas quand elle était nue et mouillée. D'ailleurs, il valait mieux ne pas penser à elle du tout. C'était une très mauvaise idée parce qu'elle était nue et mouillée.

L'ancien Serpentard poussa un soupire rageur. N'en ayant pas touché une depuis des mois, il pouvait comprendre qu'il peine à se sortir une femme nue de la tête. Mais par Merlin ! Pourquoi faisait-il une fixation sur le fait qu'elle soit nue ET mouillée ?

Se concentrant sur sa gorge trop sèche, il prit la direction de la cuisine. Il vida d'un trait un verre d'eau, puis un autre avant d'envisager de remplacer le liquide transparent par le contenu ambré de la bouteille entamée plus tôt dans la soirée. Il se ravisa vite. Il avait déjà beaucoup bu, ce qui, il l'espérait, expliquait le flot d'images suggestives qui le torturait, boire d'avantage ne pouvait que conduire à une catastrophe. Il est des situations ou le whisky aide moins à oublier qu'il ne donne des idées.

Dans la salle de bain, Mia se remettait du choc. Après avoir laissé son mari dehors elle avait filé à la douche machinalement. Sans doute espérait-elle inconsciemment substituer à la chaleur humaine, dont elle se savait à présent à jamais privée, un jet d'eau brûlant. Elle se doutait bien que sa petite bravade ne resterait pas impunie, mais le deuil de ceux qui l'avaient oubliée prenait trop de place dans son esprit pour qu'elle se soucie du châtiment qui l'attendait.

Quand son mari avait fait irruption dans la salle de bain, baguette en main, elle avait été comme foudroyée. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Elle savait pourtant parfaitement que son ''cher et tendre'' n'était pas du genre attendre bien gentiment devant la salle de bain qu'elle ai fini.

Elle l'avait fixé un moment, comme une biche prise dans les phares d'une voiture sans que la baguette pointée sur elle ne crache le moindre sortilège. Et soudain, elle avait réalisé qu'il n'attaquait pas. Il fixait son corps nu comme en état de choc. Instinctivement elle s'était recroquevillée pour le cacher. Et là, l'impensable s'était produit : plutôt que de lui hurler dessus, de la traîner hors de la douche par les cheveux, de lui envoyer des maléfices... Draco était devenu écarlate avant de repartir en balbutiant comme un adolescent.

Le soulagement initial passa vite. Le matin de leur mariage, malgré sa suggestion de mauvais goût, il n'avait pas semblé le moins du monde troublé à la vue de son anatomie. Ils avaient partagé le même lit pendant six semaines sans qu'il n'ait jamais montré la moindre intention de consommer leur union. Mia avait fini par se convaincre qu'il la voyait comme un golden retriever d'un mètre soixante-treize et ça lui allait très bien. Manifestement, si ça avait jamais vraiment été le cas, au vu de sa réaction à l'instant, son mari venait de réaliser pleinement qu'ils appartenaient à la même espèce. Qu'est ce que Draco allait faire de cette épiphanie ? Allait-il finalement tenter quelque chose ?

Cette éventualité provoquait chez elle des frissons d'angoisse et de dégoût. Elle décida de repousser au possible le moment où elle devrait retourner dans la chambre où elle partageait son lit. Avec un peu de chance, si elle restait là suffisamment longtemps, il irait se coucher et s'endormirait.

Après que la peau de ses orteils soit devenue si fripée qu'elle en était presque douloureuse, Mia se décida à tenter une sortie. Après tout, quelqu'un d'aussi impatient et colérique que son mari ne pouvait pas l'avoir attendue tout ce temps. Il l'aurait hélée depuis la chambre, serait venu tambouriner à la porte, ou l'aurait sortie de la salle de bain en la traînant par les cheveux il y a un déjà un bon moment.

Elle coupa l'eau et se sécha consciencieusement comme pour retarder encore un peu plus le moment où elle devrait retourner dans la chambre. Ce n'est qu'après avoir fini son office qu'elle réalisa avec horreur qu'elle n'avait pas pris sa chemise de nuit. En se déshabillant, elle avait machinalement jeté ses vêtements dans le panier à linge salle de l'hôtel dont le contenu disparaissait instantanément pour réapparaître le lendemain propre et repassé dans le dressing.

Elle fouilla tous les placards à la recherche de ces grosses robes de chambres blanches qu'on voit dans les hôtels au cinéma, mais ne trouva qu'une succession de serviettes, de sels de bains et d'objets non identifiés. Il fallait se rendre à l'évidence, elle allait devoir sortir en serviette.

Après avoir sérieusement envisagé de rester dormir dans la baignoire elle colla l'oreille à la porte. De l'autre côté de la cloison, tout était plongé dans le silence. Avec une précaution infinie, elle fit tourner la poignée et entrouvrit la porte. La chambre était plongée dans la pénombre, la lumière n'y pénétrant que depuis le salon voisin. Elle poussa la porte doucement, lui arrachant un grincement.

-Pas trop tôt, s'agaça Draco en refermant son livre.

Mia referma immédiatement la salle de bain sur elle.

-N'y pense même pas ! Vociféra-t-il en sautant du canapé sur lequel il s'était avachi.

Il avait attendu plus d'une heure que cette petite garce sorte de la douche pour pouvoir reprendre là où il s'était arrêté plus tôt, il n'allait certainement pas lui accorder une seconde de plus. Il traversa le salon, puis la chambre à grandes enjambées et ouvrit violemment la porte de la salle de bain en criant:

-Tu vas...

La trouvant vêtue d'une simple serviette, il se tut.

Pourquoi cette idiote n'était-elle pas habillée ? Sentant revenir les pulsions qui le dérangeaient tant, il prit une profonde inspiration pour se calmer. Elle remonta défensivement le haut de sa serviette pour mieux couvrir sa poitrine dévoilant ainsi un peu plus le haut de ses cuisses. Il ne pouvait s'empêcher d'aimer la vue et ça le dégoûtait.

-Tu ne vois pas que j'ai besoin de la douche ? S'agaça-t-il en décidant de reporter encore ses représailles. Donc à moins que tu te propose de me frotter le dos je te suggère de dégager de là !

Elle ne se le fit pas dire deux fois, et déguerpi immédiatement.

A peine sous l'eau, Draco envisagea de se laisser aller à soulager sa frustration sexuelle. La possibilité que l'image de sa Moldue lui traverse l'esprit dans le feu de l'action suffit à lui ôter toute envie. La seule idée qu'un Malfoy puisse avoir envie d'une Moldue le révoltait. Alors qu'il puisse penser à elle en se masturbant... c'était hors de question. Il n'était pas encore tombé si bas.

Quand un quart d'heure plus tard il alla se coucher, il ne put s'empêcher de que remarquer Mia, qui faisait comme souvent (très mal) semblant de dormir, et était intégralement écarlate. Pas besoin de legimentie pour savoir à quoi elle pensait. Merlin, qu'il détestait la partie de lui qui trouvait cela excitant.

-Si tu ne fais que songer à me refaire un coup pareil je t'enferme dehors dans la tenue ou je t'ai trouvée en arrivant, menaça-t-il en s'installant dos à elle.

Mia crut l'entendre murmurer quelque chose à propos d'un calamar, mais trop occupée à se glisser jusqu'à l'extrême rebord du lit, elle ne releva pas.

Cette la nuit les deux Malfoy dormirent fort mal.

A suivre...

J'espère que vous avez aimé. N'hésitez pas me donner votre avis dans les reviews je promet que je ne mord pas ( souvent).

Bises

Coco.