chapitre 10 – A la recherche de l'Horcruxe

Les quatre Gryffondors se réveillèrent tôt le lendemain matin. Une longue journée les attendaient.

Après le petit déjeuner, ils se séparèrent afin de fouiller la maison. La tâche était harassante. Le soir venu ils avaient à peine inspecté un tiers de l'imposante demeure. Au bout du troisième jour, le petit groupe commença à désespérer de trouver le médaillon, même Hermione doutait de son résonnement. Ce même jour Sirius et Rémus reçurent la visite de Rogue pendant que les plus jeunes continuaient leurs recherches.

Servilo que me vaut le déplaisir de ta visite ?

Ne m'appelle pas comme ça Black.

Je t'appelle comme je veux.

Lupin après avoir poussé un profond soupir préféra mettre fin à la bagarre qui n'allait pas manqué de suivre.

Ils ne grandirons décidément jamais.

Sirius tais toi !

Mais ?… Mais ?

Séverus Rogue jubilait intérieurement. Ce salle clébard avait été froidement remis à sa place par le loup-garou.

Que voulais-tu Séverus ?

Je suis venu vous prévenir d'une attaque imminente contre la personne du ministre. Je ne sais ni où ni comment doit se déroulée cette attaque.

C'est tout. Tu n'a rien qui pourrait aider l'ordre à l'empêcher ? lui demanda Lupin

Tout ce que je sais c'est que Lucius Malefoy mènera l'attaque. Je n'ai rien pu apprendre de plus.

Qu'elle mine d'information Servilo. Je vois que cela valait vraiment la peine que tu assassine lâchement Dumbledore. Avec des renseignements aussi capitaux il aurait été dommage que ton rôle d'espion ne soit découvert.

Face à la réplique cinglante de l'animagus Rogue devint rouge de colère. L'ancien professeur n'allait pas tarder à exploser littéralement. Lupin préféra laisser les deux hommes s'expliquer. Il reviendrait plus tard pour réparer les dégâts. Il espérait juste qu'aucun des deux ne tue l'autre.

Essaye de ne pas le tuer Séverus. Il serait dommage que tu l'ai sortit du voile pour l'achever peu de temps après.

Qui te dit que ce n'est pas moi qui vais le tuer ?

A ses mots l'espion laissa échapper un rire.

Non mais vraiment pour qui me prend tu Black ? Tu crois qu'un minable comme toi pourrait un jour me vaincre.

L'animagus se jeta sur le sorcier tout de noir vêtu. Lupin pris les baguettes des deux hommes qui étaient tombées à terre sous l'asseau de l'ancien prisonnier. Il préférait ne pas tenter le diable.

Quand il revint une heure plus tard les deux hommes semblaient être calmé. Sirius arborait un joli bleu à la tempe droite alors que Séverus lui avait la lèvre fendu. Ils se regardaient avec un œil noir.

Ma baguette Lupin.

Le dit Lupin rendit sa baguette à son ancien collègue. Celui ci la pointa en direction de Sirius.

La prochaine fois Black tu ne t'en sortira pas aussi bien.

Finalement ayant jeté un dernier regard noir aux deux personnes présente dans la pièce il s'en alla dans un de ses célèbres tournoiement de robes.

Il ne peut pas s'en empêcher. Il faut toujours qu'il fasse des effets de scène. Non mais franchement qui croit il impressionner avec ses mouvements de robes. Je te jure. Rémus pourrais-tu avoir l'obligeance de me rendre ma baguette s'il te plais ?

Apres avoir récupéré sa baguette Sirius quitta à son tour la pièce.

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Au bout d'une semaine de recherches infructueuses, Hermione fut frappée d'une idée de génie( normal me direz-vous c'est Hermione tout de même).

HARRY ! HARRY !

Quoi Mione ? Tu as trouvé ?

Non, mais je me demandais si le médaillon ne faisait pas partie des objets que Mondigus Fletcher avait volé ?

Mais bien sûr ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Quelqu'un sait-il ce que sont devenus ses objets ?

Non, mais on pourrait demander à Lupin, proposa Ron.

Les amis partirent à la recherche de l'ancien professeur de défense contre les forces du mal. Ce dernier se trouvait dans la cuisine en compagnie de Tonks et de Sirius.

Lupin !

Le loup garou les regarda étonné.

Oui Harry ?

Les objets qu'avait volé Mondigus, tu sais ce qu'ils sont devenus ?

Non aucune idée, Dumbledore devait se charger de les récupérer, mais…

A l'évocation de son ancien mentor, Harry eu un petit pincement au cœur. Le vieux sorcier lui manquait tellement. Il était sûr que s'il était encore en vie ils auraient trouver depuis longtemps le médaillon et l'auraient déjà détruit. Heureusement il fut sortit de ses sombres pensées par Tonks.

Vous pourriez peut être demander à Mrs Figg, elle devrait le savoir.

Oui excellente idée. Nous devons nous rendre à Privet drive. Elle habite toujours là bas ? demanda Harry en se tournant vers Tonks.

Oui Harry, lui répondit la sorcière aux cheveux violets.

Merci. Vous pourriez la prévenir de notre arrivée pendant que l'on prépare nos affaires ?

Bien sur Harry.

Le maraudeur partit prévenir Mrs Figg de l'arrivée des Gryffondors.

Après une émouvante scène d'adieux entre l'animagus et son filleul, Harry et ses amis transplanèrent à Privet Drive.

Ils sonnèrent à la porte de la vielle dame. Celle-ci fit entrer le petit groupe dans le salon, Harry remarqua, amusé, que la maison sentait toujours le chat.

Harry, que me vaut l'honneur de ta visite ?

Savez-vous ce qu'il est advenu des objets que Mondigus Fletcher a volé dans la maison de mon parrain ?

Je suppose qu'il les a vendus chez Barjow et Beurk dans l'allée des embrumes. C'est toujours là qu'il fourgue les objets qu'il dérobe.

Après avoir chaleureusement remercié la vieille dame. Harry et ses amis sortirent.

L'allée des embrumes ? Génial ! Vraiment génial ! Marmonnait le survivant.

Que t'arrive t'il Harry ? lui demanda Ron.

Je me vois mal rentrer dans la boutique de Barjow et Beurk afin de racheter le médaillon. Zut ! Il faut trouver un moyen pourtant.

Pourquoi pas essayer le Polynectar ? Ca à bien marché avec Malefoy et les Serpentards. Si on omet le petit incident avec ma Mione adorée.

Merci Ron de me rappeler un aussi bon souvenir.

Pardon mon cœur, avoue que les poils de chats et le Polynectar ne font pas bon ménage.

La jeune fille se mit à bouder.

Non Ron. Malheureusement le Polynectar est bien trop long à préparer. Nous n'avons pas le temps.

Peut être que Luna en a dans son labo, qu'en pensez vous ? proposa Ginny.

Oui, bonne idée mon cœur.

Les amis transplanèrent puis se rendirent le plus rapidement possible dans les cachots. Ils ne tenaient pas à se faire repérer.

Arrivés devant le bureau de leur ancienne camarade, ils frappèrent à la porte.

Entrez !

Bonjour Luna.

Tiens bonjour Harry ! Comment vas-tu ? Je croyais que tu avais quitté le château pour quelques temps ?

Nous ne faisons que passer. Nous voudrions savoir si par hasard tu n'aurais pas du Polynectar dans ta réserve ?

Si bien sûr, pourquoi ?

Désolé je ne peux pas te le dire.

Tu pars à la recherche du Ronflak Cornu ? Fais attention Harry, il est  parfois capable de détecter l'usage des potions. Il ne se laissera pas berner facilement.

Hermione leva les yeux au ciel avant de prendre sur elle et de répliquer.

Promis nous ferons attention.

Luna alla dans la réserve. Les quatre Gryffondors la suivirent et écarquillèrent les yeux quand ils découvrirent le désordre qui y régnait. Si Rogue voyait ce que sa remplaçante avait fait de sa réserve habituellement si bien rangée, il deviendrait fou. Harry ne put s'empêcher de sourire amusé à cette perspective. Après un long moment, Luna finit par trouver ce qu'elle cherchait. Elle remit donc à Harry un flacon contenant quatre doses de potion ainsi que des cheveux pour chacun des Gryffondors.

Merci Luna.

De rien Harry.

Ils ressortirent rapidement du château. Il aurait été plus prudent de prendre de la poudre de cheminette, mais ils ne tenaient pas à ce que Luna sache qu'ils se rendaient dans l'allée des embrumes.

Une fois arrivés devant la boutique de Barjow et Beurk, ils se cachèrent dans un des nombreux coins sombres de l'allée qui portait si bien son nom. Après avoir respiré un bon coup ils prirent chacun un peu de potion dans les verres qu'ils avaient fait apparaître. Ils y rajoutèrent les cheveux que Luna leur avait fournit. Comme lors de leur expérience en deuxième année le liquide se mit à siffler. Harry eut un air dégoûté en voyant la couleur qu'avait pris son mélange.

Bon à trois comme la dernière fois dit-il en regardant Ron et Hermione.

Oui ! Un…Deux…Trois.

Harry se pinça le nez pour avaler une fois de plus l'horrible mixture. Il sentit ses entrailles se contracter. Une douleur fulgurante le fit se courber en deux. Il avait envie de vomir. Tout son corps le brûlait. Soudain il se sentit grandir. La douleur devint intenable tandis que son corps était envahit de tremblements. On aurait presque pu croire que le survivant était prit de convulsions. Puis tout à coup la métamorphose cessa. Harry était maintenant un grand noir, Hermione une blonde très maigre et Ginny une petite vielle à qui il manquait la moitié des dents. Ron était furieux, il avait été transformé en femme… Les trois autres avaient du mal à retenir un fou rire qu'ils savaient peu recommandé en ce moment. Hermione enfonça le clou.

Ben au moins, tu n'as pas eu de poils de chat dans ton mélange.

Ron émit un grognement de mécontentement.

Tu sera une femme pendant une heure dans ta vie pas de quoi en faire tout un plat.

Ron la regarda d'un air offusqué avant de recommencer à maudire la pauvre Luna.

Lovegood ! Si je te tenais à ma portée en se moment je te tuerais, maugréait-il sans fin.

Finalement après avoir réussi à calmer le rouquin (qui en ce moment arborait une paire de seins digne des films pour adultes que l'oncle Vernon regardait parfois) le petit groupe rentra dans la boutique.

Ils commencèrent par examiner la vitrine. Bien évidement le médaillon ne s'y trouvait pas. Ils allaient devoir la jouer serrer pour ne pas éveiller les soupçons des deux propriétaires des lieux.

Caractacus Beurk sortit de l'arrière salle.

Que puis-je pour vous ? Le ton était sec.

Harry sortit une bourse bien remplie de la poche de sa robe. Il s'arrangea pour que Beurk est plus ou moins le temps d'évaluer le montant qu'elle contenait, sans pour autant que cela ne semble intentionnel.

Bonjour mon ami, répondit le survivant d'un ton aimable. J'ai entendu dire que Mondigus Fletcher vous avait apporté quelques objets l'année dernière. J'ai toujours eu un faible pour les trouvailles de ce vieux filou et je suis curieux de savoir ce qu'il a bien pu dénicher cette fois.

Beurk le regarda un instant méfiant, mais finalement le souvenir de la bourse lui fit oublier toute notion de sécurité.

Mais bien sûr. Attendez un instant, je vais les chercher. Je ne peux pas les laisser ici, il y a quelques pièces de grandes valeurs, voyez vous.

Mais, je n'en doute pas mon ami, répondit Hermione hypocritement.

Harry se doutait bien qu'en réalité elles avaient été reléguées au fin fond de l'arrière boutique, ne présentant aux yeux du vil sorcier que peu d'intérêt.

 Si il savait ! se dit Harry.

Un instant plus tard l'homme revint, les mains chargées d'objets de toutes natures.

Puis-je vous recommander cette magnifique Athamé utilisée pour la fabrication des baguettes magiques. Il ne vous en coûtera que cents gallions.

Ron écarquilla les yeux face à la somme demandée. Mais Harry lui avait déjà repéré le médaillon. Il ne fallait surtout pas attirer la curiosité sur l'objet convoité, il étudiât attentivement les autres articles que lui proposait le vieil homme. Il arrêta finalement son choix sur un alambic et une amulette de Jupiter qui permet de se procurer sagesse et fortune.

Ma chérie ? dit-il en s'adressant à un Ron rougissant, que dirais tu de ce charmant médaillon comme cadeau de fiançailles ?

Ron écumait littéralement de rage mal contenue devant la perfidie de son meilleur ami, bien obligé qu'il était d'acquiescer en souriant.

Harry paya son dût au propriétaire des lieux qui se répandait en remerciements dégoulinants d'obséquiosité.

Le Polynectar commençant à perdre ses effets, le petit groupe ne s'attarda pas, et regagna rapidement Poudlard.