Cela fait maintenant plus d'un an que n'ai rien rajouté àcette histoire... Je suis impardonnable. Mais je vais quand même essayer de me faire pardonner en mettant la suite et la fin... Tout ça en un seul jour ! Bonne lecture...
Et pour ceux qui se demandaient... je ne suis pas JKR... Si la médiocrité de mon style ne vous en avait pas déjà convaicu, laissez moi vous dire qu'elle est blonde riche et british et qu'honnêtement moi pas !
CHAPITRE 10:TOUJOURS AMIES ?
Laura s'installa à la table des serdaigles. Peu à peu, les élèves affluaient. Les assiettes se remplissaient, les couverts cliquetaient, les conversations allaient bon train: de minute en minute le brouhaha s'amplifiait. Autour de la jeune fille, les serdaigles parlaient travail et quidditch. Elle, elle restait silencieuse devant son assiette vide. Elle n'avait pas le coeur à bavarder et elle ne se sentait pas de manger. Elle se contentait d'observer. Elle vit Mary s'asseoir à l'autre extrémité de la table. Elle discutait avec une première année qui ressemblait à un angelot ou à une délicate et fragile poupée de porcelaine. Puis Remus... enfin Lupin entra, suivi de ses amis. Ils riaient beaucoup. Rire ou mourir... Le préfet avait de la chance d'avoir de tels amis. Cela devait le changer de tous les gens comme elle ou comme Fanny Price. Ses yeux la piquèrent. Elle avala difficilement.
Désormais la Grande Salle était pleine. C'était le moment ou jamais. Elle avait l'estomac serré et la gorge nouée. Il lui semblait que la peur suintait de tous les pores de sa peau. Cependant elle était fermement décidée. C'était sa dernière chance de se faire complètement pardonner de Mary. Et en y réfléchissant bien, elle avait mérité cette mortification.
D'un coup, elle se leva et agita sa baguette. Une détonation retentit. Le silence se fit. Tout le monde se tourna vers elle. Elle tapota sa gorge en murmurant, "sonorus". Elle allait le faire. Surmontant son angoisse, elle prit la parole.
"Voilà... Je voulais vous parler. Vous parler à vous tous. Vous vous demandez certainement pourquoi... Vous devez sûrement vous dire que je suis folle. Moi si quelqu'un se mettait à faire ça dans la Grande Salle il est vrai que je me dirai qu'il a une chauve-souris dans le beffroi... " Elle vit MacGonagall se lever, apparemment furieuse, et dans le but évident de lui intimer de cesser ce désordre. Cependant le directeur la fit silencieusement rasseoir. " Mais, moi j'ai des opinions détestables. Je suis pleine de préjugés... Ce matin quelqu'un m'a dit ça... Et force m'a été de convenir que c'était vrai."Elle entendait sa voix rebondir étrangement sur les vieux murs de pierre. Son sortilège avait peut-être été un peu trop efficace."Cette personne m'a également prouvé que je m'étais trompée sur beaucoup de choses..." Laura baissa les yeux. C'était plus facile de ne pas regarder autour d'elle ..."Sur pas mal de gens aussi... Et je voulais lui dire que j'ai eu tort. Que je n'aurais pas dû participer à cette controverse, ou comme elle le dit à ce... lynchage... Que j'aurais dû comprendre plus tôt qu'il n'y a pas de monstres mais seulement des hommes. En fait je voulais le dire à tout le monde. Je me suis montrée cruelle et c'est tout ce que je mérite... Je demande donc pardon de tout ça à tout ceux que j'aurais pu blesser... Quels qu'ils soient..."
La jeune fille releva la tête cherchant le visage de Lupin. Celui-ci la contemplait, l'air abasourditandis que la Grande Salle s'emplissait de furieux murmures. Sans demander son reste Laura s'enfuit. Mary resta bouche bée. Apparemment le journal du préfet s'était révélé efficace... très efficace. Beaucoup plus efficace même que ce qu'elle pensait. Elle n'aurait jamais cru que Laura ferait ça. Ou du moins, qu'elle ferait ça si vite. Certes elle lui avait dit de s'expliquer en public... Mais elle était énervée... Et en public cela ne signifiait pas devant toute l'école rassemblée... Laura... Elle la surprendrait toujours. Elle était capable du pire comme du meilleur. La jeune fille sentit une joie immense lui emplir le coeur. Elle avait eu raison de lui faire confiance. Puis elle songea au journal. Pendant un bref instant elle se demanda l'impact qu'avait eu sur Laura les révélations sur la vie amoureuse de leur "préfet préféré". Le sourire lui monta au lèvre. Elle bondit de son siège, laissant son assiette à moitié pleine et manquant de renverser une bonne dizaine d'élèves. Des cris offusqués rompirent les chuchotements qui avaient suivi l'intervention de Laura. Mais Mary s'en fichait. Elle avait retrouvé son amie. En trombe, elle sortit de la grande salle. Mc Gonagall lui jeta un coup d'oeil assassin tandis que Flitwick désapprouvait de la tête. Seul Dumbledore souriait.
Lentement les conversations reprirent. Chacun donnait son avis sur l'étrange comportement des deux serdaigles. Toutefois celui qui résuma le mieux la situation fut Peter Pettigrew : "Ils sont complètement fous ces serdaigles". Et à la table des gryffondors, un éclat de rire général salua sa répartie. A cet instant, le dénommé Sirius Black se pencha vers lui et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Le petit rondouillard jeta un regard désespéré à son repas inachevé et se leva à contre coeur. Il fut suivi de près par son camarade aux cheveux sombres et tous deux se retirèrent discrètement. Quant à Remus Lupin, il demeurait comme silencieux et choqué malgré les tentatives de James Potter pour le faire réagir.
Mary grimpait les escaliers plus vite qu'elle ne l'avait jamais fait. Enfin elle jaillit dans la salle commune. Il n'y avait personne. Elle monta au dortoir. Toujours personne. Cependant, les rideaux du lit à baldaquin de Laura étaient tirés. Elle s'approcha. Il lui semblait entendre une respiration étouffée.
" Tu es là Laura ?" Il n'y eut aucune réponse. Alors Mary s'assit à côté du lit, à même le sol." C'était bien ce que tu as fait tout à l'heure..." Un sanglot se fit entendre. "Je suis sûre que Lupin a compris. En tous les cas, moi je ne t'en veux plus ... Et j'en suis très heureuse..." Mary se sentait un peu bête de parler comme ça à un rideau. Elle avait l'impression d'énoncer des platitudes affreusement banales. Si seulement Laura pouvait au moins sortir sa tête, ce serait plus facile..." Je crois que maintenant tout va s'arranger, non ? " Laura émit un borborygme incompréhensible "Quoi?
- Je ne le mérite pas...
Et les sanglots reprirent de plus belle. Mary était abasourdie.
- Qu'est ce que tu ne mérite pas ?
-Que les choses s'arrange... Je ne mérite pas non plus d'être à Serdaigle: J'ai été bornée et butée. Je n'ai pas su réfléchir. J'ai été lamentable. Je me suis trompée sur toute la ligne." Mary ne savait que dire devant cette cascade de remords... justifiés... "Finalement mes parents avaient raison. Ils pensaient que j'étais incapable d'aller à Serdaigle..."
Ce fut la goutte d'antidote qui fit déborder le chaudron. Encore cette fichue famille ! Mary se serait bien payée le luxe d'en étrangler un ou deux membres. Comme ça, rien que pour le plaisir ! Avec rage elle secoua les rideaux rouges.
"AH, NON ! Tu ne vas pas recommencer avec ça ! Tes parents par ci, tes parents par là ... Tu ne crois pas qu'ils t'ont raconté assez de bêtises comme ça tes parents?
Et pour la énième fois de sa scolarité à Poudlard, Mary se prit à maudire Mr et Mrs Bennet et le fichu complexe d'infériorité qu'ils avaient insufflé à Laura.
- Mais...
- Tu es très bien à Serdaigle tiens le toi pour dit ! Tu reconnais tes erreurs et d'une façon que tes merveilleux parents n'auraient même pas le courage d'envisager ! Serdaigle est la maison de l'intelligence. L'intelligence c'est de remettre en cause et de questionner. Et qu'est ce que tu viens de faire à l'instant ? Tu viens de te remettre en cause ! De finir par bousculer tes certitudes ! De dire devant tous que tu t'es fourvoyée ! Est-ce que tes parents auraient pu faire ça? Ça, ce qui est digne d'un vrai serdaigle ? Tes parents, qui ne sont bon qu'à radoter des âneries sur les loup garous ! Tu veux que je te dise : Ils ont le coeur aussi racorni qu'un souvenir dans un bocal de formol !"
Il y eut un rire léger. Doucement, les rideaux remuèrent. Avec une hésitation manifeste Laura pointa enfin le bout de son nez dehors. Les yeux rougis, les cheveux en bataille, et la mine chiffonnée elle murmura un faible: "Tu crois ?
-Mais bien sûr que je le crois espèce de cervelle de troll !
Laura esquissa un mince sourire.
-" ais maintenant je pense qu'on a quelque chose à faire toutes les deux, reprit Mary d'un ton décidé." La petite blonde lui jeta un regard étonné. La jeune fille poursuivit:"Il faut qu'on remette ce journal à sa place. La pleine lune approche et je suis certaine que Lupin ferait une drôle de tête s'il ne le retrouvait pas là où il l'a laissé..." L'air surpris de Laura s'accentua. Devant ses yeux écarquillés Mary se demanda ce qu'elle était allée s'imaginer sur la provenance du petit carnet."Viens."Elle se saisit du bras de sa comparse et l'entraîna hors de son lit: "Tu l'as mis où ?"Laura désigna sa poche."Alors on y va !
-Tu m'emmènes où ?
-Tu vas voir..." Et Mary se mit à sourire. Son coeur était aussi léger qu'une bulle de savon. Elle avait envie de danser et de lorsqu'elle entraîna sa compagne à l'extérieur, son pas était presque bondissant. Laura était perplexe. Mary l'avait emmenée hors du château . Toujours aussi sûre d'elle, elle lui avait fait traverser le parc. Elles étaient maintenant plantées devant le saule cogneur. La nuit était noire et la faible lumière qui s'échappaient de leurs deux baguettes donnaient à l'arbre des contours inquiétants.
"Mary, chuchota-t-elle, on n'a pas le droit d'être dehors à cette heure là !"
Mais la brunette n'en n'eut cure. Elle s'empara d'une longue branche et appuya sur l'une des racines. L'arbre sembla se paralyser. Laura distingua une sorte d'ouverture dans le sol. Mary avança. Décidément cette fille était folle. Cependant, Laura décida de lui faire marchait dans le corridor sombre de la cabane hurlante. Elle avait pris la main de Laura. Elles arrivèrent dans la pièce principale. Mary intensifia son sortilège de Lumos. Les griffures et le sang apparurent clairement. Laura sembla enfin saisir:"C'est là que ?..."Mary hocha la tête. Désormais elles se comprenaient à demi mot. Les yeux noisettes de sa compagnes s'élargirent d'horreur. Lentement, silencieusement les larmes se remirent à couler sur ses joues. Mary détourna le regard et alla reposer l'agenda noir à son ancienne place. Les deux serdaigles restèrent là de longues minutes. En silence. Ce fut Mary qui parla la première:"Toujours amies ?
-Toujours, chuchota Laura, très émue.
Et à pas lents elles se dirigèrent vers la sortie. Elles ne parlaient pas. Elles n'en avaient pas besoin. Quelque chose de fort venait de s'établir entre elles. Quelque chose de plus fort que leur ancienne amitié. Quelque chose qui allait plus loin que les secrets partagés. Quelque chose qui ressemblait à de la fraternité.
