Note de l'auteure M : *essaye de rentrer discrètement et se fige quand tous les regards se braquent sur elle* Ah euh hé hé. Bonjour les gens. Ça faisait longtemps, hein ? Comment ? Trop longtemps ? Mh, que voulez-vous, notre emploi du temps a été quelque peu chargé ces derniers temps...
W : *utilisant M comme bouclier humain* Oh mais tais-toi, tu sais qu'on en a rien à faire de tes excuses ! Passons aux choses importantes. Un grand merci à inukag9 et à Sabine 02 pour leur review (inukag9, oui, la routine. Ed aime son quotidien mouvementé – contrairement à M. le Directeur qui doit être à l'origine de la mauvaise réputation des fonctionnaires. Sabine02, merci d'avoir pris le temps de compléter ta review par mail quand ton ordinateur t'a infâmement prise de court :') On est fort contentes que le chapitre t'ait plu. Et maintenant, on vous laisse avec le suivant. Enjoy !
Une Journée chez les Elric
15h27
Sur son petit nuage, Alphonse entama son après-midi avec énergie et optimisme. Il parvint même à s'occuper d'un vieux chat aux trois quarts aveugle ayant un problème de vessie sans que les larmes ne lui vinssent aux yeux à la vue de cette pauvre bête dont l'existence ne tenait plus qu'à un fil. Alphonse connaissait bien ce chat, qui avait déjà une dizaine d'années quand il avait commencé à pratiquer sa profession de vétérinaire à Resembool. Les années avaient passé depuis, ce qui faisait de l'animal un très, très vieux félin. Bien plus âgé que Jin.
Après avoir inspecté la pauvre bête écrasée sous le poids des ans sans frémir, Alphonse s'apprêta à prendre sa pause, qui consistait à faire le tour de l'habitat des animaux dont il s'occupait en attendant qu'ils soient adoptés. En ce moment, il avait deux chatons – il devait chaque jour s'efforcer de ne pas les ramener chez lui, leurs neuf chats suffisaient amplement – et trois chiots d'une portée de sept, pleins de vie et montrant déjà des signes d'intelligence certaine.
Cependant, il fut arrêté dans son élan : une petite fille patientait dans la salle d'attente, l'air tout triste sous sa frange et ses noeuds dans les cheveux. Elle leva vers lui de grands yeux tout aussi malheureux mais pleins d'espoir.
« Bonjour, fit Alphonse. Que fais-tu ici ? Tu as rendez-vous ? »
Il ne pensait pas avoir fait l'erreur impie d'oublier de noter la requête d'un patient, et aucun animal ne fourrait son nez partout dans les coins pour calmer sa nervosité.
La fillette secoua la tête en signe de négation, puis dit d'une toute petit voix :
« Mon chat s'est perdu.
- Ton chat ?
- Maman, elle m'a dit que, quand un chat se perdait, on le retrouvait toujours ici, et qu'il allait bien. Il est où, mon chat ? »
Malheureusement pour elle, Alphonse n'avait dernièrement recueilli aucun chat égaré ni abandonné. Les deux chatons lui avaient été apportés une semaine auparavant par un fermier qui ne voulait pas en garder plus de deux. Depuis, absolument rien.
« Comment s'appelle ton chat ? demanda-t-il doucement.
- Caramel, répondit-elle. Parce que sa couleur, elle est comme du caramel, et en plus il aime ça.
- C'est un joli nom. Mais tu sais, ce n'est pas bien de manger du caramel, pour un chat. Déjà, c'est mauvais pour les dents, comme ta maman a déjà dû te le dire... » La fillette hocha vigoureusement la tête. « ... et ton chat a besoin d'avoir de bonnes dents bien solides. Ensuite, c'est tout plein de sucre, et ça rend vite les chats malades.
- Alors, Caramel n'a pas le droit de manger de caramel ? Même s'il aime ça ?
- Non, pas s'il veut rester beau et fort. Est-ce qu'il a fini de grandir ?
- Moi, je trouve qu'il est grand, parce qu'avant, il était petit comme ça... » Elle écarta un peu ses mains pour montrer, et Alphonse sourit en imaginant l'adorable boule de poils... Non, rester concentré ! « Mais maman, elle dit qu'il est trop jeune pour avoir complètement grandi.
- Mh, tu ne sais pas que âge il a ? »
La petite fille secoua la tête. Elle avait dû l'avoir quelques semaines après sa naissance, et avoir le sentiment qu'elle l'avait toujours eu.
« Est-ce qu'il a un collier ?
- Oui, un noir. Maman dit que comme ça, il aura pas de puces. »
Alphonse prenait des notes pour identifier le chat qu'on ne manquerait pas de lui amener si d'aventure on le trouvait. C'était une règle tacite instaurée dans la petite ville de Resembool, un peu semblable à celle de ne jamais proposer de lait à Edward dans son café. Une fois, on avait même fait le voyage depuis la ville voisine pour lui amener un chat, et le propriétaire de ce dernier n'avait eu aucun mal à penser qu'il pouvait le retrouver ici.
« Et ses yeux ?
- Il a de jolis yeux gris. Comme une souris. Je trouve que c'est marrant. »
Pour toute réponse, Alphonse sourit.
« Et ça fait combien de temps que tu ne l'as pas vu ? »
La petite fille, qui s'était animée en parlant de son animal chéri, retomba dans son chagrin. « Deux jours, fit-elle en baissant les yeux. Maman dit que c'est parce que je l'ai laissé tout seul dans ma chambre avec la fenêtre ouverte. Elle dit qu'il a été trop curieux et qu'il s'est perdu.
C'est sans doute ce qui s'est passé. Quand il sera plus grand, il n'aura plus de problèmes pour retrouver la maison. »
Alphonse, qui ne savait comment lui annoncer que l'animal n'était pas chez lui, tentait de trouver des idées positives qui chasseraient de son esprit l'image de la pauvre bête esseulée depuis deux jours, sans aucun doute affamée et...
L'effet de l'au-revoir de sa femme commençait à s'estomper.
A suivre...
N'hésitez pas à laisser une review ;)
