Les personnages ne m'appartiennent pas je me contente d'arranger à ma manière ^o^ sauf pour Neith, Ororra et Liana

Résumé des chapitres précédents : Valldar emprunte un chemin que Neith n'est pas sûre de vouloir suivre.

En italique les pensées du personnage.

Pour te protéger

Chapitre 10

Neith :

Les jours passaient, immuables témoins du passage du temps, mes journées se rythmaient entre les visites de plusieurs heures de Ororra, les trop courtes discutions avec Liana, et bien sur l'auscultation de mon ventre qui commençait à peine à s'arrondir, je devais être à mon troisième mois de grossesse. L'attitude des gens de la cour à mon égard avait changé, mal grès le fait que je portais l'enfant de Valldar, beaucoup de gens critiquaient ma façon de me comporter avec lui, je n'obéissais pas à ses ordres, je ne me souciais guère de leurs bavardages et de leurs tête lorsque j'allais et venais dans les couloirs du château. Je profitais de la douceur de la nuit pour sortir un peu prendre l'air. Un jour, un soldat m'interpella, il me conduisit en dehors du château et m'emmena vers une longue tour ronde un peu à l'écart, c'était là qu'avais eu lieu le rituel de ton père. Il y passait le plus clair de son temps , cherchant le meilleur moyen de faire renaître son dieu corrompu. Je portais inconsciemment la main sur mon ventre, comme si cela pouvait changer quelque chose. Si ces imbéciles avait pu te sortir de mon ventre pour commencer le rituel, ils l'auraient fait crois moi ma chérie. Heureusement ils savaient, du moins je l'espérais, que ça ne changeait rien, il fallait attendre que tu grandisse un peu plus pour voir si vraiment tu étais un hôte « convenable ». J'avais tout de même bon espoir pour que cela n'arrive jamais. Comme à son habitude, ton père faisait face aux cendres fumantes du Déchu, le garde s'inclina vers ton père et ressorti dans cette position. Valldar gardait toujours sa longue tunique à volant violets et noirs et sa ceinture en crâne de dragon autour de la taille. Il avait un peu maigrit, il avait perdu un peu de ses muscles, mais quand il se tournait de quart face à moi, ses abdos étaient toujours là, la lueur violette qui s'échappait des flammes lui déformaient les traits du visage, le rendent effrayant, j'eus même un petit mouvement de recul.

« -Allons Neith, approches, contemple notre Dieu, honores le de la présence de son dépositaire !

Je déglutie avec difficulté et me plaça à ses côtés. J'observais avec une certaine appréhension les restes d'un dragon mort depuis des lustres.

-Admires, ne sens tu pas la force s'émaner !

-Oui … Je la sens. »

Un frisson me parcourue l'échine en prononçant ces quelque mots, une douleur soudaine traversa ma poitrine, mon souffle était de plus en plus court. J'ouvris la bouche pour essayer de mieux respirer, mais au lieu de ça je me mis à tousser, je portais une main sur ma gorge et l'autre devant mes lèvres, du sang teinta mes mains, allant même former une petite flaque au sol et je m'écroulais.

Un échos distant me parvenais dans ces ténèbres profondes, j'entendais quelqu'un maugréer, plus je revenais à moi, plus claires étaient les paroles.

« -... si seulement je pouvais la maudire. Soupira t-elle

-Ne t'en fais pas Orrora, je crois que je le suis déjà. Lâchais je faiblement en ouvrant les yeux.

-Je ne parlais pas de toi, mais de la maladie qui te ronge, tu savais qu'il était possible de le faire, je l'ai déjà fais pour un rhume. Mais pour une raison qui m'échappe, je ne peux le faire sur ta maladie, à croire que c'est une malédiction.

-Il faut croire que Grima à décidé de me punir …

Je venais juste de terminer ma phrase lorsque les portes de la salle de soin claquèrent et laissèrent la place à Valldar, le visage déformé par la colère. Les soigneurs s'éclipsèrent précipitamment, il s'approcha à grands pas, et le plaça bien droit aux côtés d'Orrora, qui ne bougea pas.

-Pars, je dois parler seul avec elle. Ordonna ton père.

-Je ne bougerais pas. Répliqua mon amie.

Il la saisie par la gorge et la souleva de quelques centimètres sans peine, puis la regarda droit dans les yeux, il passa sa main devant son visage en murmurant quelque phrases que je ne compris pas, à la suite de cela, le regard de Orrora fut terne.

-Bien Monseigneur … répondit elle avec lenteur.

Il la reposa à terre, et la mage quitta la pièce sans un geste vers moi.

-Que … Que lui a tu fais ? Lui demandais je en me redressant

-Ce n'est qu'un sort, il n'est pas encore au point mais il me permet de prendre le contrôle de l'esprit des gens et de m'en servir à ma guise.

-Tu n'as pas encore assez de chiens à ta botte, il t'en faut toujours plus.

Je reçu une gifle qui me fis tourner la tête violemment et rendit ma joue toute rouge et gonflée.

-Ne me parles pas sur ce ton !

-Ou quoi, tu vas me tuer et par la même occasion l'enfant que je porte !

-J'avoue que se serait tentant, et puis ce n'est pas se qu'il manque des porteuses ici ! Tu n'es que la dépositaire d'un hôte potentiel.

Je lui lançais un regard noir, lourd de reproches et d'insultes révélées.

_Oui Neith, commences à me détester, le digne héritier de Grima doit se nourrir de haine pour écraser les adorateurs du faux dieu Naga !

Il ferma les yeux et se prit le visage dans sa main droite aux ongles long, il trembla, il commença à rire, doucement d'abord, puis renversa la tête en arrière et rit à gorge déployée. Il se détourna ouvrit les portes et les claqua aussitôt en sortant.

Robin :

Je me réveillais en sursaut, je poussais mon duvet et fermais la fenêtre de ma chambre qui s'était ouverte à cause du vent. Je soupirais et retournais me coucher, mais j'avais beau me tourner dans tout les sens je ne trouvais plus le sommeil, je soupirais, me sentant bien seule tout à coup. Je me levais et enfilais ma veste noire, puis je sortie de la maison, je ramassais plusieurs branches d'un arbuste que je faisais pousser dans un coin de mon « jardin », et m'éloignai un peu Je me mis à genoux devant une petite colonne de pierres rondes que j'avais trouvés, lavés, polies et empilé moi même. Je posai les branches devant ma petite construction et joignis les mains en fermant les yeux.

« -Je t'ai apporté du romarin maman, je sais que tu adores cette fleure, après tout, c'est le symbole des souvenirs n'est pas ? Demandais je au tas de cailloux. Je me souviens encore ce que tu m'as dis ce soir là, alors que tes dernières forces te quittaient :« Ma chérie, je ne vais pas tarder à mourir, je veux que tu brûle mon corps et que tu disperses mes cendres face au soleil couchant, surtout continu à sourire comme tu l'as toujours fais. ». Je soupirais à l'évocation de ces souvenirs. Mais tu sais, je me sens un peu seule depuis que tu n'es plus là, je sais que les gens qu'on aime ne nous quitte pas vraiment, mais une présence humaine est toujours préférable à des souvenirs. Tu était malade, je le sais bien, tu t'es toujours battue contre cette maladie, fuyant toujours plus loin, mal grès la douleur, pour moi, mais j'aurais aimer rester un peu plus longtemps à tes côtés, tu n'es pas de mon avis, maman ? »

En me relevant, je sentie la douce chaleur de l'aube me caresser le dos, je soupirais de satisfaction. Je me penchais en avant pour récupérer une épée de bronze cachée derrière mon tas de pierre, cette épée au passé si particulier que je ne pouvais m'en défaire. Je fis quelques moulinets en marchant vers mon poteau en bois, puis je commençais à le frapper.

Voili voilà pour ce chapitre 10 !

Oh kami sama je ne pensais pas arriver à un nombre à deux chiffres, j'ai presque envie d'aller encore plus loin, mais en même temps je veux pas trop le faire traîner en longueur c'est pour ça que je vais quelque bond dans le temps, j'espère que ça ne vous perturbe pas trop ^^

N'hésitez pas à me laisser votre avis ça me fais toujours plaisir, corrigez moi si il y a des choses qui vous chagrine, je veux m'améliorer. Enfin excusez moi pour l'attente ça m'es insupportable pour moi aussi.

Muxus !