Laissez moi vous présenter mon chapitre préféré... :3
Concernant le prochain, il arrivera surement mardi (enfin je l'espère é_è), car je n'aurai pas accès à internet pendant deux jours.
A bientôt !
Cello : Ahah... ;D En tout cas ça à l'air de plutôt bien marcher !
Meadow
Update 09/02 : je suis désolée, je n'arriverai pas à publier le prochain chapitre aujourd'hui :s
SS :
"Men do their broken weapons rather use
Than their bare hands." - Othello, Shakespeare
« Il vaut encore mieux se servir d'une arme brisée
Que de rester les mains nues. »
« - A mon sens, le choix de l'arme est le plus important.
- J'avoue que je m'attendais à un autre discours de la part de quelqu'un qui engage ses combats en brandissant un bâton vers ses adversaires... »
Bien qu'il fût seul, le sorcier se retint de rire en se remémorant la remarque de son cadet.
Le pire, dans tout cela, était que Kylo avait raison…
Il était bien capable de manier une autre arme, qu'il conservait d'ailleurs aussi sur lui mais, d'une certaine façon, elle n'était guère plus glorieuse que son « bâton ». De plus, elle ne servait, au fond, que de vulgaire remplaçante à une troisième et dernière arme, depuis longtemps devenue... inexploitable, mais qu'il avait apprécié au-delà de toute mesure, malgré le peu de temps dont il avait pu en faire usage.
Désireux de ne pas se laisser envahir par des émotions négatives, l'homme chassa ses pensées et transplana. Comme promis, il se rendit dans le vaisseau amiral du Premier Ordre et fut étonné de ne pas trouver Kylo dans ses quartiers. Masqué par un puissant sortilège de désillusion, il quitta les lieux et partit à la recherche de son cadet, guidé par l'énergie que ce dernier dégageait.
Après quelques minutes, il s'arrêta en face d'une des innombrables portes qui longeaient les couloirs, s'assura qu'il ne pouvait être vu de personne, la fit s'ouvrir et, finalement, s'engouffra dans la pièce vers laquelle elle menait.
Lorsqu'il le vit, il annula son sort, puis resta immobile.
Kylo était dos à lui, accroché à une barre suspendue au plafond. A un rythme régulier, il hissait son corps au-dessus d'elle, jusqu'au torse, puis détendait ses muscles, avant de recommencer.
Si Severus était décontenancé, c'était, avant tout, parce qu'il n'avait jamais vu son cadet dans cette situation, excepté dans les souvenirs, auxquels il avait pu avoir accès. Il n'ignorait cependant pas qu'il s'entraînait énormément et, dans un premier temps, il avait d'ailleurs eu du mal à comprendre pourquoi il faisait cela. Ce n'était pas comme s'il avait réellement besoin de davantage de résistance ou de force physique…
Malgré tout, à force d'être confronté à ses pensées, le sorcier avait fini par comprendre : son cadet cherchait seulement un moyen de s'occuper l'esprit, afin d'oublier sa douleur ou, en tout cas, de la remplacer par un équivalent physique plus supportable.
Il s'en voulait de le laisser souffrir ainsi, mais il avait le sentiment qu'il n'était pas encore prêt à être confronté à la réalité.
- Qu'est-ce que… vous faites ? lui demanda subitement son cadet, entre deux inspirations.
Severus se rendit compte qu'il ne l'avait pas quitté des yeux depuis qu'il était entré et détourna sensiblement le regard.
- Pardon, je réfléchissais.
Le plus jeune des deux hommes se laissa retomber au sol et se tourna vers lui. Le sorcier remarqua alors un détail, auquel il était certain de ne pas avoir fait attention : Kylo était torse nu.
- Je n'ai jamais vu quelqu'un réfléchir… avec un air si méprisant… et curieux à la fois.
« Bravo, il ne manquerait plus qu'il s'imagine que… »
Merlin, mieux valait ne pas y penser.
Il n'était pas étonné d'avoir pu afficher un tel air, en revanche, le fait qu'il ne s'en soit pas rendu compte le surprenait énormément.
- J'essaierais de ne plus laisser transparaître mon opinion sur la pratique d'exercices physiques à l'avenir, si cela t'incommode.
- Vous trouvez ça… méprisable ?
- Futile et ridicule, seraient les termes exacts.
Son cadet étouffa un rire bref. Par chance, il n'était pas revenu sur sa prétendue « curiosité »…
- Vous ne me ferez pas croire que c'est… vraiment ce que vous pensez et que vous n'en avez jamais fait. Ou que vous n'en faites pas.
Le sorcier lança à Kylo un regard ennuyé et lourd de sous-entendus, en réaction à ses derniers mots.
- Je vous ferais remarquer que ce n'est pas parce que vous... avez l'âge d'être mon père que ça vous rend inapte à pratiquer.
A vrai dire, ce n'était pas à cela que le sorcier avait songé mais, ce commentaire l'intrigua. Après un moment de réflexion, il se décida à interroger son cadet.
- Quel est mon âge, selon toi ?
- … 50 ? hésita Kylo, apparemment pris de court.
Par pur reflexe, l'ancien directeur de Serpentard prit rapidement l'air et l'attitude, qui lui avaient valu le surnom de « terreur des cachots » ; il s'avança dangereusement vers Kylo, son regard sombre braqué sur le sien et le fit reculer, jusqu'à le bloquer entre le mur et lui-même. L'homme s'arrêta ensuite à quelques centimètres de son cadet et pointa, en signe d'avertissement, son index vers son torse.
- Ecoute moi bien, gamin, commença-t-il d'un ton aussi bas qu'inquiétant, n'oublie pas que j… Qu'y a-t-il ?
Le plus jeune des deux hommes s'était mis à plisser les yeux et à le fixer d'un air particulièrement intrigué. Ce ne fut qu'à ce moment que le sorcier se rendit compte de la façon dont il l'avait appelé. Dès lors, il fut surpris de ne pas avoir à subir la colère de son cadet.
- Et vous, quel âge croyez-vous que j'ai ? lui demanda simplement ce dernier d'un ton suspicieux.
La question le surprit et eut pour effet de le calmer pour de bon. Par la même occasion, il abaissa son bras et s'écarta un peu.
- 20 ans, finit-il par répondre. Peut-être 21.
- 29.
En l'espace d'une seconde, le sorcier perdit toute expression. Dire qu'il avait déjà eu quelques difficultés à se convaincre que Kylo avait dépassé la vingtaine… Mais… non, c'était impossible, il devait plaisanter.
Non seulement le sorcier ne parvenait pas à y croire car son cadet avait l'air très jeune mais, aussi, parce qu'il avait toujours eu le sentiment d'avoir deux décennies de plus que lui, au minimum.
Se sentait-il vraiment si vieux que cela ?
- Je risque de mettre un moment avant de… me faire à l'idée, avoua-t-il avant de poursuivre à demi-voix. Si toutefois j'y parviens…
- Pourquoi ?
- Tu as dit toi-même que j'avais « l'âge d'être ton père » et… j'en étais fermement convaincu, moi aussi.
- Ce n'est pas le cas ?
- J'ai 41 ans, Kylo, maugréa-t-il.
Les yeux du susnommé s'agrandirent de surprise.
- Ton manque de tact vient tout juste d'atteindre des proportions inquiétantes, le railla le sorcier.
- Ce n'est pas… Ça n'a rien à voir avec votre physique. Enfin, presque rien. C'est simplement que… Vous savez beaucoup de choses.
- Changeons de sujet, veux-tu ?
En voyant son interlocuteur hocher la tête, il poursuivit.
- J'ai souhaité venir hier mais, tu n'étais pas ici, as-tu été envoyé en mission ?
- Oui.
- Je croyais que tu ne devais plus intervenir, pour le moment.
Il regarda son cadet s'éloigner et récupérer une sorte de serviette, posée sur un instrument à la forme improbable.
- C'était une urgence. Nos hommes sont parvenus à localiser une base de ravitaillement de la résistance ; elle devait être détruite dans les plus brefs délais.
- Je suppose que tu y es donc allé avec tes chevaliers.
- Oui.
Comme pour marquer son propos, le sorcier garda le silence, pendant un temps.
- Tu ne t'entraînes pas à ces heures-là, d'habitude.
- Inutile de me le faire remarquer.
- Est-ce pour ne plus penser à la douleur que tu es venu ici ?
Son cadet le fixa. Finalement, il jeta sa serviette au sol, baissa le regard et marmonna plus qu'autre chose.
- Oui.
Pourquoi la nature du problème de Kylo sautait-elle aux yeux de l'homme et pas à ceux du premier concerné ? Il allait réellement falloir qu'il se décide à entamer la discussion avec lui… Enfin, pour l'heure, il n'était pas venu dans ce but.
- Je pense pouvoir te proposer de quoi t'occuper temporairement l'esprit.
Le plus jeune des deux hommes releva les yeux et le sorcier s'autorisa un léger sourire en coin.
- Je te dois toujours un combat, à ce que je sache.
Soudain, une étincelle farouche éclaira le regard de son cadet.
- En revanche, continua-t-il, j'ignore où il pourrait bien avoir lieu…
- Ne vous en faites pas, j'ai une petite idée sur la question.
