Bonjour à tous !

Nous voici pour un nouveau chapitre de Shadow ** Il aurait normalement du sortir un peu plus tôt mais je suis bien malade et du coup hyper crevée T.T

Mais là n'est pas le sujet ! Ici, le sujet du jour est une petite discussion entre deux pirates, des nouvelles pas très réjouissante et quelqu'un qui veut faire ses preuves ! Je sais qu'il n'y aura pas beaucoup de nouveauté car les passages sont en lien avec Golden Prince et Shin Sekai Tails mais je voulais quand même faire le point de vue de Sabo sur tout ça ^^

Bonne lecture !


Sabo s'enquit rapidement de l'état de santé de ses hommes avant d'entendre l'explosion caractéristique des colliers utilisé principalement pour les esclaves. Il sentit aussi le furet sursauter sur son épaule.

Il s'approcha de son frère, occupé à fouiller son sac pour voir comment il allait. Si ses mots disaient aller bien, ses yeux avouaient le contraire. Et Sabo ne supportait pas quand un de ses frères allait mal.

-Tout va bien ?

-Plus de peur, que de mal, assura Ann avec un sourire.

-Quand je vois ton état, j'ai un peu de mal à te croire.

-On m'a frappé, entaillé, fait à moitié crever de faim et de soif, mais rien de plus. Luffy et toi m'avez sauvé de ça, et de choses pires qui auraient pu m'arriver. Merci d'être venu me tirer le cul de ce merdier.

-On est une famille, sourit Sabo en posant sa main sur son épaule.

Il savait mieux que personne ce que c'était qu'être emprisonné et subir tortures et autres. IL était heureux d'être arrivé avant qu'il ne subisse plus. Il ne souhaite ce qu'il a vécu à Impel Down pour personne. Encore moins ses frères qu'il s'était juré de ne plus jamais les voir s'approcher de là-bas.

Leur petit moment se brisa quand Bartolomeo débarqua en courant, appelant son sempai et faisant soupirer le révolutionnaire.

-Ha j'oubliais, le reste de tes vêtements, et Kurejii, le coupa la commandante.

-Merci.

Koala tendit le chapeau avec le furet à l'intérieur. Il prit l'animal qui grimpa le long de son bras, fit plusieurs fois le tour sur ses épaules avant de grimper sur sa tête et s'y laisser tomber. Il le gratouilla un instant avant de reporter son attention sur Rebecca.

-Qui êtes-vous vraiment ? demanda Rebecca une nouvelle fois à Sabo.

-Maaa, il existe encore des personnes qui ne te connaissent pas, frérot ? Taquina Ann. Je reviens, je vais me changer.

Sabo leva un sourcil en la voyant s'éloigner et cria au miracle quand sa sœur lui dit connaître le mot pudeur.

-Je m'appelle Sabo. Nous sommes des membres de la Revolution.

-Des révolutionnaires ? S'étonna la jeune gladiatrice. Alors le premier Lucy aussi ?

-Non, il en a pour quatre cent million de berry sur sa tête, le futur Kaizoku-ou. Mugiwara no Luffy.

-Un pirate ?

Il rit, cela faisait toujours cette impression quand on voyait Luffy. Tellement gentil, sociable et qui aime aider les gens qui en ont besoin.

-Ouais, et soit gentille avec lui, il est mon petit-frère.

-Q-quoi ?

Rebecca avait du mal à y croire. C'était presque... Impossible. Bartoloméo acquiesa vivement de la tête pour confirmer.

-Luffy est vraiment un chouette type, pas vrai. Il n'a pas changé et il fait toujours des choses imprudentes, comme Ann et Ace, dit-il en retirant le furet de son crâne pour le poser sur son épaule.

-Toi aussi tu fais des choses imprudentes, sourit Koala en mettant le chapeau de Sabo sur sa tête alors qu'il s'inclinait.

-Honto ? S'étonna naïvement Sabo.

-Ji-chan doit avoir la liste complète de tout ce qui peut être caractérisé comme imprudent et que tu as fait, en plus de continuer de faire, lui dit Ann en revenant.

Le sac de son frère toujours à ses côtés, il prit le chapeau noir posé dessus et le lui envoya comme pour le cogner avec aux yeux de tout le monde mais pour une tout autre raison en réalité. Il avait bien vu ses yeux pas tout à fait aussi joyeux qu'à l'habitude. Son absence du Moby devait lui peser, et il savait lui-même ce que cela faisait d'être emprisonné et l'effet de la libération, il en mettrait sa main à brûler.

-Fedora ou stetson ? S'enquit Sabo avec un petit rire.

-Cette dispute date de trop loin pour que tu poses encore la question. Stetson.

-Le fait est que moi, contrairement à la catégorie des D., j'utilise mon cerveau avant d'agir, sourit Sabo d'un air malicieux.

-De quoi ? Toi tu réfléchis ? lui dit Koala d'un air abasourdi.

-Par rapport à celle-ci ou Luffy ? Largement plus. Ann, fais plaisir à ton frère et avoue que tu as agi sur un coup de tête pour t'être retrouvée ici.

L'explication de Ace était pour le moins tordue mais pas illogique quand on connaît la fratrie. Envoyer le Kemuri aura finalement évité des déplacements inutiles, tout comme le fait qu'il avait envoyé les Louveteaux là-bas. Qui apparemment n'avaient pas mené leur enquête jusqu'au bout puisqu'ils n'avaient pas fait remonter l'info concernant les gamins et le labo.

Il réfléchissait à toute cette histoire. A la base, il avait été envoyé ici pour le trafic d'armes, pour savoir d'où il venait, où les choses étaient acheminées et au mieux, y mettre fin. Mais apparemment Dofflamingo ne trainait pas que dans une seule affaire louche. Une fois qu'il serait déchu, il allait devoir mettre sérieusement une équipe en place pour suivre toute les conséquences de l'affaire.

-Ma chance a tourné. J'ai piqué du nez dans mon assiette en arrivant ici. Je me suis réveillé suspendu par les poignets devant Doffy. Fin de l'histoire. Et toi ? Si tu ne savais pas pour les gosses, tu es ici pour quoi ?

-Hack… montre-lui.

Il ne perdait rien à diffuser cette info, plus de personnes savaient, mieux ces armes disparaîtraient du circuit. Il regarda Hack donner un coup de poing dans une caisse pour dévoiler son contenu. Ce qu'ils cherchaient depuis plusieurs années maintenant. Il laissa les femmes les observer et comprendre ce qui se tramait d'autre dans ce pays.

Plus loin, le petit groupe ignora totalement la présence de deux hommes qui les observaient discrètement.

-Ces types sentent les ennuis !

-C'est Sabo pas vrai ? Ce type qui est devenu le numéro de la Révolution ? Avec la kaizoku-hime ! Qu'est-ce qu'il fait ici ? Nou devons prévenir le jeune maître !

Et ils partirent discrètement, faisant tourner la tête de Sabo dans cette direction en fronçant les sourcils. Reposant ensauit son attention sur la gladiatrice qui s'approchait dse caisses.

-Mais ce sont… souffla Rebecca.

-Les armes exportées depuis ce port aggravent les guerres un peu partout dans le monde, annonça Sabo, son arme sur l'épaule. Nous sommes ici pour y mettre un terme.

-J'ai déjà vu ses armes. Whitey en a déposé une caisse pleine sur le Moby Dick pour les montrer à Doma et Marco, nota Ann. C'est pour ça d'ailleurs qu'Ace est parti en mission récemment.

Sabo hocha la tête, comprenant le message. Lui non plus ne savait pas pour les gosses à l'origine et que ce n'est que pendant sa mission qu'il a appris cette nouvelle information. Il laissa Koala sortir son carnet sur ses notes de mission et faire le topo.

-L'Armée Révolutionnaire a déjà envoyé plusieurs hommes mener l'enquête, mais vu qu'ils ont tous été transformés en jouet, on n'a jamais pu de réponse franche sur ce port.

-J'ai pris l'affaire en main à la suite de la mort de Sorasa. Mort qui m'a valu une promotion en rang direct sous le lézard géant, grommela Sabo.

-J'en ai profité pour appeler Marco. Ton lézard géant de salopard de patron vient de quitter le Moby Dick. Bredouille. Je suis assez surprise qu'il ait pu le faire sur ses deux jambes. Après, ni Ace, ni moi n'étions là pour lui tomber sur le dos.

-J'ai essayé de le dissuader, je te promets, se défendit Sabo.

Il leva les mains en signe de paix et Koala étouffa un rire. Oui, elle savait comment Sabo l'en avait dissuadé, plus d'une fois, et pas forcément avec des mots puisque la grande table de la salle de réunion était fissuré depuis sa place, point d'impact de sa main avec le meuble.

-Je ne t'accuse de rien ! Ne te sens pas agressé. Zen, Sab'… tout va bien. Tu as besoin de vacances.

-On se tue à lui dire, annonça Hack. Mais monsieur n'en fait qu'à sa tête.

-Eh bien ! Tu vas venir avec moi en partant ! Sourit largement Ann.

Il leva un sourcil. Ann ne souriait pas pour rien. Surtout ce sourire. Le breveté numéro deux. Celui qui signifiait les problèmes et les conneries sorties du cerveau de son frère.

-Tu n'as tout de même pas oublié l'anniversaire de Cassandra, mon cher frère…

Sabo vira au blanc. L'anniversaire. Ann eut un petit rire démoniaque. Peut-être qu'il avait un peu oublié. Beaucoup. Très fortement. Mais avec la mission ce n'était pas sa faute.

-Parlons de l'affaire du moment, fit Hack. Les armes ne sont pas fabriquées ici. Pas de ce que j'ai vu en tout cas.

-Des usines possibles, on peut en trouver des tas, surtout dans le Shin Sekai, marmonna Ann.

Sabo sentait la migraine pointer. Il ne pourrait pas tout gérer seul, il allait devoir déployer ses hommes un peu partout. Et cela impliquait de demander des passes droits à Shanks et Marco. Ce qui lui serait refusé bien entendu. Sauf éventuellement pour lui. A moins qu'il n'arrive à leur demander de garder un œil sur cette histoire et lui faire part de ce qu'ils entendaient à ce sujet.

Il n'eut pas le temps de se creuser plus la tête qu'une voie le fit sortir de ses pensées.

-Koala !

Il regarda avec un sourire tendre Koala se jeter dans les bras d'une Robin fraichement arrivée. Il savait qu'elle s'était rapprochée de ses deux amis lors de ses absences répétées à Baltigo. En même temps, il n'aurait pu confier la sécurité de l'archéologue à personne d'autre.

Il reporta son attention sur Usopp qui était là aussi, et dans un état bien moins glorieux que la dernière fois où il l'avait vu. S'excusant à nouveau de lui avoir marché sur le visage. Grognant et rougissant à la blague de Robin concernant son CV qu'il n'était pas prêt de modifier à nouveau.


Edessa suivait Patrick jusque la cabine pour rendre les enfants à Marco maintenant que tout danger était écarté. Perdue dans ses pensées avec ce que son supérieur venait de lui annoncer. L'arrivée prochaine de Sabo sur le Moby.

Elle ne dit rien le long du trajet, se demandant ce qui allait se passer, plusieurs scénarios passant dans sa tête. Allait-il la laisser s'expliquer ou rompre leurs fiançailles ? La jeune femme ne porta pas plus loin sa réflexion que déjà ils étaient devant la cabine de Marco qui raccrochait le denden.

-Bonne nouvelle, Nii-san ?

-Très bonne, Patrick. Dans le sens que votre idiot de commandant revient à bord dans quelques jours, ce qui fait que les jumeaux n'auront plus à appeler en vain leur mère et que je vais pouvoir cesser de dormir seul en me rongeant les ongles jusqu'à l'épaule, yoi. Oh, et qu'on aura très certainement une occasion de se débarrasser définitivement de ce crétin de gosse qui prend plus de place qu'autre chose et que je donnerais cher pour tuer, si Ace ne s'y opposait pas, yoi.

Edessa sourit doucement, elle savait que sans Ace, Liam serait mort depuis un bon moment. Elle aimait bien le gamin, il était naïf et gentil, mais il en savait trop et elle appréciait peu la façon dont il était entré dans leurs vies. Mais sachant la personne qui les liait, la pirate savait prendre sur les actes de son amant pour oublier ces détails, dans la mesure du possible.

-Je dirais plutôt que vous avez besoin de lâcher du lest, commenta Patrick.

-Dans le civil, on appellerait ça des vacances, pointa Edessa avec un petit rire.

-Je n'ai pas besoin de vacances, yoi.

Retenant un rire, elle s'écarta naturellement de la trajectoire d'une chaise qui apparut miraculeusement dans le coin et qui offrit une assise au yonkou. Rien de plus normal. Même le grognement distinctif et qui voulait tout dire de l'infirmière en chef n'avait rien d'étonnant. Tout comme ses actes d'ailleurs, faisant d'elle une des personnes les plus redoutées sur le Moby, parfois même plus que Marco, notamment lorsqu'il s'agissait de faire guérir quelques blessures, même les plus minimes.

-Je te rends ton fils, Nii-san, Haiiro est de mauvaise humeur, donc, je vais voir s'il reste quoi que ce soit de Chris, annonça Patrick.

-Je pense qu'on l'a tous senti, sa mauvaise humeur, bien que la façon dont elle est passée devant la porte me dit qu'il y a du lait qui l'attend en bout de course, yoi. Va.

Edessa garda Lina dans ses bras en s'asseyant là où Marco le lui avait indiqué, sentant une pointe de stress monter en elle alors que Patrick s'éclipsait. Ils se cherchaient souvent tous les deux, se lançaient des piques, comme tout bon membre de la première flotte, mais en cet instant elle aurait bien voulu qu'il reste.

-Patrick m'a dit que vous vouliez me parler, Marco-san ? Demanda Edessa, incertaine.

-Je ne t'ai pas déjà demandé d'arrêter de me vouvoyer ?

Elle rougit aussitôt, à la limite de la couleur tomate et esquiva le regard bleu porté sur elle, regardant un point ailleurs quelque part dans la cabine.

-Je voulais en effet te voir. Tu sais que ce cher Dragon nous a rendu visite, raison pour laquelle j'ai demandé un ou une volontaire pour garder les jumeaux, yoi.

-Lilith-san a été plus que vexée que cela doive se jouer à la courte paille.

L'infirmière avait même accusé les autres joueurs de tricheurs et Edessa pensait même qu'elle était sur la bonne voie pour devenir une Cassandra-bis. Ce qui, ne serait pas étonnant au final.

-J'ai déjà eu droit à sa façon bien personnelle de me dire qu'elle avait peu apprécié. Ce n'est ni la première fois, ni la seconde qu'une blonde me hurle dans les oreilles, yoi. Et certainement pas la dernière, mais j'ai de l'expérience dans le domaine. J'ai grandi avec Cassandra.

Edessa se demanda furtivement comment il avait fait pour survivre, mais ne vocalisa pas sa pensée. Elle n'était pas suicidaire et quelque chose lui disait que ce n'était pas le genre de question à poser. Peut-être qu'en passant par Thatch, sur le fond d'anecdotes, cela pourrait fonctionner, mais à moins de s'appeler Ace et ne pas avoir de sens commun, elle ne voulait pas prendre le risque.

-Je tiens tout d'abord à te remercier de m'avoir rendu ce service.

-C'est tout à fait normal, il est question de mes neveux, après tout. Mais ce n'est pas pour ça que vous m'avez fait venir. Tu m'as fait venir, rectifia la brune à la hâte.

Quelque chose disait à Edessa que ce n'était pas le moment de recevoir des remontrances de la part de Marco. Et plus encore après ce qu'il s'était passé sur le pont pendant qu'elle était dans la cabine avec les jumeaux.

-Je pense être un homme assez patient…

-Une telle patience mérite d'être sanctifiée, c'est l'opinion de tout le monde à bord.

-Edessa...

-Désolée.

Ok, cette petite remarque… Elle était vraiment mal placée. Tentative d'humour ou de détente d'atmosphère à revoir. Surtout avec le soupir du yonkou.

-Je disais que je pense être patient. Je sais aussi que tout le monde à son histoire, son passé et qu'il n'a pas envie d'en parler. Et honnêtement, c'est leur problème. Les seuls gosses à bord sont les jumeaux, malgré le comportement de certaine personne que je ne nommerai pas...

Edessa sourit en le voyant regarder un point qu'elle reconnut comme la direction des cuisines. L'antre de Thatch. Un des blagueurs de l'équipage, un des compagnons du crime avec Ace et Haruta, qui l'avaient épargné depuis le début il fallait dire.

-… nous sommes tous des adultes, yoi. A moins qu'une personne vienne me voir volontairement pour en parler, je n'ai pas l'intention de me renseigner sur ce que faisaient les personnes sous mes ordres avant de joindre l'équipage, yoi.

La pirate perdit son sourire et baissa la tête, cachant ses yeux aux deux orbes bleus qui la fixaient. Elle sentit son cœur se briser quelque part sur le chemin de ses pensées.

-Néanmoins, ton cas est différent. Tu n'es pas la première dans cette situation à bord, ce mérite revient à Haruta, et tu ne seras pas la dernière, yoi. Tu as un passé très… collant, je dirais. Et il peut malheureusement être utilisé à mauvais escient si tu ne vides pas ton sac rapidement.

-Je ne peux pas… je sais ce que vous voulez, mais… vous allez me jeter…

Son masque aussi s'était brisé sur le chemin. Cela n'avait été qu'une question de temps finalement, avant que tout ne la rattrape. Elle sentit les doigts sur ses joues et sur son menton pour l'obliger à redresser sa tête. Ses yeux tombant dans ceux de son senshô à genou devant elle, ne s'étant pas aperçue que quelques larmes avaient passé la barrière de la retenue.

-Pourquoi ? Pourquoi tu crois que je vais te jeter, yoi ? Je te rappelle que si je n'avais pas un minimum de confiance en toi, tu aurais droit à un traitement comme celui de Liam, et j'aurai absolument refusé quand Ace a proposé que tu sois la marraine de Lina, yoi.

Lina, toujours sur ses genoux, ne comprenait sans doute pas pourquoi sa nounou du moment pleurait et ce que son papa disait. D'ailleurs, il reprit l'attention de la pirate en posant sa main sur son bras.

-Je t'ai vu débarquer dans ce bar avec la seule et unique idée de sauver Sabo, l'homme que tu devais espionner ou je ne sais trop quoi, parce que les histoires entre la Marine et la Révolution, je m'en fiche, yoi. Si tu n'avais pas été sincère, tu n'aurais pas réagi ainsi. J'ai appris à te connaître, Edessa et même si ce que tu étais crevait les yeux tellement c'était évident, Oyaji a vu en toi le potentiel d'être une des nôtres. Et j'y ai cru. Tu l'as prouvé plus d'une fois, yoi. Tu as eu plus d'une opportunité de nous trahir, et je ne sais pas si tu les as simplement ignorées ou tout simplement pas vues. J'aurais laissé l'histoire-là si Dragon n'avait pas envoyé son message ô combien subliminal.

Son cœur se réchauffa doucement à ce rappel d'un souvenir pourtant si douloureux. Sa détermination à sauver l'homme qu'elle aimait, son envie de reprendre sa vie là où elle l'avait mis en pause à la disparition de sa sœur. Mais la piqure de rappel de ce que Dragon avait dit tout à l'heure en son absence du pont…

-Kali m'a dit… marmonna Edessa.

-Raison de sa mauvaise humeur ? Je sais qu'elle est ta confidente, yoi. Regarde-moi.

La pirate osa à peine le regarder. Tout le monde avait du le comprendre maintenant. Peut-être pas tout à fait les bonnes choses, mais il était maintenant évident que les autre savaient qu'elle avait un passé pas très glorieux.

-Tu es une des nôtres. On se soutient les uns les autres, peu importe ce qu'on faisait avant. Je n'ai pas l'intention de te jeter de cet équipage, à moins que tu commettes une faute si grave que tu trahirais ce qui nous garde tous unis à bord, yoi. Et rappelles-toi d'une chose, Edessa… c'est ma fille que tu as sur tes genoux. Ta filleule.

La petite avait ce regard, le même que celui de Ace. Même couleur des yeux, même âme. L'âme d'une personne que l'on ne pourra qu'aimer pour l'enfant qu'elle est et la femme qu'elle sera un jour.

-Si vous savez déjà, pourquoi vous me demandez de le dire ? demanda Edessa en reniflant.

-Parce que j'ai besoin de détails, d'éléments. De bases concrètes sur lesquelles je puisse m'appuyer si un autre idiot se ramène pour remettre en cause ta fidélité à cet équipage. Je veux que tu me donnes des clefs, Edessa. Des clefs que toi seule possèdes. Des clefs qui me permettront de te protéger, toi, ma petite sœur, yoi. Autre chose… je te conseille de me parler maintenant. Ace demandera un rapport de la rencontre avec Dragon, et parce que c'est dans ton intérêt, tes frères et ta sœur de la première flotte risquent très fort de lui dire ce qu'il s'est passé avec toi. Et tu n'as pas envie qu'Ace t'interroge. Juste pour te donner une idée, je te rappellerai juste que c'est le filleul du Mei-Ô, et que si Rayleigh s'est calmé avec l'âge et le fait qu'il avait trois gosses à la maison, quand il était encore dans le milieu, je lui ai demandé plus d'une fois si sadique n'était pas son second prénom, yoi. Tout ça pour dire qu'il vaut mieux que tu me parles volontairement, plutôt que de devoir laisser Ace t'interroger. Choisis tes batailles, yoi. Tu n'as rien à perdre, si tu me parles. Si tu laisses Ace faire, il sera de mauvaise humeur et extrêmement vexé de devoir en arriver à cette extrémité pour pouvoir protéger un membre de sa flotte, sa sœur et sa futur belle-sœur…

Edessa eut un reniflement, future belle-sœur, cela était mettre la tarte au four avant d'avoir coupé les pommes.

-Je ne sais pas ce que toi et Sabo vous vous êtes dit. Ce que je sais, c'est que la dernière fois que vous vous êtes vus, vous n'étiez pas bien tous les deux, et qu'il était en colère. Dans cette situation, on parle souvent sans réfléchir. Et tu as lu tout aussi bien que moi à qui il a dédié son dernier livre, yoi, pointa Marco. Donc, si tu ne me parles pas, tu auras un Ace vexé, boudeur et blessé sur le dos. Pour avoir déjà vécu ça, je te déconseille cette option, yoi.

-Ne le saura-t-il pas tout autant si je vous parle à vous, et pas à lui ?

-Oh, tu pourras toujours lui parler, je te le conseille vivement, même si la priorité, c'est Sabo. Certes, il le prendra mal, mais moins que s'il devait t'arracher les mots de la bouche, yoi. Et je peux toujours arranger ça sur l'oreiller avec lui.

Edessa sourit doucement à l'idée. Au moins, en voilà un avec qui les discutions devaient être facile. Pas comme pour son propre fiancé qui était fermé comme une huitre. Elle laissa son senshô reprendre sa fille de ses bras et la poser sur le lit où Red était déjà, s'y installant.

Elle inspira doucement, ferma les yeux et les rouvrit, commençant alors à parler, expliquer les grandes lignes de ce qu'a été sa vie.

-Je suis entrée au service de Hina il y a plusieurs années maintenant. Je ne devais que lui fournir des infos, j'étais payé en retour et point barre. Jusqu'à recevoir la mission de trouver et tuer Hanran par tous les moyens possibles. Chose que j'ai accepté de faire, avant de savoir que c'était Sabo. Par la suite, mon refus de coopérer de nouveau à attirer Hina à se mêler de ma vie et à tout découvrir et me menacer avec ça. J'ai essayé de m'en débarrasser, un révolutionnaire a découvert la chose et l'info est remontée à Dragon aussi. Un ami a tenté de m'aider mais voilà le résultat. Un fiancé prêt à me quitter, une amie que j'arrive à blesser et un senshô que… Hina ne me lâchera pas, je suis trop importante pour elle.

Elle serra les doigts sur ses genoux, les jointures blanchissant doucement. Elle savait le pétrin dans lequel elle s'était fourrée, et les conséquences pour ses choix de vies actuelles, et sans doute les problèmes que cela pourrait poser à l'équipage. Et elle s'en voulait. Terriblement.

-Je n'ai jamais voulu tout ça, je ne suis pas une traitre. Je suis loyale et fidèle aux miens. C'est Sabo qui m'a inconsciemment ouvert les yeux. C'est grâce à lui que j'ai changé. Je n'ai jamais trahit Shirohige, je ne te trahirais jamais, vous êtes tout pour moi. Je sais que ça peut porter à méfiance avec ce que j'ai fait, et je n'en voudrais à personne de me le reprocher. Mais je suis sincère, je veux être ici, avec vous tous. Mais je m'en remets à ta décision Marco, je sais que mes actes récents ont causés des soucis. J'accepterais toutes tes décisions concernant cela.

- ENFIN on y arrive. Tu n'oublieras pas de mettre Ace au courant, de mon côté, je vais faire le nécessaire pour qu'on sache que tout ça, c'est de l'histoire ancienne et que tu es désormais une Shirohige. La prochaine fois que tu es dans une situation de ce genre, viens me voir au lieu de t'enfermer dans un cercle vicieux, yoi

Elle baissa le regard, consciente de ses erreurs, hochant positivement la tête pour signifier qu'elle le ferait. Se levant pour se préparer à partir, elle se retrouva avec deux petits bras s'agrippant à son cou et un Red se collant contre elle. Edessa ferma les yeux et embrassa le petit garçon sur le front avant de faire de même avec Lina et de enfin les laisser à leur père.


Sabo haussa un sourcil en voyant Ace sourire. Il savait ce que cela voulait dire. Et en général ça ne sentait pas bon. Surtout pour lui. Trop souvent pour lui en fait.

-Pourquoi tu souris ? Toi qui souris seule, c'est mauvais signe.

-Et toi, tu es de plus en plus paranoïaque, lui dit Ann. Me dis pas que je vais devoir te rebrancher le cerveau. Tu n'en as pas eu assez après Impel Down ?

Le révolutionnaire leva les yeux au ciel. Il y avait de quoi être paranoïaque avec des frangins comme il avait. Il retint aussi un sourire pour le commentaire sur son cerveau, il était déjà rebranché. Plus ou moins. Pour certaines choses. Mais ça, Ace n'avait pas besoin de le savoir.

-Maki a fait le reste du boulot, ne t'en fais pas. Pourquoi tu souris ?

Et avant même d'avoir sa réponse, l'expression de son frère changea et le blond fronça les sourcils. Son haki n'avait rien perçu de différent.

-Tu as entendu ? demanda Ann.

-L'Armement est ma spécialité, pas l'Observation, tu le sais, rappela Sabo. Que dit Luffy ?

-Qu'on va avoir des emmerdes.

Le révolutionnaire grimaça en voyant l'expression de Ann. Pas compliqué de la reconnaitre après avoir vu la même à la sortie de Impel Down. Il savait que ce qui les attendait au bout ne sentait pas bon.

C'est pour ça qu'en la voyant filé, il lui emboita aussitôt le pas, ne prenant même pas la peine de prévenir les autres. Ils sauront se débrouiller et ils avaient de quoi faire. Une fois de retour à la surface, ils purent voir les fils qui encadraient la ville. Pas la même façon de faire mais un air de déjà-vu.

Et apprendre la bouche de Ann que Dofflamingo est le responsable n'est pas étonnant, non, le plus étonnant est de savoir qu'il est un Tenryubito. Sabo ne l'avait jamais rencontré, juste vu des photos de lui. Mais de là à savoir d'où il venait à l'origine, cela expliquait le fait qu'en cours de chemin pour Dressrosa il ait apprit qu'il s'était retiré des Shichibukai pour finalement qu'on lui dise que non.

Et alors qu'ils allaient se mettre en route pour rejoindre Luffy et assisté en direct live à la défaite de Doffy, un bruit sourd les arrêta et Sabo porta son regard sur le plateau royal, penchant la tête sur le côté. Effectivement, celui semblait s'être affaissé et le château se mettre debout sur ses pattes courtes pour prendre la fuite. Okayyyyy…

-Donne-moi une claque derrière le crâne, demanda Ann d'une voix morne.

-Pour ? S'enquit Sabo avec le même ton.

-Parce que malgré le fait que la situation ne s'y prête pas, je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant ce château qui décide de partir en promenade… devant la géographie entière d'une île qui se modifie en quelques instants. J'aime la Grand Line pour ce genre de chose.

Le fait que Ann voit la même chose que lui, indiquait qu'il n'avait rien prit d'illicite. Et puis, rien n'était impossible ici, le maître mot de son enfance et de son éducation. La preuve en était sous leurs yeux. Sabo retira son chapeau, retournant la demande à son frère.

-Je te donnerai cette claque si tu m'en donnes une en échange, parce que je pense à la même chose que toi. Je suis le plus jeune, donc, je te la donne en premier.

Utilisant une pointe de haki pour que son frère la sente passer, il lui donna une taloche à l'arrière de la tête, attendant ensuite la sienne qui failli lui faire manger le sol s'il ne s'était pas équilibré à la dernière minute.

-Hey ! Je te l'ai pas donnée aussi forte ! s'indigna le blond en se massant le crâne.

-Divise la force pour trois de tes conneries : un, l'émerveillement. Deux, Liam. Trois Edessa. On en reparlera plus tard.

Il regarda Ann décoller et il grogna en la suivant, se massant toujours l'arrière du crâne à cause de la claque reçue. Il avait à peine usé du haki lui, là il sentait même le bout de ses cheveux roussir.


Toujours dans le sous-sol, une fois les choses mises au point, le groupe entendit clairement l'annonce qui venait d'être faite. Une chasse à l'homme. Koala regarda autour d'elle et constata l'absence de son partenaire blond alors que Josh soupirait de soulagement, il n'était pas dans la liste, une chose pour laquelle Sabo n'en voudra pas après sa tête pour sa désobéissance.

-Et zut ! Il est passé où cet abruti !

-Parti avec Ann, pointa Robin. Ne perdons pas de temps, il faut remonter à la surface !

-Il est encore entrain de faire des siennes, grogna Hack.

-Apparemment, soupira Koala en partant à la suite de Robin.


Plus loin en ville, après avoir entendu les annonces, Sabo éternua et en délogea Kurejii de son crâne. Récupérant de justesse le furet qui le foudroya de ses petits yeux.

-Tu tombes malade ?

-Non, juste Koala qui doit me casser du sucre sur le dos.

Il plaça le furet dans l'intérieur de son gilet, là où il risquerait moins de tomber et reprit le chemin à la suite de son frère.


A la surface, le petit groupe pu voir l'horreur dans laquelle ils étaient. Et Sabo qui s'était mis la malle, sans doute pour s'occuper de sa famille. Selon Koala il n'allait réussir qu'à une chose, se faire tuer en agissant ainsi.

-Josh, retourne au navire. Préviens Martin de le faire arrimer ici et de charger les caisses. Ne parle à personne, ne t'arrête pas, et prend garde. Le cypher pol est pas tendre avec nous autres.

L'adolescent hocha la tête et prit le chemin vers le port au pas de course. Mais à quelques rues de son objectif, il se retrouva bloqué par quelques marines. Il humidifia ses lèvres en cherchant quoi faire. Se faire passer pour un habitant, c'était un peu limite, surtout avec sa tenue qui n'était pas originaire de l'île. Un ancien combattant du Colisée ? Une option potable.

-Chopez-le ! C'est un révolutionnaire !

Les cinq hommes s'élancèrent vers lui et il réagit par réflexe en sortant son arme, tirant sur le premier d'entre eux, le mettant hors-jeu. Plus que quatre, il s'était fait encerclé. Et alors qu'il en visant un, un coup de sabre le blessa à la main, lui faisant lâcher son arme.

Josh esquiva plusieurs attaques, son pistolet était trop loin pour qu'il puisse le récupérer. Reculant sur les fesses contre le mur, il prit appui sur une caisse en bois pour se redresser. Il avisa un truc brillant à côté de lui et le ramassa. Une faux. Nooooon. Si ?

Josh fit quelques gestes pour voir l'équilibre, il était mauvais. La lame était plus lourde que le manche, il manquait du poids.

-D'après Koala, il faut faire avec ce que l'on trouve sur place. Vous v'nez ?

Deux hommes armés de sabres s'avancèrent avant de reculer quand il fit une demi-rotation avec son nouveau joujou. Impressionnant. Super cool en vrai. Il continua ses mouvements, prenant de plus en plus confiance en lui. Arrêtant les sabres qui essayaient de passer pour l'atteindre, faisant voler l'un d'entre eux qui se prit le bord non tranchant dans l'estomac.

Il donna un coup un peu trop franc, le poids de la lame l'envoyant un peu vers l'avant. Il allait devoir apprendre à se battre avec d'autres trucs et élargir un peu ses compétences, au moins pour avoir quelques bases de combats plus larges que son pistolet. Ça pourrait peut-être lui sauver la vie.

Le coup qu'il venait de porter ne pouvait s'arrêter et la pointe de la lame vint se ficher dans le corps du marine, le coupant presque en deux.

-Oups. Désolé.

Il regarda le marine à terre et retira la lame de son côté, lui faisant encore plus pisser le sang. Reculant de quelques pas, il regarda les autres bleus se pencher sur leur camarade.

Et il fit demi-tour, ramassant son flingue par terre au passage et courant dans la ville pour prendre un autre chemin vers le port. Evitant ainsi plusieurs groupes de marines, il n'était pas prêt à utiliser à nouveau cette arme et son flingue n'avait plus de poudre. Il ne voulait pas causer d'autres incidents comme celui-ci.

-Sabo va me tuer.

Sabo lui avait dit d'éviter tout ennui ici. S'il ne disait rien à son sempai, il ne saurait rien, pas vrai ?


Et voilà ~

J'espère que vous aurez appris quelques petits choses ! D'ailleurs on reviendra sur certains points plus tard ^^ Je vous dis à la semaine prochaine !

Ja na ! Votre chère, Evy.