Coucou les gens ! Un plaisir de vous retrouver pour la fin de cette histoire !

Avant tout, merci aux revieweurs du chapitre précédent, c'est surtout pour vous que je publie : Caramiss ; Ayahne ; Mebahiah

Ensuite, le disclaimer habituel : Rien n'est à moi, blablabla ...

Et petite note pour terminer : je suis actuellement sur les pistes de ski, mais grâce à Lenoska, vous avez le chapitre à l'heure quand même ! Merci beaucoup

Bonne lecture !


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Retour à la normale

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Jodie posa une question à laquelle Shinichi s'attendait, mais qu'il ne redoutait pas moins pour autant.

« Au fait, où est Vermouth ? Je ne l'ai pas vue ?'

Yukiko et Shinichi semblèrent soudain passionnés par le plafond, s'attirant les regards surpris de tout le groupe. Heiji semblait plus compréhensif, il avait assisté à la scène et, maintenant qu'il savait que Yoichi était Kudô, il se doutait qu'il avait volontairement laissé partir la criminelle en échange de la vie de sa mère.

« Shinichi-kun ?' Fit Jodie.

« Yukiko-san ?' Insista Black.

Shiho, Akai et Camel commencèrent à comprendre ce qu'allaient répondre les deux Kudô, mais ils gardèrent une expression parfaitement neutre, même si Shiho laissa courir ses doigts sur le canapé où elle était installée.

« Tu sais, Shin-chan… Je crois que ça fait quelques années qu'on n'a pas touché à ce plafond.'

« Tu as raison maman… Il commence à y avoir quelques fissures.'

Ils entreprirent alors de compter les défauts du plafond, mais Jodie commençait à s'impatienter.

« Ok, je suis désolé Jodie-san, mais Vermouth a réussi à s'échapper au milieu de la confusion générale.'

« Tu l'as vue ?'

« Oui.'

« Et tu l'as laissée faire ?'

« Oui.'

Jodie poussa un grognement de rage.

« Pourquoi ?'

« Elle a sauvé ma mère. Et elle savait que je préparais quelque chose. Elle n'a rien dit à l'Organisation. Alors qu'elle aurait très bien pu éviter tout ça. Je lui dois quelque chose, Jodie-san. Et depuis quelques années déjà.'

L'ex-Détective de l'Est et l'ex-Professeur d'anglais se défièrent du regard pendant quelques secondes, puis le premier décida de se justifier davantage. Après tout, il savait ce que la criminelle qu'il défendait avait fait à Jodie, et il lui devait au-moins ça.

« Je sais ce qu'elle a fait. Et si tu arrives à l'arrêter, je ne ferai rien pour t'en empêcher. Mais de mon côté, je ne vais rien tenter. Elle savait que le poison n'avait pas marché, les conséquences que ça a entrainé, les personnes avec qui j'étais en contact … Et elle n'a jamais rien dit. Et quand j'ai rejoint l'Organisation, elle savait qui j'étais. Et elle savait aussi que je n'avais pas arrêté de penser à abattre l'Organisation. Elle savait que je préparais quelque chose. Mais elle n'a rien dit. Et tout à l'heure, elle a écarté ma mère de la trajectoire de la balle que cet homme venait de tirer. Elle me devait quelque chose, c'est vrai… Mais elle s'est acquittée de sa dette il y a des années. Maintenant, c'est moi qui lui suis redevable.'

« Ca veut dire quoi ? Que tu sais où elle est mais que tu ne la livreras pas ? Que tu l'aides à se cacher ?'

« Bien sûr que non. Elle sait très bien ce que je pense de ce qu'elle a fait… Je ne suis pas en contact avec elle, et même si elle me contactait, il y aurait très peu de chances pour que je l'aide. Mais si tu l'arrêtais, je serai probablement la première personne à témoigner en sa faveur.'

« Est-ce que tu peux nous dire pourquoi est-ce qu'elle a fait tout ça ? J'ai encore du mal à croire qu'une criminelle comme elle puisse être capable de bonté et de gentillesse.'

« Il y a une dizaine d'années, nous sommes allés la voir à New York. A un moment, elle a voulu tuer Ran et moi, mais elle est tombée et Ran l'a rattrapée pour lui éviter de se tuer. Malgré ça, si je n'étais pas intervenu, elle aurait lâché. Je crois que notre petite discussion après cet épisode m'a fait gagner une bonne place dans son estime. Je crois que c'est depuis ce moment qu'elle m'aide…'

« Tu as sauvé une criminelle ?'

« Oui. Et j'ai recommencé plus tard. Parfois, on n'arrive pas à les sauver. Mais quand on peut le faire …' Il faut le faire.

De sa place, il voyait Hattori qui savait parfaitement ce qu'il voulait dire. Après tout, ils avaient déjà eu une discussion similaire. En revanche, les autres s'agitaient, prêts à entamer un nouveau débat sur Vermouth et la valeur de la vie des criminels.

Un regard vers Shinichi convainquit rapidement Heiji qu'il ne souhaitait rien d'autre que leur départ pour pouvoir essayer de retrouver une vie aussi normale que possible.

« C'est pas tout, ça, mais on a eu une rude journée, ça vous embête beaucoup si on en reparle demain ? Ou même lundi ? On a tous besoin de repos, je crois.'

Tout en parlant, il s'était levé, entrainant Kazuha avec lui. Shinichi, ses parents, le professeur, Shiho, Camel et Akai suivirent, et finalement, tout le monde s'apprêta à prendre congé. Shinichi remercia silencieusement Heiji, qui lui adressa un clin d'œil complice. Ce simple geste fit apparaître un sourire sur les lèvres de l'ex-Détective de l'Est. Peu de temps après, Heiji et Kazuha avaient quitté les lieux, non sans avoir promis une visite dans un futur proche. L'inspecteur Megure les suivit de peu, toujours un peu sonné. Ensuite, les deux Hondô saluèrent les gens qu'ils connaissaient et partirent, en même temps que le professeur. Jodie, James, Akai et Camel ne tardèrent pas beaucoup. Eri, Kogoro et Ran s'apprêtaient à partir lorsque Shiho entreprit de les imiter.

« Shiho-san, si tu veux rester, tu peux.'

« Merci, Yukiko-san, mais je crois que vous avez bien mérité le droit de finir la journée en famille, tous les trois. Je suis désolée de ne pas vous avoir dit ce que faisait Shinichi, mais je suis sûre que vous comprenez…'

« Bien sûr, Shiho-san … Mais nous aurions tout de même préféré savoir où était notre fils.' Fit Yûsaku.

« Croyez-moi, je vous comprends. Moi aussi, je me suis souvent demandé s'il allait bien ou si quelqu'un l'avait découvert… Tout cela est un peu arrivé par ma faute…'

« Ne sois pas ridicule, Shiho. Sans toi, il est évident que nous n'aurions pas réussi cette journée.'

« Merci Shinichi… Bon, je vais vous laisser. Bonne soirée. Shinichi, je t'attends demain, d'accord ? Je comprends que tes parents veuillent t'avoir ce soir.'

« Je passerai demain, sans problème. J'avoue que j'ai un peu hâte, même…'

Elle sourit et sortit, suivant les Mouri.

Une fois que la porte se fut refermée sur leurs derniers visiteurs, les trois Kudô retournèrent dans leur salon, et Yukiko leur servit une tasse de thé.

« Dis-donc, Shin-chan… Pourquoi es-tu si pressé de retrouver Shiho-san ?'

Shinichi soupira, mais il était intérieurement soulagé de voir le sourire moqueur de sa mère. En toute honnêteté, ses parents lui avaient horriblement manqué. Et il avait beau avoir 24 ans, il était bien content que ses parents l'accueillent comme ils le faisaient.

« Il faut qu'elle m'enlève le traceur. Je sais qu'ils ne vont pas regarder les programmes – enfin, j'espère – mais je ne suis pas spécialement à l'aise d'avoir tous mes mouvements enregistrés.'

« Le traceur ?' Demanda son père.

« Elle a passé des mois dessus… Implanté dans mon avant-bras – on a maquillé la cicatrice – rechargeable par les mouvements que je fais et complètement indétectable.'

Les parents échangèrent un regard inquiet puis posèrent les yeux sur le bras de leur fils, mais ne remarquèrent strictement rien. Shinichi avait son sourire en coin caractéristique, et ils décidèrent de se détendre, à présent que tout cela était terminé. Ils passèrent donc la soirée à discuter, essentiellement sujets légers, mais parfois aussi de ce qu'ils avaient fait pendant cinq ans.

Le lendemain, Shinichi sortit silencieusement de sa chambre, laissa un mot bien en évidence sur la table du salon pour dire qu'il allait chez Shiho et se rendit rapidement chez son amie. Sans surprise, elle ouvrit la porte à l'instant où il sonna. Malgré l'heure matinale – il était 8h30 – il était évident qu'elle l'attendait. Il ne lui fallut que quelques minutes pour retirer le traceur, mais elle lui rappela que les effets de l'anesthésie locale mettraient un peu plus de temps à se dissiper. Après quelques minutes de bavardage, elle l'enlaça amicalement avant de le laisser partir pour rejoindre sa famille. Il lui avait proposé de se joindre à eux, mais elle estimait qu'il pouvait avoir un week-end pour faire une pause.

Lorsqu'il rentra, il était à peine 9h, mais sa mère l'accueillit avec presque autant d'émotion que lors de son retour de la veille, tout en le réprimandant pour n'avoir pas attendu leur réveil pour partir. Son père avait un sourire amusé sur le visage, qu'il conserva pendant qu'ils prenaient le petit déjeuner ensemble. Yukiko parlait de tout et de rien, et Shinichi et son père l'écoutaient en souriant et en émettant des réponses courtes aux moments adéquats.

En fin de matinée, il eut la surprise (façon de parler : il s'y attendait un peu, tout de même) de trouver Heiji devant son portail, sans Kazuha.

« Salut Kudô ! Tu as la permission de sortir ?'

Shinichi fusilla son ami du regard, mais tourna rapidement la tête vers l'intérieur de sa maison pour annoncer son départ à ses parents. Il sortit précipitamment et claqua la porte avant que sa mère n'ait pu dire un mot. Il rejoignit ensuite Heiji et les deux garçons se dirigèrent vers le parc. Ils s'assirent dans un coin plutôt discret, à l'ombre d'un arbre.

« Merci.'

« Je t'en prie Kudô. Je n'allais pas te laisser enfermé toute la journée.'

Shinichi sourit, et entama une joyeuse conversation avec son ami. Heiji lui raconta qu'il avait commencé ses études à l'école de police d'Osaka – comme son père – puis qu'il s'était fait transféré à Tokyo, et qu'il commençait déjà à en avoir marre et pensait revenir à sa première idée, ouvrir une agence de détective.

« Ca ne m'étonne pas de toi, Hattori !'

« Quoi ?'

« Honnêtement, je n'étais même pas sûr que tu finisses l'école de police. Je pensais que tu n'aimerais pas l'ambiance et que tu ne te sentirais pas à l'aise avec toute cette hiérarchie alors que tu as l'habitude de travailler en parallèle aux équipes de police, pas sous leurs ordres.'

Heiji soupira.

« Et toi, Kudô, qu'est-ce que tu veux faire ?'

« Une pause.'

« C'est vrai ?'

« Pas vraiment. Sincèrement, je me sens prêt à reprendre le travail… Mais je dois d'abord reprendre une vie normale. Mes parents n'apprécieraient pas vraiment que je reparte avec le FBI aux Etats-Unis… '

« Je les comprends…'

« Moi aussi. Franchement. Mais ils en font un petit peu trop. J'ai entendu mon père et Black se disputer, quand je n'étais pas censé être là. Mon père a dit qu'il lui faisait confiance, et que Black ne m'avait pas assez surveillé alors qu'il aurait dû se douter que je ne resterais pas tranquille. Honnêtement, j'avais dix-neuf ans ! Et hier soir, j'ai dû passer la soirée à écouter la vie de tous nos voisins jusqu'à je ne sais pas quelle heure, parce que ma mère ne voulait pas me laisser aller me coucher. Et dans la nuit, ma mère est venue dans ma chambre vérifier que je n'avais pas disparu. J'ai le sommeil léger, je l'ai entendue. Elle s'est excusée, mais elle n'est pas repartie tout de suite. Et quand je suis rentrée de chez Shiho, ce matin (j'avais laissé un mot, pourtant) j'ai cru que je n'étais pas rentré à la maison depuis une semaine, vu l'accueil que j'ai eu…'

« Ils sont inquiets pour toi. Après tout, tu es allé infiltrer l'Organisation tout seul'

Shinichi perçut l'accent de reproche dans la voix de son ami.

« Je sais. Mais je suis revenu. Tout ça est terminé. Et même si j'adore mes parents et que je suis content de les retrouver, j'ai vingt-quatre ans, Hattori, pas sept. Sérieusement, je crois que je vais aller demander l'asile à Shiho ou Akai.'

Il avait le sourire et semblait plaisanter, mais son ami remarqua tout de même qu'il pensait ce qu'il disait.

« Et pour Neechan ?'

« C'était gentil de ta part d'être venu enquêter sur sa disparition si rapidement. Même en sachant que tu avais peu de chances de trouver quelque chose.'

« Comment tu sais que … ?'

« J'étais là aussi. Avec Shiho. C'est elle qui a trouvé la lettre de Vermouth, d'ailleurs.'

« Je vois… Tu étais le 'Détective privé' qui a accepté que j'enquête. '

« Gagné.'

Les deux garçons échangèrent un sourire complice, comme au bon vieux temps. Cela soulageait beaucoup Shinichi, le fait que son meilleur ami ne semble pas lui en vouloir et l'aide à vivre normalement.

Ils n'eurent pas le temps d'en dire plus : Kazuha – trainant Ran – entra dans leur champ de vision, absolument ravie d'avoir retrouvé son amie, et semblant avoir oublié ce qui s'était passé la veille. Evidemment, c'était plus facile pour elle, qui ne pouvait pas saisir toutes les implications de ce qui aurait dû être une simple journée de travail, mais qui s'était soldée par le retour de Ran et Shinichi après la chute d'un grand groupe de criminels.

Après une ou deux secondes de gêne, Ran retrouva presque instinctivement sa place auprès de son ami, qui passa tout aussi spontanément son bras autour des épaules de la jeune fille. Shinichi sourit, et Ran l'imita inconsciemment, sous le regard amusé des deux natifs d'Osaka. Même si tout n'était pas encore arrangé entre eux, ça prenait le bon chemin.


Voili-voilou ...

Euuuh ... qu'est-ce que je peux dire ?

Fin ? 0:-)

J'espère que ça vous a plu, et je vous dis au mois prochain pour l'épilogue, normalement ...

Attendez, partez pas ! Laissez-moi votre avis, s'il vous plait *air suppliant*