Bonjour tout le monde ! Pour commencer, je tiens à m'excuser pour le temps que j'ai pris pour écrire ce chapitre. Mais, comme excuse, je pourrais vous dire que les cours, et interrogations à la clef, ont repris et m'ont pris tout mon temps. Ces excuses pitoyables de côté, je tiens à vous remercier pour vos reviews ! Elles sont géniales et m'ont franchement aidées lorsque j'ai eu mon passage à vide avec le foutu syndrome de la page blanche. Je déteste être ainsi. Donc, merci pour les commentaires, ils m'ont refilé le coup de pied au derrière que je nécessitais ^^
Ensuite, ce chapitre me plait parce que j'ai enfin pu faire apparaître un personnage important. Rien que pour ça, je suis contente ^^ Pour finir, j'ai reçu pas mal de propositions pour le titre et je les remercie du fond du cœur ! :)
Et, pour finir sur une bonne note, que les défenseurs du 1827 se rassurent, à partir de ce chapitre, le couple va enfin commencer à se construire ^^ (mais lentement parce que je suis une auteur sadique). Voilà, c'est tout pour la plus longue note d'auteur que j'aie jamais écrite.
Le coup partit si vite que Tsuna ne sut le voir et il se laissa tomber en arrière, sa joue le cuisant et du liquide rouge sang coulant le long de son visage.
L'adolescent se releva, une main portée à sa blessure pour voir les dégâts, et observa sans un mot son assaillant. Ce dernier émettait des flammes oranges mêlées de rouge avec ses mains et semblait sur le point de commettre un meurtre.
Le sien se rappela le goûteur en s'éloignant au plus vite de celui qui s'était proclamé son tuteur.
- Où vas-tu déchet ?, demanda avec inquiétude Xanxus tout en fouillant dans ses poches pour en sortir ses revolvers, Le cours n'est pas encore fini.
« Hieeeee ! » voulut hurler l'adolescent avant de se rappeler que cela ne ferait que le ralentir. S'il voulait rester en vie, il aurait à courir, et vite.
Alors qu'il traversait les couloirs abîmés suite aux emportements des mafieux, Tsuna songea brièvement à ce qu'avait été sa vie durant les dernières semaines.
Lorsqu'il était revenu au manoir avec la nouvelle version de Natsu, la Varia l'avait accueilli avec un reniflement méprisant, pour Xanxus, un cri tout en secouant son épée, pour Squalo, un rire effroyable, Bel bien sûr, et de l'indifférence pour la petite grenouille. Puis, Basil s'était exclamé, avec un regard appuyé à l'encontre du Boss de la Varia, que le petit goûteur était désormais apte à maîtriser les flammes.
Donc, depuis cette journée fatidique, Tsuna avait eu à affronter les enseignements pour le moins particuliers de Xanxus et essayer de rester en vie lorsque ce dernier s'énervait. Ce qui arrivait très, trop selon l'adolescent, fréquemment.
Néanmoins, la méthode d'enseignement Xanxus portait ses fruits car le petit brun savait désormais utiliser à son plein potentiel Natsu et pouvait envoyer des flammes dangereuses, vu les dégâts qu'il avait causé dans le jardin du manoir, à volonté. Cependant, tout chose avait son côté négatif et celui-ci était le fait qu'il avait été éloigné du Préfet de Namimori depuis presque un mois. Et lorsqu'il se souvenait que Hibari ne mangeait quasiment pas sans la présence de son goûteur, une pierre semblait s'enfoncer sans pitié dans ses tripes.
Même s'il savait que le Comité était coupable de la mort de ses parents ainsi que de celles de biens des innocents, Tsuna n'arrivait pas à détester le Préfet. Peut-être parce qu'il savait depuis longtemps que le garçon était un homme terrible. Ou alors parce qu'il n'avait pas de souvenirs concernant sa famille. Tsuna ne savait pas quelle était la raison de cette absence de haine et il préférait ne pas chercher à savoir. Quelque chose en lui, le faisait frissonner chaque fois qu'il s'interrogeait sur son amnésie et sur la présence du Comité en Italie.
Donc, l'adolescent fuyait la vérité de toutes ses forces. Tout comme il fuyait à présent les assauts de Xanxus. Une flamme passa en vrombissant à quelques centimètres de son nez et il se jeta contre un mur couvert d'une tapisserie sublime qui avait dû coûter plus que le manoir entier et retint un gémissement d'horreur en voyant que l'œuvre d'art se consumait lentement sous le feu bicolore.
- Arrêtes de fuir et attaques comme un homme, déchet, lui lança le responsable de ce désastre avec un sourire de mauvaise augure.
- Hiiiiiiie !, répondit sans pouvoir retenir ses tremblements le petit brun.
Tsuna jeta des regards épouvantés autour de lui et gémit une nouvelle fois en constatant que Natsu ne se trouvait nulle part. Comme s'il savait qu'on le cherchait, une petite bouille féline, couverte d'une casquette avec des flammes oranges en sortant, jaillit timidement du bout du couloir et croisa le regard de son maître.
- Grao !, miaula Natsu en s'éloignant aussitôt de frayeur.
Tsuna ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Lui aussi était effrayé au possible en faisait face à Xanxus et comme le petit lionceau partageait ses états d'âme, il était prévisible que Natsu réagisse ainsi. Alors, évitant par chance une nouvelle volée de flammes de la part de Xanxus, trébuchant ensuite sur un de ses lacets défaits, tombant sans élégance sur son nez, croisant le regard étonné et moqueur de son enseignant, le petit goûteur put se relever et rejoindre au plus vite la créature constituée de ses flammes. Une fois qu'il eut posé ses mains sur la fourrure étonnamment chaude du lion, des étincelles orangées les entourèrent et l'adolescent se retrouva habillé du long manteau noir ainsi que des gants blancs qui se transformèrent aussitôt en gantelets en métal. Tsuna dirigea une main vers le bout du couloir où allait bientôt apparaître Xanxus et l'autre derrière lui. Une lumière étincelante se concentra autour de ses deux paumes et il sourit avec une sombre satisfaction. Les rôles avaient été échangés, maintenant c'était à Tsuna de menacer l'adulte.
Xanxus arriva bien vite et écarquilla faiblement ses yeux en voyant le brasier qui allait bientôt l'atteindre. Ses mains saisirent avec force ses revolvers et il sourit de manière carnassière en pointant le bout de ses armes vers l'adolescent.
Le déchet aux cheveux longs allait encore hurler en voyant les dégâts.
Son sourire s'élargit et il fit feu.
Reborn porta un doigt à sa bouche et contempla sans un mot le corps ensanglanté qui gisait à ses pieds. S'il pouvait faire confiance à ses apprentis-laquais, Yamamoto et Gokudera, la poupée de chiffon grandeur nature était en réalité un terrible tueur à gages. L'hitman se pencha pour relever la tête inerte de l'homme en le saisissant par le cou et regarda sans un mot ni une expression, l'expression douloureuse de ce dernier. Des yeux papillonnèrent faiblement et croisèrent les siens.
- Re..., marmonna l'homme en ne bougeant pas alors que Reborn continuait à serrer sans douceur son cou, Reborn, t'aurais pas grandi ?
Le Conseiller du Comité poussa un faible soupir inaudible et se renfrogna en songeant qu'il aurait à récompenser ses laquais. Ils avaient trouvé la bonne cible.
- Yamamoto, Gokudera, lança-t-il en lâchant le corps du tueur et en se tournant vers les deux adolescents qui étaient restés en retrait. Bon boulot, votre entraînement a été supprimé pour les deux semaines qui suivent.
Les deux jeunes sourirent sans pouvoir contrôler leur joie et hochèrent vivement leurs têtes. Ensuite, Reborn se concentra à nouveau sur l'homme qui était toujours au sol et s'accroupit pour se mettre à son niveau.
- C'est tout ce que tu avais à dire Shamal ?, demanda-t-il en penchant légèrement sa tête sur le côté avec une grimace dépitée. Tu me déçois profondément.
L'homme eut un petit sourire ensanglanté et se frotta nerveusement sa chevelure brune pour évacuer sa tension. Ce faisant, un petit nuage de particules de poussière se dégagea et Reborn passa aussitôt à l'attaque. Il dégaina son revolver vert et tira dans le vide, souriant lorsque les particules tombèrent au sol en vrombissant. Les yeux de Shamal se plissèrent et il poussa un petit gémissement en voyant que son coup avait échoué et que ses précieux moustiques gisaient désormais sans vie.
- Toujours aussi alerte, hein ?, grogna joyeusement le tueur.
Reborn frémit et se tourna vers les adolescents pour les tancer vertement.
- Je retire ce que j'ai dit, fit-il en les fusillant du regard tout en agitant son revolver de façon menaçante, Entraînement intensif dès notre arrivée au Japon.
- T'aurais pu vérifier s'il avait encore ces foutus moustiques, imbécile de fana de baseball !, maugréa à voix basse Gokudera.
- Ha Ha, rit nerveusement Yamamoto en regardant ailleurs, J'avais oublié...
- Bon, soupira Shamal en se levant tranquillement et en époussetant soigneusement sa longue chemise blanche de docteur. Que veux-tu cette fois-ci ? Je t'ai pourtant déjà dit que je ne sais pas où se trouve la Varia.
- C'est pour autre chose, révéla Reborn en rangeant son arme pour ensuite s'asseoir sur une des chaises branlantes de la salle miteuse où ils se trouvaient. Je prévoie de faire un échange avec les Vongola.
- Ah, fit sobrement le présumé docteur en prenant place à son tour sur une chaise, Et je serais l'un des captifs. Et l'autre ?
- Le goûteur du Préfet. Il suscite pas mal de convoitise parmi la Mafia ces derniers temps.
- Je ne comprends pas, renifla dédaigneusement le tueur, Si c'était une fille, j'aurais compris. Mais un bête garçon capable de trouver du poison...
- Dans tous les cas, le coupa le Conseiller, Es-tu prêt à coopérer ?
- Bien sûr, sourit Shamal en s'étirant, En souvenir de notre jeunesse !
Reborn sourit à son tour et se leva pour marcher vers la porte. Il fit un bref signe aux adolescents pour leur faire comprendre qu'ils auraient à surveiller l'adulte et sortit pour se rendre à la salle de réunions du Comité de Discipline en Italie. Depuis l'enlèvement de Tsuna, Hibari résidait dans la dite salle et faisait passer le temps en remplissant les formulaires et autres paperasses en retard.
- Alors ?, grogna le Préfet.
- Il ne nous reste plus qu'à contacter la Varia et tout se mettra en marche, lui répondit sérieusement l'adulte.
L'adolescent hocha lentement la tête avec satisfaction et baissa ses yeux sur un rapport alarmant sur des activités illicites à Namimori. Ces derniers temps, les escarmouches s'étaient multipliées et il y avait des rumeurs parmi ses troupes que les Millefiore avaient commencé à bouger.
- Déchet, dit Xanxus alors qu'ils mangeaient calmement le soir.
Tous levèrent les yeux, se demandant à qui il s'était adressé et le fils du Neuvième Vongola fronça ses sourcils avec agacement pour lancer un verre de vin vers Tsuna. Ce dernier l'évita difficilement et soupira en sentant la sensation, désormais familière, du liquide couler le long de ses cheveux. Ce devait être la deuxième fois de la journée et il commençait à s'énerver sur ce fait.
- Qu'y a-t-il ?, demanda-t-il poliment en posant tranquillement ses couverts dans son assiette.
- Prépares tes valises, tu dégages demain.
La nouvelle le fit sursauter et il contempla avec surprise le chef de la Varia, cherchant à comprendre la raison de tels mots.
- VOOOOI, hurla à ses côtés Squalo en lui éclatant ses tympans, Expliques-toi, stupide Boss !
Xanxus tiqua et lui envoya un autre verre, de cognac cette fois, pour le faire taire. Une fois le silence obtenu, il soupira d'agacement à l'idée de devoir parler plus longtemps et se tourna vers Basil.
- Toi, déchet du CEDEF, dis-leurs.
Le châtain sourit aimablement et se leva pour attirer l'attention de tous les convives présents.
- Nous avons été contactés il y a peu par le conseiller du Comité. Ils veulent procéder à un échange avec Sawada-dono et nous avons accepté.
- C'est qui l'autre ?, demanda Bel en jouant avec son couteau pour ensuite le lancer vers le chapeau de Fran.
Ce dernier ne réagit pas et continua à manger tranquillement son rosbif.
- Shamal, répondit Basil, Il était l'un de nos meilleurs alliés et c'est une aubaine de le récupérer.
- Mais je croyais que ce gamin était plus important que nos troupes, souleva l'homme aux moustaches qui s'était révélé être Levi-A-Than, Alors, pourquoi on s'en débarrasse ?
- Sawada-dono a assimilé tous nos enseignements, Levi-dono, sourit le châtain, Il nous sera plus utile au Japon avec le Préfet du Comité.
- C'est le plan du vieillard après tout, grogna Xanxus en avalant une lampée de whisky. Foutu vieillard.
- Ushishishi, rit Bel en envoyant des cuillerées de purée vers Fran, Le Nono a donc pensé à tout.
- C'est exact, approuva Basil en hochant solennellement la tête. Nous devons donc rendre Sawada-dono au Comité même si nous ne le voulons pas.
Tsuna, qui avait gardé le silence durant la conversation, remarqua alors le regard triste et hanté du châtain et se rappela que ce dernier s'en voulait toujours de ne pas avoir su le protéger. De plus, il allait à nouveau le laisser tomber en l'obligeant à rejoindre Hibari. Le goûteur du Comité soupira faiblement en se demandant depuis quand il était si doué en compréhension des états d'âme des gens qui l'entouraient.
« C'est l'Hyper Instinct qui fait ça. »
La voix d'Ieyasu le fit sursauter, faisant rencontrer son genou avec le bois de la table, causant de ce fait l'ébranlement de ses couverts. Tous les regards se tournèrent vers lui et Tsuna rougit furieusement avant de se lever brusquement pour sortir de la pièce en prétextant qu'il allait faire ses valises.
- Comment fais-tu pour me parler ainsi ?, siffla entre ses dents l'adolescent en grimpant les divers escaliers qui menaient vers sa chambre.
« Qui sait ? » répondit avec un ton joueur la voix de son esprit. « Peut-être parce qu'il y a quelque chose dans ce manoir qui stimule mon pouvoir ? »
- Quoi donc ?
« Demandes à ton petit ami l'héritage des Vongola. Tu es en droit de le recevoir désormais. »
- Basil n'est pas mon petit-ami, riposta aussitôt Tsuna en rougissant faiblement sous les insinuations de l'esprit.
« On y croit. » souffla avec amusement Ieyasu. « Vas plutôt lui demander l'héritage. Il est temps. »
Tsuna soupira et fit demi-tour pour se rendre dans la salle à manger où se trouvaient encore les membres de la Varia. Il entra en coup de vent, saisit la manche du châtain et l'emmena à sa suite dans les dédales du manoir. Une fois certain que les autres tueurs ne le suivaient pas, l'adolescent aux cheveux ébouriffés se tourna vers Basil et l'observa sans dire mot.
Ce dernier réprima un mouvement de recul en voyant la suspicion dans les prunelles ambrées du goûteur et resta de marbre.
- Basil, commença d'une voix hésitante Tsuna, j'aimerais que tu fasses quelque chose.
- Tout ce que vous voudrez, répondit le châtain en s'attendant au pire.
- Donnes-moi l'héritage des Vongola.
Les traits du dernier membre du CEDEF s'affaissèrent et il dut s'appuyer contre un mur pour ne pas perdre son équilibre. De toutes les choses que Tsuna pouvait lui demander, celle-là était la pire car Basil ne pouvait y répondre.
- Non, refusa-t-il à contrecœur.
- Pourquoi ?, demanda le brun aussitôt.
- L'héritage des Vongola s'est perdu la nuit de notre confrontation avec le Comité. Vous ne pourrez jamais l'acquérir, Sawada-dono.
Tsuna plissa ses lèvres et fronça ses sourcils. Il s'était attendu à quelque chose de surprenant qui le conduirait sur les traces de sa famille. Cependant, ses espoirs avaient été déçus avec la disparition de l'héritage. Il n'y avait rien à faire mais l'adolescent ne pouvait s'empêcher d'en vouloir au Préfet pour lui avoir à nouveau empiré la vie.
« Il reste une autre option. » lui souffla gentiment Ieyasu. « Demandes-lui le Péché. »
- Dans ce cas, dit Tsuna en suivant les conseils de la voix, Je veux le Péché des Vongola.
Les yeux du châtain s'écarquillèrent et il se ressaisit pour s'incliner cérémonieusement avant de lui faire signe de le suivre.
Ils marchèrent longtemps dans les couloirs du manoir, traversant des parties qui avaient été inhabitées depuis des années et finirent par arriver devant les portes grandes ouvertes d'une salle immense aux multiples tentures qui avaient été, durant leur splendeur, d'un rouge bordeaux impressionnant mais qui n'étaient plus que des morceaux de tissus défraîchis et mangés par les mites. Des toiles spectrales d'araignées s'étendaient artistiquement dans la salle, tombant en arcs gracieux le long des colonnades gravées de feuilles de vignes et reposant sur le sol couvert d'une épaisse couche de poussière.
Tsuna s'avança précautionneusement à travers l'allée qui délimitait les deux moitiés de la salle et observa avec admiration les décors qui ornaient les murs. Des peintures, désormais brouillées et couvertes de saletés, qui avaient jadis été étincelantes et magnifiques, se trouvaient entre chaque colonne et étaient entourées des rideaux. L'adolescent retint son souffle en admirant cette scène de magnificence déchue et continua à avancer, ses pieds laissant des empreintes dans la poussière vierge de toute trace. Il s'arrêta enfin devant un petit escalier de trois marches qui devait avoir été recouvert d'une épaisse moquette et les gravit pour se retrouver devant une forme volumineuse. Tsuna avança lentement une main, ayant l'impression de bouger dans de l'eau, comme si l'air s'était solidifié autour de lui, et la posa doucement sur l'objet inanimé. Il fit ensuite glisser sa main pour enlever la poussière qui y traînait et retint sa respiration lorsqu'une nuée de particule voleta dans l'espace. Il écarquilla alors les yeux en remarquant l'étoffe posée sur l'objet qu'il venait d'épousseter et se pencha pour l'observer de plus près.
C'était une cape qui avait échappé aux ravages des mites et était douce au toucher. L'adolescent fit glisser ses doigts sur le tissu soyeux et le souleva pour l'étendre devant lui. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et il laissa échapper une exclamation. La cape ressemblait en tous points à la première transformation de Natsu. Il remarqua alors les diverses breloques qui pendaient, accrochées à un bord de la pèlerine et les enleva pour mieux les voir. Un bref éclat de lumière jaillit lorsque ses doigts entrèrent en contact avec les objets et il lâcha le vêtement de stupeur.
Se reprenant, Tsuna saisit à nouveau les breloques et les observa avec attention. Il y avait une petite broche avec le blason des Vongola et un grand I romain qui le traversait en son milieu, une clochette en une matière qu'il ne connaissait pas qui tinta faiblement lorsqu'il la prit en main et un petit flacon contenant un liquide sombre et séché. Sentant que c'était ce qu'il était venu chercher, l'adolescent prit les trois objets et les plaça dans sa poche. Ensuite, il se tourna vers l'entrée de la salle, où était resté Basil, et le rejoignit rapidement.
- Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez, Sawada-dono ?, demanda gentiment ce dernier.
Tsuna acquiesça, ne voulant pas parler. Depuis qu'il était entré dans la salle, une boule de tristesse et de regrets s'était formée dans sa gorge et il n'avait pas confiance en ses talents d'acteurs pour ne pas inquiéter le châtain.
Celui-ci lui jeta un regard qui n'était pas dupe et lui sourit aimablement avant de tourner les talons pour partir. Tsuna lui emboîta aussitôt le pas, ses yeux s'accrochant au portrait qui trônait au bout de la salle. Bien qu'il soit éloigné, le brun put tout de même distinguer une silhouette masculine portant un costume noir et la cape qui gisait désormais dans la poussière. Cependant, le visage de l'homme du portrait n'était pas visible, caché par les multiples toiles d'araignées.
Deux jours après, Tsuna fut emmené dans un avion privé qui était dans l'un des nombreux hangars loués aux frais des Vongola dans leur aéroport privé, ne donnant ainsi aucune indication à l'adolescent sur leur localisation. Cependant, toute idée de localisation disparut de l'esprit du jeune lorsqu'il vit l'appareil ainsi que leur piste de décollage.
- On va vraiment monter là-dedans ?, demanda le brun en essayant du mieux qu'il le pouvait d'empêcher ses jambes de trembler.
Resserrant autour de lui son épaisse doudoune fourrée, généreusement offerte par les membres de la Varia qui ne voulaient pas s'encombrer d'un cadavre inutile, il avança difficilement à travers les congères et grelotta en se demandant pourquoi il faisait si froid alors que le mois de septembre venait seulement de commencer.
Bel le regarda avec un sourire moqueur et acquiesça lentement, récoltant de la part du goûteur un cri d'horreur. Il était vrai que l'avion n'inspirait pas confiance et que la petite piste de décollage pouvait donner des frissons au plus endurci des pilotes. Cependant, le pire était le fait que l'aéroport se trouvait au creux de deux chaînes de montagnes et qu'ils risquaient de s'écraser contre la roche si leur pilote manquait d'adresse.
Tsuna verdit et entra dans l'avion avec l'air du condamné à l'échafaud. Il se dirigea ensuite vers les sièges et vira au bleu prononcé en voyant l'état de ceux-ci. Des seaux étaient posés devant chaque banquette et cette dernière était composée en tout et pour tout d'un morceau de mousse jaune et de sangles pour retenir le passager au dossier du siège.
« Je vais mourir. » pensa calmement Tsuna en prenant place sur la banquette.
« Pourquoi ne pas utiliser Natsu pour suivre l'avion ? » proposa Ieyasu avec compassion. « Tu pourrais utiliser sa forme en manteau pour ne pas mourir de froid. »
« Ça ne me dérangerait pas le moins du monde » avoua l'adolescent en posant sa tête sur l'un des hublots de l'avion alors que les mafieux s'installaient à leur tour. « Mais je pense qu'ils n'apprécieraient pas... »
Comme s'il avait entendu les pensées du garçon, Squalo se tourna vers lui et lui jeta un regard menaçant. À moins qu'il ne soit sympathique. Il était difficile de savoir ce que pouvait bien penser l'épéiste vu qu'il était constamment enragé.
Tsuna préféra baisser ses yeux et joua distraitement avec l'une des sangles de son siège. Un poids se fit sentir à sa droite et il se tourna pour croiser le regard azuré de Basil.
Ce dernier lui fit un petit sourire avant d'attacher soigneusement sa ceinture. Il se pencha ensuite vers le brun.
- Que se passe-t-il, Sawada-dono ?, demanda-t-il en pointant le teint extrêmement pâle de l'adolescent.
- Rien, bredouilla le garçon aussitôt, Juste le mal de l'air.
- Mais nous n'avons toujours pas décollé, s'étonna Basil.
Tsuna fit un sourire nerveux et regarda vivement par le hublot pour remarquer que l'avion tanguait faiblement sous le vent qui venait de se lever. Il verdit.
- Déchet, lança Xanxus en ouvrant la porte du cockpit, Ne gerbes pas partout.
Le goûteur regarda avec surprise, et un peu d'horreur également, le Boss de la Varia s'installer sur le siège du pilote et se servir un verre de cognac.
- C'est lui qui pilote ?, demanda Tsuna avec une voix suraiguë à son ami d'enfance retrouvé depuis peu.
- Oui, sourit Basil, Xanxus-dono est un pilote émérite.
- Mais il est complètement ivre !, protesta l'adolescent alors que l'avion tanguait à nouveau.
L'appareil se mit à avancer en cahotant, son aile droite raclant le flanc de la montagne et Tsuna se mit à prier ses ancêtres pour le salut de son âme. Puis, le pire arriva. L'avion était maintenant sur le bord du pic et pouvait basculer d'un moment à l'autre dans le vide pour s'écraser deux cents mètres plus bas dans la neige.
-Il ne faudrait pas qu'on prenne un peu d'élan pour décoller ?, demanda le brun avec anxiété.
- Ne vous inquiétez pas, Sawada-dono, Xanxus-dono sait ce qu'il fait.
Un « Merde. » se fit entendre depuis le cockpit et l'avion piqua subitement du nez, tombant comme une pierre vers une mort certaine. Serrant ses dents, il avait trop peur pour prendre la peine d'hurler, Tsuna ferma ses yeux et attendit la mort, regrettant l'absence de Natsu, qui se trouvait pour le moment dans une boite au fond de l'appareil, et pria.
Un bruit de cristal brisé résonna dans le silence angoissant de leur chute et une soudaine lumière éclaira l'avant du véhicule. Tsuna ouvrit ses yeux et observa avec fascination les flammes qui sortaient des vitres du cockpit et stabilisaient l'avion. Leur chute ralentit et le moteur de l'appareil se mit enfin en marche. Une fois qu'ils furent en rythme de croisière, le jeune goûteur verdit et se pencha vers le seau. Il venait de lui trouver une utilisation cruciale pour éviter les foudres de Xanxus.
Ce jour-là, la célèbre fontaine de Trevi était entourée d'une foule de touristes qui venaient profiter des derniers rayons de soleil du mois de septembre pour prendre des photographies des statues. Cependant, il y avait quelques personnes qui n'en faisaient de même.
Ainsi, un jeune asiatique aux yeux gris perçants se trouvait nonchalamment appuyé contre la grille qui protégeait l'entrée de l'église mitoyenne. De l'autre côté de la place, se trouvant assis à la terrasse d'un glacier où traînaient les touristes en quête de rafraîchissements et sucreries, un homme aux traits cachés sous l'ombre de son fedora buvait depuis plus d'une demi-heure un expresso.
Bref, il y avait une multitude de personnes qui, si on les observait soigneusement, se montraient immensément soupçonnables.
Il ne fallut pas deux secondes aux membres de la Varia pour s'en rendre compte.
- Bon, qui s'y colle ?
Des regards se baissèrent et Squalo soupira avec force, faisant sursauter une vieille dame qui était agenouillée près de leur cachette.
- Bande de malappris, pesta cette dernière en se levant pour aller au fond du bâtiment.
Les hommes la regardèrent partir avec indifférence et se concentrèrent à nouveau sur leur problème. Qui irait rencontrer les hommes de main du Préfet et lui remettre son goûteur.
- Je vois, renifla avec mépris l'épéiste aux cheveux d'argent. Dans ce cas, on le fera à la courte paille...
Des morceaux de bois, un tabouret qui n'avait pas fait long feu sous l'épée de Squalo, furent distribués et Tsuna observa avec amusement les têtes mortellement sérieuses des mafieux. Chacun d'eux semblait prier Dieu pour avoir la main heureuse et ne pas récolter du fardeau. Au signe du second de la Varia, les hommes montrèrent leurs morceaux et ce fut un Basil assez perplexe, il était pourtant certain que son morceau de bois était plus grand, qui récolta du grand honneur.
Il escorta donc Tsuna vers la fontaine de Trevi. Pour ce faire, ils durent sortir de l'église où ils étaient jusqu'alors cachés et marcher vers le lieu de rendez-vous. Quand ils furent devant, deux hommes habillés en civils les accostèrent aussitôt pour les emmener à la terrasse où buvait tranquillement Reborn.
- Tu es bien jeune pour faire partie de la Varia, fit ce dernier lorsque les deux adolescents furent assis.
- Vous êtes bien âgé pour être l'un des bébés les plus puissants de la Mafia, répliqua doucement Basil en acceptant avec plaisir une tasse de thé que leur proposait une serveuse à la solde du Comité.
Le Conseiller ne releva pas, faisant s'interroger Tsuna sur la phrase que venait de dire le châtain.
- Où est Shamal-dono ?, demanda alors Basil en passant aux choses sérieuses.
- Le gigolo qui drague les deux parisiennes devant la fontaine, répondit calmement Reborn en montrant du menton l'endroit désigné.
Le châtain hocha la tête avec satisfaction et se leva doucement. Remarquant les deux hommes qui se trouvaient derrière lui, il se tourna vers le tueur qui sirotait toujours son expresso et le regarda avec un air indéfinissable.
- Si jamais Il tente de faire un mouvement, susurra sombrement l'adolescent en se penchant pour placer ses mains des deux côtés de la tasse de café de l'homme, Les Vongola mettront aussitôt en marche le plan.
- Je préviendrai le Préfet dans ce cas, répondit gravement le brun en s'essuyant délicatement la bouche avec une serviette blanche.
Sur ce, Basil partit en marchant normalement, comme s'il venait de parler avec un vieil ami. Les hommes du Comité ne firent rien, le laissèrent s'approcher de Shamal et l'entraîner avec lui dans l'église qui se trouvait dans un coin de la place. Hibari, qui se tenait appuyé contre la grille de celle-ci, les gratifia d'un regard inexpressif auquel Basil répondit en hochant lentement la tête. Ensuite, ils entrèrent dans l'église pour ne plus en ressortir.
- Illusions, marmonna entre ses dents le Préfet. L'Ananas.
Il baissa sa tête pour contempler avec animosité les pavés qui brillaient au soleil de l'été italien mourant et releva bien vite ses yeux pour croiser le regard effrayé de son goûteur. Ce dernier se trouvait toujours aux côtés de Reborn et venait de se rendre compte de la présence de son supérieur à côté de la cachette de la Varia.
Hibari plissa ses paupières et se pinça délicatement l'arête du nez pour ensuite soupirer doucement. Il secoua sa tête et s'avança avec nonchalance vers Tsuna. Curieusement, les civils qui n'étaient absolument pas au courant de la véritable identité de l'adolescent aux cheveux noirs s'écartèrent au plus vite pour ne pas lui obstruer le passage. Le Préfet se contenta de les ignorer, comme si les touristes n'étaient que des mottes de poussières soulevées par le vent.
- Hi-Hibari-san !, le salua Tsuna en faisant une courbette sitôt qu'il fut arrivé devant eux.
Il l'ignora et plongea ses yeux acier dans les orbes sombres de son second.
- Alors ?, fit l'adolescent en s'asseyant sur la chaise que son goûteur avait abandonnée à son arrivée.
- Pas de combat aujourd'hui, répondit calmement Reborn. Ils ne voulaient que Shamal.
- Hmph, grogna Hibari avec déception.
Il tourna alors son attention vers l'herbivore qui les observait avec crainte dans ses yeux ambrés. Hésitant sur la correction qu'il allait lui infliger, le Préfet lui fit signe d'avancer et Tsuna obéit aussitôt. Montrant la chaise qui se trouvait à sa droite, le garçon aux cheveux noirs fit rapidement comprendre à l'autre qu'il devait s'asseoir sur le champ.
Son goûteur obtempéra et se figea lorsqu'il remarqua que son siège était trop proche de celui de son supérieur. Leurs genoux se touchaient !
Pendant que Hibari et Reborn discutaient sur les étranges actions de la Varia, Tsuna était au bord de la syncope, ses mains crispées sur ses cuisses, serrant avec force la fine toile de son pantalon, autre cadeau de la Varia qui avait eu la bonté de lui remettre les vêtements qu'il portait le jour de son enlèvement.
Donc, ce fut habillé de l'élégant costume de soirée que l'hôtel, où séjournait le Préfet, lui avait prêté il y avait de cela une éternité, que l'adolescent suivit les deux adultes vers leur résidence actuelle. Une fois qu'ils furent dans la voiture louée aux frais du Comité et en route pour l'hôtel, Hibari cessa de discuter affaires et se concentra à nouveau sur lui.
- Pourquoi la Varia t'a-t-elle enlevé, herbivore ?, demanda Hibari en attendant visiblement la réponse immédiate du brun.
Tsuna déglutit difficilement et regarda par la fenêtre teintée pour faire passer le temps. Il n'allait tout de même pas dire à son supérieur qu'il était en réalité le futur chef de la résistance ?
- J'attends, susurra sombrement celui-ci.
- I-Il fait beau, n'est-ce pas ?, éluda maladroitement le plus jeune en tremblant de frayeur.
- Herbivore, ne me fais pas patienter, gronda Hibari en sortant lentement ses tonfas de ses manches.
Tsuna regarda avec crainte les armes du Préfet et blanchit en se rendant compte qu'il allait tout de même se faire mordre à mort, quoiqu'il fasse. Heureusement pour lui, Reborn intervint.
- Laisses-le, fit-il à l'encontre d'Hibari. Il ne sait rien ou pire, il ne peut pas le dire.
- Comment ?, fut le seul mot de ce dernier.
- Ai-je vraiment besoin de te l'expliquer, sourit Reborn en astiquant lentement le bout de son revolver.
- Les illusions, grogna Hibari en se renfrognant. Où est l'Ananas ?
- Avec les Millefiore, il les espionne encore.
- Où ?
- Au Japon.
Les yeux du Préfet se réduire jusqu'à former de fines fentes et il sourit lentement avec une aura meurtrière qui se déploya tout autour de lui.
- Akambo, fit-il en ignorant l'air irrité de son conseiller, Prépares l'avion.
Reborn hocha la tête et sortit un téléphone portable de la poche de son veston. Il écrivit quelques mots et envoya le message pour ensuite ranger l'appareil et se concentrer sur le garçon craintif assis devant lui.
Tsuna leva ses prunelles en hésitant quelque peu et ils s'observèrent un moment avant que le tueur ne brise le contact en détournant ses yeux.
- Tu as changé, murmura-t-il en rangeant son arme.
Le goûteur se contenta d'acquiescer.
Reborn ferma ses yeux douloureusement comme si la nouvelle le blessait.
Hibari posa sa tête contre la vitre teintée de la voiture et observa son reflet avec amertume.
Ils étaient à nouveau réunis mais tout avait changé.
- Ah, s'exclama Yamamoto en sortant de la poche de son pantalon son téléphone portable.
- Quoi encore, demanda Gokudera avec agacement.
Ce dernier était occupé à nettoyer le sol de la pièce où ils se trouvaient. Pour ce faire, il portait un tablier blanc et avait remonté ses manches pour dévoiler ses avant-bras. Ses cheveux étaient attachés en une petite queue de cheval et il fronçait ses sourcils sous l'effort de sa tâche. Son compagnon lui sourit joyeusement et lui montra l'écran de l'appareil. Gokudera se leva tranquillement, époussetant le bas de son tablier et s'approcha du garçon pour lire convenablement ce qui était inscrit sur le téléphone.
« Deuxième phase du Plan. Il retourne à l'origine, préparez l'avion et n'oubliez pas la peluche. »
- Alors ?, sourit encore plus Yamamoto.
Le garçon aux cheveux argentés se contenta de grimacer un sourire satisfait et retira lentement son tablier pour l'accrocher à un porte-manteau. Il enleva ensuite ses gants en latex et les mit dans la poche ventrale du tablier. Puis, il saisit les nombreuses cartouches de dynamite posées sur le comptoir de la salle et les attacha soigneusement à ses avant-bras nus. Une fois cela fait, il remit en place les manches de sa chemise, plaça convenablement sa cravate et se tourna vers le brun.
- Tu sais ce qu'il te reste à faire, se contenta de dire Gokudera.
L'autre hocha calmement sa tête et tendit sa main vers son dos où était accroché en bandoulière le fourreau d'un sabre. Une fois sa main sur la poignée de l'arme, le japonais cessa de sourire et ses yeux passèrent d'un brun chaleureux à une froide détermination.
- Je vais chercher l'avion, lança Gokudera en sortant de la pièce.
Resté seul, Yamamoto se tourna vers l'homme ligoté à une chaise qui se mit à gémir à travers son bâillon.
- Je suis désolé, fit le japonais en levant son sabre lentement, Mais nous ferons tout pour empêcher son avènement.
L'arme s'abattit comme une guillotine et un bruit sourd se fit entendre.
Lorsque l'avion se posa sur le tarmac, Tsuna sursauta et sortit de ses rêveries. Il ouvrit ses yeux en grand et admira le paysage japonais qui défilait derrière le hublot jusqu'à ce que le véhicule s'arrête. Une main se posa sur son épaule et il se tourna pour croiser le regard neutre de Reborn qui lui fit signe de le suivre. Hibari n'étant pas en vue, l'adolescent en conclut que ce dernier devait déjà être sorti de l'appareil.
Ils marchèrent jusqu'à la piste d'atterrissage où se trouvait une voiture noire stationnée. Comme Reborn entrait dedans sans rien dire, Tsuna en fit de même et retrouva ainsi Hibari qui était assis, un ordinateur portable dernier cri sur ses genoux. Ses sourcils étaient froncés et ses lèvres n'étaient plus qu'une fine ligne.
- Que se passe-t-il ?, demanda le goûteur sans même réfléchir.
- Pendant tes "vacances", répondit le Conseiller, Une famille mafieuse en a profité pour s'installer à Namimori. Nous allons donc devoir parlementer pendant des heures à moins qu'Hibari nous fasse le grand plaisir de leur déclarer la guerre.
Le Préfet renifla et ferma sèchement son ordinateur pour le placer tranquillement dans une valise noire qui se trouvait à ses pieds. Il tourna alors son attention à l'homme et à l'adolescent.
- Allons-y, je dois mordre à mort cet impertinent, dit-il d'une voix mesurée en croisant ses mains sur ses jambes.
La voiture se mit en marche et avança rapidement à travers les pistes pour débouler dans une bretelle de l'autoroute japonaise. Ils se dirigèrent ensuite à une vitesse modérée vers le siège du Comité. Soudain, une mélodie familière résonna à travers l'habitacle du véhicule.
« Midori tanabiku, Namimori no, Dainaku shounaku nami ga ii... »
Tsuna regarda avec surprise et crainte l'autre adolescent sortir de la poche de sa célèbre veste noire un téléphone et le brun se demanda pourquoi le fait que la sonnerie de l'appareil soit l'hymne de Namimori ne le surprenne pas.
- Qu'y a-t-il ?, demanda sèchement Hibari en plaçant l'engin contre son oreille.
- Kyo-san, fit la voix familière de Kusakabe en résonnant dans la voiture, Nous sommes attaqués par les Millefiore ! Ne venez surtout pas, leur chef est présent et a soif de sang !
Le Préfet raccrocha aussitôt et se pencha pour atteindre la cloison qui les séparait du conducteur. Il tapota sur celle-ci, attirant l'attention du pilote qui appuya sur un bouton pour la baisser et le jeune homme lui parla à voix basse.
Quelques secondes après, le véhicule bondissait en accélérant. Hibari se rassit en souriant avec satisfaction et Tsuna blanchit en plongeant une de ses mains dans sa poche. Là, il serra de toutes ses forces son amulette ainsi que le Péché des Vongola. Quelque chose lui disait que ces deux objets lui seraient utiles.
Ils arrivèrent bien vite au siège du Comité et la voiture s'arrêta en dérapant vivement sur la chaussée pour se placer en face de l'entrée du bâtiment.
Les portes, autrefois gardées par un homme armé, gisaient désormais au sol et un corps recouvert de flammes rouge sang était écrasé sous celles-ci. Des cris parvenaient de l'intérieur et Hibari jaillit du véhicule pour se jeter dans la mêlée.
Reborn le suivit aussitôt et Tsuna se retrouva seul dans la voiture, se demandant ce qu'il devait faire. Après avoir longtemps cogité, il finit par décider de sortir et entra à pas feutrés dans le bâtiment pour hoqueter d'horreur en voyant les dégâts. Il y avait des traînées rouges partout, comme si le liquide avait giclé en tous sens. Lorsque l'adolescent réalisa la nature du liquide, il blanchit et chancela vers les profondeurs du Comité. Quelque chose en lui, qui n'était pas Ieyasu vu que ce dernier s'était tu depuis qu'il avait été séparé de Natsu, lui disait de continuer à avancer s'il voulait que le massacre cesse.
Tsuna finit par arriver devant la salle d'entraînement du sous-sol. Ses portes avaient été éventrées et des empreintes sanglantes montraient que le coupable de tous ces meurtres y était entré. Un bruit de combat se fit entendre et l'adolescent entra dans la pièce pour voir qui était le responsable de cette débâcle.
Il se figea ensuite en rencontrant les prunelles violettes du jeune homme qui se trouvait dans la salle. Ce dernier combattait l'un des membres du Comité à mains nues alors que l'autre tenait un katana avec détermination. Cependant, celui qui avait le dessus était le garçon désarmé. D'ailleurs, lorsque Tsuna pénétra dans la pièce, l'homme du Comité s'effondra sur les tatamis, sa gorge tranchée par sa propre arme.
- Bonjour, fit d'une voix guillerette le jeune homme en se tournant vers l'adolescent.
Ce dernier resta sur place, ses jambes tremblant tellement qu'il ne pouvait plus faire un pas. L'autre s'avança lentement vers lui, ses pieds nus couverts de sang laissant des empreintes nettes sur les tatamis. Tsuna leva ses yeux écarquillés par la peur vers le visage du terrifiant inconnu et garda le contact avec les orbes violettes de ce dernier. Mais le sang, imprégnant même les mèches de cheveux blancs, qui couvrait la moitié du visage de celui-ci l'effraya et il baissa ses yeux.
- Il ne faut jamais quitter des yeux son opposant, Tsunayoshi-kun, fit la voix terriblement douce du jeune homme. Sinon, il pourrait te surprendre.
Une main rouge se posa sur son menton et l'adolescent leva vivement sa tête et enleva ce contact déplaisant. Cependant, la main resta et ses doigts ensanglantés s'enfoncèrent sans pitié dans la chair tendre du garçon.
- Qui êtes-vous ?, demanda ce dernier en ignorant les différents signaux d'alertes qui hurlaient dans son esprit.
L'inconnu fit un sourire qui perturba l'adolescent. Ce n'était pas normal, un être humain ne souriait pas comme ça, ce jeune homme le faisait d'une telle manière que c'en était effrayant.
- Le Prince Charmant, Tsunayoshi-kun, répondit alors l'homme en enroulant son autre bras autour de la taille du plus jeune pour le rapprocher. Et après toute cette attente, je vais enfin récupérer ma Princesse...
Un déclic familier se fit entendre et Tsuna se figea en sentant une aura meurtrière familière derrière lui.
- Lâches-le si tu veux vivre, Byakuran, cracha Reborn en pointant directement le canon de son revolver vers la tête du jeune homme.
Ce dernier se contenta de sourire malicieusement et posa joyeusement ses lèvres sur la joue du petit brun qui se trouvait toujours dans ses bras.
- À une seule condition, Arcobaleno, fit Byakuran avec un ton joueur, Tu libéreras Sho-chan.
- Ce n'est pas assez.
- Je te donnerais les informations manquantes sur votre malédiction, sourit le jeune homme après avoir lâché le corps de l'adolescent pour s'avancer vers l'adulte et lui chuchoter à l'oreille.
Reborn soupira avec agacement et baissa son arme en croisant le regard de Byakuran.
- Je te contacterai pour le lieu de l'échange, siffla entre ses dents le Conseiller du Comité.
Le garçon aux cheveux blancs hocha joyeusement la tête et se tourna ensuite vers Tsuna qui les regardait avec incompréhension.
- À la prochaine, Tsunayoshi-kun, sourit-il en agitant vivement sa main, N'oublies pas de rester tout le temps avec Hibari-chan, d'accord ?
Sur ce, Byakuran sortit de la salle d'entraînement et se dirigea vers l'entrée du bâtiment. Une fois dehors, il s'assit calmement sur un banc public, ne se souciant pas le moins du monde de son apparence physique, et attendit. Bien vite, un nuage de fumée verte survint et une silhouette apparut à travers celui-ci.
- Byakuran-sama, fit le nouveau venu en s'inclinant profondément.
- Kikyo-kun, sourit le jeune homme, Bon travail avec Hibari-chan.
L'homme qui finit par se matérialiser totalement acquiesça tranquillement aux mots de son supérieur et s'assit à son tour sur le banc en regardant la façade en ruines du siège du Comité.
- Ce n'était rien, dit-il après un petit silence, Il m'a même paru incroyablement faible.
- Hibari-chan l'est, répondit Byakuran, Mais ce n'est pas grave. Après tout, cette attaque n'était qu'un avertissement pour qu'il se rende compte de sa faiblesse. Ce n'est qu'ainsi qu'il fera appel à ma Princesse.
- Et une fois cela fait, ajouta Kikyo humblement en portant une main à son cœur, Nous vous l'amènerons.
Byakuran rit joyeusement et se leva pour se diriger vers le véhicule blanc qui était à quelques rues.
RaR :
Hina: Merci pour avoir commenté et avoir pris la peine de te creuser la tête pour me donner des titre ^^
Tania: Une revenante ! xD Ca faisait longtemps, je m'étais dit que tu devais avoir abandonné en voyant la longueur de mes chapitres ^^" Le fait de savoir que mon histoire plait est un compliment génial, merci beaucoup !
Alors, au prochain chapitre, l'intrigue va se relâcher un peu, je vais arrêter d'ennuyer le petit Tsuna (mensonge) et il va enfin se rapprocher à notre petite alouette ^^
Sans oublier que quelques personnes vont aussi (ré)apparaître dans l'histoire ;P
Aussi, comme nous avons là un nouveau titre, n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez !
