Me revoilà (enfin!) :D Voici encore un chapitre tardif... Je m'excuse s'il y a des fautes d'orthographe, mais je suis littéralement é-pui-sée, j'ai fait plus de 8 trajets en train d'au moins une heure cette semaine, et j'ai manqué de temps pour écrire, mea culpa!
Réponse aux reviews 'anonymes' :
- merci à Yuki Hiromoto pour sa review :)
- ChocolatePeanut : ooooh, une fan *_* Une review à chaque fois, c'est cool, merchi ! *s'incline bien bas, ne mérite pas tant* Je suis désolée pour la fin, je suis une adepte des cliffhangers, c'est vilain vilain mais voilà, je suis comme ça (c'est pour être sûre que vous veniez lire la suite… :p ) Bisous!
- elfedemoniaque : Il attend, mais de son côté ;) Promis, ça ne durera pas !
(Je ne sais pas si certains d'entre vous se débrouillent bien en anglais, mais si c'est le cas, n'hésitez pas à aller écouter les textes lus par Benedict Cumberbatch, notamment "Ode to a Nightingale" et "Kubla Khan"… ça vaut le coup ;) )
Je ne détiens toujours aucun droit sur la série Sherlock.
Bonne lecture!
Je retournai à l'hôtel pour le repas de midi, et fus accueilli par un membre du personnel plutôt mécontent.
"Monsieur, les animaux sont interdits dans l'établissement, c'est écrit noir sur blanc dans le règlement, que vous avez déclaré avoir lu!"
"Mais… je n'ai pas emmené d'animaux avec moi!"
"Il y a un chat dans votre chambre, Monsieur! Un chat très agressif qui a déjà attaqué deux femmes de ménage! Alors vous allez prendre vos valises et rentrez chez vous avec votre chat, Monsieur. Si vous n'êtes pas parti dans une heure, l'établissement portera plainte!"
Il fit volte-face, et je restai dans l'entrée, me sentant complètement à côté de la plaque. Je montai dans la chambre, et tombai nez à nez avec…
"Ches'?"
L'animal miaula doucement et vint se frotter contre mes jambes.
"Mais qu'est-ce que tu fais là?"
Il s'assit en face de moi et me jeta un regard réprobateur.
"A ton avis, qu'est-ce que je fais là, andouille! Je viens te chercher et te ramener à Baker Street par la peau des fesses s'il le faut!"
"Euh… Tu m'as suivi jusqu'ici? Ou tu as suivi mon odeur?"
"Ça n'a pas d'importance! Maintenant prends tes affaires, et on rentre à la maison."
"Mais…"
"Y a pas de mais! Tu n'as pas passé les dernières heures avec Sherlock, sinon tu saurais qu'il est dans un sale état!"
Ces dernières paroles provoquèrent un déclic, et j'agrippai le sac que je n'avais pas défait avant de prendre Cheshire sous le bras et de quitter l'hôtel.
Je pris la route de Baker Street, d'un pas très hésitant, croisant les doigts pour que Sherlock ne soit pas à la maison.
"Tssss, j'espère bien qu'il est là! Quelle idée te t'en aller comme ça, alors qu'il suffisait d'attendre un peu qu'il se remette les idées en place!"
"Oui, et bien, j'ai un peu paniqué, je n'avais pas envie que Sherlock se sente emprisonné, ou forcé à quoi que ce soit…"
"John Hamish Watson, tu as juste peur qu'il te rejette, ne t'avise pas de me raconter ce genre de foutaises à moi, qui suis dans ta propre tête, aussi vide soit-elle!"
"Toujours est-il qu'à cause de toi je suis obligé de retourner à Baker Street plus tôt que prévu!"
"Encore heureux! Tu n'imagines même pas ce qu'il a failli me faire!"
Je ne lui posai pas la question. J'étais parfaitement capable d'imaginer ce que Sherlock pouvait faire sous le coup de l'énervement ou de la colère. Et j'étais très content de ne pas avoir été à l'appartement pour voir ça.
"Sherlock ne te rejettera pas."
Je me permis un ricanement ironique.
"Je ne vois pas ce qui te permet d'être aussi sûr de toi à ce sujet."
"Tu aurais été sur le palier à la première caresse s'il n'en avait pas voulu."
Ah. J'avais oublié que ce chat était dans ma tête et pouvait donc avoir accès à mes pensées. Fichue télépathie.
J'arrivai dans Baker Street et déverrouillai la porte avant de lâcher Ches', qui se précipita à l'étage. Mrs Hudson, attirée par le bruit, sortit de sa cuisine et se jeta sur moi.
"Jeune homme, je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous deux, mais je veux que ce soit réglé aujourd'hui, c'est clair? Cette pauvre bête a miaulé toute une partie de la nuit, et lorsque Sherlock est parti tôt ce matin pour rejoindre Lestrade et que je suis montée, j'ai découvert un vrai capharnaüm là-haut! Alors vous allez régler vos histoires et vous réconcilier, c'est compris? Sinon je vous enferme dans une pièce jusqu'à ce que vous vous réconciliiez!"
Je parvins seulement à bafouiller un "Oui, Madame, je vous le promets, Madame…", avant de monter rejoindre Ches'.
L'appartement était un vrai capharnaüm. J'avais rarement vu un tel bazar en si peu d'espace, et je soupirai avant de me mettre à ranger. Si Sherlock était avec Lestrade, j'avais un peu de temps.
oOoOoOo
Lorsque la porte du salon claqua en se refermant brutalement, j'étais sous la douche, me relaxant après le nettoyage colossal que je venais de terminer. Je sortis précipitamment de la baignoire et nouai une serviette autour de ma taille avant de sortir de la salle de bain pour voir comment allait Sherlock, et pour m'excuser le plus vite possible.
"Sherlock!"
Mon colocataire était allongé dans le canapé, l'air épuisé, et son visage se transforma en un masque de surprise lorsqu'il réalisa que j'étais là. Il se leva précipitamment et se dirigea vers moi, avant de s'arrêter brutalement à une enjambée de l'endroit où je me trouvais.
"John?"
Je lui souris et hochai la tête, mes excuses coincées au fond de la gorge, incapable de dire quoi que ce soit.
Le Silence se promena dans la pièce un instant, et Ches' marcha dans ses pas, s'approchant de nous petit à petit. Une étincelle s'alluma dans les yeux de Sherlock et, en une fraction de seconde, il n'y eut plus de distance entre nous.
Je restai, en silence, blotti dans cette étreinte que je lui rendais maladroitement, à la fois troublé et rassuré par cette proximité que nous partagions à ce moment-là.
Cheshire s'approchait toujours, et il vint finalement se frotter contre nos jambes, alors que le Silence se roulait en boule sur le canapé, à côté du violon de Sherlock. Mon ami finit par s'éloigner doucement, et il plongea son regard dans le mien. Je sus alors que je n'avais pas à demander pardon, que Sherlock acceptait ce qu'il s'était passé entre nous, mais qu'il avait un rythme propre que je devais respecter.
S'il s'apprêtait à dire ou faire quoi que ce soit, il n'en eut pas le temps, car Ches' agrippa soudain le bord de ma serviette de bain avec les dents, et je n'eus que le temps de la rattraper à deux mains avant de me retrouver nu au milieu du salon.
"Ches'!"
L'animal effectua une gracieuse pirouette pour aller se dissimuler derrière mon fauteuil, et je sentis le rouge me monter aux joues, alors que je pouvais presque entendre le ricanement de la satanée bestiole dans ma tête.
Sherlock me regarda d'un air étonné avant de se tourner vers l'endroit où s'était caché Ches' et de hausser un sourcil.
"Votre affinité première aurait-elle disparu?"
"Elle n'a pas disparu", répondis-je en renouant ma serviette, "elle a juste un peu refroidi."
Mon colocataire se mit à sourire, puis à rire, d'un rire chaleureux et contagieux, d'un rire que je voulais entendre tous les jours, d'un rire auquel le mien se joignit pour remplir la pièce que Sherlock avait remplie de tristesse en mon absence. Il me sembla voir les murs prendre une teinte plus vive, plus joyeuse, il me sembla sentir l'odeur d'un feu dans la cheminée mêlée à l'odeur du thé, il me sembla sentir sur ma peau encore nue les rayons d'un soleil qui pourtant était déjà couché.
Ce rire faisait partie, lui aussi, de mon chez moi. Il faisait partie des choses vers lesquelles je voulais revenir chaque jour.
Alors que notre amusement se dissipait petit à petit, je réalisai que je commençais à avoir froid, et je filai dans ma chambre pour m'habiller. Lorsque je redescendis, le thé était prêt, et une tasse pleine m'attendait à ma place, sur la table en face du côté gauche du canapé. La télévision était allumée, et Sherlock était au téléphone avec notre livreur de plats chinois favori, en train de commander notre repas en mandarin.
Je secouai la tête et me mis à sourire doucement. Je m'assis dans le fauteuil et m'emparai de la tasse de thé brulant pour la porter à mes lèvres, satisfait de trouver le breuvage tout à fait à mon gout. J'entendis Sherlock raccrocher et retrousser ses manches avant de le voir entrer dans mon champ de vision.
"Le diner sera là dans un quart d'heure."
"Parfait."
Il vint s'asseoir à côté de moi et se mit à siroter son thé. Le Silence s'installa confortablement contre Ches' dans mon fauteuil, jusqu'à ce que la sonnerie de l'entrée retentisse et le dérange, pour quelques instants seulement.
Nous nous installâmes à nouveau pour déguster notre repas, regardant un programme au hasard, sans vraiment nous y intéresser. Juste avant de nous séparer pour aller nous mettre au lit, Sherlock brisa le silence pour la première fois depuis plusieurs heures.
"John… Donovan raconte à tout le monde au poste que tu as été odieux avec elle, est-ce que c'est vrai?"
"Si dire la vérité c'est être odieux, alors oui, c'est le cas, pourquoi?"
Il m'adressa un regard cryptique avant de m'ébouriffer les cheveux et de murmurer :
"Je suis fier de toi, John."
Une seconde plus tard, il avait fait demi-tour et se dirigeait vers sa chambre. Je portai la main à mes cheveux et restai silencieux encore une seconde avant de me ressaisir.
"B-bonne nuit Sherlock!"
"Bonne nuit John."
Des papillons de toutes les couleurs virevoltaient dans mon estomac, et je me sentis si léger que, l'espace d'une seconde, je crus à ce proverbe complètement fou qui disait que l'amour donnait des ailes.
Alors, alors, alors? (non, je ne suis pas hystérique...)
Review?
- Layla
