Bon bah… Un chapitre en plus…
Désolé pour le mélodrame de la dernière fois… Mon coté pseudo romantique peut-être… Enfin… Voilà un autre chapitre encore, en espérant qu'il vous plaise autant, si ce n'est plus !
Itsuke3 : Heureuse de voir autant d'enthousiasme de ta part (la force de la majuscule…) et que tu es vu la partie très humaine que j'ai voulu octroyé a Loyd malgré tout. Je ne voulais pas en faire un méchant gratuit, mais un personnage qui faisait parti du cycle de l'évolution de Roronoa Zoro… Dit comme ça, on dirait que c'est super mystique… Bref, je ne voulais pas faire un personnage sur qui il ne fallait que frapper a l'aveuglette.
Anana16 : Merci de tous ces compliments, et voici comme voulu, le prochain chapitre. Toujours triste cependant… Mais avec de l'action ! Enfin, tu verras…
Misslovecake : C'est vrai que c'est très rapide, sauf que ayant beaucoup de chose a raconter dans le passé de Zoro, la vie sur le bateau passe un peu en second. Mais on y reviendra plus tard, ne t'inquiète pas…
Alors, Menu du jour :
Un désinfectant au citron mariné à sueurs froides, une fuite nocturne au feu de bois, et un espoir corrompus…
Le menu est un peu amer, mais bon appétit quand même…
Chapitre 10 : Malaise
Un silence s'était emparé du bateau.
Il se répandait à travers une certaine personne qui faisait taire tous parleur à son arrivé. Même Ussop ne pouvait plus articuler un seul mot à son apparition, laissant un hoquet de stupeur clore tout mensonge naissant.
Bien sûr, cette certaine personne était un bretteur aux cheveux vert, un enfant dans les bras, qui déambulait un peu sur le Sunny comme une simple âme errante.
A croire que Brook n'était plus le seul mort vivant du navire.
Cette tension s'était intensifiée suite à la découverte de Sanji, qui se montrait lui aussi distant et mal habile avec son verbe, préférant se taire que de dire moult phrasées inutiles.
Le malaise avait commencé par Chopper et Robin. L'un désespéré par le comportement pudique du vert, la seconde, la curiosité piquée au vif suite a leur discussion qui prouvé que Roronoa n'était pas simplement un bourrin sans cerveau et sans une certaine éducation.
Et c'était ce point que le cuisinier avait découvert, ébranlant sa fiche personnelle sur le bretteur de l'équipage.
Le pire était que Zoro ne s'en était pas rendu compte, les reflexes revenant avec ces souvenirs enfouis. Mais ce détail n'avait pas échappé au blond.
La première fois, Sanji était juste resté un peu perplexe face aux couverts impeccablement rangés dans les tiroirs, les assiettes essuyées avec soins et les serviettes pliées dans une symétrie parfaite. Il ne se souvenait pourtant pas d'avoir fait la vaisselle ce soir là…
Bah, il avait dû la faire sans s'en rendre compte… Avec de belles déesses dans le bateau, il est normal de se perdre dans leurs yeux, et de n'avoir plus conscience de ces faits et gestes.
Et l'affaire fut close.
La seconde fois, se fut en débarrassant la table. Arrivé à la place du Marimo de service, il fut surpris de voir que tout était nickel, les couverts posés sagement en parallèles et sa serviette, elle aussi, pliée proprement, le sommet du triangle isocèle calé sous l'assiette.
La curiosité prenant le dessus, lui, le grand et le magnifique Sanji, prit la peine de surveiller le Marimo une journée, voulant se prouver à lui même que ce n'était qu'un hasard.
Dit comme ça, ce n'était peut-être rien. Mais quand on est habitué aux manières extrêmes de Luffy pendant le repas, dés qu'un endroit est propre, ça devient presque lumineux.
Suivant un peu Zoro des yeux, Sanji vit la chose la plus étrange, la plus absurde que le monde n'est jamais porté.
Il fallait l'accepter, même au prix de sa tranquillité et de sa conscience…
Zoro était un putain de Monsieur propre !
En le suivant, Sanji compris que Zoro nettoyait tout ce qu'il voyait. Rapidement et efficacement. En tous cas, assez pour que personne ne le surprenne a tout ranger comme un névrosé.
En y réfléchissant, c'était douloureusement logique.
Avec les suaves qu'ils avaient à leur bord, qu'il prendrait soin de ne pas nommer, c'était un miracle que le Sunny ne soit pas devenu un déchetterie ambulante.
Lui était trop occupé à préparé les repas, ses deux déesses utilisaient tout leur temps a être formidable, et Chopper devait faire ces recherches en médecine. Autant dire que le reste de la bande était soit des bourrins sans cerveau, soit des gens assez sage pour ne pas commencer cette tâche digne des douze travaux d'Héraclès.
C'était juste incroyable que personne ne se soit rendu compte de rien.
Le vert nettoyait consciencieusement tout les couverts qu'il utilisait, lavait la salle de bain a chaque utilisation, aérait chaque pièce du Sunny… A croire que c'était presque pour cacher sa présence.
Pour ne pas laisser de trace.
Le blond aurait compris une telle réaction de la part de sa déesse Robin, traquée par les infâmes marine depuis toute petite, mais en ce qui concernait ce dadet d'épéiste… C'était juste bizarre.
Déjà le fait qu'il sache s'occuper d'un enfant été étrange, mais bon, il s'était fait à l'idée. Et qui sait, Zoro était peut-être né dans une famille nombreuse ou il avait dû s'occuper de ces petits frères, et de ces petites sœurs ?
Mais cette idée fut vite rejetée.
Pas que le blond pensait que Zoro soit incapable d'avoir une famille, mais plutôt son incapacité à la laisser derrière lui.
Si le vert avait eut des gamins a charge, il les aurait emmené avec lui.
Malgré tous ses défauts, Zoro était loyal.
Il n'aurait jamais abandonné sa famille si il en avait eu une… Mais peut-être que des circonstances malheureuses l'avaient amputés de ses liens familiaux ?
Secouant furieusement la tête, Sanji éjecta cette idée pour se concentrer sur la filature de l'épéiste à la tignasse douteuse. Il ne devait pas s'imaginer un passé pour le bretteur, mais plutôt découvrir pourquoi les agissement du vert avait changé aussi radicalement a l'arrivée de la petite…
Non, même avant.
C'était juste que la présence de Enmeï les ait forcé à ouvrir les yeux sur le géant vert dont le comportement devenait de plus en plus trouble. Pas dangereux, juste bizarre…
Encore un peu et Sanji pourrait croire que le vert avait peur de quelque chose. Qu'il était en pleine fuite… Sauf que ce crétin de bretteur était tellement con qu'il ne connaissait même pas ce concept. Jouer avec la mort était devenu un passe temps, si ce n'est une habitude.
Alors comment le bretteur pouvait connaître la peur, et surtout la ressentir ?
Mais une autre question vint dans la tête de Sanji, beaucoup plus terrifiante. Qu'est ce qui est assez horrible pour faire fuir ce type ? Peut-être était ce juste la crainte de perdre Enmeï…
Sanji tenta de se rassurer de lui même.
Zoro ne pouvait pas avoir peur.
Enmeï ne seras jamais reprise par la marine. Il n'y avait rien, ni personne qui les suivait... En tout cas rien qui ne sortait de l'ordinaire.
Quelques phrases affirmatives, et Sanji se sentis mieux. Il savait que c'était un peu la technique de l'autruche et qu'il devait s'excuser au près de Ussop pour lui avoir piquer sa technique préférée. Mais face a certaine chose, tout nous poussait à fermer les yeux…
La peur du bretteur indestructible en faisait parti.
Lors du retour de Lihawn et Anna, j'avais bien caché mon crime. Le sang nettoyé, le verre jeté… Tous ce qui prouvait l'accident été partit en fumée. Tous comme certaine affaires de Loyd que j'avais fait brûler pour parfaire mon mensonge.
Loyd était partis, tout simplement.
Et vu le comportement de cet homme, c'était plausible.
Mes nouvelles blessures ne faisaient qu'appuyer cette thèse.
Loyd avait décidé de partir, prenant ces affaires sous le bras. Et lorsque j'avais tenté de le stopper, il m'avait tabassé pour me laisser sur le sol, inconscient. Monsieur Heito et Madame furent soulagés de leur choix, s'autogratulant avec joie. Loyd n'avait pas été assez corrompue pour faire ça avec un homme. Personne n'avait compris mon silence soudain, ni mes marques sur ma gorge… Et personne n'avait posé de question sur le nouvel hortensia planté dans le jardin. Malgré tout, je restais un sentimental. Après avoir fait mon deuil, mon cerveau et surtout, mon instinct de survie avait pris les commandes. J'avais trainé le corps de Loyd dehors pour creuser sa tombe. Puis en sortant, j'avais vu le plant d'hortensia que le blond avait commandé.
Au moins, je n'avais pas fini comme les autres domestiques.
Si ils savaient…
Ca avait été durant un déjeuné qu'il avait pris dehors, ma seul personne comme escorte. Nous nous étions installés en terrasse, face à un parterre étrangement fleurit malgré l'année avancée. Je crois que ce fut le meilleur souvenir que nous avions eut tous les deux.
Juste assis, l'un a coté de l'autre dans le silence le plus complet à regarder ce jardin dépérir aux lueurs sanglantes de l'automne. Seul ce bosquet de fleur tenait encore, tranchant ce paysage écarlate par le vert de ces feuilles, par le rose de ces fleurs.
Suite a cela, Loyd en avait commandé un pour le mettre dans le jardin, face à la terrasse.
Peut-être dans l'espoir de reconstituer ce moment.
Je me décidais enfin.
Remuant la terre du parterre de fleur, j'enlevais un rosier blanc pour faire assez de place, puis je creusais. Assez profond pour que rien ne ressorte, assez large pour que le corps de Loyd ne soit pas plier en tout sens…
Malgré tout, j'avais un grand respect des morts, aussi fou qu'il soit de leur vivant.
Quand la tombe fut faite, je regardais Loyd.
Hors de question que je l'enterre a même la terre. Si il avait décédé hier, je n'aurais eut aucun scrupule. Si ça avait été le lendemain, idem. Mais pas aujourd'hui.
Aujourd'hui, j'enterrais l'homme fou et seul. Amoureux et rejeté. Le monstre, j'aurais tout le reste de ma vie pour le maudire.
Je pris un des draps de la maison. Le plus beau, sans qu'il transpire de richesse. Un ouvrage délicat sans être prétentieux.
Je voulais faire les choses dans les règles.
Je lui en faisais un linceul, fermant celui ci avec de la cire de bougie que j'avais installé aux quatre coins de sa tombe. Je prenais soin par contre de ne pas le verrouiller au niveau de sa tête.
Loyd avait toujours recherché la liberté, et il avait cru la trouver dans l'errance et la violence. Je souhaitais qu'il la trouve dans l'autre monde, c'est pourquoi j'avais découvert son visage.
Dans l'espoir qu'il puisse voir une dernière fois l'extérieur avait de finir a jamais sous terre.
Seulement éclairé par la lueur vacillante des bougies, je regardais encore son profil. Comme à chaque mort, la terre avait perdu une partie de sa beauté et de sa sauvagerie. Je mettais par la suite ce corps dans la tombe, ou j'avais mis quelques herbes aromatiques, fleur et encens. Il fallait que Loyd s'habitus a la terre, et pour cela, il était de coutume d'y mettre des choses de la surface, ainsi qu'une source de lumière. Installant par la suite les bougies au fond, je commencer une courte veille, qui se termina a la lueur du jour. Emmenant avec lui, l'âme du défunt. Il me restait 6 heures pour tous finir, Lihawn et Anna rentrant à Midi. Je soufflais les bougies consumées a présent de moitié, glissant une allumette au près de Loyd. Puis je recouvrais la tombe de terre, pour ensuite y planter l'hortensia, et le rosier blanc à ces cotés. Rapidement, je me nettoyais les traces du combat, et incendiais les affaires du défunt. Il me restait une heure. Je couru à la douche, enlevant le sang de Loyd et le mien, le reste du verre dans mes chaires dont j'avais oublié l'existence, trop bouleversé par les événements. Je brûlais aussi ce kimono et en pris un propre où aucune trace de sang n'y était. Enfin, je repris mes tâches quotidiennes comme si rien ne s'était passé, noyant mon trouble et ma peur dans le liquide vaisselle, ou dans le lavoir.
Voilà comment j'avais accueillis Lihawn et Anna, le sourire aux lèvres.
Voilà comment Monsieur et Madame m'avaient revus.
L'affaire du départ de Loyd fut rapidement classée, et personne n'en reparla.
Pourquoi s'inquiéter pour le mouton noir de la famille ?
Zoro se releva de ses écrits en tremblants.
Tout lui revenait en mémoire, violemment…
Sa culpabilité, ses nuits sans sommeil, hantées par le visage de Loyd et de ses mots d'amour agonisant. Poursuivit par sa colère et ses tortures.
Et surtout le jardin. Ce plant d'hortensia si rouge, si éclatant…
Depuis, il ne pouvait plus voir ces fleurs en peinture. Mais il ne pouvait s'empêcher d'en prendre soin, comme on laverais une tombe, ou bien planterais un bâton d'encens dans la terre.
Zoro mettait de l'engrais, taillait les branches mortes pour une meilleure repousse, arrachait les mauvaises herbes pour laisser le plant respirer. Et à chaque fois, il visualisait le corps embrassé par les racines.
Il se souvenait de ce rosier et ce plant rouge combattre la place au soleil, comme c'était battu le coté amoureux et celui meurtrier du blond, s'entremêlant dangereusement jusqu'à se tuer l'un l'autre.
Rangeant le carnet, Zoro tenta de se changer les idées.
Mais lire un livre ne l'éloignait pas de ces pensées sombres, ni même s'entrainer.
Il n'y avait que s'occuper d'Enmeï, elle même excessivement sage et silencieuse.
Pour l'instant, c'était Chopper qui s'occupait de la petite, lui faisait un check up complet une nouvelle fois.
Après tout, c'était la première fois que Chopper s'occuper seul d'un petit enfant. C'était donc normal qu'il mette beaucoup de rigueur a la tâche, ne se pardonnant aucune maladresse, et encore moins des erreurs.
Alors que la petite devenait moins exclusive, ce n'était pas le cas de Zoro, toujours prés à récupérer Enmeï de tout bras, même si cela partait d'une bonne intention.
Zoro se mit donc à nettoyer a vigie, bien que celle ci soit déjà impeccable.
Aérant de nouveau, il fixa l'horizon tout en pensant cette fois à Smoker. Quel idiot ! Il n'aurait jamais du dire ça au chasseur blanc qui a présent allait tenter de comprendre son message.
Bordel !
De plus, l'équipage se posait de plus en plus de questions sur lui et son comportement inhabituel.
Zoro ferma lentement les yeux, tentant de rester calme. Il allait de plus en plus dans une impasse.
Smoker était enfermé dans son bureau.
Bureau qui n'était finalement pour lui qu'une pièce où il pouvait être tranquille, et fumer à sa guise.
C'est ainsi que, les pieds croisés sur son bureau, le terrible commodore réfléchissait aux derniers événements.
Que ce soit sur l'attaque, le lien entre la petite et le chasseur de pirate, ou même ce que lui avait dit le bretteur avant de prendre la fuite.
Qu'est ce que c'était, cette histoire de dette ? Si Smoker avait été idiot, il aurait pu se contenter d'être heureux d'être encore en vie. Mais ce n'était pas le cas.
Roronoa semblait le connaître, et ça l'énervait. Comment un connard dans son genre aurait pus le croiser sans aller directement à la case prison ?
De plus, il ne l'avait jamais côtoyé si ce n'est qu'en pirate… Il n'avait jamais croisé le vert quand celui ci était un chasseur de prime, des types qui devaient être considérer comme des criminelles selon le chasseur blanc.
Roronoa pouvait peut-être parler de ce qui s'était passé a Punk hasard ?
Même là, ils ne s'étaient pas échangé un mot. Lui étant trop concentrer sur le chapeau de paille pour se préoccuper de son second.
Se creusant la tête, Smoker semblait devenir fou.
Ne pas comprendre l'énervait à un point qu'il était d'une humeur massacrante depuis plusieurs jours, hurlant sur toutes pauvres âmes l'approchant.
Seul Tashigi était épargnée.
Un petit peu.
Elle même était devenu bien silencieuse après avoir croisé le fer avec l'épéiste vert.
Pour elle, c'était surtout le lien entre lui et la petite qui la laisser perplexe. Sa blessure au bras n'éveillait qu'une rage sans précédent envers le bretteur.
Encore une fois, le bretteur l'avait battue, blessée puis laisser à terre, s'occupant de son supérieur lui même battu aussi par Roronoa qui avait éjecté son propre capitaine du combat.
Ce détail était important pour les deux gradés.
Comment se faisait-il que Roronoa rejette l'ordre de son capitaine pour s'en occuper lui même, si ce n'est que pour cause personnelle.
Autre que le message étrange de Roronoa à la fin du combat, ni Smoker, ni Tashigi n'avait de piste.
Epargner.
Comment, lui, Smoker aurait pus épargné un tel criminel !
Ce n'était pas possible ! Roronoa devait faire erreur.
A moins qu'il ne parle d'une époque ou lui même n'était ni un pirate, ni même un chasseur de prime.
Sur cette idée, Smoker se résolut a comprendre pourquoi le vert se croyait lié a lui par une dette qui venait d'être remboursé.
Tout avait commencé, il y a deux semaines de cela.
Un vent de panique s'était emparé de l'île, tout comme la bise hivernale, emportant avec lui les couleurs chaudes de l'automne.
Dans cette atmosphère grisée par les bois endormis, les nouvelles devenaient inquiétantes.
Des pirates avaient accostés sur l'île, et se cachaient des marines après avoir volé quelque chose de valeur au gouvernement. Autant dire que la soudaine présence de ces tueurs avait levait une panique générale, tout de suite rassuré par l'arrivée prochaine des marines. Autant dire que la famille Heito n'avait pas tardé à faire leur bagage quand le village voisin fut mis a sac. Ils avaient prévu de s'enfuir par un bateau qui les attendait sur une cote un peu plus éloignée, les autres navires n'arrivant plus sur ces eaux. La nuit était tombée depuis quelques heures déjà et j'étais avec Lihawn et Anna, les aidant à rassembler leurs affaires de voyage. Aiko était partis avec Bastien faire des réserves de victuailles et Monsieur et Madame était dans leur appartement, à finir de protéger leur richesse et faire le point avec leur banque.
Cependant, les pirates ne s'était pas contenter de se cacher.
L'un des flancs de Nagisa était à présent en proie au pillage et au meurtre de masse. Des villages devenaient flammes en une seule nuit, ne laissant pas un seul survivant.
Nous étions dans la chambre de Lihawn quand le cri fut perçu.
C'était Aiko.
Ordonnant aux enfants de ne pas bouger, je partis voir ce qui se passait, mon sabre de nouveau à la ceinture.
Arrivé aux escaliers, je me figeais face au cadavre d'Aiko, étendue au sol dans un lac d'hémoglobines, l'effluve sucrée qu'elle répandait avec elle devenue âcre par le sang.
Je restais muet alors que les ombres des meurtriers se découpaient sur le mur voisin. Ils étaient trois, et se dirigeaient vers les appartements de Monsieur et Madame.
Je dévalais les escaliers quatre à quatre, pour voir plus loin le cadavre de Bastien qui lui n'avait même pas eut le temps de hurler avant de se faire égorger, le réduisant au silence à jamais. Reculant un peu, frappé par cette vision, je repartais vite dans la direction qu'avait pris les meurtriers, suivant à présent les cris de terreur de Monsieur et Madame Heito.
J'accourais pour foncer sur l'un des pirates et le découper en deux sans somation. Puis, le sang à présent étalé face a moi, je regardais la scène. L'un tenait Monsieur et Madame en joue avec deux flingues alors que le second avait commencé à voler tout objet de valeur dans la pièce. Sauf que mon arrivée les avait stopper dans leur geste, les rendant aussi immobile que des statues. Celui aux pistolets se mit à me menacer. -Fait un seul geste, et je les bute tous les deux. Lentement, je me mis en position d'attaque.
Il n'était rien face à Loyd. Je jetais un coup d'œil au second qui tenait a présent un sabre, le sac abandonné à ses pieds. D'un saut, je partis vers le premier qui tourna ces jouets vers moi, prés à me tuer. Mais avant qu'il ne fasse quoi que ce soit, je faisait un vrille, évitant ainsi le second qui avait tenter de m'attaquer par la droite, espérant que ce soit un angle mort pour moi.
Je le fixais calmement alors que je sentais sa peur se répandre dans ses veines.
C'était un risque à prendre, mais je devinais bien que de toute façon, ils avaient prévu de nous exterminer après le vol commis.
Le faisant tomber à la renverse, le corps de son compagnon devint une entrave à tout mouvement.
J'en profitais pour les transpercer tout deux avec mon sabre, les tuant sur le coup.
Je restais une seconde immobile, avant de retirer mon sabre de cet amas de chaire, puis me tourna vers les deux adultes. Je les quittais, essuyant mes mains sanglantes sur le bas de mon kimono, le tachant en de grandes arabesques. Je ne voulais pas que Anna me voit avec du sang sur les mains.
-Il faut partir immédiatement.
-Où sont les enfants ?!
-Dans leur chambre. Prenez vos affaires, je vais les chercher.
J'entrais en trombe dans la chambre de Lihawn, les appelant tous les deux. Ils étaient bien là, pâles et immobiles. Ils avaient compris que la guerre été entré dans leur maison, et comptaient le temps qu'il restait à leur enfance pour se déchirer.
Je prenais Anna dans mes bras, la portant avec mon bras gauche, alors que je ferrais le poignet de Lihawn avec ma main libre, le tirant sèchement derrière moi. Nous descendions les marches, Anna encore aveugle aux tueries perpétrées dans sa maison. Ce ne fut pas le cas du châtain qui hoqueta en voyant les deux domestiques qui l'avait élevé. Malheureusement, ce n'était pas le temps des larmes. Je l'emmenais fortement, l'empêchant de se recueillir sur le corps d'Aiko et de Bastien. Sortant de la bâtisse, nous fûmes accueillis par les cris des pirates en contrebas, pillant le modeste village, rasant les maison de leurs feux et tuant tous villageois, enfants et femmes compris.
-Ani…
-Tous vas bien Anna, ferme les yeux…
Je préférais sa colère à sa mort.
Je restais un instant face a ce spectacle alors que Anna tremblait entre mes bras, comprenant malgré tous ce qui se passer derrière elle.
Je la serrais davantage contre moi, et descendit ma main vers celle de Lihawn. Ils avaient besoin de soutien et de stabilité pour rester calme. Je les tirais soudainement vers les jardins, ou les parents d'Anna et de Lihawn étaient normalement passés.
Nous les retrouvâmes à la grille où j'étais arrivé, cinq ans plus tôt. La mère était effondrée, mais le soulagement dans ces yeux quand elle vit ses enfants sain et sauf me remis du baume au cœur.
Elle pris Anna dans ses bras, la couvrant de baiser. Anna elle même restait bouche bée face a un tel comportement. Jamais sa mère ne l'avait pris dans ces bras.
Cette dernière prit à son tour Lihawn, embrassant ces deux enfants dans un élan de crainte.
Suivant cet élan d'affection, Monsieur Heito posa sa main sur mon épaule pour me dire un merci. Je le regardais pour lui rappeler que nous n'étions pas encore sortis d'affaire. Alors que Madame Heito se décidait à relâcher ses enfants, je les intimais de me suivre et prenais les commandes de la troupe. Aller vers la cote maintenant était du suicide.
Mais il était probable que les marines mettent à disposition un bateau d'évacuation avant qu'ils ne commencent les combats. Il fallait donc passer par les terres pour contourner la zone de pillage.
Les pirates allaient peu à peu aller vers le sud, il fallait remonter le flanc de la montagne pour nous diriger ver le nord, ou nous trouverons un port sécurisé. Mais pour en être sur, il nous fallait une radio.
Prenant les quelques affaires de survie prise durant la fuite, je les menais vers la maison de Nagita, qui se trouvait vers les terres. Nous avions peut-être la chance de les voir encore en vie. Et si ils étaient partis, il y aurait bien une radio à piquer.
Nous marchâmes rapidement, monsieur Heito avait pris dans ces bras Anna qui avait du mal à suivre notre rythme. Après quelques heures de marche, nous pûmes distinguer l'énorme bâtisse de la famille aristocrates malgré la nuit profonde.
Je déposais les affaires et intima aux Heito de rester cachés dans les bosquets. On ne savait jamais, peut-être que les pirates y étaient installés, ou bien en train de faire un pillage. J'escaladais le grillage de l'entrée pour atterrir avec souplesse sur la pelouse du jardin. Puis le traversant rapidement, je me collais sous une fenêtre pour tendre l'oreille. Pas une seule lumière n'était allumée, mais je percevais pourtant des voix.
Faisant le tour de la bâtisse, j'entrais par la porte de service qui n'avait pas été verrouillée. Je faisais quelque pas, tendant toujours l'oreille dans l'espoir de reconnaître les voix de nos voisins.
Finalement, j'allais à l'orée de la cuisine, ou je pus voir que les fenêtres et toutes autres ouvertures avaient été calfeutrées avec soin.
Jetant un œil, je pus voir Nagita, sa mère et son père, discutant de la marche à suivre… Nagita était en pleine plaidoirie.
-Mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés ! Il faut au moins aller voir si ils sont vivants !
-Et si ils sont morts ?! N'oublie pas qu'en y allant, nous nous mettons en danger.
-Mais Lihawn, Anna et Zoro sont là-bas !
-Et alors ?! Tu te feras d'autres amis sur Shimotzu.
-VOUS ETES DES LÂCHES !
Nagita venait de frapper la table de ses poings alors que je faisais mon apparition, sortant du cellier comme un fantôme.
-Chut, Nagita ! Il ne faut pas faire de bruit.
Nagita et ses parents me regardèrent avec surprise pour l'un, rage pour les autres.
Le père de Nagita repoussa celui ci quand il s'approcha et m'attrapa par le col, pour me plaquer contre une étagère emplie de porcelaines couteuses qui n'attendait rien pour se fracasser sur le sol, ou s'enfoncer dans mon bras. Il me hurla dessus, me faisant froncer des sourcils.
Qu'est ce qu'il n'avait pas compris dans « ne faites pas de bruit » ? Violemment, je le repoussais, puis m'avançais vers la table, ou seul une bougie éclairait la pièce. Je vis Nagita et sa mère devenir un peu plus pâle en croisant les arabesques noirâtres qui habillait mes vêtures. Je les rassurais tout de suite. Les trois restèrent simplement silencieux, jusqu'à ce que Nagita prenne parole. Je me confrontais de nouveau aux froids nocturnes, et sortis du jardin par où j'étais entré. Me glissant dans le fossé que je leur avais indiqué, je me retrouvais face à eux, terrifiés et gelés. Je voyais Madame prête à me crier dessus et m'incriminer pour ces chaussures, noyées a présent dans la boue. Je lui coupais l'herbe sous le pied. -Madame, restez silencieuse. Si des pirates se trouvent proche de nous, nous sommes fichu. Elle se calma instantanément, et se contenta de me suivre. Nous passâmes la grille en faisant la courte échelle, et arrivâmes enfin dans notre toit pour la nuit. Les deux mères se tombèrent dans les bras, malgré le fait que l'une d'elle eut l'idée de l'abandonner. Les deux maris se serrèrent la main, solennels. Je compris que dans leur rivalité, le père de Nagita marquait un point. Puis les trois enfants se jetèrent les uns sur les autres dans une étreinte qu'on ne savait qualifié entre étouffante ou mortelle. Nagita quitta soudainement le nid pour se jeter à mon cou, et me remercier chaleureusement. Soit en m'asphyxiant. Malgré moi, je restais raide, non habitué par tant d'approche. Tous le monde trinquait pendant les combats, et la mort ne faisait pas de différence entre riches et pauvres. Respirant lentement, je repris parole, cassant sans scrupule ces retrouvailles « touchantes ». Le père de Nagita allait répondre de sa voix forte, surement pour m'hurler dessus, à propos de mon impertinence quand le brun le coupa sèchement. Nagita disparus en un coup de vent pour monter dans sa chambre et m'en ramener une qui faisait la taille de la table circulaire. Je poussais les verres et autres porcelaines pour l'y étaler, alors que Nagita faisait en avance un rond au crayon rouge, marquant à jamais ce papier de son passage. -Là, c'est ou non sommes. Sur le flanc sud de le montagne Seiku. Je regardais la chaine de montagne qui défigurait le visage de l'île tel une grande cicatrice, la cote de l'Est se terminant en falaise. Je regardais attentivement la carte, puis pris le crayon, des doigts de Nagita, frôlant malgré moi sa peau pour a mon tour tracer de grandes lignes sur le papier. Je restais un moment silencieux, alors que Anna, le nez dépassant a peine du rebord de la table, m'attrapa le bas de mon kimono. Je regardais l'horloge et reporta mon attention vers les Aristocrates qui me fixaient, espérant que j'eusse le secret de la survie. -Il reste une heure avant que le soleil se lève. Si mon hypothèse est bonne, les pirates restent sur leur position pendant la journée pour réunir les survivants de leur pillage. Mais nous seront aussi facilement repérable. Alors, mon idée est de préparé des affaires pour aller jusqu'à la montagne ou nous camperons jusqu'à l'arrivée des marines qui vous prendra en charge. Je vais surveiller les alentours pendant que deux d'entre vous commenceront à faire le tri des affaires de survie. Ne prenez que le strict minimum. La rapidité est ce qui nous sauvera… Pour l'instant. Après, nous lèverons le camp en début d'après midi. C'est à ce moment qu'ils doivent changer d'équipe, et en même temps, aller bouffer. Ils prendront plus de temps pour revenir à la lisière de la forêt, nous laissant un passage sans surveillance. Le temps qu'ils reprennent leur avancée, la maison seras vide et nous, très loin. Je sentais que certains étaient sceptiques, ce fut Lihawn qui dégonfla l'ulcère. Je relevais la tête de la carte pour les regarder intensément. La troupe me regarda ahuris, puis Monsieur Heito reprit contenance. Lihawn se tourna d'un coup vers les autres, me montrant son profils tracé par la lumière délicate des bougies réunies au centre de la carte, en plein sur le haut de la montagne. C'était de toute façon un endroit inaccessible. Je portais mon regard vers Anna qui s'agitait contre moi, furieuse de ne pas avoir de tâche à accomplir. Je me mettais sur les genoux pour la regarder face à face. Elle me regarda un instant,inquiète pour finalement capituler et être conduit par Nagita dans la chambre proche de la cuisine. Je dédiais un sourire reconnaissant à Nagita, qui me le rendit. Lihawn recommença d'un coup à s'agiter, en manque d'attention. -Bon… Ou est ce que l'on se place pour surveiller ? Me remettant parfaitement droit, je donnais le coup de feu de départ. Tous partir a la vitesse lumière faire ce que j'avais planifié, sauf Nagita qui s'avançait vers moi avec une boite en métal. Je voyais que c'était une pharmacie. Je relevais les yeux de l'objet pour toiser Nagita qui me désigna mo bras du regard. Mon kimono était un peu imbibé de sang, et celui ci avait rejoins le bout de mes doigts. Mais dans l'obscurité ambiante, elle était passée inaperçus. Je tendis la main vers la boite, mais Nagita l'esquiva pour venir a coté de moi. Les murs semblaient d'un rouge sang, couleurs faussées par les ombres, nous encerclant comme dans un cocon. Je me sentais bien, enfermé dans cet écrin en compagnie de Nagita qui avait la rare qualité d'apprécier le silence. Notre promenade se termina sur le haut de la tour du Sud, nous édifiant une nuit sombre, ou les étoiles scintillaient de milles feu avant de mourir sous la venue du jour. Je levais le nez pour les contempler aisément, alors que Nagita se dirigeait déjà vers un banc de pierre, ou l'on pouvait voir l'extérieur entre deux piliers de pierre bleuis par l'ambiance nocturne.
-Tu es avec ces pirates c'est ça ! Tu les as amenés jusqu'à nous !
-Je n'ai fait que amener la famille Heito jusqu'à vous, dans l'espoir de quémander un toit pour la nuit.
-Très bien. Qu'ils viennent, et ensemble, nous allons faire un plan pour s'échapper de cette île.
Je le regardais fièrement pour hocher la tête et murmurer un merci. Je repartis tout de suite.
Comprenant mon malaise, le brun restaura mon espace vital en se reculant, secoué lui aussi par une telle réaction. Mais bon, la guerre brisait les classes sociales.
-Bien, je propose que nous réfléchissions un peu à nos actions futurs… Nous ne pouvons pas nous terrer ici. Vous avez la radio ?
-Nous en avons une… Tu as une idée ?
-Peut-être. Les marines vont forcément mettre en place un système d'évacuation. Ce qu'il faut savoir, c'est où et quand… Vous avez une carte de l'île ?
-Selon les informations, les pirates seraient arrivés par l'ouest, et remonterais vers le nord. Ils ont du faire deux équipes. Etant donné qu'ils sont venus avec quatre navires, j'imagine qu'ils sont nombreux. La première équipe doit longer la cote en bateau pour éviter la fuite des habitants. Et une autre doit avoir fait le tour des cotes habitées pour faire barrières entre les villages côtier et l'intérieur des terres inhabité. Bref, ils nous tiennent en tenaille.
-Ani.. Qu'est ce qu'on fait alors ?
Je passais une main dans ces cheveux, la rassurant pour expliquer mon plan.
-Il faut que l'on sache ou se trouve le point de rendez vous pour l'évacuation. Et pour cela, on a besoin de temps.
-Comment peux tu en être sur ?
-Je ne fais que supposer. Ces pirates sont restés tranquille quand ils sont arrivés, puis, dés que l'arrivée des marines a résonnée, ils se sont mis à piller des villages et a tuer des gens. A mon humble avis, ces pirates étaient juste venus se cacher ici. Pour qu'ils soient aussi traqués, ils doivent avoir trouver quelques choses qui ne fallait surtout pas remettre a la lumière du jour. Mais a leur façon de fonctionner, je suis sur d'une chose…
-Ils prennent des otages. Et pas n'importe lequel…
-Je vois où tu veux en venir. Si ils veulent se protéger des Marines, ils vont prendre des civils comme bouclier…
-Et des civils importants… Comme vous tous ici. Vous pouvez le prendre comme ça, ils ne vous tueront pas si ils nous rattrapent. Mais mieux vaux ne pas tomber dans leurs filets. Pour le reste, je viens de le dire, ce ne sont que des suppositions, et deux trois détails que j'ai remarqué ces derniers jours.
-Bien. Zoro, Papa et moi allons surveiller les alentours. Nagita, Madame et Mère, vous vous occupez d'empaqueter de début des affaires. Monsieur, vous êtes le plus apte a nous conduire dans cette partie là de l'île, allez vous reposez.
-Et moi Ani ! Qu'est ce que je fais ?!
-Toi Anna, tu vas te reposer. On a besoin que tu sois courageuse et forte pour demain… D'accord ?
-Mais…
-Anna.
-Je vais me mettre sur la tour du Sud. Monsieur Heito, allez dans la tour Nord, au cas ou ils décideraient de s'approcher par la mer, cette nuit. Et toi, Lihawn, tu regardes l'Ouest… Peut-être que des rescapés du dernier pillage se sont cachés dans la forêt et viennent jusqu'ici.
-Tu devrais soigner ton bras…
-Oui, tu as raison…
-Tu es venu nous aider, je te dois bien ça. Tu pourras observé les alentours pendant ce temps là.
Je lui fit un petit sourire, et le suivis dans le dédale de couloir, seulement illuminés par une bougie que l'on tenait tous deux devant nous. Englobé de cette lumière faible et chaude, je regardais a la dérobé les esquisses des corridors inconnus, passant dans le silence comme deux âmes perdus.
Il s'y installa, et m'invita à le rejoindre, ce que je fis rapidement, pour porter mon regard sur le lointain… Serein malgré la situation que l'on pourrait juger comme désastreuse.
Je fixais le ciel et les terres noircies. Je sentais Nagita remonter lentement ma manche, faisant attention à ne pas me faire du mal, le bout de ses doigts aussi froid que des glaçons, ou étais ce ma peau qui était en feu ?
Je gardais cependant mon regard loin, si loin de la réalité que je voyais comme troublé. Je sentais déjà la fatigue creusait sous mes yeux, mais ne fit que renifler un peu, honteux d'une tel fragilité soudaine. Nous continuâmes dans le silence alors que le ciel s'ouvrait a nous. Alors qu'il pansait mes plaies, le brun trouva cet instant muet trop lourd a supporter. Je jetais un œil sur lui, pour le voir bander mon bras avec précision. Son visage était pâle, un peu anguleux sans perdre de sa douceur. Il avait des sourcils bien dessiné, épais et sombre, lui donnant un coté gentil, et même un peu désolé. Sa bouche fine, fermée, était aussi droite que son nez. Je portais mon attention sur sa chevelure noire, ou des mèches raides et en batailles barraient son front. Il m'avait pris en plein flag de fixation. Nous restâmes tous deux immobiles, quand je me rendis compte qu'il avait fini son bandage, qu'il était toujours très proche de moi et que sa main était restée en contact avec la mienne. J'osais un coup d'œil. Sa main recouvrait la mienne, la serrant comme point d'encrage. Il devait avoir besoin de soutient dans ce moment difficile, mais moi… ça me mettait mal a l'aise. Je restais un moment sans savoir quoi faire, puis dans un élan pudique, je tentais de subtiliser ma main quand Nagita reprit parole. Je restais silencieux face à cette sentence… Puis je repris malgré moi. Je lui jetais un regard pour rencontrer ces orbes sombres. Nous restions face a face, quand Madame Heito fit appel à Nagita. Il hocha de la tête avant de disparaître dans les ombres à l'intérieur du manoir, une auréole rougeoyante lui ouvrant le passage dans ces entrailles sombres. Je continuais ma surveillance, écoutant avec attention le silence de la nuit. C'était le calme avant la tempête… Et il fallait être prêt.
Les mains du brun courraient sur mon avant bras, désinfectant mes plaies. J'eus un frisson quand une plaie plus grande que les autres se fit sauvagement agressée par les bons soins de Nagita. Celui ci se recula désolé de me faire, sans le vouloir, du mal.
-Excuse moi…
-Ce n'est pas grave.
-Le ciel est magnifique ce soir…
Je l'observais un peu.
Mon attention redescendit vers son visage quand je vis que, attendant ma réponse tardive, Nagita avait de nouveau posé son regard sur moi.
Honteux, je détournais la tête pour regarder le ciel et les terres lointaines.
-En… En effet. C'est si paisible…
-Hm… J'ai du mal à croire que nous sommes en guerre.
-Oui. Moi aussi.
-Dis moi Zoro… Toi aussi, tu as peur ?
-Qui n'aurait pas peur en temps de guerre.
-Les soldats ?
-Même les soldats ont peur. Tout le monde craint et rejettent les guerres…
-Mais ça n'empêche pas celles-ci d'éclater.
-Je voulais te remercier… Pour avoir penser à nous. Même dans cette situation.
-C'est normal, tu n'as pas à me remercier.
-Comment pourrais je vous oublier ?
-Nagita ! Vient nous aider !
-Oui, j'arrive !
Lentement, Nagita repartis vers le couloir, mais je le stopper a son entrée.
-Nagita ! Prend la bougie.
Je lui tendis la chandelle, qu'il prit, un air interrogateur sur le visage.
-Je n'en ais pas besoin... Et la lumière à cette hauteur pourrait les attirer.
Il était 13h30... Et il était temps de partir.
C'était risqué, mais ça en valait le coup. Madame Heito et Madame avait troquer leur robe contre les pantalons de leur époux bien que trop grand et disgracieux. Je leur rappelais qu'elles aurait tous le temps d'être gracieuses si elle sortait de là vivantes. Monsieur et Madame Heito, dos a dos avait réussit a attraper des pieux de bois grossièrement tailler pour se défendre. J'arrivais brusquement dans ce cercle, et mis a mort deux hommes tandis que Monsieur Heito volait au secours de la mère de Nagita, assommant l'un deux, défigurant l'autre pour se mettre face au troisième qui tenait toujours Madame. Après avoir occis le dernier brigand en voulant a Madame Heito, je voyais la situation critique pour le dernier parent de Nagita. Moi même surpris, je restais silencieux alors que Monsieur Heito aidait Madame à se relever elle aussi, la main contre sa blessure qui l'avait sauvé de la mort. Des larmes silencieuses coulaient librement sur ces joues devenues celle d'une veuve. Son regard fuyant le cadavre de son mari, tuer par surprise. Mes gestes furent frigorifiés, alors que Madame Heito ne pus que crier et se jeter sur le corps encore chaud de son époux. L'une d'elle laisser encore s'échapper un fin filet de fumée… C'était le tireur. Mais a peine fis-je un pas en avant, qu'il mis une balle entre les deux yeux de Madame, que je venais a peine d'arracher aux griffes de la faucheuse. Si j'avais pus, j'aurais hurlé, mais tout bruit aurait indiqué ma position a ces hommes. Je me contentais donc de me recroqueviller sur moi même et de ravaler ma peine, dans la boue de cette forêt inconnue ou je devais encore retrouver les trois enfants.
Les paquets étaient faits, uniquement de victuaille, des couvertures et objets de survie. Un peu d'argent au cas où il faudrait racheter notre libération a un pirate qui passerait par là.
Nous avions quittés la maison, et Monsieur nous montrait le chemin sur cette partie de la forêt qu'aucun de nous n'avait visité. Seul Nagita pouvait prendre le relais.
Madame Heito avait Anna dans ces bras pendant que nous, Lihawn, Monsieur Heito et moi portions les affaires. Je réprimais difficilement mes bâillements, m'étant octroyer une petite sieste avant le départ. Malgré moi, j'étais encore dans les limbes du sommeil. Nous marchâmes longuement, puis a la nuit tombée, et même bien plus tard, nous posâmes enfin les paquetages au sol pour camper la nuit, la mère de Nagita en temps que sentinelle pour le premier quart.
Nous avions deux tentes. J'étais avec les enfants, et les adultes étaient entre eux.
Serrant Anna contre moi, je tentais de la faire succombé a Morphée alors que moi même, je rêvais un peu de me jeter dans ces bras, ma peur étrangement étouffée.
Nous fûmes réveillés quatre heures plus tard. Des coups de feu et un cri nous tira de notre inconscience, la surprise nous réduisant à des boules de nerfs sans logique.
Agrippant Anna, je sortis mon sabre pour découper l'arrière de la tente qui donnait sur les arbres dense de la forêt, loin du découvert de la clairière où nous nous étions niché…
Je poussais violemment les trois enfants dans l'ouverture en leur disant de courir se cacher.
Je repartais dans l'autre sens pour tenter de sauver leurs parents. Sortant de mon abri en toile, j'eus le reflexe de relever mon sabre, parant l'offensive de mon ennemi qui avait attendu ma sortie pour me destiner une décapitation. Je lui répondais en le repoussant avec brutalité, et en le réattaquant une nouvelle fois, zébrant son torse assez profondément pour qu'il ne se relève pas. Je regardais enfin autour de moi, évaluant la situation avec recul.
Le père de Nagita était déjà mort, la poitrine transpercée par une balle.
Sa femme, aux prises de pirate, était devenues une furie malgré trois brigands qui la maintenait tant bien que mal, immobile.
Je prenais mon courage à deux mains et pris un pistolet qu'avait un des anciens pirates pour le braquer sur eux.
-Lâche la tous de suite…
-Tu n'oseras pas tirer.
L'accent de cet homme avait un relent d'arrogance qui me mit en fureur. Il n'était rien, rien ! Méprisable, repoussant.
Son arrogance me mit a mal, et mon désir de le voir mort se fit plus hardant. Nagita était trop jeune pour devenir orphelin. On lui avait déjà pris son père… Par ma faute.
Serrant des mâchoires, je commençais lentement à appuyer sur la gâchette, quand la mère de Nagita pris parole.
-Où est Nagita ?!
Etonné qu'elle y pense maintenant, je lui répondis lentement.
-Il est avec les autres, caché… Ne vous inquiétez pas…
-Tu ne veux même pas lui laisser voir son gosse avant de crever ?! T'es vache, l'esclave...
Face à ce mot, j'appuyais sur la gâchette. La balle fila dans l'épaule de Madame Nagita et transperça la poitrine de l'homme, le faisant tomber mort sur le sol. Je le rejoignais. Les genoux au sol, je restais silencieux, les yeux un peu écarquillés.
J'avais blessé Madame. Et j'avais tiré au hasard, juste par le désir de le faire taire. J'ai faillis enlever à Nagita son dernier parent… Madame Heito me secoua soudainement… Elle était face à moi, la colère se lissant sur ces traits comme l'inquiétude.
-Zoro ! Où sont les enfants ?!
-Ils sont... Se sont cachés dans la forêt, le temps que je vous aide…
Elle soupira, puis se remit debout. Me libérant de ses serres, elle m'aida à me relever.
Monsieur Heito me fixa pour me remercier avec son regard. Ce genre de regard profond qui veut tous dire par le silence. Je lui rendis alors qu'il se mit à reprendre le moral des troupes…
-Il faut aller les chercher. Et plus vite nous auront retrouvés nos enfants, plus vite nous…
Sa phrase ne vit jamais la fin, elle même coupé par une balle en pleine poitrine.
-Eh bien, eh Bien… Voilà nos chères aristocrates !? Loin de vos parures et autres bijoux, la noblesse ne sied guère... mais bon, on fait avec ce que l'on a.
Face a notre silence traumatisé, l'homme reprit de plus belle.
-Mais continuez… Continuez, votre dialogue nous intéressait beaucoup. Il y a donc des rejetons ?
Il me fixait du regard, alors que ma répulsion pour cet homme devenait lentement une haine sans faille. Je m'étais attaché à ce géant. Monsieur Heito et c'est long silence, ces sourires un peu blasé qui se voulaient réconfortant… Je serrais des poings, mon sabre fébrile a l'idée de venger la mort de cet homme bienveillant malgré tout.
Son corps s'étala dans un bruit mou et mat, mes yeux restant immobiles, trop couard pour vérifier sa mort. Mes membres se firent statue alors que l'homme aux flingues s'avançait lentement.
Je sentis Madame Heito resserrer son mari défunt entre ses bras frêles, comme dans l'espoir de le protéger de l'au-delà… Sauf qu'il y était déjà, je le sentais.
-Tu comprends, petit ? Je sais que tu es le seul a avoir cet information, alors les autres, j'en ait rien a foutre…
-Qu'est ce que vous compter en faire…
L'homme me regarda pour éclater dans un petit rire. Se calmant doucement, il se remit droit, la lumière du pauvre foyer déformant son faciès par des ombres dansantes, ces dents luisaient dans la pénombre.
Mais je n'étais pas effrayé par les monstres, ni même par les hommes. C'était des peurs d'enfants. Je restais digne face à son rire, démontrant mon sérieux face à sa réponse.
-Tu veux vraiment le savoir ? Pourquoi ?! Tu n'es qu'un domestique.
Je continuais à le regarder, les orbes clairs et net. Il renifla un peu…
-Si tu veux tous savoir, on veut en faire des otages. Des otages dont la marine ne peuvent s'en passer. Et ces Aristo feront très bien l'affaire. Nous nous sommes renseignés, et leur industrie et leurs autres filières sont très importantes pour le gouvernement. Nous ne leur ferons pas de mal…
-Alors pourquoi s'en prendre à eux ?
Je pointais les adultes du menton. L'homme y jeta a peine un regard pour me dévisager, un rictus tranchant son visage en deux.
-Pourquoi s'encombrer des parents alors que des enfants peuvent très bien faire l'affaire ?
Je mettais un pied en arrière, mon sabre prêt à resservir quand l'homme leva son arme en direction de Madame Heito, pleurant toujours sur le corps de son maris.
-Ne fait pas l'idiot et elle pourras très bien s'en sortir. De toute façon, dans l'état ou elle est, on pourra l'embarquer avec nous, alors pas de coup bas, gamin…
Je serrais les dents, poussant malgré moi un feulement de rage… Tellement impuissant… L'homme me fit un sourire.
-Tu es fort et tu sais te battre. Pourquoi t'encombrer de ces larves qui ne font que de te ralentir ? Parce que ce sont tes employeurs ? Ils s'engraissent sur le dos des pauvres et sur le cadavre de leurs parents. Tu ne crois pas qu'ils n'ont maintenant que ce qu'ils méritent ?!
-Est ce pour toi la justice ?! Assassiner dans le dos des gens pour leurs conditions ? Moi, j'appelle ça un meurtre !
-Arrête ce petit jeu avec moi, Gamin… Je t'ai vu…
Il s'avança lentement, la démarche serpentine, silencieuse et mortelle. Je resserrais ma prise alors qu'il fut à un mètre de moi.
-Tu as tué mes hommes sans aucuns regrets. Et tu oses parler de meurtre ?!
Ces yeux descendirent jusqu'à moi, me fixant intensément.
-Nous avons le même regard.
Je fus soudainement pris un mini spasme alors que la tête sembla me tourner. La même phrase… La même putain de phrase… Je restais toujours immobile, bien que ma garde fut plus lâche et mes membres plus tétanisés. Mais cette fois ce n'était pas de la rage…
-Tu te ferres toi même dans ce costume d'esclave alors que tu ne rêves que de les tuer durant leur sommeil. Tu te bats bien pour ton âge… Tu pourrais peut-être même faire partis de mon équipage, là ou tu auras au moins une chance de survivre…
Il s'avança encore… Il était face a moi a présent. Si proche que ma lame pourrait le décapiter en une seule seconde, mais j'étais comme paralyser, attendant sa sentence.
-Car sache, que jamais les marines ne prendront a charge un êtres comme toi. Ils quitteront le port, emportant les enfants qui étaient dans tes bras pour te laisser croupir sur la boue de cette île qui deviendra ton tombeau… Tu es déjà condamné, gamin.
Je savais qu'il avait raison, mais cette phrase me fit pourtant mal. Je ne quitterais jamais cette île. Et je mourrais ici, sans pouvoir exaucé le vœu de Kuina. Je sentis un sanglot traversé ma gorge, mais le retint. Jamais les marines ne sauveront les pauvres villageois, les paysans…
Ils les laisseront mourir dans les landes dévastées de la guerre pour après ramasser les piètres morceaux… Je le savais.
Puis un canon froid et en métal se posa sur mon front. Je restais cependant totalement muet.
-Et de toute façon… Sans toi, ces gamins périront dans cette forêt. Alors parle !
Refermant mes mâchoires, je restais immobile quand un éclair arriva, happant le pirate dans sa rage. C'était Madame Heito, devenu folle à l'entente de la future mort de ces enfants. Me hurlant un « sauve toi ! » tonitruant, elle entreprit d'arracher la peau du visage de cet homme, à le mordre, à se battre bec et ongle pour me permettre de partir.
Esquivant comme je le pouvais les balles des brigands, je disparaissais dans la végétation alors que des auréoles rouges apparaissaient de plus en plus sur le corps de Madame Heito. Elle luttait malgré les balles qui s'incrustaient dans son corps. Elle se battait alors que son sang quittait ses veines pour nourrir cette terre constamment affamée. Puis une balle finale paracheva son palmarès, et elle partis rejoindre son mari. Stopper par se soudain calme, je me cachais derrière un tronc pour écouter. J'entendis le corps de cette courageuse femme être violemment poussée sur le coté et un homme demandant au « capitaine », se qu'ils devaient faire.
Aucun ne me couru après. Le capitaine fit quelques pas pour s'arrêter à l'orée des arbres, ou j'avais disparut. Puis dans un grand cri, il me hurla moult malédictions.
Respirant difficilement, je me posais dos contre l'arbre pour sentir des tremblements dans tout mon corps, des larmes pointant leur nez. Je n'avais pas pus les sauver…
Je les avais laissé mourir…
Je me relevais après avoir rependu un peu de ma peine, et avec le peu de reste que j'avais dans l'estomac, la culpabilité me retournant les entrailles en milles nœuds. Je me remit difficilement en marche, puis me mit finalement à courir, les yeux cherchant une lueur, ou bien une couleur inhabituelle qui appartiendrait a un des vêtements des trois enfants. J'enlevais mes sandales de bois de mes pieds, préférant courir pieds nus sur les racines trop rondes et humides. La pluie s'était a présent abattue sur l'île, en grand rideau de gouttes, lourde et violente. Martelant la terre et mon dos, je continuais malgré tout, cherchant un abris ou Lihawn, Anna et Nagita aurait pus trouver refuge. Ce fut un peu plus tard, que je vis une lueur. Un feu. M'approchant discrètement, je pus les voir tout les trois dans une simili grotte couverte de verdure, cachant ainsi un peu l'entrée. Anna réprima un sanglot, puis deux avant que les grands torrents ne viennent… Bien que sa mère n'ait jamais été tendre avec elle, c'était sa mère. Et son père était gentil et attentionné. Non, elle pleurait ces parents du haut de ces cinq printemps.
Je m'approchais cette fois en courant, et apparus a l'entrée de leur abris heureux de les avoir retrouver sain et sauf et atterré par la nouvelle que je devais leur apprendre.
Je me glissais dans leur grotte, et alors que j'allais faire reconnaître ma présence en ces lieux, Lihawn me sauta dessus, trop aveuglé par la peur pour me reconnaître. Il m'accrocha par le col de mon kimono détrempé pour me plaquer contre le mur, les yeux haineux et le poing prés à me défigurer.
-Ani !
Anna se releva soudain, heureuse de me voir. Lihawn se recula, murmurant mon nom avec béatitude, me regardait comme le Messie. Ca faisait plus de cinq heure qu'ils étaient dans la forêt, livrés a eux même. Nagita, lui, fut heureux au début, puis il devint blanc comme un linge, son esprit vif comprenant rapidement ce que mon retour signifiait. Lentement, il posa la question fatidique :
-Zoro. Où sont nos parents ?
Mon visage se fripa, fixant toujours le sol. Je n'osais même pas les regarder en face. J'avais fait une erreur. Une grave erreur. Et par ma faute, ils se retrouvaient orphelins.
Lihawn recula un peu plus, lui aussi le visage soudain grave alors que Anna ne comprenait toujours pas. Soudainement, je repris conscience du sang qui avait éclaboussé mes jambes, mes manches te mon visage… Je sentais de nouveau l'odeur de la poudre et de l'acier collée à moi malgré la pluie.
Le visage toujours tournait vers le sol, je réprimais un geignement de culpabilité alors que Lihawn, voyant à son tour les marques sur moi, dénonçait la vérité toute haute.
-Ils… N'ont pas survécus…
J'hochais pitoyablement la tête, alors que Nagita se rassit soudainement, dans la peur de ne plus pouvoir tenir sous le choc de cette disparition.
Je relevais les yeux pour la regarder, mes jambes allant vers elle pour la consoler, mais je fut stopper par Lihawn qui me plaqua contre la roche irrégulière pour me donner un coup de poing dans le ventre. Je me pliais en deux, autant sous le coup que sous la colère diriger vers moi. Lihawn m'en voulait et je pouvais que le comprendre. Alors que je m'écroulais sur moi même, il me donna un coup de pied dans le ventre, alors que sa bouche n'arrêtait pas les reproches. J'aurais dû les sauver, j'aurais dû ramener leurs parents !
Tout était de ma faute… C'était ainsi que Lihawn percevait la situation.
Soudainement les coups s'arrêtèrent. Recroqueviller sur moi même, je levais les yeux vers Lihawn qui était au dessus de moi, les mains posées contre la roche, son ombre se redessinant sur mon corps. Je ne vis que son visage a contre jour, déformé par la tristesse, les larmes dévalant ces jours a grand flot comme sa sœur. Lentement, il se laissa glisser contre la roche, me murmurant des pardons sous le chagrin. Mué par cette tristesse, il me prit soudainement dans ces bras, calant sa tête contre ma poitrine, tenant fermement mon kimono.
Anna se leva, elle aussi pour se jeter dans mes bras, ces larmes chaudes se glissant dorénavant dans mon cou, les reniflements sonores devenus la musique de cet abri. Je posais délicatement mes mains sur leurs têtes, les berçant quelque peu. Puis relevant les yeux, je vis Nagita dans son coin sombre, nous observant sans oser s'approcher. Je décollais ma main de la tête de Lihawn pour lui faire signe de venir nous rejoindre.
Timidement, il vint lui aussi à nos coté, se glissant sous mon bras qui encerclaient Lihawn pour poser sa tête sur mon épaule. Il resta les yeux grands ouverts, les yeux étrangement secs.
Mais j'y voyais une très grande douleur, bien plus grande que celle que l'on arrive a exprimer par les larmes.
Posant ma main sur son épaule, je leur murmurais lentement que nous allions nous en sortir, même si cet instant nous contredisait… Nous allions survivre.
Il le faut.
Et voilà ! En espérant que je n'ait pas trop mis de temps et que ça vous ait plus. On arrive enfin dans le vif du sujet, et l'écorchement ne fait que de commencer. Les blessures seront brutales, et mortelles. A vous d'en profiter !
Les reviews permettent au simili auteur (comme celui qui écrit ce message) de survivre… Merci beaucoup…
