Merci beaucoup, beaucoup pour vos rewiews qui m'ont fait très plaisir !
Je suis contente de savoir que j'ai réussi à faire du chapitre "Sous le Vent" un meilleur que la dernière fois.
Je m'excuses pour mon retard, mais en ce moment internet à été très capricieux.
Merci encore
et
Bonne Lecture !
{Sous l'Eternel}
La voiture de Roy s'arrêta tout d'abord à l'auberge où il rejoignit Jean Havoc. Celui-ci, plus ou moins requinqué par sa courte nuit l'écouta avec attention.
« - Je t'avais dis que je passerais demain, mais visiblement tu va mieux. De plus, on a besoin de toi. Tu nous rejoindra une heure et demi à deux heures après mon départ. Mais pendant ce temps tu garderas le contact radio avec Fuery. Le but est d'avoir un homme qui puisse rapidement informer Central en cas de pépin. »
Il sonda le regard de Jean un petit instant, essayant d'y trouver la moindre faille. Mais le militaire en face de lui était déjà aux aguets, les yeux rivés sur la défensive. Il poursuivit;
« - Si jamais la guerre se déclare, tu nous rejoindras immédiatement. »
En guise de réponse, Jean leva sa main droite tout près de sa tempe;
« - Bien ! Mais j'ai une question... »
L'alchimiste de flamme inspira profondément, lassé d'être interrompu dans son élan. Jean n'y prit pas compte et demanda d'une petite voix;
« - Pourquoi m'avez-vous demandez de venir à Resembool ? Cela aurait été plus simple que je reste à Central... »
Roy esquissa un maigre sourire avant de poser sa main sur l'épaule de son subordonné;
« - C'est parce que j'ai une requête. … Je veux que tu ailles dans la demeure des Rockbell et que tu me prévienne si jamais Edward sort de cette maison. »
Jean fut étonné. Il cligna plusieurs fois des paupières avant d'arriver à formuler une phrase entière;
« - Mais pourquoi je dois le surveiller ? Vous l'avez licenciez ! Alors pourquoi il vous suivrait la-bas ? »
Le rire de son supérieur le fit presque sursauté;
« - ...C'est trop long à expliquer. Mais fais ça pour moi, s'il te plaît. Ensuite tu nous rejoindras. »
Sur ces quelques mots, ils se saluèrent et Roy repartit.
Jean resta septique un peu avant de repenser qu'il avait, de toute manière, la valise à Edward. Lui rendre serait sans doute une bonne excuse...
Il sortit alors de l'auberge et se fit indiquer le chemin qui était à une demi heure de marche à pied.
Edward se précipita à l'intérieur de la maison campagnarde, faisant sursauter leurs occupants, pour certains à peine levés. Il monta à l'étage sans un regard quelconque et bourra de maigres vêtements dans une petite valise. Alphonse, intrigué, abandonna son déjeuné et suivit son grand-frère. Il le vit penché sur le lit, les mains presque tremblantes, en train de faire ses bagages...
« - Mais... Ed ! Qu'est-ce que tu fais ? »
Le blondinet ne répondit pas instantanément, c'est pourquoi Alphonse s'approcha un peu plus, le couvrant de ses quelques centimètres de plus et lui empoigna le bras tout en répétant sa question.
Edward cessa ce qu'il faisait, un pull entre les mains qu'il jeta furieusement contre le lit avant de se tourner vers son frère;
« - ...Il faut que j'y aille ! Je peux pas le laisser y aller tout seul ! »
Alphonse lâcha son bras et barra la route entre la porte et l'alchimiste d'acier;
« - Edward ! Il n'est pas tout seul ! Il y a un bataillon avec lui !
- Je veux pas rester ici sans rien faire ! Je peut pas !
- Il ne craint rien ! Il n'y a pas beaucoup de chance que quelqu'un puisse même l'approcher !
- C'est pas sans risque ! »
Alphonse se tut. Un silence vint les abrutir et alourdir l'atmosphère.
« - C'est lui qui t'a demandé de ne pas y aller... S...Si tu l'aimes vraiment alors n'y va pas, dit-il d'une voix douce. »
Edward aurait pu se laisser bercer par ce ton qu'employait son frère. Mais son cœur, bien que très fort, se balançait dans sa poitrine. Comme un malaise.
« - …J'y vais quand même. »
Il s'approcha de son frère, empoignant sa petite valise et s'arrêta devant lui. Levant vers lui son regard doré, il esquissa un sourire triste;
« - Ne me suis pas, c'est tout.
- ...Pourtant, à deux ont...
- ...Ne me suis pas ! »
Alphonse resta silencieux puis enlaça doucement son frère. Il lui murmura près de l'oreille;
« - D'accord. Je resterais là avec Winry et j'attendrais que tu reviennes. Mais fais attention ! S'il te plaît, fais attention... »
Edward rigola, faisant voler des mèches blondes de son petit frère et répondit plus doucement;
« - Les années que nous avons passés ensemble m'auront appris beaucoup, Al. Ne t'inquiètes pas. Non seulement je serais prudent, mais en plus je vais aller leur foutre une raclée à ses protestants ! »
L'atmosphère plus détendu, ils manigancèrent un plan pour que Winry et Pinako ne se rendent pas compte du départ impromptu d'Edward. Elles auraient été capable de l'attacher...
Le blondinet mit sa capuche sur son visage pour se protéger du vent et sortit par la porte de derrière sous le regard plutôt maternel de son frère.
Au même moment, Jean Havoc vint frapper à la porte d'entrée. Winry alla ouvrir à l'instant où Alphonse revenait dans la pièce.
« - Euh... Bonjour. Je viens ramener sa valise à Edward qui l'avait oublié dans le train... »
Winry se tourna vers Alphonse avant d'appeler de voix vive leditEdward...
Roy descendit de la voiture. Il examina un moment l'endroit où il était.
Une terre déserte et éternel qui s'étendait sur tout son champ de vision. D'ici le soleil avait percé un nuage et laissait ses rayons se disperser sur l'herbe sèche qui longeait tout le paysage. Un paysage bien mélancolique dont la terre boueuse tachait les bottes des militaires. Aucunes traces de roches ou de cailloux, si ce n'est les gravillons autour de la boue qui n'aidaient rien pour courir...
Au loin, il pouvait apercevoir les montagnes blanches de Briggs. Une couche blanche qui balayait l'horizon de son aura paradisiaque.
Le paradis ? se demandait Roy. Combien iront le rejoindre ce soir ?...
Il se retourna, interpellé par Riza qui se tenait sur le seuil d'un chalet non loin de là. Roy ne s'attarda guère sur le paysage et ce fut les mains dans les poches, l'air grave qu'il s'approchait de sa subordonnée la plus fidèle;
« - Que ce passe t-il ?
- Fuery est en contact avec Jean.
- Déjà ? Mais qu'est-ce qu'il veut ?
- Il ne l'a pas dit, car il demande à vous en parlez en...Privé.»
Il se retourna, interpellé par Riza qui se tenait sur le seuil d'un chalet non loin de là. Roy ne s'attarda guère sur le paysage et ce fut les mains dans les poches, l'air grave qu'il s'approchait de sa subordonnée la plus fidèle;
« - Que ce passe t-il ? »
Elle lui envoya un regard songeur, mais il tenta comme il peut de l'ignorer avant de s'infiltrer dans le chalet. De nature plutôt douillette, cette petite demeure servait régulièrement des chasseurs qui venaient oublier leurs soucis sur cette étendue d'herbe. Une cheminée contre les briques, un canapé juste en face et une table derrière celui-ci. Voilà avec quoi cohabiterait Fuery, Jean, Riza et Roy jusqu'à l'arrivée des autres militaires. Roy attrapa le casque de Fuery ainsi que le micro;
« - Ici Roy Mustang. Que ce passe t-il, Lieutenant ?
- M'en veuillez pas, Chef mais je vous apporte une mauvaise nouvelle... Edward Elric est parti de chez les Rockbell. Il ne reste plus que Alphonse Elric. Si je considère qu'ils se sont rendus compte de son absence dès lors que je suis arrivé, il doit être dans un train.
- ...
- ...Chef ?
- Havoc... Retrouve le dans les deux heures qui arrivent ! C'est un ordre !»
Il claqua la casque si fort contre le bois de la table qu'un son strident s'échappa de la radio.
Un main contre le front, il tentait de reprendre une respiration normale. Une qui ne ressemblait pas à celle d'un animal fou de rage...
Mais en réalité, il ne savait plus quoi penser.
Désolée, ce chapitre est court.
