Nom : Heewolf

Auteur : Yami-Rose

Genre : Mystère, dark, romance… Très varié, quoi !

Couple : Heero et Trowa… Mais ils ont pas encore gagné le droit de s'aimer ! mouahaha ! Y a aussi Wufei, mais lui c'est autre chose…

Disclaimer : Les G-boys ne m'appartiennent toujours pas… Heero non plus. Mais j'ai réussit à me l'approprier un peu, à travers Heewolf ! NIARK !

Merci pour vos reviews ! Je suis contente que ma fic plaise toujours! Qui peut résister à Heewolf, le petit loup?

Merci aussi à tous ceux qui lisent le chapitre, même sans laisser de reviews !

Bonne lecture !

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Chapitre 10

Duo marchait en direction des « appartements » de Heero, en laissant dériver ses pensées quand il entendit deux hurlements qu'il reconnu aussitôt. Son angoisse ressurgit aussitôt et il se mit à courir comme un fou vers le bureau de J… Il n'en était pas loin et y arriva rapidement. Il s'arrêta devant la porte, la main sur la poignet, inquiet à l'idée de ce qu'il allait découvrir… Et si… ? Non, ce n'était qu'un cauchemar, rien de plus ! Il repoussa l'idée saugrenue qui lui venait et entra. Le bureau était dans le noir et on voyait de la lumière sortir d'une porte entrouverte…

Duo : Comme dans ce maudit rêve… Pourvu que Heero aille bien… Pourvu que J ne soit pas là…

Il se força à avancer, en essayant de gérer son angoisse… Il se sentait comme dans le cauchemar, il avait peur. Heureusement, il n'entendait pas de gémissements de douleur… Par contre, en approchant, il entendit une voix. La voix de Wufei ! Il accéléra le pas et ouvrit la porte en grand d'un geste. La porte claqua au mur. Wufei, qui se trouvait dans la cellule avec un couteau, se retourna au bruit. La porte était ouverte et un drôle de petit appareil pendouillait, attaché au boitier de codes. Heero se tenait recroquevillé contre le mur blanc et avait un regard terrorisé en regardant le chinois, qui se tenait à un mètre de lui.

Duo : Je rêve encore… Ca ne peut pas être vrai…

Wufei : Qu'est-ce que tu fais là, Duo ? Vas-t-en ! Ce n'est pas tes oignons !

Le ton agressif de Wufei ramena Duo à la réalité et celui-ci avança vers la cellule rapidement. Le chinois se jeta alors sur Heero avec son couteau et le plaqua sur le cou du japonais…

Wufei : Approches encore et je le tue…… AAAAAAAHHHHH !

Mais il n'avait pas prévu la réaction du loup, qui le mordit au bras. Furieux, Wufei donna un coup à Heero, qui se rétama par-terre en couinant.

Duo : Heero ! Laisses-le, Wufei ! Tu es devenu fou ou quoi ?

Wufei : Non, je ne suis pas fou ! Je me libère ! Ce cirque dure depuis trop longtemps… Il est temps que ça se termine ! Tout est sa faute ! Si il n'était pas, je ne serais pas faible !

Heero se mit à pleurer, en murmurant des mots en japonais.

Heero : Gomen… Gomen nasai, Wufei… Je voulais pas te blesser… Pardon… Gomen…

Wufei : Tais-toi ! Tu n'es pas désolé ! Tu mens !

Heero : Tue-moi… Si c'est la seule chose qui peut te soulager, alors vas-y… Mais je te demande pardon quand même… Excuses-moi pour ce que je t'ai fais, pour tout ce que je t'ai fait… Gomen… gomen nasai, Wufei…

Wufei : AAHHH ! TAIS-TOI, TAIS-TOI, ESPECE DE MONSTRE !

Le chinois se mit à hurler, en donnant des coups de pieds à Heero qui se roula en boule pour se protéger. Il semblait avoir perdu la raison… Duo profita de son accès de rage pour les rejoindre dans la cellule et attraper Wufei par-derrière, pour l'empêcher de continuer à frapper Heero. Il tenta de se libérer avec une fureur incontrôlé…

Duo : Laisses-le, je te dis !

Wufei : Lâches-moi, Duo !

Le chinois réussit à se dégager et se retourna vers l'américain avec son couteau. Il fixa Duo avec une haine farouche… Ce regard fou effraya Duo qui recula d'un pas. Le petit loup profita que Wufei était occupé ailleurs pour s'éloigner en rampant, en pleurant toujours.

Duo : Je rêve… Ca ne peut pas être vrai… Le Wufei que je connais et que je respecte ne ferait pas ça !

Le chinois rigola froidement, en donnant un coup de couteau vers Duo, qui esquiva.

Wufei : Continue de rêver alors, comme ça je me débarrasserais plus vite de toi… Et je pourrais enfin me venger de ce loup de malheur !

Le tressé ne voulait pas se battre contre Wufei… Il ne voulait pas lui faire de mal. Ils étaient amis, après tout… Mais le pilote asiatique semblait l'avoir oublié.

Duo : Tu as perdu la tête, Wufei ! Ce n'est pas parce que tu es jaloux de Heero que tu dois le tuer !

Wufei : C'est O qui vous l'a dit, hein ? Quel traitre…

Duo : Ecoutes-moi, s'il te plait ! Je veux seulement t'aider ! Je me moque que tu sois plus ou moins fort que Heero, ça ne change pas ta valeur à mes yeux ! tu es et sera toujours mon ami !

Wufei : Menteur ! Vous êtes tous avec lui ! Vous l'avez toujours été !

Duo : Ce n'est pas vrai, Wufei ! Ecoutes-moi, je t'en prie !

Wufei : Je ne veux plus t'écouter ! Ni toi, ni les autres ! J'ai trouvé quelqu'un qui me comprend vraiment, je n'ai plus besoin de vous ! Je n'ai plus besoin de toi !

La dernière phrase fit comme un électrochoc à Duo, qui évita de justesse l'attaque furieuse de Wufei. Il sentit une peine immense l'envahir sans comprendre pourquoi exactement… Heureusement, il avait un instinct de survie développé sinon il n'aurait pas réussit à se défendre avec ce choc. Malheureusement, l'américain ne voulait pas attaquer Wufei et ne faisait que se défendre… Faiblesse que le chinois utilisa sournoisement en attaquant Duo de façon à ce que la seule défense possible soit l'attaque. Le tressé s'obstina à ne pas vouloir attaquer et ne pu que défier la lame, qui allait droit vers le cœur. Il fut blessé à l'épaule et recula, en se mettant la main sur sa blessure

Wufei : Je suis faible, mais tu l'es encore plus que moi ! Pourquoi tu n'attaques pas ? Tu as peur ?

Duo : Je ne veux pas blesser un ami…

La réponse de Duo troubla l'asiatique mais il ne se laissa pas attendrir.

Wufei : Je ne suis pas ton ami !

Wufei se jeta sur l'américain dans le but d'en finir mais Duo réussit à attraper son bras et lui faire lâcher l'arme, en faisant pression sur un point sensible de son poignet qui lui paralysa le bras entier. Le tressé enchaîna avec un coup de poing à l'estomac, qui mit Wufei à genou. Il ramassa le couteau et menaça le chinois avec, en le regardant durement. Wufei l'avait blessé avec ses mots et ça lui faisait bien plus mal que sa blessure à l'épaule…

Duo : Je ne te tuerais pas parce que je refuse de croire que tu ai tant changé… Mais tu me déçois terriblement. Tu t'en fous probablement mais je voulais que tu le saches. Je ne sais pas qui est ton nouvel ami mais j'espère pour toi qu'il est sérieux parce que tu viens de perdre mon amitié.

Wufei s'écroula par-terre, en essayant de récupérer son souffle. Duo balança le couteau hors de la cellule et laissa Wufei à son sort. Il alla voir Heero qui pleurait contre la vitre, en approchant prudemment. Qui sait comment un loup blessé pouvait réagir ? Mais Heero ne l'attaqua pas. Il ne bougea même pas…

Duo : Heero ! Ca va ? Tu n'as rien ?

Heero regarda Wufei, qui tentait de s'asseoir contre le mur et puis, Duo, qui le regardait inquiet.

Heero : Il t'a blessé…

Duo : C'est pas grave. T'inquiète pas… Comment tu te sens, dis-moi ?

Le japonais baissa la tête, pour cacher ses yeux rouges et ses traces de larme… Duo se baissa et le prit dans ses bras doucement, pour ne pas lui faire peur. Il le sentit tout tremblant, en le serrant contre lui et lui caressa un peu les cheveux, pour essayer de le rassurer. Le petit loup se laissa faire et recommença à pleurer contre son épaule mais plus de soulagement cette fois.

Duo : Il est devenu fou… Il ne faut pas croire ce qu'il a dit sur toi. Il est dévoré par la jalousie… Je ne sais pas qui sait mais ce n'est certainement pas l'ami que nous connaissions !

Duo regarda froidement vers Wufei, qui était assis contre le mur. Il avait récupéré son souffle et les regardait étrangement. Celui-ci détourna le regard quand il croisa celui de l'américain.

J arriva au même moment en chemise de nuit, accompagné de deux soldats.

J : Arrêtez-le ! Il a voulu tuer 01 et a blessé 02 !

Les soldats obéirent sans poser de question et emmenèrent l'asiatique, qui ne résista pas. Il ne lâcha du regard les deux bruns que lorsqu'il passa la porte avec son escorte militaire. Quand le chinois fut sortit, J approcha de la porte de la cellule et attrapa la boite magique en la débranchant.

Heero : Un brouilleur… C'est avec ça qu'il se connectait sans que je retrouve de traces à la planque…

J : Quoi ?

Duo : Un brouilleur ? C'est quoi un brouilleur ?

J : Généralement, ce sont les taupes qui ont ce genre d'appareil. Il l'a déjà utilisé ?

Duo : Oui, quand on était coinçé dans cette maison perdue en forêt, je crois… Heero a plusieurs fois repéré des connexions illégales à son ordinateur.

J : Je vois.

Duo : Vous croyez que c'est un espion ? Et puis, comment vous saviez qu'il était là ?

J : Possible mais ce n'est pas le moment d'en parler. Je le sais car j'ai placé des caméras de surveillance pour garder un œil sur l'activité de 01.

Duo : Vous ne pouvez pas le surveillez vous-même ?

J : Je ne t'ai pas demandé ton avis. Va voir Sally et va te coucher.

Duo : Et Heero ? Vous allez pas le laisser comme ça ?

J : Il dort. Va te coucher.

Duo regarda le loup et s'aperçut qu'il s'était endormit, blottit dans ses bras. Il semblait bien… Il lança un regard à J, qui le regardait froidement.

Duo : Bon, je vais y aller… Mais on en reparlera demain !

J : On verra. Maintenant, va te faire soigner.

L'américain laissa Heero à contre-cœur, en le posant doucement par-terre. C'était l'occasion de le sortir de là mais il ne se sentait pas de taille à affronter J, pas après ce qui s'était passé. Il se sentait mal… Triste… Profondément triste. Et J était si froid ce soir… Il lui faisait peur. Il n'avait pas la force ni le courage de se battre encore.. Il sortit de la cellule, en se tenant l'épaule et se dirigea vers la porte en trainant les pattes. Il se sentait fatigué aussi… Sally voudrait sûrement le garder à l'infirmerie cette nuit. Arrivé à la porte, il se retourna et regarda Heero. Il aperçu J entrer dans la cellule et approcher du loup dormeur, avant de sortir… Il venait de sortir du laboratoire de J, la prison de Heero quand il se rappella du reste du cauchemar. Quand il arrivait, J était en train de torturer Heero… Et si le reste du rêve se réalisait aussi ?

Il fit demi-tour, paniqué, prêt à retourner dans la pièce quand il se rendit compte qu'il n'avait aucune chance seul contre J dans cet état. G ! Il devait aller voir G ! Oubliant sa fatigue et sa blessure, il se mit à courir pour sortir du bureau du mad. Il couru encore pour atteindre celui de son mad. Il arriva hors d'haleine devant la porte et essaya d'ouvrir désespérément. Fermé ! Il se mit alors à frapper sur la porte comme un fou, en hurlant.

Duo : G, vous êtes là ? Répondez, je vous en prie !

Il s'attira même la méfiance d'un soldat faisant sa ronde. Celui-ci allait lui demander ce qu'il faisait là quand la porte s'ouvrit sur un G endormit… Sans lui laisser le temps de se réveiller, Duo se jeta sur lui.

Duo : G ! Aidez-moi ! Heero est en danger ! Wufei a essayé de le tuer ! Maintenant J va le torturer, vous devez l'aider !

G resta sans voix devant les propos incohérents et paniqués de son élève. C'est alors qu'il remarqua sa blessure à l'épaule.

G : Mais tu es blessé !

Duo : C'est pas grave ! Il faut m'aider ! Heero ne doit pas rester une seconde de plus avec ce fou !

G attrapa l'américain par les épaules et le fit entrer. Il rassura le soldat inquiet et referma la porte, en baillant. Il se retourna vers Duo et le regarda plus réveillé.

G : Je ne comprend rien de ce que tu me dis, Duo… Tu dis que Wufei a attaqué Heero ?

Duo : Oui ! Si j'étais pas arrivé à temps, il l'aurait même tué !

G : Calmes-toi et racontes-moi tout ça doucement.

Duo prit une respiration et lui raconta ce qui s'était passé jusqu'à ce qu'il soit sortit du labo. Là, la panique reprit le dessus.

Duo : Venez avec moi ! Il faut sortir Heero de là ! Il ne doit pas rester plus longtemps avec lui !

G s'assit et essaya d'assimiler tout ça, malgré la fatigue.

G : Quoi ? pourquoi dis-tu ça ?

Duo : Parce que J lui veut du mal !

G : Pourquoi lui voudrait-il du mal ? Calmes-toi, Duo…

Duo : Comment voulez-vous que je me calme ? J veut tuer Heero !

G : Mais non, voyons…

Duo : Je vous en prie, écoutez-moi ! Il faut me croire ! Heero est en danger avec lui ! Vous vous souvenez que j'avais dit que j'avais fait un cauchemar ? J'ai rêvé que Wufei voulait tuer Heero et c'est arrivé ! Comme les autres rêves… Il va tuer Heero avec ses expérience, il ne faut pas le laisser faire !

G ouvrit de grands yeux, incrédule. Duo l'attrapa par le col de sa chemise de nuit et le secoua.

Duo : Il est comme Linstein ! Dans le rêve, il DEVENAIT Linstein !

Le scientifique fit lâcher Duo et se releva.

G : Ca suffit, calmes-toi ! Qu'est-ce qui te fait croire que ça va se réaliser ? Pourquoi veux-tu que J tue Heero ?

Duo : Parce que ça arrivait dans mon…

G : Dans ton rêve, oui. J'ai compris. Ecoutes, Duo… Il va être une heure du matin et je suis fatigué. Alors s'il te plait, assis-toi et racontes-moi tout ça CALMEMENT !

L'américain soupira et s'assit sur le bureau, en se prenant la tête dans les mains. G se rassit aussi.

Duo : J'en peux plus… C'est trop… Pourquoi Wufei a fait ça ?

G : Nous le serons demain ça. O ira sûrement l'interroger. Maintenant, racontes-moi ce qui te fait croire que J veut tuer Heero…

Duo : Mon cauchemar d'abord… Tous les autres que j'ai fait ce sont tous réalisés. Et dans celui-là, Wufei sous la forme d'une ombre essayait de tuer Heero… Et y a aussi J qui devient Linstein. Et après…

G : Après ?

Duo : Après Heero me demande de… De le libérer…

Le scientifique le regarda sans trop comprendre.

G : Le libérer ? Comment ça ?

Duo : De le tuer…

G : Quoi ?

Duo : Je lui ai promit…

G : Je ne comprend pas… Pourquoi lui as-tui promit ça ?

Duo se lança dans l'explication de l'argumentation, en résumé, qui avait convaincu Heero de rentrer avec eux.

Duo : C'est notre secret… Ils ne doivent pas savoir…

G : Je comprend mieux. Voilà une promesse bien délicate…

Duo : Je ne sais même pas si je serais capable de le faire… Tout ce que je sais, c'est que je ne veux pas qu'il meure.

G : C'est normal… Personne ne veut voir mourir un ami.

Duo : C'est pour ça que j'ai peur pour Heero… En plus, savoir que c'est Wufei qui utilisait l'ordinateur de Heero la nuit, c'est horrible. On lui a posé la question pourtant ! Il nous a dit que c'était pas lui ! Pourquoi il a mentit ? Il devait utiliser l'espèce de boite que J a trouvé… Un brouilleur comme a dit Heero…

G : Un brouilleur universel ? Mais comment Wufei a eut cette appareil ?

Duo : Il a dit qu'il avait trouvé un ami… Un vrai.

Duo n'essaya même pas de cacher sa peine. Il était tellement déçu et malheureux.

G : Ca doit être cet ami qui lui a donné… Je me demande qui c'est.

Duo : Moi, je m'en fou…

G : Pour Heero, je parlerais à J demain… Je suis certain qu'il n'a aucune intention de lui faire du mal.

Duo : Quand j'y repense, je me dis que c'est fou… Ce n'était qu'un cauchemar après tout. Aucun ne s'est réalisé l'un à la suite de l'autre.

G : Tu étais sous le choc… Tu devrais aller voir Sally, maintenant. Elle va te soigner et te donner de quoi te calmer… Demain, ça ira mieux, tu verras.

Duo : Oui…

Le brun descendit du bureau, calmé et G se leva.

G : Tu te sens assez bien pour y aller seul ?

Duo : Oui, vous inquiétez pas… J'ai vu pire.

G : D'accord. Et ne t'inquiètes pas, il n'arrivera rien d'autres à Heero ce soir…

Duo hocha la tête. G le raccompagna à la porte et lui dit quelques mots d'encouragement. Puis, le brun alla voir Sally. Il prit tout son temps, il se sentait épuisé par tout ce qui s'était passé… Lorsqu'il arriva, elle le prit en charge immédiatement. Il lui raconta rapidement ce qui s'était passé pendant qu'elle le soignait. Il ne prostesta même pas quand elle lui injecta un sédatif. Pourtant il détestait les piqures et essayait toujours de négocier pour ne pas en avoir, d'habitude mais là il ne résista pas. Il se coucha et s'endormit presque aussitôt, lessivé.

§§§ (1 mois et 3 jours)

Duo se réveilla à plus de 10h. Dormir lui avait fait beaucoup de bien… Mais il se sentait toujours aussi mal. La colère qu'il ressentait envers Wufei hier soir s'était envolé et il ne ressentait plus que de la tristesse. Une tristesse et un sentiment de trahison… Il devait savoir pourquoi Wufei avait fait ça. Est-ce que Heero allait bien ? Il aurait voulu aller le voir tout de suite mais Sally tenait à ce qu'il mange quelque chose avant… Il était inquiet pour le loup mais l'émotion d'hier soir étant encore présente, il céda à la demande de la doctoresse. Il n'était pas au plus fort niveau moral… Sally aurait voulu parler de ce qui s'était passé un peu plus en détail avec lui mais il n'avait pas envie de parler. Elle le laissa donc aller prendre un petit déjeuner, en lui recommandant de faire attention à son épaule.

Il prenait son petit déjeuné sans trop d'appétit, en parlant avec Trowa et Quatre quand J arriva au réfectoire. Les deux autres pilotes avaient déjà déjeuné mais ils voulaient savoir ce qui s'était passé hier soir. Ils voulaient savoir comment Wufei s'étaient retrouvé en prison.

Quatre : Je ne comprend pas comment Wufei a pu aller jusque là…

Trowa : Je ne lui pardonnerais pas d'avoir osé tenter de tuer Heero.

L'arabe remarqua que Duo regardait fixement quelque chose derrière eux avec inquiétude.

Quatre : Ca ne va pas, Duo ? Qu'est-ce qui y a ?

Il ne répondit pas mais ils eurent la réponse tout de suite après.

J : J'ai à te parler, Duo.

L'empathe et le français se retournèrent sur J, qui portait son air habituel. Duo hésita et puis se leva.

Duo : Je vous suis.

Trowa se leva aussi, prêt à suivre.

J : Seulement Duo !

Duo : Ca va aller, vous inquiétez pas…

Le français resta debout à le regarder accompagné le mad de Heero. Duo leur avait dit ça pour les rassurer mais en fait, il avait peur de ce que J voulait lui dire. Ca devait être en rapport avec hier soir. Il le conduisit jusqu'à son bureau sans dire un mot de tout le trajet, inquiétant encore plus Duo.

J : Ferme la porte.

L'américain obéit, attendant de savoir le motif de cet entretient, presque une convocation.

J : Ta blessure ne fait pas trop souffrir ?

Duo fut étonné qu'il lui pose la question. Il répondit machinalement.

Duo : J'ai l'habitude.

J eut un sourire étrange mais pas méchant, en s'asseyant à son bureau.

J : Heero aussi à l'habitude des coups… Mais il a des limites. Toi aussi.

Le tressé se demanda si il avait des allucinations, en le voyant sourire et appeler Heero par son prénom. Il préférait qu'il en vienne directement au fait plutôt que d'essayer de faire la conversation… Ca le rendait encore plus nerveux.

Duo : De quoi vous voulez me parler exactement ?

J : De Heero. Tu sais qu'il avait déjà l'attitude d'un soldat quand je l'ai trouvé dans cette ruelle ? Il avait 7 ans et déjà ce regard de combattant.

J le regarda et Duo qui avait l'intention de lui demander pourquoi il lui racontait ça, ne lui demanda pas en voyant son regard doux et nostalgique. Il décida de le laisser continuer, sentant qu'il se passait quelque chose d'important.

J : Je ne lui ai pas appris grand chose. Il savait déjà tuer de sang froid et se sortir de situation périlleuse. J'ai juste eu à complèter ses connaissances. Il savait déjà les bases du combats… Il m'a étonné plus d'une fois. Ce que je lui ai vraiment enseigné en fait, c'est l'informatique et le pilotage… Il aprennait à une vitesse étonnante. Il ne m'a jamais dit qui lui avait appris à se servir d'une arme et à se battre, mais ça devait être un pro.

Duo : Vraiment ?

J : Oh oui. Tu le connais depuis un moment, mais moi je l'ai vu grandir et devenir ce jeune homme capable de survivre à tout… Je suis fier de lui, même si je ne lui ai jamais montré. Je n'aurais jamais du l'envoyer chez Herbert Linstein… Si seulement j'avais su qu'il le briserait, jamais je ne l'aurais fait.

Duo : Vous êtes sérieux en disant ça ?

J : Oui, Duo ! Je n'ai jamais été aussi sérieux ! Tu crois vraiment que j'aurais volontairement livré à ce fou l'enfant que je considère comme mon fils ? Si Linstein était revenu me voir et me proposer de tester son projet sur lui, je l'aurais tué !

J tapa du poing sur son bureau, faisant sursauté Duo.

J : Il a gardé l'innocence d'un enfant en lui, malgré tout ce qu'il a fait. Ce n'est pas moi qui lui ai volé mais Linstein. Si il meure à cause de la folie de ce monstre, j'irais le tuer de mes mains.

Duo : Pourtant Heero a peur de vous.

J : Je le sais. C'est ce que j'ai toujours voulu. Je le regrette maintenant mais à l'époque, je ne voulais pas d'autres liens à part celui du professionnel entre nous. Je lui ai toujours caché mon affection, plus je voulais prendre soin de lui, plus j'étais dur avec lui. Et il a finit par croire que je ne voyais qu'une arme potentielle en lui. Vous l'avez tous cru… Je suis pris à mon propre piège. Il n'y a que mes collègues qui se doutent de quelque chose, parce qu'ils me connaissent…

Ces aveux semblaient si loin de tout ce qu'il pouvait imaginé qu'il avait du mal à croire qu'ils soient honnêtes. Il avait presque pitié de J, mais préférait rester sur ses gardes au cas où.

Duo : C'est pour ça que vous l'avez regardé comme ça quand vous l'avez vu la première fois sur l'écran de l'ordinateur, je suppose ? C'est pour la même raison que vous l'avez regardé de la même façon à son retour ici, alors ?

Il lui lança un regard de reproche et J baissa la tête.

J : J'accepte tes reproches et je les admet. Je ne sais pas ce qui s'est passé… Le passé m'est revenu comme un boomerang… J'ai enfin vu le projet de Herbert et moi arrivé à un résultat, alors que nous avions échoué. J'ai retrouvé la folie scientifique qui m'avait poussé à le suivre de ces expériences folles… Mais lorsque j'ai eu cette conversation avec G ce matin, il m'a rappelé pourquoi j'avais abandonné le projet Humanus Lupus. Je ne veux pas que Heero paie pour ma folie passagère.

Duo : J'ai du mal à vous croire.

J : Je t'assure que c'est la vérité… Mais ce n'est pas étonnant que tu ne me crois pas. Je l'ai cherché. Viens avec moi…

J se leva et se dirigea vers le laboratoire. L'américain le suvit, curieux de savoir ce qui pouvait vouloir lui montrer pour lui prouver sa bonne foi. J alla jusqu'à la cellule de Heero et ouvrit la porte. Il s'approcha de Heero doucement, l'air peiné.

Duo : Vous ne prenez plus votre baton électrique ?

J : Je préférerait devoir le prendre… Heero ne réagit plus depuis ce matin.

Duo : Quoi ? Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

J : Rien du tout, je te le jure ! C'est le choc hier… Il a fait un cauchemar juste avant que Wufei arrive. Les deux cumulés, plus la pièce blanche, ça a été trop. Il s'est réfugié avec son instinct.

Duo : La pièce blanche, c'est votre faute ! Vous le saviez, on vous l'a dit. Vous avez persisté à l'y laisser !

J : Je le sais… Je n'ai vu que maintenant que ma passion est devenu dangereuse pour lui. Ce matin, quand G est venu, nous sommes allé le voir… C'est pour ça que son discourt à enfin porté ses fruits.

Duo fut surpris de voir J recouvrir le loup avec la couverture avec une tendresse qu'il ne lui connaissait vraiment pas et le regarder avec un amour paternel. On peut mentir dans les mots, mais dans les gestes, c'est plus dur. Est-ce qu'il disait vrai alors ?

J : Je ne peux même plus l'approcher, maintenant… Que lorsqu'il dort. Tout ça à cause de la folie de Herbert… Et de la mienne. Si seulement ce n'était pas mon frère…

Duo : Linstein est votre frère ?

J : Ce projet, c'était son rêve. Il m'a convaincu d'y participer. Lorsque j'ai refusé de le suivre, il a juré qu'il se vengerait. Ce qu'il lui a fait, c'est sa vengeance. C'est ma faute et je la rattraperais.

Duo : Vous disiez que c'était votre ami…

J le regarda et se leva pour sortir. Il composa le nouveau code et referma.

J : Si je vous avais dit que c'était mon frère, vous m'auriez accusé de complicité en plus…

Duo : Je comprend pas là… Si vous tenez tant à lui, pourquoi vous lui faites ça ?

J : Parce que c'est la meilleure façon pour qu'il tienne le coup. La haine est une force étonnante. Pour pouvoir me tuer un jour, il survivra. Parce que j'ai peur que sa nature animale ne blesse quelqu'un aussi… Si jamais ça arrivait, toute la base saurait qu'il n'est plus entièrement humain et le traiterait de monstre. Ils seraient capable de vouloir sa mort… J'essaie seulement de le protéger. J'ai un peu perdu l'esprit, c'est vrai… Mais G a calmé cette folie qui me faisait faire n'importe quoi et qui a rendu fou mon pauvre frère.

Duo resta sans voix à cette révélation, qui paraissait encore plus honnête que les autres.

J : Evites de le répéter à tes amis…

Duo : Oui, d'accord. Alors vous voulez pas le tuer, n'est-ce pas ?

J : Quel père tuerait son fils ?

Duo : Je veux bien vous croire mais j'ai besoin d'une preuve de votre honnêteté. Faites un geste, libérez-le…

J : D'accord… Cet après-midi, il y a une réunion de prévu pour décider de sa libération, à cause de l'urgence de la situation. Vos mads seront là et Sally aussi. Ils me demanderont d'accepter de le laisser sortir, en mettant des conditions de sécurité. J'accepterais… Je crois que c'est la seule chose qui peut rattraper l'erreur que j'ai faites.

Duo : Bon, j'attendrais donc des nouvelles par G, pour vérifier que vous avez tenu votre parole.

J : Je la tiendrais, Duo. Souviens-toi, gardes ça pour toi… Si ils savent, ils le diront à Heero. Si quelqu'un doit lui dire tout ça un jour, c'est moi. Personne d'autres.

Duo : Tenez votre parole et je tiendrais la mienne.

L'américain le regarda, méfiant. Il avait besoin de cette preuve, avant de décider de lui faire confiance. Il ne pouvait pas le croire à la légère.

J : Je viendrais te l'annoncer moi-même.

Duo : D'accord. Dans ce cas, à cet après-midi. Je vous attendrais.

Duo, fidèle à son attitude de test, sortit sans adresser le moindre signe positif à J. Il ne se laissa aller à un soupir qu'une fois sortit du bureau. Il rejoignit les autres qui étaient dans la salle de repos. Ils se ruèrent sur lui, en le voyant revenir.

Quatre : Enfin, te voilà ! Ca fait une heure que tu étais avec lui ! On commençait à s'inquiéter…

Trowa : Comment ça s'est passé ? De quoi il voulait te parler ?

Duo : Ca a été… J'avais la trouille, mais finalement ça s'est bien passé. Je m'attendais pas à ça.

Quatre : T'attendre à quoi ?

Duo : J'ai appris des choses étonnantes.

Trowa : Quoi donc ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Duo : Il va libérer Heero.

Quatre : Tu es sûr ?

Duo : Il me l'a assuré… Reste à ce qu'il le fasse vraiment.

Trowa : Pourquoi est-ce qu'il a changé d'avis ? Tu l'as convaincu ?

Duo : C'est plus compliqué que ça…

Il ne pouvait pas leur expliquer ce miracle, sans trahir sa parole… Il ne voulait pas leur raconter de mensonges, ils ne devaient pas insister. Mieux valait leur couper l'herbe sous le pied…

Duo : Il m'a dit qu'il y avait une réunion entre les mads et Sally cet après-midi. Il a dit qu'il accepterait leur accord. Il a même dit qu'il viendrait me l'annoncer lui-même.

Trowa : C'est formidable… J'espère qu'il va faire ce qu'il a dit. J'ai tellement hâte de pouvoir serrer Heero dans mes bras… Il s'installera dans ma chambre. Comme ça on sera ensemble, même la nuit.

L'américain s'assombrit. Il ne savait pas que Heero s'était renfermé sur lui-même… Est-ce qu'il devait lui dire et gâcher sa joie ? De toute façon, il le saurait forcément… Autant qu'il lui annonce lui-même.

Quatre : Quelque chose ne va pas, Duo ? Tu es inquiet d'un coup…

Duo : Il y a une chose que je ne vous ai pas dite.

Trowa : Quoi ?

Duo : C'est une réunion d'urgence… Parce que Heero s'est réfugié en lui-même à la suite de ce qui s'est passé hier soir.

La joie du français retomba comme un pétard mouillé. Il se rassit, en se laissant tomber sur sa chaise.

Quatre : Oh non…

Trowa : C'est la faute de Wufei !

Duo : Pas entièrement, Trowa.

Mais Trowa ne l'écouta pas. Il se releva très calme mais le regard très noir. Le calme avant la tempête.

Trowa : Je vais aller lui montrer ce qui se passe quand on s'attaque à ceux que j'aime.

Quatre : Trowa, je t'ai expliqué ce matin que ce n'est pas en t'en prenant à lui que les choses s'arrangeraient…

Trowa : Mais je ne savais pas encore que Heero s'était renfermé en lui. Il a été trop loin.

Quatre : Trowa…

Le français passa à coté de l'empathe, fermé à tout argument. Quatre voulu l'empêcher de passer mais Duo l'en empêcha. Trowa sortit sans courir mais en marchant d'un pas décidé et les poings serrés.

Duo : On va le suivre. Si on essaie de l'arrêter là, il est capable de s'en prendre à nous. Il faut qu'il se calme d'abord.

Quatre : Oui, tu as raison… Allons-y.

Le blond et le tressé se dépéchèrent de suivre le français furieux. Une colère froide était bien plus dangereuse que des hurlements. Ils sentaient qu'il serait capable de tuer Wufei.

§§§

Maitre O était avec son élève, dans une cellule obscure. Les locaux de la base n'étant pas des plus récent, les prisons n'étaient pas très très récentes elles non plus. Wufei était assis contre le mur à coté du lit, les genoux relevés et la tête basse. Il semblait honteux. Le chinois n'avait encore rien dit et le mad attendait qu'il commence la conversation… Finalement, au bout de 10 minutes de lourde de silence, Wufei se résigna à ouvrir la bouche mais sans le regarder.

Wufei : Vous êtes venu me passer un savon magistral, je suppose ? Qu'est-ce que vous attendez ?

O : Je ne suis pas venu pour ça, Wufei.

Wufei : Alors pourquoi ?

O : Pour comprendre la raison de tes agissements. Ca ne te ressemble pas d'agir comme ça. Ce n'est pas digne d'un guerrier.

Wufei : Je ne suis plus digne d'en être un depuis longtemps. Depuis le jour où Heero est venu dans cette équipe, je suis devenu faible.

O : Mais tu n'en a pas perdu ton sens de l'honneur pour autant.

Wufei : L'honneur… Je n'ai même plus d'honneur…

O : Plus depuis que tu as essayé de tuer lâchement Heero alors que tu le savais affaiblis, en effet.

Wufei : Non, depuis bien avant…

O : C'est faux.

Wufei : Un guerrier faible n'a plus d'honneur.

O : Tout dépend ce que tu nommes « faiblesse ».

Wufei releva la tête, le regard brillant de colère. Son mad, debout contre les barreaux en face de lui, le regardait avec fermeté mais sans le juger pour autant.

Wufei : Je n'ai pas su le battre ! Il était toujours le meilleur !

O : Et tu pensais qu'en le tuant, tu retrouverais ton honneur ? Tu n'aurais pas eu une idée aussi basse seul… Ca ne te ressemble pas.

Wufei : Qu'est-ce que vous en savez ?

O : Je te connais. Je t'ai vu grandir et devenir un homme courageux, capable de combattre pour la justice. Que t'ai-t-il arrivé, Wufei ?

Le chinois baissa à nouveau la tête, incapable de soutenir le regard déçu de son mad.

Wufei : Je ne sais pas…

O : C'est lui, n'est-ce pas ? Il t'a changé.

Wufei : Il m'a libéré.

O : Il t'a manipulé.

Wufei : C'est faux !

O : Pourquoi as-tu renoncé à tuer Heero ? Tu en avais la possibilité quand Duo s'est détourné de toi. Tu avais même l'occasion de le tuer, en même temps… Ce n'est pas un coup de poing à l'estomac qui t'en aurait empêché.

Wufei : Parce que… Je ne me suis pas reconnu. J'ai regardé Heero et je me suis demandé comment j'avais pu le mettre dans cet état. Je me suis demandé si c'était vraiment digne du guerrier que j'étais avant, d'utiliser ma force pour exercer la tyrannie sur les plus faibles que moi. Je me suis demandé ce que j'étais en train de faire… Je me suis demandé si la faiblesse que je ressentais me donnais le droit de lui prendre la vie. Je l'ai vu pleurer en tremblant et là je me suis rendu compte que j'étais déjà le plus fort… Et que si j'allais plus loin, j'irais contre tout mes principes, mon honneur et ma vision de la justice. Je me suis rendu compte que j'allais faire quelque chose de pire encore de trahir des amis… Je me suis rendu compte que j'allais me trahir moi-même.

O : Donc ce sont toujours tes amis, finalement ?

Wufei : Je ne sais pas… Je ne sais plus… Je suis perdu. J'étais tellement sûr de moi et puis, le doute s'est installé…

O : Que ressens-tu lorsque tu repenses à ce que tu as fait cette nuit ?

Wufei : J'ai honte. Je regrette ce que j'ai fais... Je ne veux plus être dans l'ombre de Heero, mais pas à ce prix-là.

O : Tu sembles avoir retrouvé tes esprits. C'est bien… Mais ce qui est fait est fait.

Wufei : Je suis prêt à assumer mes actes.

O : J'essaierais d'intervenir auprès des autres mads et de Sally, pour qu'il ne soit pas trop dur avec toi. Je ne crois pas que tu aurais tenter de faire une telle chose si il ne te l'avait pas demandé.

Wufei : Je ne l'aurais pas fait, non.

O : Qui est cet homme qui dit être ton ami et qui te pousse à faire des choses qu'il sait être contre tes principes ? Crois-tu que ce soit des actes d'amitié ou d'amour ?

Wufei resta muet. Il regrettait son geste, mais n'était pas prêt à livrer le nom du maitre de la tour. Il n'était pas sur que O ait raison… Il ne voulait pas croire que son confident et amant le manipulait. Il préférait chercher des contre-arguments aux arguments de O, plutôt que d'imaginer qu'il se soit foutu de lui…

O : D'accord, ne dit rien. Je suis sûr que tu ne me crois pas, mais tu verras pas toi-même. Il te manipule, Wufei.

Wufei : Si je sors de là, est-ce que je pourrais récupérer le brouilleur ?

O : Tu veux le revoir quand même… Je suis désolé, Wufei mais je ne peux pas t'aider pour ça. Je n'ai pas le droit de te le rendre, même si J me l'a confié étant donné que je suis ton responsable.

O demanda à sortir de la cellule et un soldat vint lui ouvrir la porte, pour le laisser sortir. Ensuite, il la referma sans un regard pour le prisonnier. Celui-ci releva les yeux pour regarder son mad.

Wufei : Je ne suis plus rien, n'est-ce pas ? Je ne suis plus que faiblesse et déshonneur… Je suis désolé de vous avoir déçu, maitre O. Je n'ai pas été à la hauteur.

O : Il n'est jamais trop tard pour se reprendre Wufei. Tu peux redevenir le guerrier que tu étais. Ca ne dépend que de toi. Tu m'as déçu, c'est vrai, mais j'ai toujours confiance en toi. Tu auras toujours mon soutient, tant que tu combatteras l'injustice.

wufei : Merci, maitre O…

O : Tu as toutes les cartes en main. A toi de jouer, Wufei.

Le mad s'éloigna et Wufei le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il ne puisse plus le voir. Que devait-il faire maintenant ? Attendre, en espérant qu'ils acceptent de lui laisser une chance… Dans le cas contraire, il accepterait sa peine.

Il posa sa tête sur ses genoux et ferma les yeux… Il revit l'image de Heero pleurant dans les bras de Duo, terrifié à cause de lui, ainsi que le regard froid de Duo. « Je ne te tuerais pas parce que je refuse de croire que tu ai tant changé… Mais tu me déçois terriblement. Tu t'en fous probablement mais je voulais que tu le saches. Je ne sais pas qui est ton nouvel ami mais j'espère pour toi qu'il est sérieux parce que tu viens de perdre mon amitié. » Est-ce qu'il avait tout perdu ? Il ressentit à nouveau le remord l'envahir. Comment avait-il pu faire ça ? Il ne comprenait pas… Il n'aurait pas dû accepter l'idée de son ami… Mais était-il vraiment son ami ? Il doutait de tout maintenant… De lui-même, de sa force, de la justesse de ses agissements, de ses sentiments envers les autres pilotes, de la vérité des paroles de son confident et même du maitre de la tour en personne.

Soudain, il sursauta et rouvrit les yeux quand les portes de la section prison s'ouvrir brusquement. Puis Trowa vint se jeter sur les barreaux sans prévenir, l'air furieux.

Trowa : Je vais te tuer ! Cette fois, je vais te tuer ! Tu as voulu le tuer, Wufei ! Je ne te le pardonnerais pas !

Duo et Quatre arrivèrent derrière lui rapidement. Wufei croisa le regard de l'américain et sentit tout la froideur et la tristesse de celui-ci. Nul besoin de mots pour comprendre la rancœur que Duo avait contre lui. Il détourna le regard, gêné. Il n'osait même pas le regarder dans les yeux, tellement il se sentait coupable…

Le soldat arriva. Le français lui demanda d'ouvrir la cellule mais celui-ci refusa, se doutant que ce n'était pas pour discuter avec lui. Trowa tenta d'attraper les clés, en choppant le soldat par le col et en le secouant.

Trowa : Je veux ces clés ! Donnez-les moi ! Je dois tuer cet enfoiré ! Il a voulu tuer Heewolf !

Heureusement, les deux autres pilotes étaient là. Ils firent lâcher Trowa et le gardèrent éloigné de la cellule et du soldat. Quatre s'excusa auprès de lui pour Trowa, pendant que Duo tentait de calmer la fureur du français. Le soldat accepta les excuses et retourna à son poste, un peu secoué. Le blond s'approcha alors de la cellule.

Wufei : Comment va la blessure de Duo ?

Quatre : Elle le gêne mais elle ne lui fait pas autant mal que la blessure que tu lui as fait en osant attenter à la vie de Heero.

Wufei : Je suis désolé.

Quatre : Ca ne suffit pas.

Wufei : Alors que dois-je faire ?

Quatre : Pour commencer, Heero doit revenir de son refuge intérieur… Ensuite, ça dépendra de Duo et Trowa. Mais ils t'en veulent beaucoup et je suis d'accord avec eux !

Wufei : Je ne sais pas ce qui m'a pris… Je n'aurais jamais fait ça en temps normal.

Quatre : Gardes tes excuses pour Heero. On laisse ton sort entre les mains des mads.

Wufei : J'ai vraiment tout perdu, cette fois ?

Quatre : J'en ai assez de mal dormir toutes les nuits, à cause de l'inquiétude que tu nous cause. Ma patience est arrivé à bout. Si tu veux une autre chance, il faudra que tu fasses tes preuves sans mon aide. Je ne suis pas la bonne poire qu'on utilise quand on a des emmerdes.

Wufei : Je comprend, oui… C'est normal après ce qui s'est passé.

Quatre : Il y a des limites à ne pas dépasser, Wufei. Je ne sais pas quel mouche t'a piqué mais je n'ai pas envie d'entendre tes raisons. Je suis fatigué alors arrêtes tes conneries et laisses-nous tranquille. C'est clair ?

Wufei : Très clair.

Quatre se détourna froidement de Wufei et se retourna vers Duo, qui semblait avoir réussit à raisonner Trowa. Il avait beaucoup de patience mais c'était trop. Il ne pouvait plus jouer les bons samaritains avec Wufei… Il était peut-être bon mais pas con. Wufei avait cherché leur colère, il allait l'avoir… Il ne savait pas à quel point la colère de Quatre pouvait être dur.

Quatre : On y va. Je crois qu'on a rien à faire ici.

Duo : Je suis d'accord.

Trowa ne dit rien mais sembla entièrement d'accord avec eux. Ils repartirent sans se soucier de Wufei. Jamais le chinois ne s'était sentit aussi seul… Il n'avait jamais réalisé à quel point les autres pilotes faisaient partie de son équilibre et qu'il avait besoin d'eux. A bout de nerf, il craqua et se mit à pleurer silencieusement contre ses genoux, en cachant ses larmes de ses bras.

§§§

Après mangé, ils étaient allés dans la salle de repos, comme prévu. Ils n'avaient pas beaucoup mangé, surtout Trowa. Il avait l'estomac noué à cause du stress, il avait peur qu'ils décident finalement de laisser Heero où il était en ce moment, qu'ils le jugent trop dangereux malgré son état.

Ils attendaient le plus patiemment possible mais le temps leur semblait bien long. Duo était assis sur une chaise et triturait la feuille des menus de la semaine. Trowa aussi était assis sur un fauteuil et attendait les mains croisé l'une dans l'autre. Quatre, le moins nerveux des 3 au moins en apparence, lisait distraitement une note concernant les horaires de garde augmentés et modifiés des soldats suite à l'action de Wufei. L'américain et le français semblaient faire un concour de celui qui resisterait le plus longtemps avant de se lever et de tourner en rond… Ils étaient visiblement très tendu.

Quatre : Je suis sûr que ça va bien se passer.

Duo se leva, n'y tenant plus et changea de chaise, en soupirant. Il fit une boule avec le papier et le balança dans la poubelle, sans manquer sa cible.

Duo : Je n'en peux plus d'attendre ! Je ne me calmerais que lorsque je saurais que J a tenu sa promesse.

Trowa : Il a intérêt à la tenir sinon cette fois, je le tue vraiment.

Quatre : Calmez-vous. Il va la tenir. Je ne pense pas qu'il l'aurait promis si il ne comptait pas le faire.

Duo : On est jamais sûr de rien avec lui…

Trowa : Je ne lui fais aucune confiance non plus !

J arriva justement avec son air habituel mais il semblait moins dur quand même. Il semblait positif…

J : Je t'avais dit que je le ferais et je l'ai fait.

Ils se levèrent tous et allèrent voir le mad, impatient de savoir.

Duo : Il est libre ?

J : Oui. Maintenant ce sera le Dr Po qui sera chargé de veiller sur lui.

Trowa le regarda, étonné et suspicieux.

Trowa : Sally ? Vous êtes sûr ?

J : Oui. Elle l'a elle-même proposé.

Quatre : Voilà un geste très positif de sa part… Tu ne trouves pas ?

Trowa : Si… Mais ça m'étonnes quand même.

J : Si elle ne l'avait pas fait, je ne sais pas si la libération de Heero aurait pu être possible. Il existe toujours un risque qu'il se laisse emporté par son instinct… Pas pour l'instant, mais il existe quand même si il se réveille… Quand il se réveillera, je veux dire. Il faut quelqu'un pour veiller à ce qu'il ne soit dangereux ni pour lui, ni pour les autres.

Trowa : Il se réveillera, je le sais !

Trowa se demanda pourquoi Sally avait fait ça. Est-ce qu'elle n'avait vraiment plus peur de Heero ? Ou bien, est-ce que c'était seulement une façon d'essayer de se racheter ? Il devait aller la voir et lui demander pour être sûr. Il craignait que ce ne soit une manigance entre elle et J pour garder le monopole sur Heero. Il voulait l'entendre de sa bouche et entendre ses excuses aussi ! Après tout, au début c'était elle qui avait laissé J emmener Heero, donc elle était aussi responsable de l'état de son loup que lui !

J : Bien sûr, mis à part G, les autres mads ont été surpris et un peu septique de mon changement d'attitude, mais j'ai pu leur expliquer le pourquoi.

Trowa : Qui est ?

J : J'ai fais une erreur et je le reconnais. Je n'aurais pas dû laisser l'ombre de Herbert Linstein influencer mes décisions. J'ai joué cartes sur table, pour une fois…

Duo : On ne peut pas leur en vouloir de douter franchement. Où est Heero ?

J : Toujours dans la cellule. Sally voulait aller le chercher mais j'ai préféré laisser Trowa s'en charger. Quelque chose me dit qu'il voudrait aller le chercher lui-même.

Trowa : Ce n'était pas dur à deviner… Il faut le sortir de là, allons-y !

J : Avant je dois vous dire autre chose. Une autre décision a été prise. Elle vous fera beaucoup moins plaisir, je le crains… O a obtenu que Wufei soit libéré.

Le soulagement fit place à la colère immédiatement.

Trowa : Quoi ?

Duo : C'est pas vrai ! Mais comment ils ont pu accepter de le laisser sortir après ce qu'il a fait ?

Quatre : Comment s'est arrivé exactement ?

J : O est un excellent avocat… Il expliqué que Wufei avait perdu la tête pour quelqu'un et que cette personne l'avait poussé à tuer Heero. Il a dit qu'il avait parlé avec lui et qu'il regrettait sincèrement son geste, qu'il était redevenu lui-même. Il a plaider la manipulation mentale et ça a convaincu la plupart d'entre nous. Ils ont accepté de laisser une seconde chance à Wufei, même si il refusait de dire qui était cette personne… J'ai essayé de faire remarqué qu'il pouvait recommencer mais l'heure était à la clémence alors ça ne servait à rien d'insister.

Duo : C'est pas vrai ! Ce rat va pouvoir se balader librement dans la base comme si de rien n'était ! Et si il veut recommencer ?

J : O a dit qu'il se portait garant de son élève, ils ont donc accepté mais il ne sera pas relâcher comme ça… Les soldats auront l'œil sur lui et sans son brouilleur, il ne pourra pas entrer en contact avec son « ami » sans qu'on découvre qui c'est. Je doute qu'il prendra le risque de le mettre en danger, donc il ne pourra pas le contacter et ne pourra pas se faire manipuler non plus.

Duo : Mouais… Je ne suis pas convaincu.

J : Mais nous n'avons pas le choix. Il y aura des gardes devant l'infirmerie, pour être sûr qu'il ne tentera rien contre lui alors essayez de vous tranquiliser…

Quatre lança un regard noir à J et lui répondit froidement. J fut surpris car habitué à une atitude diplomatique et très respectueuse de sa part. C'était un sujet sensible et donc à éviter de toute évidence.

Quatre : Gardez vos conseils pour vous, surtout au sujet de Wufei.

J : Si tu préfères.

Trowa : Je ne veux pas laisser Heero de cette cage immonde une minute de plus, allons-y.

Trowa parti devant, pour aller chercher son loup et J le suivit. Malgré la nouvelle de la libération de Wufei, il était très soulagé que Heero sorte enfin de cette cellule glaciale. Ca ne pouvait que l'aider à vouloir revenir de son monde intérieur.

Lorsqu'ils arrivèrent, Heero était toujours dans le même état sauf qu'il s'était couché sur son matelas et semblait dormir. J alla ouvrir la porte codée sans attendre, sentant Trowa très impatient et le français se précipita à l'intérieur. Il s'approcha de Heero et se baissa devant lui.

J : Je suis désolé, Trowa.

Trowa : Pas autant que moi. Je ne vous pardonnerais pas tant qu'il ne me sera pas revenu. C'est de votre faute.

Il enleva la couverture de son loup et le prit dans ses bras. Il n'obtint qu'un faible gémissement animal.

Trowa : T'inquiètes pas, Heewolf. Je te sors de cette horrible cage de verre… C'est fini !

En se relevant avec son petit loup, il aperçut une tout petite trace de griffure sur la vitre.

Trowa : C'est quoi ça ?

Il montra la trace presque invisible à J, qui sembla étonné.

J : Ca alors. Il a réussit à laisser une légère griffure sur le verre, malgré la dureté de la vitre… Je pense qu'il a dû la faire lorsqu'il s'est réveillé dans la cellule la première fois. Je me souviens qu'il était comme fou, complètement paniqué. Il voulait sortir par tous les moyens. Il se jetait sur la vitre, en hurlant et essayait de la griffer de toutes ses forces… Je me souviens encore de ses cris animals déchirant… Il s'est débattu pendant plus d'une heure et puis, il s'est effondré par-terre, épuisé. Au moins, il luttait encore là.

Trowa : A qui la faute si il a abandonné le combat ? C'est trop tard pour les regrets.

J : Je le sais bien. Je suis vraiment désolé.

Trowa ne répondit rien et sortit en passant devant lui, sans s'occuper du fait qu'il regrettait sincèrement sa folie passagère. J n'attendait pas non plus de compréhension de sa part ou qu'il accepte son pardon… C'était le prix de son attitude passé et il l'acceptait.

Trowa emmena Heero chez Sally sans attendre. Elle avait préparé un lit pour le loup et l'attendait quand il arriva avec son nouveau patient. Il la regarda sans lui dire.

Sally : Bonjour, Trowa.

Elle semblait un peu nerveuse. Un peu beaucoup nerveuse, même.

Trowa : Où est-ce que je le met ?

Sally : Sur ce lit là… Je vous attendais.

Elle lui indiqua le lit, encore plus mal à l'aise par la froideur de réponse du français. Il déposa avec douceur son cher loup-loup sur le lit et le regarda, inquiet.

Trowa : Est-ce que je peux vous faire confiance ?

Sally s'approcha un peu, en hésitant.

Sally : Je te promet que je ne lui veux aucun mal. Je reconnais que j'aurais pas dû réagir comme ça la première fois mais j'ai eu la peur de ma vie… Je suis désolé, Trowa.

Il se retourna vers elle, mi-dur, mi-interrogatif.

Trowa : Vous n'avez plus peur de lui alors ? Vraiment ?

Sally : Non, j'ai décidé de reprendre les choses en mains. Je veux faire confiance à Heero. Je sais bien qu'il ne me ferait pas de mal volontairement.

Trowa : Je suppose que je devrais vous pardonner maintenant… Seulement, je vous en veux beaucoup. Heero a parfaitement compris que vous aviez peur et ne vous en veut pas… Mais je ne suis pas Heero. Même si je l'ai compris, ça ne calme pas la colère que je ressens, surtout quand je le vois comme ça.

Sally : Je comprend…

Trowa : Prouvez-moi que vous êtes vraiment honnête et je vous pardonnerais peut-être. Je veux bien vous laisser une chance parce que sans vous, il serait encore dans cette maudite cellule.

Sally : Merci, Trowa. Je te promet que je prendrais grand soin de lui.

Trowa : Vous avez intérêt, sinon je vous enferme dans cette même cellule et j'oublie le code ! Je veux retrouver le Heero que j'ai appris à connaître quand on était dans cette planque.

Sally : Je ferais mon maximum pour ça. Je n'aime pas le voir comme ça non plus et je sais bien que j'y suis pour quelque chose dans un sens puisque je n'ai rien fait pour l'en empêcher.

Elle semblait vraiment honnête, ce qui rassura un peu Trowa. Il allait lui faire confiance pour s'occuper de Heero malgré sa colère. De toute façon, Heero devait rester là alors autant s'assurer qu'il serait entre de bonnes mains. Il ne serait plus dans une cage, au moins.

Trowa : Vous êtes au courant pour Wufei ? Je comprend pas comment vous avez pu prendre cette décision.

Sally : Nous avons décidé à la majorité de lui laisser une chance. Je ne suis pas sûr que j'ai pris la mailleure décision mais j'ai eu envie de lui laisser une chance.

Trowa : Vous avez voté pour ?

Il la regarda agressivement, mais elle resta étonnament calme.

Sally : J'assume cette décision. Si il y a le moindre accident avec Wufei, je ne nierais pas que j'y suis pour quelque chose… Mais j'ai réellement envie de lui laisser une chance.

Trowa : Je vois…

Sally : Je sais que tu es en colère contre lui mais…

Trowa : Mais quoi ? Si Wufei l'attaque à nouveau, ce sera votre faute !

Sally : Et celle de tous les autres mads, mis à part J. C'est le seul qui n'était pas d'accord.

Le français se calma et la regarda. Elle ne se laissait pas démonter, ça le troublait. Elle était franche dans ses décisions et ses responsabilités et il aimait ça… Mais ça l'énervait sur le sujet Wufei. Il était furieux de ne pas réussir à obtenir quoi que ce soit d'elle.

Trowa : J'espère pour vous tous qu'il ne retentera rien. Faut que j'y aille sinon je sens que je vais faire quelque chose que je vais regretter.

Il fit un bisou sur le front à Heero et lui murmura quelques mots, avant de partir contrarié sans dire au revoir au docteur. Elle le regarda partir en soupirant, elle avait encore échoué malgré un bon début…

§§§

Duo était resté avec Quatre dans la salle de repos et buvait un café pour essayer de se calmer. L'empathe le regardait avec son air habituel lorsqu'il avait décelé un truc intéressant chez un autre, ce qui commençait à énerver encore davantage l'américain.

Duo : Qu'est-ce qu'il y a, Madame Soleil ?

Quatre : Si je te le dis, tu vas t'énerver et me dire que je me mêle encore de ce qui me regarde pas…

Duo : Tu m'énerves rien qu'en disant ça alors vas-y !

Quatre eut un sourire et se lança.

Quatre : Ne dis pas que je me suis mêlé de ce qui me regarde pas alors…

Duo : Tu vas me dire ce que tu brûles de me « révéler », oui ?

Quatre : OK, OK… Je ne penses pas que je vais te faire une révélation cette fois.

Duo : Ha bon ?

Quatre : La plupart des choses que je sens chez les autres, ils le savent déjà sauf qu'ils ne veulent pas les voir.

Duo : OK, si tu veux ! Tu vas te lancer, oui ? Je ne me sens pas très patient là…

Quatre : Bon, je vais aller droit au but alors. Pourquoi est-ce que tu te sens si malheureux depuis que Wufei a tenté de tuer Heero ?

Duo le regarda, étonné.

Duo : Pourquoi ? Mais c'est pas les jours que quelqu'un que tu considères comme un ami se retounes contre toi et tes amis !

Quatre : Ne me prend pas pour un idiot. Tu sais très bien de quoi je parle.

Duo : Non, je ne sais pas de quoi tu parles !

Quatre : Je sais que tu es très en colère contre lui, mais ce n'est rien par rapport à la douleur que tu ressens. Tu te caches derrière ta colère pour ne pas craquer et ce soir, tu vas pleurer toutes les larmes de ton corps dans ton lit.

Duo se leva brusquement et foudroya Quatre du regard.

Duo : Mais de quoi tu te mêles encore, bon sang ?

Quatre : Tu voulais que je sois direct, non ?

Le tressé termina son gobelet d'un trait et alla à la machine à café pour en prendre un autre.

Duo : Je savais que j'aurais pas dû te laisser commencer. Que veux-tu que je dises à ça ?

Quatre : Donc c'est vrai.

Duo : Non, c'est pas vrai ! Pourquoi je pleurais pour ce minable ?

Quatre : Tu n'y crois pas toi-même, ne mens pas.

Duo : OK, c'est vrai ! J'avoue, lorsque je me suis réveillé ce matin, j'ai fondu en larme en repensant à hier soir ! Et après ? Traîtes-moi de larve, si tu veux !

Quatre : Après, tu devrais te demander pourquoi tu as une réaction si poussé…

Duo : Je crois que j'ai déjà répondu à cette question tout à l'heure.

Quatre : La question n'est pas la même.

Duo : Où est la différence ?

Quatre : Je te demande d'y réfléchir vraiment et d'être honnête envers toi-même… Pas de me raconter un mensonge destiné à me faire lâcher l'affaire. Je croyais que tu ne mentais jamais ? N'oublies pas que je le sais quand tu n'es pas complètement honnête.

Duo : Fous-moi la paix, Sherlock Holmes.

Quatre : Tu crois que tu vas pouvoir te cacher la véritable raison encore combien de temps ?

Duo : Mais fous-moi la paix, je te dis ! Je le ferais aussi longtemps que je le voudrais !

Duo se retourna sans réfléchir et Quatre pu voir le brun pleurer. Celui-ci se retourna aussitôt. Le blond décida alors d'utiliser une technique plus subtile, voyant qu'il avait réussit à dépasser la fausse colère de Duo. Il ne pouvait pas le laisser se faire du mal tout seul, pas pour un idiot qui se laisser manipuler par de belles paroles.

Quatre : Viens t'asseoir, Duo…

Duo : Pas question. T'as réussis à me faire pleurer, bravo.

Quatre : Je suis désolé mais je ne voyais que ce moyen-là.

Duo : Qu'est-ce que tu veux, à la fin ?

Quatre : Que tu arrêtes de faire l'autruche. Tu sais très bien pourquoi tu pleures et ce n'est pas à cause de moi.

Duo : Et si je veux continuer à faire l'autruche ?

Quatre : Tu continueras à pleurer et à être triste. Allez, reviens t'asseoir… On va parler tranquillement.

Duo : Je ne prendrais pas le risque que quelqu'un d'autre me voit comme ça. Toi, c'est déjà trop.

Quatre : Allons ailleurs, dans ce cas… Ce n'est pas en te cachant que tu règleras ce problème-là, Duo. Je suis sûr que tu le sais.

Duo : Que veux-tu que je fasses d'autres ?

Quatre : En parler déjà… Je ne veux pas que Wufei détruise un autre de mes amis. Je ne resterais pas assis-là à te regarder souffrir sans rien faire. Heero en a assez fait les frais, je ne te laisserais pas suivre la même voie que lui.

L'américain sécha ses larmes et revint s'asseoir, calmé par les explications de Quatre.

Duo : En parler ne changera rien à ce que je ressens.

Quatre : Mais tu ne supporteras plus ce poids tout seul. S'il te plait, Duo… Laisses-moi t'aider.

Duo : Je ne sais pas si j'ai envie d'en parler…

Quatre : Essaie… Je n'ai pas l'intention de te juger, tu me connais.

Duo soupira, en regardant la table.

Duo : Je ne sais même pas par quoi commencer.

Quatre : Qu'est-ce qui t'as le plus blessé cette nuit-là ?

Duo : Son regard sur moi… Les mots qu'il a dit… Je ne suis rien pour lui, même plus un ami.

Le blond ne répondit rien, sentant qu'il avait envie de continuer. Il ne voulait pas le couper.

Duo : Ce n'est pas qu'il soit libéré ou qu'il ait attaqué Heero qui me fait mal. C'est que ça représente les craintes que j'avais… Je me sens trahis. J'ai rêvé dans un rêve précédent que son mystérieux ami lui demandait de choisir entre lui et nous. Il ne savait pas alors il a dit qu'il choisirait pour lui et il m'a tué dans le rêve… Et justement, ce soir-là, comme je voulais pas le laisser faire, il a aussi tenté de me tuer. Il y avait tellement de haine dans son regard… Il me hait. Il nous hait. Mais je refuse de laisser la peine m'abattre… Je vais lui renvoyer la balle, il va me le payer lui et son « cher » ami.

Soudainl'empathe se leva et regarda vers la porte. Duo l'imita, alerté.

Quatre : Quelqu'un nous écoute.

Duo : Merde !

L'américain se précipita dans le couloir mais il n'y avait plus personne… Il revint et tapa sur la table avec le poing.

Duo : Il s'est échappé !

Quatre : Un sentiment de honte et de colère violente a attiré mon attention. Je ne sais pas comment ça se fait que je ne l'ai pas sentit avant.

Duo : Peu importe, maintenant… Qui que ce soit, j'espère qu'il en a pas trop entendu.

Quatre : Je crois que c'était Wufei, Duo…

Duo : Ah l'ordure… Il nous espionne, en plus, maintenant.

Quatre : On va aller ailleur. Un endroit où on sera sûr que PERSONNE ne nous écoutera.

Duo : Non… On en reparlera plus tard.

Quatre : Si tu préfères…

Duo : Je regrette que Wufei ait fait ça, tu sais… Avant il était détestable mais ce n'était pas si grave. J'aimerais retrouvé le Wufei d'avant, celui que j'aimais. Si il nous prouvait que ce que O à raconté à la réunion est vrai, je pourrais peut-être lui pardonner… Mais il faudrait qu'il commence par s'excuser pour ça.

Quatre : Je vais avoir du mal à lui pardonner. Beaucoup de mal. Il faudrait bien plus que des excuses pour me convaincre ! Ne te laisses pas berner, même si il s'excuses… Ne laisses surtout pas tes sentiments embrouiller ton raisonnement.

Duo : T'inquiétes pas pour ça… Je vais me méfier de lui, maintenant. Bon, je vais aller faire un tour du coté du hangar… J'ai besoin de me changer les idées.

Quatre : Je crois que je vais aller voir H, moi… J'aimerais parler de la réunion avec lui, pour en savoir plus.

Duo : Merci de vouloir m'aider.

Quatre : C'est normal entre amis… Il faut qu'on reste uni, Wufei ne doit pas semer la zizanie entre nous.

Duo lui sourit et sortit. Quatre le suivit, pour aller vers sa propre destination.

§§§

Lorsque O vint demander au soldat d'ouvrir la porte, en lui montrant un papier officiel, Wufei su qu'il était libre. Il ne savait pas par quel miracle son mad avait réussit à le faire libérer mais il était épaté et soulagé. En sortant de la cellule, il se demanda ce qu'il devrait faire maintenant… Il regrettait ce qu'il avait fait… Il devait aller s'excuser auprès de Duo, en espérant que peut-être il accepterait de l'écouter. Il devait aussi des excuses aux autres…

O : J'espère que tu as compris. J'ai pu les convaincre car ils étaient dans un bon jour, mais ce n'était pas gagné.

Wufei : Merci, Maitre O. Je ne comprend pas comment j'ai pu en arriver là… J'irais m'excuser à Heero et Duo.

O : Ce ne sera pas possible pour Heero. Le choc l'a fait se refermer sur lui-même. Cependant rien ne t'empêche d'essayer… Mais tu n'auras probablement aucune réponse.

Wufei ne trouva rien à répondre et se sentit encore plus coupable. En aurait-il même si il était conscient, de toute façon ? Autant essayer… Au moins, il n'aurait pas le regard accusateur de Heero sur lui.

O : Viens avec moi, je dois t'informer des mesures de sécurités qui accompagne ta libération. Si tu ne les respectes pas, tu retourneras d'où je t'ai sorti.

Wufei : Je comprend. C'est normal après ce que j'ai tenté de faire… Je ne m'attendais même pas à être libéré si vite.

Le chinois suivit son libérateur jusqu'à son bureau, sous l'œil suspicieux des soldats. Il lui expliqua ce qu'il avait le droit et l'interdiction de faire. Il accepta sans ronchonner ces conditions et O le laissa partir, en lui assurant une nouvelle fois sa confiance.

La première chose qu'il décida de faire est d'aller voir Heero. Il voulait avoir de ses nouvelles. Comme il s'y attendait, Sally ne l'accueillit pas à bras ouvert mais elle se calma, en voyant qu'il n'avait aucune intention belliqueuse. Elle le laissa voir Heero, tout en restant à coté, au cas où.

Wufei : On dirait qu'il dort.

Sally : Il dort. C'est une sorte de sommeil.

Wufei : Il peut nous entendre ?

Sally : Il sait tout ce qui se passe mais je suppose qu'il ne s'en occupe pas.

Wufei : Ca peut paraître idiot, mais je voudrais m'excuser… Peut-être que ça pourrait l'aider à revenir ?

Sally : Ce n'est pas idiot… Qui sait, ça peut peut-être marcher. Essaie…

Wufei hésita et se lança, en essayant d'oublier qu'il se sentait stupide à parler à Heero devant le médecin comme ça… Mais la honte de son presque-acte était bien plus forte.

Wufei : Je suis désolé, Heero. Je sais pas ce qui m'a prit de lui obéir. C'est vrai que je suis jaloux de toi, mais jamais je n'aurais été jusque-là pour autant si on ne m'y avait pas poussé. C'est gênant de te parler alors que je sais que tu me répondras pas mais je préfère ça je crois… Tu n'as sans doute aucune envie de me répondre, de toute façon. En tout cas, je voulais que tu saches que je suis vraiment désolé… Si jamais tu veux en savoir plus quand tu te réveilleras, on en parlera mais je doute que tu voudras me reparler. Je vais te laisser, tu dois avoir hâte que je me barre…

Sally : Je n'en suis pas si sûr. Heero à une patience et une gentillesse étonnante. Laisses-le décider quand il se réveillera plutôt.

Wufei : Oui, vous avez raison mais j'ai du mal à être positif… Je vais y aller avant que l'on me soupçonne de faire quelque chose de pas catholique ici. J'ai bien vu le regard des soldats quand je suis entré. Il faut que j'aille voir Duo, maintenant… Mais je doute qu'il me laisse autant de temps que Heero pour m'excuser.

Sally : Sois patient, il est en colère… Mais il va se calmer.

Wufei : Mais il n'est pas le seul à être en colère… Ils m'en veulent à mort. Enfin bon, ça me coute rien d'essayer.

Sally lui fit un sourire d'encouragement et il s'en alla, pour aller trouver Duo. O lui avait dit qu'il devait être à la salle de repos, il y partit donc en essayant de trouver dans sa tête le moyen de placer ses excuses le plus rapidement possible avant de se faire envoyer paître.

Mais en approchant de la salle, il entendit Duo et Quatre discuter. Il hésita avant d'entrer et finalement, resta caché contre le mur pour écouter un peu, très nerveux. Duo semblait vraiment très remonté et triste… Ce n'était pas vraiment le moment de tenter sa chance, apparemment. Ou peut-être que si, justement… Si il arrivait seulement à se lancer, bien sûr. Il avait peur… Très peur. Il n'avait jamais eu aussi peur de leur parler, de leur réaction. Il se souvenait de ce qui s'était passé quand ils étaient venu le voir à la prison… Mais cette fois, il n'y avait pas les barreaux.

Quatre : Viens t'asseoir, Duo…

Duo : Pas question. T'as réussis à me faire pleurer, bravo.

Duo qui pleure ? Wufei fut surpris. Jamais il ne l'avait vu pleurer. Pourquoi Quatre l'avait fait pleurer ? Etrange…

Quatre : Je suis désolé mais je ne voyais que ce moyen-là.

Duo : Qu'est-ce que tu veux, à la fin ?

Quatre : Que tu arrêtes de faire l'autruche. Tu sais très bien pourquoi tu pleures et ce n'est pas à cause de moi.

Duo : Et si je veux continuer à faire l'autruche ?

Quatre : Tu continueras à pleurer et à être triste. Allez, reviens t'asseoir… On va parler tranquillement.

Duo : Je ne prendrais pas le risque que quelqu'un d'autre me voit comme ça. Toi, c'est déjà trop.

Quatre : Allons ailleurs, dans ce cas… Ce n'est pas en te cachant derrière ton sourire que tu règleras ce problème-là, Duo. Je suis sûr que tu le sais.

Duo : Que veux-tu que je fasses d'autres ?

Quatre : En parler déjà… Je ne veux pas que Wufei détruise un autre de mes amis. Je ne resterais pas assis-là à te regarder souffrir sans rien faire. Heero en a assez fait les frais, je ne te laisserais pas suivre la même voie que lui.

Duo pleurait à cause de lui, évidemment… Il aurait dû s'en douter. A cause de sa faiblesse, il avait encore un peu plus abîmé le mot « amitié ». Bientôt, il n'allait rien en rester à force… A moins que ce ne soit déjà le cas.

L'américain sembla revenir s'asseoir, d'après le bruit de chaise. Wufei resta soigneusement contre le mur, sans bouger, de peur qu'ils l'entendent. Il se sentait gêné de les espionner comme un voleur mais la curiosité était trop forte. Il voulait savoir.

Duo : En parler ne changera rien à ce que je ressens.

Quatre : Mais tu ne supporteras plus ce poids tout seul. S'il te plait, Duo… Laisses-moi t'aider.

Duo : Je ne sais pas si j'ai envie d'en parler…

Quatre : Essaie… Je n'ai pas l'intention de te juger, tu me connais.

Duo : Je ne sais même pas par quoi commencer.

Quatre : Qu'est-ce qui t'as le plus blessé cette nuit-là ?

Duo : Son regard sur moi… Les mots qu'il a dit… Je ne suis rien pour lui, même plus un ami.

Il y eu un petit moment de silence. Aucun des deux ne sembla bouger.

Duo : Ce n'est pas qu'il soit libéré ou qu'il ait attaqué Heero qui me fait mal. C'est que ça représente les craintes que j'avais… Je me sens trahis. J'ai rêvé dans un rêve précédent que son mystérieux ami lui demandait de choisir entre lui et nous. Il ne savait pas alors il a dit qu'il choisirait pour lui et il m'a tué dans le rêve… Et justement, ce soir-là, comme je voulais pas le laisser faire, il a aussi tenté de me tuer. Il y avait tellement de haine dans son regard… Il me hait. Il nous hait. Mais je refuse de laisser la peine m'abattre… Je vais lui renvoyer la balle, il va me le payer lui et son « cher » ami.

Un bruit de chaise brusque fit sursauter le chinois.

Quatre : Quelqu'un nous écoute.

Duo : Merde !

Alerté, Wufei s'éloigna de la porte sans bruit, en comprenant qu'il était repéré. Il se sentait mal d'avoir écouté une conversation privé, mais encore plus mal de ce qu'il avait entendu. « Son regard sur moi… Les mots qu'il a dit… Je ne suis rien pour lui, même plus un ami. » Cette phrase le troublait beaucoup. Il ne comprenait pas ce que Duo voulait dire… Mais peu importe, le reste de la conversation celait son sort. Ils ne souhaitaient visiblement plus leur amitié. Leur présenter ses excuses ne suffirait pas et ne servirait sans à rien ! Il se sentait démuni et seul, mais aussi en colère. Ses pensées allèrent vers son ami, le maître de la tour… Il aurait aimé pouvoir lui parler. Lui savait le réconforter… Même la pensée qu'il puisse l'avoir manipulé ne changeait rien à son désir. Il refusait tout simplement de croire qu'il pouvait l'avoir poussé à faire ça, sachant que c'était contre ses principes, volontairement. Il devait s'être laissé emporter par la passion… Lui aussi voulait le voir, après tout. Il lui suffisait de prendre son ms et d'aller le rejoindre… Mais O avait semé le doute dans son esprit. Il devait lui parler avant de prendre cette décision définitive… Si jamais le maître de la tour se foutait de lui, il ne pouvait pas se laisser avoir comme un débutant. Il voulait lui parler, avant. Il devait lui parler avant de prendre la décision la plus importante de sa vie : abandonner ses anciens amis et collègues… Mais pour ça, il avait besoin de son brouilleur universel, qui se trouvait probablement dans le bureau de son mad. O lui faisait confiance, est-ce qu'il pouvait trahir encore une fois sa confiance en allant le voler ? Mais l'envie de parler et de voir son cher ami était trop forte. Il lui manquait, il se sentait si seul et abandonné, si en colère et perdu… Il avait l'impression d'avoir perdu définitivement ses amis, il avait besoin de lui parler. C'était décidé. Ce soir, il irait voler le brouilleur et il reprendrait contact avec son ami… Après, ça serait en fonction de sa conversation avec son confident. Il espérait de son cœur qu'il soit honnête avec lui, sinon il allait réellement se retrouver seul…

§§§

Le soir était finalement venu mais sans apporter un réconfort particulier sachant que demain, Wufei serait encore libre et qu'ils risquaient de le croiser dans un couloir… Mais les pilotes allèrent se coucher quand même. Ils allèrent dire bonne nuit à Heero, avant de rejoindre leur chambre personnelle mais sans envie de dormir malgré la fatigue.

Duo se coucha, l'esprit morose et malgré ses tentatives pour fermer l'œil, n'y arriva pas. Rien à faire… C'était Wufei, c'était sa discution avec Quatre, c'était l'état de Heero, c'était J et ses secrets, c'était tout qui lui tournait en boucle dans la tête à le rendre fou. Il n'en pouvait plus, il voulait dormir mais ça ne venait pas. N'en tenant plus, il se leva et se rhabilla. Il avait besoin de faire un tour !

Il sortit de sa chambre, en espérant ne pas croiser Wufei en route. C'était bien la dernière personne qu'il avait envie de voir… Entre l'attitude de Wufei, ses sentiments et la colère contre lui, il ne savait plus trop où il en était. Il n'en revenait pas qu'il ait osé les espionner, Quatre et lui cet après-midi… Il était très en colère, d'autant plus qu'il avait surpris une conversation très privé, à son sujet en plus ! Mais le pire était qu'il avait des regrets pour tout ce qui c'était passé… Il n'y avait rien à regretter, pourtant… Il avait fait ce qu'il fallait de son côté, Wufei était allé trop loin et il ne devait pas laisser ses sentiments ramollir sa détermination, aussi fort soit-ils. Quatre avait raison, qu'il le veuille ou non et du coup, il se trouvait dans la merde. Il ne savait pas comment régler ce dilemme… En plus, l'inquiétude pour Heero ne facilitait pas ses réflexions. Il se demandait quand tout ça se finirait enfin… Quand Heero reviendrait à lui et quand Wufei arrêterait de lui gâcher la vie. Ils commençaient tous les 3 à en avoir marre… Sauf le chinois et le japonais. Ce dernier avait déjà atteind son seuil de résistance, d'ailleurs, il semblerait… Et même quand il se réveillerait, il restait toujours sa maladie. Il l'avait un peu oublié avec tous ces événements, mais elle était toujours là. J devait le soigner absolument, mais il n'avait aucune avancée de connu… Cependant, Duo était sûr que J ferait son maximum si la moitié de ce qu'il lui avait confié était vrai. Il avait tenu sa promesse, en tous cas. Donc, il garderait le secret qu'il lui avait fait, de son côté…

Duo : Je devrais peut-être aller le voir, pour savoir si ses recherches avancent ? Ou alors il dort peut-être, il est tard… C'est ce que je ferais aussi si mes inquiétudes ne faisaient pas une farandole dans ma tête…

Soudain, il remarqua de la lumière venant d'en-dessous une porte de bureau. Un technicien occupé à faire des heures supplémentaires à cet heures-ci ? Curieux… L'américain sentait qu'il devait aller voir. Au pire, si c'était bien un technicien, il pourrait discuter un peu avec lui. Ca lui changerait un peu les idées… Il approcha de la porte et écouta. Quelqu'un tapait sur un clavier avec envouement. Il ouvrit doucement la porte, prêt à s'excuser auprès d'un informaticien débordé… Au lieu de ça, il resta sans voix en regardant de dos une personne qui n'avait rien d'un informaticien et qui n'avait rien à faire là non plus. L'intru (pas dur à deviner qui c'est) se retourna brusquement vers lui, pris au dépourvu et sur l'écran se trouvait le visage d'un gradé d'OZ que Duo connaissait trop bien. Treize Kushrénada…

Tsuzuku 0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0

Zeck ou Treize, Treize ou Zeck… Le gagnant est TREIZE KUSHENADA ! Qui avait trouvé ?

Heero est mal mais là où il est, il risque plus rien au moins. Il reviendra bientôt mais j'ai un dernier événement à caser avant… Quand il va « revenir », il va lui manquer quelqu'un.

Pauvre Wufei… Il a pas fini d'être incompris, surtout après la découverte de Duo. Je me demande si je vais le refoutre en taule ou pas…

Reviews, onegai ?

A plus !