Disclaimer les personnages ne m'appartiennent pas etc…

Genre : OOC, UA, aventure, romance, fantastique

Couples : pfff

Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont laissée une review ! BISOUS !

Bonne lecture !


Les Chevaliers Dragons : Livre III

Chapitre X : Une vie contre une vie

Comment décrire le sentiment qui habitait le cœur des jeunes chevaliers. Cette impression de ne plus maîtriser son destin, d'être poussé par une force invisible sur un chemin que l'on n'a pas choisi.

Ils n'avaient pas hésité une seule seconde à partir au rendez-vous que Treize leurs avait fixé. La vie de Réléna était en jeu et ils ne voulaient plus sacrifier de personnes innocentes par sécurité.

C'était un piège, bien évidemment. Il aurait fallu être sot ou inconscient pour ne pas s'en rendre compte. Mais malgré cette certitude, ils avançaient comme un seul homme en direction des Falaises Hurlantes, situées sur les Terres de Wufei. Cet endroit était le point d'origine de tous les fleuves du Royaume ainsi que celui des cinq lacs disséminés dans l'ouest. La légende des dieux-dragons disait même qu'il fut jadis la demeure de Nataku. C'était un endroit emprunt de mystère tout comme l'était le Pic du Diable sur les terres du sud. Il n'y avait donc rien d'étonnant à ce que leur ennemi l'ait choisi pour leur confrontation.

Le voyage fut particulièrement pénible. Les conditions météorologiques étaient extrêmement mauvaises même pour un mois de janvier. Un vent violent et glacial avait accompagné les jeunes seigneurs tout au long de leur périple. La neige tombait de façon drue sur le pays de Sanc, recouvrant les terres d'un manteau immaculé et freinant encore plus leur avancée. Malgré leurs équipements, les cinq chevaliers pouvaient sentir le froid mordre leur peau et engourdir leurs membres. Cependant, ils poursuivaient leur voyage sans ralentir, poussant leurs montures à avancer toujours plus loin. Les chevaux baissaient la tête sous le souffle glacial, et leur respiration saccadée s'exhalait en de grandes volutes blanches. Régulièrement, Trowa utilisait ses pouvoirs pour leurs transmettre une partie de son énergie et ainsi les aider à affronter les efforts qui leurs étaient demandé.

Il fallut cinq jours aux chevaliers pour arriver aux frontières de l'Ouest et deux de plus pour atteindre les Falaises Hurlantes. Mise à part Wufei et Quatre, c'était la première fois que leurs compagnons mettaient les pieds dans cette partie du Royaume. Trowa, Duo et Heero comprirent immédiatement la raison d'un tel nom.

Le bruit était assourdissant !

Au pied des falaises se déversait un fleuve d'une taille monumentale. L'eau coulait avec force et son grondement était amplifié par un écho impressionnant. La roche avait été creusée par des siècles d'érosion et formait maintenant un mur lisse de chaque côté du torrent furieux.

Les chevaliers s'approchèrent du promontoire et jetèrent prudemment un coup d'œil. L'endroit était escarpé et la neige fraîchement tombée rendait le sol friable et glissant. Ils ne s'attardèrent pas longtemps et se mirent à longer le fleuve en direction de l'endroit de sa source. Ils ne furent pas longs à l'atteindre… et comme prévu, ils ne furent pas les premiers sur place.

Une centaine d'hommes armés jusqu'aux dents se tenaient là prêts à les accueillir.

« Venez seuls ! », grogna Wufei. « Lui par contre ne s'est pas gêné pour amener un peu de compagnie. »

« Plus on est de fous, plus on rit. », dit Duo d'une voix cynique.

Quatre avança sa monture pour être en tête de leur groupe.

« On s'y attendait. Le piège se referme sur nous et on va devoir jouer finement si on veut en sortir vivant. », intervint le jeune homme d'une voix calme. « Notre priorité est de sauver Réléna. Dès qu'elle sera sauve, on se débarrasse de tout ce petit monde ! »

Ses amis acquiescèrent et lentement, ils se dirigèrent vers leurs ennemis.

Au centre de cette armée, se tenait un homme à la stature imposante. Monté sur un cheval aussi noir que les profondeurs des Enfers, il était drapé d'un manteau tout aussi sombre. Une capuche recouvrait sa tête et dissimulait les traits de son visage. Malgré cela, les chevaliers n'eurent aucun doute quant à son identité car ils pouvaient sentir une aura puissante et familière émaner de lui. Ses hommes s'étaient attroupés autour de lui, au pied de sa monture le protégeant de leurs corps.

Les Seigneurs de Sanc avancèrent prudemment, épiant chaque mouvement ennemi. Lorsqu'ils atteignirent une distance acceptable, ils stoppèrent leurs chevaux et mirent pied à terre.

Quatre fit quelques pas en avant, se détachant de ses compagnons en signe de demande de pourparlers. Ses amis étaient prêts à dégainer leurs armes en cas de geste suspect de la part des hommes de Treize mais ces derniers ne bougèrent pas d'un pouce.

Leur chef, par contre, descendit lui aussi de sa monture et s'avança vers le souverain de Sanc. Lorsqu'il fit enfin face à Quatre, il leva sa main et ôta la capuche qui dissimulait son visage. Le jeune souverain laissa un éclair de surprise traverser son regard avant de reprendre son masque d'impassibilité.

Treize était comme dans son souvenir mis à part un léger détail : ses yeux.

Ils n'étaient plus bleus mais d'un noir abyssal qui s'étendait au-delà de l'iris.

Son regard n'avait plus rien d'humain.

« Votre Majesté, quel plaisir de vous revoir. », dit Treize d'une voix étrangement rauque.

« Je ne peux malheureusement pas vous retourner le compliment ! »

« Vous me vexez. »

« Vous vous en remettrez. »

Treize eut un sourire cynique.

« Effectivement. », dit-il.

« Je ne suis pas venu faire la conversation avec vous. Où est Réléna ? »

Kushrénada leva une main et l'un de ses hommes apparut en tenant fermement la Prêtresse de Sandrock. A vue d'œil, la jeune femme ne paraissait pas avoir été maltraitée et grâce à son empathie, Quatre pu ressentir les sentiments émaner d'elle.

La peur malgré le courage qu'elle mettait à ne rien laisser transparaître.

Du soulagement à la vue des cinq chevaliers.

Mais surtout un sentiment d'urgence à leur encontre.

Quatre n'arrivait pas à cerner cette dernière impression dans ses détails. Toutefois, le fait que cette rencontre semblait être un piège pouvait très bien en être la signification.

« Si vous l'avez touchée… », menaça le jeune souverain.

« Rassurez-vous, nous l'avons traité avec tous les égards dus à son rang. », répondit ironiquement Treize. « Après tout, Réléna était notre invitée, nous avons été aux petits soins pour elle. »

« Je me méfie de vos attentions. Elles n'ont pas réussi à Hilde. »

Treize eut un sourire malsain.

« Cette chère Hilde. Elle était comme un petit oiseau effrayé. Son cœur battait très vite malgré le fait qu'elle était sous mon emprise. »

« Espèce d'ordure ! Je vous interdis de parler d'elle ! », gronda Duo en apparaissant au côté de Quatre.

Ce dernier leva son bras pour que son ami se calme. Ca n'était pas le moment de perdre son sang froid même si l'envie de réduire Treize au silence le tentait beaucoup.

« Nous sommes venus alors relâchez Réléna. »

« Malheureusement, je crains que cela ne soit pas possible. Je n'ai pas obtenu ce pour quoi votre présence était nécessaire. »

« Que voulez-vous ? », demanda avec méfiance Duo.

« Les âmes des dragons. », dit Treize. « Je veux les pierres. »

« Vous avez complètement perdu la tête. », répondit Quatre. « Même si nous acceptions, il est impossible de faire sortir leurs esprits de nos corps. »

« Pour vous peut-être mais pour moi, ça n'a rien d'impossible. Ma… nouvelle forme me le permet. »

Un silence accueillit les paroles de Treize que seul le grondement du fleuve en furie qui se déversait au bas des falaises, venait troubler.

Les chevaliers ne voulaient pas sacrifier la vie de Réléna mais ce que demandait leur ennemi en échange n'était pas acceptable.

« Je vois que vous hésitez. », constata Kushrénada. « Peut-être que ceci vous convaincra. »

Il fit un nouveau signe à ses hommes.

Les jeunes seigneurs virent apparaître avec stupéfaction et horreur Mei Lan, Catherine, Sally ainsi qu'Odin.

Eux aussi étaient à présent les otages de Treize.

« Alors que choisissez vous ? », poursuivit l'ancien soldat. « C'est leur survie ou les esprits des dragons. »

Quatre se tourna vers ses compagnons. Tout comme lui, la colère et le doute pouvaient se lire sur leur visage. Comment faire un tel choix ? Sans les dieux-dragons, tout le Royaume serait à nouveau en danger mais s'ils refusaient l'offre de Treize, leurs amis seraient exécutés sous leurs yeux.

« J'accepte ! »

Le jeune souverain se tourna vers l'élu de Shinigami. Ce dernier avait prononcé ces quelques mots avec un calme surprenant.

« Duo. », souffla le blond.

« Désolé Quatre mais j'ai déjà perdu Hilde, je refuse de voir Sally se faire tuer sans réagir. »

Le chevalier du Sud s'avança d'un pas déterminé vers Treize.

« Si vous voulez l'âme de Shinigami vous devez la relâcher ! », exigea-t-il lorsqu'il fit face à son ennemi.

L'ancien soldat acquiesça et leva sa main pour faire signe à ses hommes de laisser la prêtresse s'en aller. Une fois libre, Sally se dirigea vers Duo.

« Ne fais pas ça. », lui dit-elle.

Le jeune homme ne tourna même pas son visage vers elle. Il resta immobile, son regard faisant face à celui si étrange de Treize.

« Va-t-en Sally. Avant qu'il ne change d'avis. »

La prêtresse ne sut quoi faire. Elle ne voulait pas abandonner le chevalier mais lorsqu'elle vit la détermination sur les traits de Duo, elle eut la certitude qu'il ne renoncerait pas à son choix. Elle poursuivit son chemin vers les quatre autres seigneurs de Sanc.

« Vous ne pouvez pas accepter ce chantage. », dit-elle à son souverain. « Nous préférons mourir que de vous voir entre ses mains. Vous devez être libres pour protéger le Royaume. »

« Quel genre de protecteur serions-nous si nous nous cachions derrière des innocents. », dit Wufei en s'approchant d'elle. « Ca n'est pas à vous de mettre votre vie en jeu. »

« Mais… »

« Prenez le cheval de Duo et partez. », l'interrompit Quatre. « Ne vous retournez pas et galopez sans vous arrêtez. »

« Votre Majesté… »

« Allez-vous en Sally ! C'est un ordre ! »

A contrecœur, la jeune femme acquiesça et s'éloigna.

« Je crois que c'est à mon tour d'obtenir ce que je veux. », dit Treize avant de plonger sa main dans le thorax de Duo.

Le chevalier hurla à s'en briser la voix. La douleur qui se propageait au niveau de son cœur était insoutenable et lui déchirait littéralement les entrailles. Au moment où Duo pensait perdre conscience, Treize ôta sa main en tenant entre ses doigts une améthyste de la taille d'un poing. Au début scintillante comme une étoile, l'orbe s'éteignit presque immédiatement.

Epuisé et tremblant, Duo tomba à genoux sur le sol. Heero se précipita vers son compagnon pour le soutenir. Inquiet pour sa santé, le brun souleva le vêtement recouvrant le torse de Duo pour voir à quel point il était blessé. A sa grande surprise, il n'y avait ni sang, ni plaie, ni cicatrice… absolument rien. Si Heero n'avait pas vu de ses propres yeux la scène précédente, il n'aurait jamais pu le croire.

« A votre tour Seigneur Yuy. », dit Treize en donnant l'améthyste à l'un de ses hommes qui tenait un grand coffre de bois sombre. « Que choisissez-vous ? »

Le brun fusilla son ennemi du regard.

« Votre colère est légitime mais elle ne vous sera d'aucune utilité aujourd'hui. »

Heero tourna la tête vers le grand Prêtre de Wing. Il essayait de trouver un moyen de le libérer mais le couteau posé sur sa gorge empêchait toute attaque de sa part. S'il voulait sauver Odin Lowe, l'homme qui avait par le passé mis sa vie en danger pour sauver la sienne, il n'y avait aucune échappatoire.

Le Seigneur du Nord se releva pour faire face à Treize.

« Libérez-le. »

Son vis-à-vis eut un sourire satisfait et fit signe à ses hommes. Ces derniers relâchèrent le Prêtre de Wing qui s'avança vers le jeune élu.

« Je refuse de m'en aller. », dit-il en fixant le chevalier.

« Vous n'avez pas le choix. », répliqua Heero. « Je vous l'ordonne. »

Odin eut un regard blessé. Il ne pouvait refuser de s'exécuter. Lorsqu'il avait accepté d'être le Prêtre de Wing, il avait aussi accepté d'être soumis aux décisions de l'élu. C'était un pacte magique que seule la mort pouvait briser.

« Vous faîtes une erreur. », dit-il. « Nos vies ne valent pas un tel sacrifice. »

Heero ne répondit pas.

Odin finit par s'éloigner.

Lorsqu'il fut à l'abri, l'élu de Wing fit à nouveau face à Treize.

Aucun mot ne fut échangé. L'ancien soldat réitéra son geste dans le corps de Heero s'appropriant un saphir d'une pureté exceptionnelle. La pierre perdit elle aussi son éclat dès qu'elle fut séparée de l'élu.

Tout comme Duo, le chevalier du Nord ne put empêcher un cri quasi animal de sortir de sa gorge. Il se retrouva recroquevillé sur le sol enneigé.

L'âme endormie de Wing fut déposée à côté de celle de Shinigami et Treize s'avança vers les trois autres chevaliers sans plus un seul regard pour Duo ou Heero.

« Quelle vie allez-vous sauver ? La vôtre ou la leur ? », dit-il en les fixant.

Trowa fit quelques pas en avant afin de se retrouver face à face avec Kushrénada.

« Laissez partir ma sœur ! »

« L'amour fraternel est vraiment capable de beaucoup de chose, n'est-ce pas Seigneur Barton ? », demanda-t-il sans réellement attendre de réponse.

Après un signe à ses hommes, la Prêtresse de Heavyarms fut libérée. Elle se précipita dans les bras de son frère en le serrant désespérément.

« Tu n'aurais pas dû venir. », murmura-t-elle d'une voix emplie de sanglots retenus.

« Ne t'inquiète pas. Tout ira bien. », dit-il doucement.

« Tu n'as jamais su me mentir Trowa. »

Le jeune homme resserra doucement son étreinte autour de sa sœur avant de se séparer d'elle.

« Va. »

Catherine acquiesça en silence et s'éloigna de son frère.

« Quel touchant tableau. », dit Treize. « Ca me tirerait presque une larme. »

« Cessez vos remarques hypocrites ! Vous avez eu ce que vous vouliez. »

« Pas encore. », rétorqua-t-il en prenant la contrepartie de son marché.

Le cri de douleur de Trowa résonna sur les falaises environnantes avant qu'il ne s'effondre à genoux. L'éclat de l'émeraude s'éteignit tout comme les autres pierres. Treize l'observa quelques instant avec une satisfaction malsaine avant de la déposer dans le coffre en bois.

Lorsqu'il refit face aux derniers chevaliers possédant encore les âmes des dragons en eux, il fut surpris de voir Wufei devant lui. Apparemment le jeune Seigneur n'allait pas tergiversé pendant des heures.

Mei Lan recouvra la liberté et accoura vers l'élu de Nataku. Ils n'échangèrent aucune parole, c'était inutile. La jeune femme savait que son ami offrait sa vie pour qu'elle puisse être au côté de son fils Shun. Elle ne voulait pas le laisser affronter Treize mais elle se retrouvait impuissante face à la scène qui se jouait. Mei Lan rejoignit la monture de Wufei et quitta les falaises hurlantes laissant derrière elle l'une des rares personnes chère à son cœur.

L'élu de Nataku toisa avec fierté Treize, ne se laissant pas impressionné par l'aura écrasante qui émanait de son ennemi. Il eut étrangement une furtive pensée pour Zechs avant que son vis-à-vis ne s'empare de l'esprit de son dieu protecteur et lui fasse tout oublié sauf la douleur fulgurante qui le déchirait. Cette sensation fut brève mais d'une violence inouïe. Ses jambes lâchèrent sous lui et il dut poser ses mains sur le sol pour ne pas s'avachir complètement.

Le rubis s'éteignit et devint rouge sang. L'âme de Nataku s'était endormie au contact d'un autre homme que l'élu et fut déposée à côté de ses homologues.

Il ne restait plus que Quatre face à Treize.

Le jeune souverain avait observé ses compagnons tomber un à un et sacrifier leur liberté au détriment de celle de leur proche.

A présent, il pouvait voir Heero, Duo et Trowa se tenir chancelants sur leurs jambes tandis que Wufei était toujours à terre, essayant désespérément de recouvrer un semblant de respiration normale.

Depuis le début de leur confrontation avec Treize, l'esprit de Quatre fonctionnait à cent à l'heure pour trouver une solution, une échappatoire à tout cela. Mais malgré son esprit tactique, aucune solution ne venait.

Soit leurs amis étaient tués, soit ils sacrifiaient leur liberté pour les sauver. Mais s'ils renonçaient aux esprits des dragons cela signifiait aussi qu'ils abandonnaient leurs pouvoirs et leur force. Ils ne pourraient jamais faire face à la centaine d'hommes prêts à les attaquer.

Ils allaient mourir.

« Alors votre Majesté. Quel est votre choix ? », demanda Treize en s'approchant de lui. « Préférez-vous protéger la couronne de Sanc comme vous l'avez fait toutes ces années ou allez-vous sauver un être qui vous est chère ? »

Quatre tourna son regard vers sa cousine.

Réléna faisait un mouvement négatif de la tête, lui implorant silencieusement de ne pas renoncer à ses pouvoirs. Il était le roi de Sanc, sa vie était plus importante que la sienne.

Mais l'élu de Sandrock ne put se résoudre à sacrifier la vie de sa parente. Tout comme il n'avait pu renoncer à l'amour qu'il portait à Trowa, il fit passer une nouvelle fois ses faiblesses humaines avant son devoir.

Pardonnez-moi, pensa-t-il en imaginant les conséquences dramatiques que son choix entraînerait. Peut-être aurait-il mieux valu que je ne sois jamais roi ?

« Vous pouvez la laisser partir. Je vous laisserai prendre l'âme de Sandrock. »

Treize eut un haussement de sourcils surpris face à la décision de Quatre. Apparemment, il ne s'attendait pas réellement à ce que le jeune homme renonce volontairement à sa puissance et à ses privilèges pour sauver la vie de sa cousine.

« Soit. », dit-il en faisant signe à ses hommes.

Réléna se précipita en direction de Quatre mais au moment où elle allait arriver à sa hauteur, Treize l'en empêcha en mettant son bras devant elle.

« Désolée très chère mais je me méfie des paroles que vous pourriez prononcer. » dit-il en observant la jeune femme. « Vos prédictions ne sont pas toujours bonnes à entendre. »

Suite à l'intervention de Treize, Réléna ne sut quel comportement adopter. Ce fut Quatre qui choisit à sa place et lui demanda de partir.

La Prêtresse de Sandrock accepta à contre cœur et finit par rejoindre la monture du jeune roi. Lorsqu'elle se fut suffisamment éloignée, Quatre toisa le comte Kushrénada. Il renonçait peut-être à ses pouvoirs mais sûrement pas à sa dignité.

Treize eut un léger rire moqueur avant de plonger sa main dans le corps du blond. Les yeux de Quatre s'écarquillèrent sous la montée de souffrance qui envahissait tout son être et le déchirait de part en part. Son souffle se coupa et pendant quelques secondes, il fut dans l'impossibilité de reprendre sa respiration malgré ses efforts à aspirer désespérément une goulée d'air. Treize laissa sa main plus longtemps dans le corps de Quatre, prenant un plaisir malsain à voir le jeune souverain aux prises à une douleur sans nom. Après un temps interminable pour le blond, l'ancien soldat s'empara de l'âme de Sandrock, mettant fin à ses tourments.

Quatre s'effondra à son tour, comme l'avaient fait ses compagnons. Tremblant et vidé de toute énergie, il tenta vainement de recouvrer ses esprits. Mais sa tête semblait avoir de la peine à surmonter la douleur fulgurante qui l'avait envahie quelques instants plus tôt.

Ce fut Treize qui le releva. L'ancien soldat se pencha et d'une prise ferme, il vint enserrer la gorge de Quatre et le souleva comme il l'aurait fait avec un fétu de paille. Les mains du jeune roi vinrent encercler le poigné de Treize en une vaine tentative de lui faire lâcher prise. Mais les forces étaient à présent inégales et les tentatives de Quatre n'avaient aucun effet sur lui.

« Merci de m'avoir offert sur un plateau ce pour quoi vous vous êtes tant battus. », murmura Treize au creux de son oreille. « Il ne me reste plus qu'un seul obstacle à anéantir pour déstabiliser complètement l'équilibre de Sanc. »

Quatre écarquilla les yeux en comprenant tout ce qu'impliquait la dernière phrase prononcée par son ennemi mais avant même qu'il ne puisse réagir, Treize le jeta au bas des falaises hurlantes.

Duo qui, comme ses compagnons, observait la scène ne put en croire ses yeux. Trop choqué par ce qui venait de se dérouler devant lui, il vit Trowa s'élancer en direction de l'endroit où leur ami venait de disparaître. Mais avant même que le Seigneur de l'Est ne puisse atteindre le rebord de la falaise, Treize lui asséna un coup violent sur la nuque et lui fit perdre conscience.

Satisfait de l'élimination du souverain de Sanc, Treize se retourna vers ses troupes.

« Le roi est mort ! », scanda-t-il. « Vive le roi ! »

Ses hommes levèrent leurs armes et hurlèrent face à leur victoire.


A suivre…

Kitty : Et un bisho en moins ! Qui sera le prochain ?

Les G-Boys : essayent de se planquer pour sauver leur vie

Kitty : Gniark gniark