Bonjour à tous !

J'avoue que je suis vachement en retard, et surtout vachement occupé en ce moment avec mes études et que la foi de relecture m'a un peu quitté xD

Je ne sais plus si je vous l'ai dit dans les autres chapitres mais j'ai pratiquement fini d'écrire mon histoire (ou du moins le deuxième "arc"). Le problème est : je ne veux pas publier avant d'avoir fini, sinon je vois le coup où je vais mettre 3 mois à sortir le tout dernier chapitre, et ça, je pense que vous aimeriez pas trop. Du coup, ce chapitre c'est un peu la fin du premier arc, je commencerais à publier le deuxième quand je l'aurais terminer. Si ça peux vous redonnez envie (sans trop vous faire baver, même si j'apprécierai beaucoup), le deuxième arc est mon préféré...

Le problème avec l'imagination et l'écriture, c'est que l'imagination ça va beaucoup plus vite que l'écriture. Donc me voilà avec 4 arcs en tête et presque 2 d'écrit (sachant qu'il y a une "fin" à chaque arc, qu'ils ne suivent pas, et donc que c'est facile d'attendre...)

Alors, j'espère vous retrouver pour ce deuxième arc !

En tout cas merci de m'avoir lu, d'avoir laissé des commentaires, des remarques, d'avoir suivis cette histoire. Merci.


Chapitre 10 : Nouvelle vie

Je me relève difficilement. L'explosion a propulsé mon corps à plusieurs mètres et je me suis cogné sur l'un des murs blancs du Thurgood Marshall Federal Judiciary Building. Le souffle a brisé toutes les vitres du bâtiment. Je vois des civils paniquer mais je n'entends rien. Aucun son ne parvient à mes oreilles, juste un sifflement qui me donne mal au crâne. Un collègue s'approche de moi. Son œil droit est fermé et son visage rougis. Il pose sa main sur mon épaule et me secoue un peu pour capter mon attention. Ses lèvres remuent et je finis par retrouver l'ouïe.

- Sam ! Rien de cassé ?

Je réalise alors la situation. Mes mains se posent de partout sur mon corps pour faire un rapide check up. Tout va bien, rien n'est cassé, aucune plaie. Enfin, c'est l'adrénaline qui doit parler.

- J'ai connu mieux.

Frank – enfin il me semble que c'est son nom – m'aide à me relever et j'ai l'impression d'être un gamin qui apprend à marcher.

Bordel de merde. J'ai la sensation d'être dans une série apocalyptique. Tout le monde court de partout, des débris jonchent le sol, les sirènes résonnent déjà. Stig, ce fumier ! On avait presque finis de sécuriser la zone mais la bombe n'était pas à l'intérieur de la gare comme on le pensait, elle était à l'extérieur, entre l'entrée et la place centrale devant Union Station. La statue de Christophe Colomb au centre du Colombus Circle ne ressemble plus à rien, les portes drapeaux sont couchés, les bouts de tissus brûlés et les voitures sont renversées.

Frank me jette un coup d'œil.

- Ca va aller. Va aider les autres.

Je le regarde partir vers le centre de la place et je fais quelques pas. Ma main se rabat sur mes côtes, j'en ai peut-être quelques unes de pété finalement. Peut importe je râlerai plus tard.

Mes jambes avancent sans même que je m'en rende compte vers le centre de l'explosion où j'espère trouver quelques personnes en vie. On a tous été surpris, le choc nous a balancé à terre. Un gémissement attire mon attention. Je m'approche d'une voiture sur le dos et découvre son chauffeur. Il est bien amoché dit donc, mais il est en vie. Je fais signe à une équipe de secours pour qu'ils stabilisent sa nuque et aide à le sortir de sa boite en fer. Ils l'emmènent vers une ambulance et je continue de farfouiller dans les décombres. Mine de rien, une bonne partie de la façade de la gare a sautée, elle est défigurée.

J'avais aperçu Steve aider aussi. Dieu que ce mec court vite ! Il a dû mettre quoi ? Une demi-seconde pour venir ici ? Non mais sérieusement quoi. Il arrive vers moi sans même être essoufflé après avoir grappillé les ruines de l'édifice.

- Coulson vient de m'appeler. Les chiens arrivent pour vérifier qu'il n'y a plus personne coincé là-dessous. On ne peut plus faire grand-chose à ce stade là.

- Mais qu'est ce qu'tu foutais mec ?

Je souffle comme un bœuf, moi ! La douleur ne m'a pas lâchée, à chaque respiration mon corps semble se déchirer. Steve glisse son bras derrière mon dos pour m'aider à marcher loin de toute cette pagaille.

- Mission secrète, rigole-t-il. Je te raconterai une fois que tu seras soigné.

- Mouais, elle a intérêt à être bonne et valable ta « mission secrète » !


Deux jours plus tard, les experts n'avaient rien découvert d'intéressant. Les restes de la bombe qu'ils avaient retrouvés dans les décombres n'avaient rien donné. Pourtant les agents du SHIELD sont allés plutôt loin dans leurs recherches. La provenance des matériaux, les numéros de séries, tout était inutilisable. Stig avait frappé. Stig s'était volatilisé. Aucun indice. Rien pour commencer une piste sérieuse.

- Hé Cap !

Sam avale ses antalgiques sans prendre ne serait-ce qu'une seule gorgée d'eau pour les accompagner. Je le prends amicalement dans mes bras. Il couine.

- Oh désolé.

- Ca tire encore, j'en ai pour une voir deux semaines. Une ou deux semaines de trop si tu veux mon avis.

Il a beau avoir mal, il garde le sourire. C'est tout Sam.

- M'enfin, ça ne m'empêchera pas de connaître le but de cette fameuse « mission secrète » !

Son poing frappe mon épaule et je ris. Coulson arrive vers nous d'un pas décidé. Il a réussi à se libérer pour parler du Smithsonian Museum. L'attentat à Union Station lui prend tout son temps et passe bien évidement en priorité.

- Cap ?

- Ca pose problème si… ?

Le directeur du SHIELD regarde Sam de haut en bas, réfléchit quelque instant et nous présente son plus beau sourire.

- Bien sûr que non.

Nous nous dirigeons vers son bureau et je sens que tout ce qui retient Sam de ne pas bondir dans les airs à l'annonce de cette nouvelle ce sont ses deux côtes cassées. Il s'assoit directement dans le fauteuil en face de Coulson et me fixe d'un air bête en attendant que je crache le morceau. Le directeur soupire, m'invite à m'assoir et ferme les stores de sécurité.

- Alors, la chasse a été fructueuse ?

- Vous n'allez pas être bien content.

- Si vous me disiez simplement de quoi vous parlez déjà ? demande Sam impatiemment.

- Tu te rappelles du programme que Sienna a créé pour Adam ?

- Le… Logiciel qui… a été détruit après que je vous l'ai rapporté ?

Ah oui, c'est vrai. Par sécurité, nous avions fait courir cette rumeur en attendant le bon rétablissement de Sienna à l'hôpital suite à sa blessure par balle. Même Sam n'était pas au courant. Il sera peut-être la seule personne au courant d'ailleurs, jute au cas où.

- Nous avons des raisons de croire qu'il a été commandé à Edrotech par une personne extérieure. Donc pour retrouver Sienna…

- Il faut trouver cette personne, ok, compris, me coupe le faucon. Donc tu traquais l'acheteur ?

- Non, je cherchais Sienna pour qu'elle me dise ce qu'elle savait.

- Mais si tu trouves Sienna c'est plus la peine de la chercher.

- Je voulais dire définitivement.

- Quoi ?

Sa voix tire dans les aigües de manière comique. Je sais que tout est emmêlé pour l'instant mais je ne répèterai pas, il a compris je le sais très bien. Coulson décroise les bras et pose ses coudes sur son bureau en emmêlant ses doigts.

- Et donc, qu'est ce qu'elle a dit qui est sensé ne pas me faire plaisir ?

- Ah mais donc tu l'as déjà retrouvé ? Nous coupe une nouvelle fois Sam.

On l'ignore tout les deux.

- La personne qui l'aurait commandé travaillerait à la maison blanche…

Coulson ouvre grand les yeux et Sam fait un bond d'un mètre sur son fauteuil. Il gémit à cause de sa blessure.

- C'est tout ce qu'elle a bien voulu dévoiler ?

- Le musée n'est pas sécurisé. Elle est rongée par la peur, elle voit l'ennemi partout.

- Attends, tu t'es terré au Smithsorian en face de ton portrait pendant une semaine en attendant qu'elle se pointe ? C'est là qu't'étais ? Zarbi ta « mission secrète », frère…

Le visage du directeur du SHIELD me fixe sans prêter attention au clown à côté de moi.

- Elle n'a rien dit… d'étrange ?

- Rien, elle a refusé de se faire protéger et a lâché cette énorme bombe sur… Vous savez.

- Sacré jeux de mot, mec. C'est pas vraiment le moment de plaisanter avec ça ces temps ci.

J'l'ai pas fait exprès ! Les blagues douteuses c'est ton registre, pas le mien ! Je garde quand même mon calme pour ne pas paraître dingue devant Coulson.

- Même avec le logiciel sous la main, écouter toutes les conversations de la maison blanche pour trouver notre homme prendrait une éternité. Presque 2000 personnes travaillent là-bas, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

- Et puis c'est surtout illégal.

Mon ami faucon prend une pause avant d'ajouter en perdant son calme :

- Attends, vous n'l'avez pas détruit finalement ?

Ca y est, il a compris. Bon. Sienna… Mais qu'est ce qu'elle avait en tête. J'ai « toutes les pièces du puzzle » en main ? Utiliser le logiciel comme ça, ça sert à rien. De quoi elle…

Je me fige. Un éclair ma traversé. Sam ne rigole plus et me regarde attentivement tout comme Coulson qui attend que je parle avec impatience.

- Elle… elle m'a parlé de la vie qu'elle aimerait avoir…

Mon ami n'ose même pas me couper la parole. Pour une fois !

- Il me faudrait la liste des personnes qui travaillent à la maison blanche.

Coulson s'active. Ses doigts tapent à toute vitesse le clavier de son ordinateur et je le rejoins derrière l'écran, au même titre que Sam.

- Kate, elle a dit qu'elle voulait s'appeler Kate. Elle ne veut pas qu'on la retrouve et met toujours un point d'honneur à ne rien dire en public et là elle me balance son futur nouveau nom ? Non, « Kate » c'est un indice, l'une des pièces du puzzle.

Le directeur du SHIELD réduit la liste aux personnes de ce nom. Trois résultats s'affichent mais je ne suis toujours pas convaincu. Kate est un nom rependu et elle n'aurait jamais lâché le vrai nom de l'acheteur comme ça.

- Elargissez la recherche à tous les dérivés de Kate : Katie, Kaylee, Kayleen…

- Catherine ? Propose Sam.

J'acquisse. Coulson répond à ma demande et la liste se rallonge.

- Neuf résultats… dit-il en soupirant.

Ok. Je suis sensé avoir toutes les pièces du puzzle, hein Sienna ? Qu'est ce que tu m'as dit d'autre qui pourrait être utilisé ? Tu m'as parlé d'un chat. Un chat : Kitty. C'est ridicule non ? Mais au point où on en est… Je demande au directeur d'aiguiser tout ça une nouvelle fois. Il hésite avant de taper sur son clavier, il doit me prendre pour un fou. Finalement ses doigts s'activent mais aucun résultat ne ressort. Je trouve ça assez dingue que le SHIELD puisse avoir des informations pareilles.

C'est pas vrai… Qu'est ce que je loupe ?

Le téléphone fix du bureau sonne. C'est le seul contact que Coulson a avec l'extérieur quand il ferme les rideaux de sécurité. Il décroche mais son visage ne trahit rien. Qu'importe ce qu'on lui dit, il demeurera impassible, même devant nous.

Une fois la conversation silencieuse terminée, il remonte les stores. La petite réunion est terminée.

- Je suis désolé Cap. C'est une impasse.

Il y a quelque chose qui m'échappe. Sam et moi sortons de son bureau un peu dépité. Enfin, surtout moi. Il essaie de me remonter le moral mais rien n'y fait. Je sais très bien qu'il me manque une pièce, juste un petit truc…

- Rogers ! Rogers !

Un petit homme aux cheveux brun et légèrement bouclé arrive en courant vers moi. Il me semble l'avoir déjà vu une fois ou deux. Je me sens mal, il connait mon nom et je ne sais pas le sien. L'agent est presque essoufflé. Ou trop abasourdi pour parler. Il pointe du doigt la salle de vie au détour du couloir.

Je ne sais pas pourquoi mais mon cœur fait un bon. Mes jambes s'élancent et parcourt en un rien de temps l'espace me séparant de l'étonnement. Je reste bouche-bée en regardant l'homme assis sur le canapé marron qui fait l'angle de la pièce. Il relève son nez et un vague sourire, très rapide, éclair son visage pendant une fraction de seconde.

- Bucky…

Mon corps ne bouge pas mais en le voyant se lever je retrouve ma force et le prend dans mes bras. Ses bras à lui n'imitent pas les miens, ils restent le long de ses flancs, inexpressifs.

- Je l'ai vu à la télévision… m'annonce-t-il d'une voix faible au dessus de mon épaule. A Union Station…

Je lâche ma prise. Il parle de Stig ?

- Sienna… elle est vivante, hein ?

Son haleine n'est pas vraiment super. Elle pique le nez. Peut-être un reste d'alcool. Ses yeux bleus sont vides de tout sentiment. A vrai dire, son visage est fermé. Il n'est ni heureux, ni triste, ni en colère. Juste un peu bourré, encore.

- Y'a des jours où il m'a fait plus peur qu'ça, ajoute Sam pour détendre l'atmosphère.

Je décide de le ramener chez moi pour la nuit. On sera au calme, on pourra parler. Ou il pourra dormir et décuver d'abord. Je l'installe sur mon canapé, son corps est lourd et il sombre sans problème. Il a l'air paisible quand il dort. Ses muscles se détendent, son visage se relâche et j'ai l'impression de retourner dans les années 40, avant toute cette histoire de soldat de l'hiver.

Je passe la nuit à me creuser la tête. Entre l'acheteur, Stig, Sienna et Bucky, j'ai du mal. « La nuit porte conseil », il paraît.

Finalement, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. J'avais trop peur que Bucky se tire encore je-ne-sais-où. Quand il se réveillera il faudra que je lui raconte tout ce qui s'est passé. Ca ne sera pas facile. Mon invité gémit et se retourne gauchement sur le sofa. Je l'abandonne une seconde pour lui préparer un café. Quand je reviens, je le retrouve assis, la tête enfuit dans ses mains.

- Merci, souffle-t-il en chopant la tasse encore fumante que je lui tends.

Il frémit en sentant la chaleur parcourir son corps. Mais où était-il bon sang ? Un doliprane c'était peut-être une meilleure idée pour le coup. Je refais un aller-retour pour le lui apporter. Pendant que je farfouille le tiroir de la salle de bain, je jette un coup d'œil en permanence au salon pour m'assurer qu'il ne s'enfuit pas mais il a l'air cloué sur le canapé, statufié.

- L'attentat à la gare, elle était là-bas.

Il engloutit le médicament et l'accompagne avec son café. Pourquoi pas.

- Je n'ai pas eu le temps de te dire qu'elle était encore en vie. Je suis désolé…

- Arrête, me coupe-t-il. C'est pas ta faute. J'me suis planqué comme un con.

- C'est normal, t'étais en état de choc.

Il ne relève pas. Il s'était pris une balle, il avait perdu pas mal de sang, la fumée l'étouffait. Et puis Sienna. Il finit son café et pose la tasse vide sur la table basse.

- Zac m'a dit qu'elle était partie.

- Elle se cache mais on va la faire revenir, tu verras. J'ai une piste et je ne lâcherai rien.

Il tord la bouche. Il est rentré pour Sienna, et elle, où est-elle ? Ses poings se serrent jusqu'à en trembler. Il essaie de se détendre sans y arriver. Depuis que j'ai récupéré mon meilleur ami j'ai l'impression d'être sa seule famille. Il est froid avec tout le monde, sauf moi. Parce qu'il se souvient un peu. Il sait qui je suis. Après avoir rencontré Sienna il était différent, plus ouvert, elle est devenue sa famille aussi, en quelque sorte.

Sa famille.

Bordel.

Je me jette sur mon ordinateur sous les yeux interrogateurs de Bucky. Mon clavier fait un bruit monstrueux. Une fois connecté au réseau du SHIELD, je reprends la liste des personnes travaillant à la maison blanche que Coulson m'avait laissé et je rajoute un paramètre : la famille. Les épouses, les filles, les cousines, les divorcées, je veux le nom de toutes les personnes ayant un lien avec ses personnes. J'ai plus qu'à ajouter le chat et…

- Bonjour mademoiselle Katelin Harris…


- Bon, et bien je pense que nous avons discuté de tout.

La jeune femme blonde en face de moi me sourit. Ses cheveux sont arrangés en chignon ce qui lui donne un air strict et son tailleur n'arrange rien. Mais son visage est plutôt tendre et enfantin ce qui fait un sacré contraste. Je referme le dossier « Alison Evans » sur mon bureau.

Je raccompagne la demoiselle jusqu'à la porte de mon bureau et lui serre la main.

- Merci Monsieur. Je ne vous décevrai pas.

- J'y compte bien. Bienvenu au SHIELD.


A très bientôt, Kizzie ;)