Bonjour à toutes et à tous, encore une fois j'ai oublié de poster mardi dernier xD !
Mes excuses les plus plates ! Et voilà!


Chapitre 10 : "Avant que l'ombre, je sais... Ne s'abatte à mes pieds"

Tous les matins du monde auraient pu ressembler à ceux que vivaient Milo et Camus clandestinement chaque jour qui se succédaient. Une fois la nuit tombée Camus rejoignait le temple de son amant et venait se glisser contre lui. De longues minutes ils s'embrassaient, s'apprivoisaient, se touchaient. Camus perdait doucement sa peur de se montrer, ce n'était pas si difficile il y avait juste besoin d'une dose éperdue d'amour. Et, ça Milo pouvait le faire des heures sans se lasser s'il fallait.

Assistant du Grand Pope, Camus se devait de se tenir bien droit à coté du Trône de son boss, pour tenir la réception donnée en l'honneur des visiteur des Enfers pour le mois. La scène n'était plus étrange depuis que les deux parties s'étaient rapprochées grâce à l'union (bien que Kanon aurait hurlé face à cette appellation) de Rhadamanthe de la Wyverne et du Gémeaux. L'ambiance était détendue et en plus, Hadès et Athéna étaient en pleine discussion avec Uranie, toute cette assemblée de divinité aurait pu impressionner, mais non, tous étaient dans leur échanges entre spectres et Chevaliers, des affinités étranges se créaient, du moins c'est ce que se disait Milo quand il se retrouva à discuter avec Eaque du Garuda, et qu'au loin il pouvait entrevoir Pandore et Ikki flirter. C'était bien la chose la plus bizarre à laquelle il lui était donné d'assister, d'ailleurs c'est se dont il parlait avec le Juge. Kanon et Rhadamanthe eux c'étaient mit dans leur coin, critiquant avec un verre de vin à la main. Mais surveillant toujours d'un œil lointain sa Déesse dont il était le garde personnel.

« Ce que j'aimerais être à ta place et pas avoir mes frères sur le dos toute la journée., soupira Rhadamanthe.

- Tu veux rire. Moi je ne le vois plus, c'est comme si ce n'était personne, il est en permanence surveillé par Athéna, collé à Camus...

- Je trouve Camus très étrange moi avec ton frère d'ailleurs..., remarqua le Spectre en portant la coupe à ses lèvres.

- Ah oui ? Pourquoi ça ?

- Tu as jamais remarqué comme Camus ne pouvait pas supporter de le toucher ou de l'approcher ? Il pince la bouche, il est toujours très en retrait. Si tu m'avais pas dit qu'ils étaient ensembles, j'aurais cru que Camus le détestait.

Kanon ne répondit rien sur le coup et observa en effet la situation, tentant de se rappeler d'un peu plus de choses.

- Maintenant que tu le dit... Je les ai jamais vraiment eu avoir d'affection l'un pour l'autre. Enfin je veux dire, Camus est le Verseau, il est très froid en apparence, très coincé, c'est pas étonnant, et mon frère il doit garder un peu de prestance et de sérieux pour son rôle.

- Un vrai couple ça ressemble plus à … tiens Shun et Hyoga là bas, ils se bouffent des yeux et peuvent pas se lâcher d'une semelle. Ou encore, là, Mû et Aldebaran, le taureau est au petit soin pour son agneau !, rit Rhad.

- Mais tu prends que des couples nouvellement nés... C'est normal qu'ils soient comme ça. Prends plutôt des vieux couples.

- Oui, comme vous deux !, fit une voix qui n'était ni celle de la Whyverne, ni celle du Gémeaux.

Tout deux se retournèrent pour voir Zélos derrière eux, tout sourire, crapotant comme un idiot. Il se prit un discret coup de poing dans le nez par Rhad', sur les nerfs.

- Retourne fouiner ailleurs, ignoble créature, ta maîtresse te siffle là bas !, asséna t-il en voyant le spectre s'éloigner vers Pandore en tenant son nez déjà déformé.

- Ouais j'adore tes collègues pas de doutes., sourit Kanon en terminant son verre.

- C'est ça. Bref, des vieux couples, bah c'est facile. Doko et Shion là bas, juste par des regards ça suffit.

- Saga a un masque.

- Tu fais chier. Le langage du corps ça parle aussi !

- Tu t'y connais vachement dit donc en amour toi !, nota Kanon d'un seul coup, tu aurais du naître à la saint valentin dit donc !

- Vas te faire foutre !

- Okay., répondit Kanon avec un regard qui en disant suffisamment long.

Rhadamanthe resta un petit instant à profiter de la douce chaleur qui lui prenait le bas ventre. Et il se dit que Kanon lui aussi avait ce regard dont il parlait tout à l'heure.

- Y a des chambres ici ?

- Y a suffisamment de pièces. »

Rhadamanthe comprit immédiatement la nuance et ce n'était pas pour lui déplaire. Il attira le Gémeaux pour qu'il le guide à l'intérieur des couloirs.

Milo, dans son coin, commençait à s'embêter, il ne cessait de jeter des petits coups d'œils vers son amoureux. Il semblait si fermé, si froid... Pourtant il avait été si différent la veille dans son lit. Milo ferma les yeux en souriant. Oh oui, Camus là tout contre lui... et pour l'habituer, pour l'apprivoiser, il avait passé ses pulsions légèrement placées sous la ceinture sur le poignet de son amant. A embrasser l'intérieur de sa main, baiser sa peau longuement, faire aller sa langue tout le long d'une veine. Entendre le souffle légèrement plus rapide de Camus. Il se rappelait le goût de lait de sa peau, le petit tremblement de son amoureux quand il avait suçoté un de ses doigts. Faire l'amour à cette main, en aimer chaque contour, chaque mouvement...

Milo soupira en se sentant chauffer de l'intérieur. Ça avait été compliqué par la suite de se retenir de lui sauter dessus, mais bien sûr, il l'avait fait, attendre et surtout le respecter, pouvoir lui montrer que lui savait se tenir malgré le fait qu'il mourrait de désir pour lui. Mais de cette manière il permettait à Camus d'aller mieux. Un peu à chaque fois, de se débloquer petit à petit.

Oh et puis il n'en pouvait plus. Milo posa son verre et fit signe très discrètement à Camus de le suivre.

Le verseau leva très légèrement les yeux au ciel en souriant intérieurement. Il patienta quelques minutes, puis parti à la suite de Milo. Et au passage d'un couloir, il senti le scorpion l'attraper entre ses pinces brûlantes pour se pendre à sa bouche et lui tirer des soupirs de délices. Camus souriait face à son empressement, c'était tout lui.

« Je m'ennuyais loin de toi., nouveau baiser de Milo.

- Ah oui ? Tu discutais bien avec Eaque pourtant ?

- tu es jaloux ?, demanda Milo en glissant ses mains dans ses cheveux.

- Pas le moins du monde, tu es revenu vers moi trois fois alors que tu n'avais plus de mémoire. Ma confiance en tes sentiments est des plus totale.

- Tu fais bien. Je t'aime, je t'aime, je t'aime..., »Milo répéta les trois mots en déposant des baisers papillons partout dans son cou et sur son menton.

Camus ne pouvait s'empêcher de sourire de bonheur, de sentir son cœur se serrer, sa peau s'exalter de ces sensations si parfaites. Milo et toute son exubérance même dans les sentiments. Il avait toujours eu besoin de lui dire, de faire sortir, sinon ça le rendait fou. Camus avait posé ses mains sur son visage, glissant ses doigts sur ses lèvres rougies d'avoir trop embrassé. Les prunelles azur de Milo le fixait avec tant de douceur. Le Scorpion baisa les doigts qui le faisait se taire. Tout deux furent si absorbés par leur échange silencieux de regards qu'ils ne virent pas arriver Kanon et Rhadamanthe, tout deux rassasié d'une étreinte dans un bureau vide. Le gémeaux resta sur place sans bouger et demanda à Rhad' d'aller rejoindre les yeux sans un mot. A ce moment Milo tourna la tête et senti son cœur s'arrêter une seconde quand il croisa le regard turquoise de son ami. Il senti en même temps les mains de Camus quitter son visage, et s'il avait pu reculer dans le mur, il l'aurait fait. Immédiatement, Milo s'empressa d'attraper Kanon par le bras et de l'attirer avec eux.

« Kanon, tu...

- Visiblement vous avez bien envie de rester cachés et c'est votre droit. Mais Camus, tu fais ça dans le dos de mon frère ? Alors que vous êtes ensembles ?!, demanda Kanon, l'air accusateur.

- Il n'est pas avec Saga !, intervint Milo sans attendre son tour.

- Comment ça ?

- Je l'ai jamais été. Je veux être avec Milo, mais je ne peux pas que Saga m'embête.

Kanon resta silencieux en scrutant le visage de Camus, le verseau n'avait pas bougé, pas changé du tout. Mais quelque chose fit tiquer le Gémeaux.

- C'est un énorme mensonge ce que tu viens de me raconter.

- Quoi ?! Comment est-ce que tu oses dire ça ?, s'exclama Milo, tentant au maximum de protéger Camus.

- J'ai été un vrai menteur et je sais en reconnaître un quand je le vois. Et ça ç'en était.

- Je ne t'ai pas menti, je veux être avec Milo.

- Oui, ça c'est la vérité. Mais Saga ?

- Kanon s'il te plaît laisse moi gérer ça.

- Non non, il y a quelque chose qui se passe, que je ne sais pas et que vous voulez garder secret. C'est à cause de la maladie de Saga c'est ça ? Son coté gris ?

Milo et Camus restèrent silencieux, et cela en disait suffisamment long. Kanon avait visé juste, il posa sa main sur l'épaule de Camus et l'attira à lui pour lui parler à l'oreille. Quelques phrases rapides. Milo n'entendit qu'à peine son souffle murmuré. Alors, il vit Camus baisser la tête et sa lèvre inférieur se mettre à trembloter. Le verseau était à découvert et c'était affreux.

- Oui..., répondit-il à visiblement à une question ou une affirmation énoncée par Kanon.

- D'accord. Je continuerais à me taire. Ne t'en fais pas., Kanon tourna la tête vers Milo. Fais gaffe à toi. »

Camus ne bougea pas, les mots de Kanon lui résonnaient en tête et surtout la chose dont il avait parlé. « il y a plusieurs mois je t'avais vu avec mon frère, surpris. Je me souvenais plus si c'était un rêve ou pas. Et pendant que tu te laissais faire, c'est le prénom de Milo que tu suppliais. J'ai rien dit, je suis reparti, j'ai pas compris ce qu'il se passait, Saga m'a dit plus tard que tout allait bien. Mais maintenant je sais que non. ». Voilà ce qu'il lui avait dit finalement quelqu'un avait bien surprit Saga, mais il avait fallu que se soit son frère, et qu'il ai des doutes sur ce qu'il avait vu. Mais aujourd'hui, en assistant à ce rendez vous clandestin dans les couloirs, l'évidence lui avait sauté aux yeux.

« Kanon, est-ce que tu peux garder ça pour toi ?

- C'est pas de garder ça pour moi le soucis. C'est est-ce que toi tu peux continuer comme ça ?, répondit du tac-o-tac Kanon.

- Ça fait des années, je peux oui. Et ton frère ?

- Je sais qu'Uranie s'occupe de lui. J'ai pas envie de lui parler de ce que j'ai vu entre vous deux. Finalement Rhadamanthe avait bien raison, on remarque bien les gens amoureux ou pas... Et tu vois que j'avais raison Milo. Tu étais obsédé par lui !

Milo se senti rougir.

- Idiot.

- c'est toi l'idiot. Je sais pas quelle est votre histoire. Mais quand on voit ce qu'il m'a fait à moi, j'espère que vous connaîtrez pas un sort semblable. »

Kanon lui donna une tape sur la tête avant de les laisser. Milo n'avait pas tout comprit mais visiblement, cela avait tourna en leur faveur, de plus Camus semblait un calme. Ce qui était un bon signe. Il était vrai que Kanon avait surement été le premier à souffrir des problèmes de Saga, c'était lui qui avait fini dans une cage, promis à une mort certaine. Malgré tout, il était encore là, et eux deux aussi. Alors en quelque sorte, ce n'était pas si pire pour Kanon, mais pour eux trois, les souvenirs hélas, étaient bien frais et réels.

Camus n'avait plus envie de parler, il l'avait trop fait depuis le retour de Milo auprès de lui, il avait raconté tellement de choses... de simplement évoquer à son amoureux ce que le Gémeaux lui avait soufflé à l'oreille, ça aurait été la goutte de trop. Il y avait donc quelqu'un qui savait. Heureusement quelqu'un de confiance.

« Retourne à l'intérieur, je vais passer par derrière et re-rentrer., fit Milo en embrassant le coin de ses lèvres.

- D'accord.

- Fais attention... »

Dans les couloirs interminables, Milo croisa quelques domestiques, puis son attention fut attirée par une femme. A la beauté irréelle, la démarche aérienne. L'effet qu'elle lui fit fut des plus étranges, c'était comme de la gène et de la fascination. Se sentant impoli, il détourna les yeux et continua à avancer. C'était bien la première fois qu'il voyait une femme au Sanctuaire sans masque, hormis Athéna et Uranie...


Milo allait devenir fou, il ne cessait de tourner en rond dans son temple. Camus aurait du venir après une soi-disante réunion avec Uranie, Athéna et Saga. Mais cela faisait presque une heure et il n'était toujours pas ici. Il pouvait être arrivé n'importe quoi ? Peut-être que Saga savait, peut-être qu'il le gardait auprès de lui, ou encore qu'il lui avait fait du mal ? Comment pouvait-il être certain alors qu'il était dans son temple enfermé ici, en pleine nuit ?

Et là, ça commençait à lui ronger les entrailles, il sentait son cœur qui tapait jusque dans ses oreilles et ce silence autour de lui qui n'arrangeait rien. Milo ne pouvait plus attendre. Il sorti précipitamment de son temple pour monter les marches jusqu'à Palais du Grand Pope, il lui fallait avoir le cœur net. En passant, il entra dans le Temple du Verseau, qui était désespérément vide. Milo continua son chemin et à peine eu t-il franchi les portes du palais qu'il tomba sur Uranie.

« dame Uranie, je ne sais pas où est Camus, et j'ai un mauvais pressentiment.

- Je venais justement te chercher Milo, je t'ai senti t'affoler. Camus est ici...

- Où ça ?, demanda sans chercher à comprendre Milo.

- Avec Saga.

Milo serra les dents et tenta de se concentrer sur le cosmos de son compagnon, il était ici, non loin. Est-ce qu'il pouvait le trouver, le sentir ? Milo ferma les yeux, et le chercha. D'un seul coup Milo et Uranie se regardèrent, ce n'était pas le cosmos qui les firent sursauter mais un cris, lointain.

- Camus..., souffla Milo, blanc. Uranie, allez chercher Athéna je vous en prie, ça ne peut plus durer, je ne veux pas que ça se passe comme ça. Est-ce que vous avez bientôt fini de le soigner ?

- J'ai reçu de l'aide, j'ai presque terminé, il sera toujours possible de le garder loin des autres en attendant.

- Bien. J'y vais ! »

Uranie se retourna et se pressa pour rejoindre le Temple D'Athéna, Milo quant à lui se mit à courir dans les couloirs vide du palais du Grand Pope. Où était Camus ? Dans les appartements de Saga ? Ou ailleurs ? Peut-être la bibliothèque ? Non c'était plus probable que se soit la chambre, dans les pièces réservées à Saga. Milo grimpa au premier étage, est-ce que c'était au moins par ici ? Il ne connaissait pas bien cet endroit, il n'y avait que les gens qui travaillaient ici qui connaissaient par cœur, lui se perdait à chaque fois. Mais ce n'était pas le moment de se tromper, il ne pouvait pas laisser encore Camus se faire abuser par ce psychopathe. Il n'y avait pas d'autres mots, Saga était fou depuis bien trop longtemps et personne ne savait réellement ce qu'il faisait, alors peut-être qu'il avait arrêté de comploter contre sa Déesse et pour prendre le monde en otage, mais il agissait bien plus insidieusement et ce n'était pas tolérable.

Milo passa devant une porte, puis fit immédiatement demi-tour, le cosmos de Camus, il sentait ici. Juste là. Il posa son oreille contre le bois et attendit quelques secondes. Pas de paroles, pas de mots,seulement des gémissements étouffés suggestifs et un léger bruit de choc, régulier. Milo était gêné, mais il n'avait pas le choix. Au diable ces bas sentiments, il y avait bien plus important. Sans chercher, il ouvrit la porte, elle n'était même pas fermée à clef. De toute manière, il aurait bien défoncé la porte s'il avait fallu. Milo senti tout son courage et sa volonté se transformer en une colère sourde. Camus était debout contre une table, la tête collée contre le bois, forcé de tenir cette position car la main impérieuse de Saga le retenait. Il était sur la pointe des pieds, tremblant et blanc de douleur. Ses cheveux décoiffé et agrippés par les doigts de Saga. Le Grand pope, la toge remontée, grisonnant, se retourna immédiatement vers le gêneur et cette fois la lueur rouge dans ses yeux fut bien claire. Il lâcha Camus qui se laissa tomber à même le sol, les yeux fixé sur Milo. La peur qui l'avait prit lui coupait la respiration, l'empêchait de bouger. Pourquoi Milo était-il là ? Il savait qu'il allait craquer, mais pas aussi vite, peut-être était-ce parce que ce n'était pas préparé ? L'absence et la peur avait du le faire craquer. Sans attendre, Milo s'avança et poussa Saga contre le lit, l'ignorant complètement. Il alla vers Camus et attrapa la toge qui avait été jetée sur le coté pour le couvrir.

« Milo.. toi.. Jamais tu ne me laissera tranquille n'est-ce pas ?, fit Saga en revenant vers lui.

- Vous laisser tranquille ? Vous voulez rire, ça fait des années que vous vous en prenez à nous deux, que vous lui faite du mal alors qu'il vous déteste. Vous ne voyez donc pas la différence entre la soumission et l'amour ? Vous croyez vraiment que Camus vous aime dans ces moments là ?, explosa Milo en laissant Camus se relever.

En même temps Athéna et Uranie étaient arrivées, visiblement, la Déesse avait été mise au courant rapidement de la situation par la Muse.

- Saga, cela ne peut plus durer, moi qui avait confiance en toi, qui t'avais redonné ton poste de Grand Pope. Tu nous a tous déçu, tu agis comme un animal malade ! Je t'ordonne de ne plus jamais approcher Camus. Il a toujours voulu t'aider et voilà comment tu le remercie ?

- Mais Déesse...

- Je n'entendrais aucune excuse de ta part, ton esprit malade doit être soigné et tu seras enfermé dans un endroit ou tu ne pourras plus faire de mal à personne tant cela ne sera pas fait !

- Milo, va avec Uranie et Camus dans ses appartements, je vous rejoins là bas. Gardes ! Emmenez Saga dans les cachots ! »

A l'appel d'Athéna, quatre gardes surgirent et attrapèrent l'ex Grand Pope qui ne chercha même pas à se défendre. Le cosmos imposant de la Déesse le contraignant au silence et à l'immobilité. Milo ne chercha même pas à rester pour voir le spectacle, il prit Camus dans ses bras et sorti de la pièce. Le verseau garda les yeux fermés et sa tête dans le cou de Milo. Comme il avait honte. Il ressentait de la honte et en même temps une sensation de soulagement si intense qu'elle l'aurait fait pleurer. Mais se sentir surprit dans un moment pareil, se retrouver nu, complètement vulnérable et maintenant porté comme un enfant, c'était beaucoup pour son ego de chevalier. Mais Milo ne l'entendait pas de cette oreille et ne le voyait pas de la même façon que Camus. Son compagnon ne pourrait même pas tenir sur ses jambes tant il le sentait trembler. A peine Uranie les eut-elle fait rentrer dans ses appartements que Milo alla poser Camus sur le lit, les Ouranies s'affolaient pour trouver des vêtements propres et non abîmés à Camus. Mais Milo n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il se reçu une gifle monumentale du Verseau. Il resta immobile, le visage fermé. Horriblement vexé. Le bruit cinglant lui vrillait autant les tympans que la chaleur lui piquait la joue.

Dans un silence de plomb, le Scorpion se redressa et alla rejoindre Uranie qui c'était réfugiée sur son balcon, faisant sonner les cordes de sa Lyre du Zodiaque. Pendant que Camus lui partait dans la salle de bain. Elle regarda Milo, la joue rougie par la claque et la machoire serrée.

Douce, elle posa sa main sur la sienne.

« tu as fais ce qu'il fallait. Il est simplement sous le choc, ne t'inquiète pas.

- Comme s'il était le seul à être sous le choc.

- tu viens de mettre fin à des années de souffrance dans le silence et la honte en arrivant comme un héros dans un grand fracas et en public. Bien que l'estime qu'il ai de lui soit très basse, tu viens de le jeter encore plus bas malgré tout.

- Moi je le jette plus bas ? Vous avez vu ce que Saga lui faisait ? Avoir peur et honte quelques minutes pour enfin être libéré c'est rien du tout ! Moi ça fait des années que je l'attend et que je n'ai le droit que de garder le silence parce que ce n'est pas à moi que ça arrive. Mais putain je souffre autant que lui, j'ai pas le droit d'être avec la personne que j'aime, je dois me taire, je me suis fait laver le cerveau trois fois, ma disciple est morte par sa faute, j'ai fait du mal à Camus, j'ai du me taire, accepter parce qu'on pouvait pas se permettre en tant que Chevaliers de penser à nous en temps de guerre. Alors non j'estime avoir aussi un petit de droit pour une seule fois depuis toutes ces années, bien que je ne renierais jamais le fait que se soit Camus qui ai le plus souffert de nous deux. Mais alors me prendre une gifle pour ça, franchement, oui je le prend mal. »

Uranie était restée silencieuse face à la colère de Milo. Il ne pouvait même pas profiter d'être soulagé qu'il devait aussi gérer Camus, pourtant ça ne dura pas très longtemps car les Nymphes revinrent voir la Muse.

« Seigneur Camus ne veut pas nous voir, il demande Seigneur Milo. »

Uranie tourna la tête vers le Scorpion et clairement il lut sur son visage un air de « tu vois ! », bien qu'elle n'aurait jamais prononcé ces termes ! Milo soupira et alla vers la salle de d'eau, il frappa doucement à la porte. De l'autre coté, il entendit le voix de Camus lui dire d'entrer. S'exécutant, il ferma la porte derrière lui et enfin Camus vint le prendre dans ses bras en se confondant en excuses.

« Je suis désolé Milo, je voulais pas faire ça … Mais t'es un idiot, tu aurais du me prévenir, tu aurais du …

- Et toi tu aurais du me dire que tu étais avec Saga...

- C'était pas prévu, je savais pas, après la réunion il m'a entraîné avec lui, je n'ai pas eu le choix. Mais je pensais que tu allais attendre pour l'arrêter.

Milo se radoucit enfin et referma ses bras sur le corps frais de son amoureux.

- Attendre combien de temps encore comme ça ? Je pouvais pas... Je m'excuse si tu t'es senti mal à l'aise, mais j'allais pas attendre sagement derrière la porte pendant qu'il te faisait du mal.

- Oui je comprends... Merci. »

Enfin, Milo se mit à sourire et soupira de soulagement. Enfin, c'était terminé. Saga avait été arrêté et Camus était libéré de son pouvoir.

Ils restèrent tous les deux, le temps que Camus enfile d'autres vêtements et sortirent enfin. Uranie, Athéna et une autre femme étaient en train de discuter toutes ensembles à la table. Milo reconnu immédiatement la femme qu'il avait croisé dans les couloirs plus tot.

« Milo, Camus, venez avec nous., demanda Athéna, les laissant s'installer. Je tiens à m'excuser du plus profond de mon cœur pour ce qu'il s'est passé, je ne pensais pas que Camus me cachait cela depuis autant de temps.

- C'était volontaire, Déesse Athéna. Je vous ai confié mes problèmes avec Saga en occultant la partie dont j'avais le plus honte.

- Je comprends ta réaction, mais elles vous a causé tellement de problèmes. Uranie m'a raconté votre histoire et je …

La voix D'Athéna se brisa alors qu'elle baissait la tête, réellement touchée par ce qu'elle avait entendu.

- Ce n'est pas de votre faute !, s'exclama Milo.

- Si, j'aurais du voir que Saga agissait comme cela, j'aurais du voir la différence de comportement de Milo.

- J'ai gardé le silence bien trop longtemps et Saga a bien dupé tout le monde. Ne vous sentez pas responsable pour quelque chose qui vous était caché., intervint Camus. Je ne vous en veux pas, alors ne vous en sentez pas responsable.

Athéna eu un petit sourire pour le Verseau.

- De plus, mon travail est presque terminé sur Saga. Sa corde est terminée, et ma Lyre sonne presque juste. Avec l'aide de Circé nous allons pouvoir guérir Saga.

Tous les regards se tournèrent vers la femme souriante, alors c'était elle Circé ? Personne ne l'avait annoncé au Sanctuaire, depuis quand était-elle là ? Semblant lire dans les pensées de Milo, Circé sourit.

- Je suis arrivée quand Uranie m'a fait demander. Je vous écoute tous depuis que je suis là, je prépare un remède pour votre collègue. Cela ne sera pas trop difficile pour moi. Son esprit est en ruine, mais il est possible de reconstruire. Quant à toi, jeune Verseau, tu as eu bien du courage pour endurer cela toutes ces années. Mais aussi beaucoup d'imprudence.

- J'en suis conscient Dame Circé.

- Mais bien sûr c'était pour protéger ton compagnon... ce qui est très honorable de ta part. Mais maintenant que tout est presque terminé, vous allez enfin pouvoir être en paix. Vous deux et tous les autres habitant du Sanctuaire. Deux frères ont besoin de se retrouver eux aussi.

Milo et Camus gardèrent le silence. Milo tourna la tête vers son compagnon et vit la fatigue dans ses yeux. C'était le contre coup, l'après choc et la libération qui lui retombait sur les épaules.

- Allez-y., sourit Uranie, lisant sur leur visage.

- Merci Dame Uranie, merci Dame Circé, Merci Déesse Athéna. », fit Milo en s'inclinant.

Camus fit de même et enfin suivit Milo, le prenant par la main au passage.

Tout le long du chemin jusqu'au temple du Scorpion, ils furent silencieux. Sous le choc à essayer de comprendre et intégrer que c'était enfin terminé. Camus ne pouvait à peine l'envisager, cela faisait tellement longtemps qu'il était avec Saga, enfin .. avec... qu'il lui appartenait. Maintenant, ils allaient pouvoir enfin être un couple normal, sans menaces, sans se cacher. Est-ce qu'il allait falloir expliquer aux autres d'un seul coup pourquoi ils étaient toujours l'un avec l'autre ? Pourquoi est-ce qu'ils s'embrassaient, et pourquoi ils n'auraient sûrement pas besoin de parler pour se comprendre ? Parce que c'était ça, ils l'avaient toujours fait... Milo en avait des souvenirs très clairs. Des trous noirs étaient encore présents, mais au fond de lui tout était près à revenir, chaque détail lui faisait remonter des jolies choses. Enfin, pas toujours si jolies que ça, de voir Camus dans cette chambre avec Saga, il c'était souvenu encore de ce qu'il avait fait à son amoureux. Dans les détails, et ce n'était pas pour le soulager du tout.

Mais il balayait ces idées affreuses pour se concentrer sur le positif. Enfin a tranquillité. Et enfin Saga serait guérit, parce que malgré tout ça, Camus pensait bien que Saga devait en souffrir quelque part, il l'aimait et son coté malade lui avait fait du mal. Peut-être que maintenant cela pourrait aller un peu mieux...

Peut-être.


A suivre...