Helloooooo there! Je sais, je suis encore en retard, je suis vraiment désolée. Ce chapitre était prêt depuis un moment, mais je n'avais plus internet, et ensuite je suis tombée malade et tout et tout. Mais mieux vaut tard que jamais, hein? O:) Considérez ce chapitre comme un miracle de Noël, haha!
Bon j'arrête de dire n'importe quoi, et je vous laisse. Bonne lecture!
Chapitre 9: "Les gens ne naissent pas bons ou mauvais. Peut-être qu'il y a des prédispositions à la naissance, mais l'important, c'est la façon dont tu mènes ta barque. Et les gens que tu fréquentes." Cassandra Clare
Hermione fixait le plafond de sa chambre plongée dans l'obscurité, incapable de trouver le sommeil. Cela faisait des heures qu'elle se tournait et se retournait dans son lit, incapable d'oublier les paroles de Drago. Elle ne l'avait pas revu depuis sa révélation, redoutant sa réaction. Elle ne savait pas comment engager la conversation, elle ne savait même pas que lui dire. Et bien qu'il doive être soulagé d'avoir enfin libéré sa conscience de ce lourd secret, elle avait peur que son trouble se soit aggravé.
Elle savait que Drago n'était pas un garçon particulièrement sensible, au contraire, mais elle comprenait qu'une telle situation ait pu le plonger dans un tel état de déprime. Devenir Mangemort à 16 n'était un rêve pour personne. On a généralement à cet âge des aspirations bien plus joyeuses, comme devenir musicien. Elle comprenait désormais qu'il lui ait demandé de garder ses talents musicaux secrets. Voldemort n'en avait rien à faire des rêves d'un adolescent, et si Lucius apprenait ce que son fils cachait, il brûlerait certainement ses instruments pour s'épargner une honte auprès de ses collègues Mangemorts. Ses doigts gracieux n'allaient plus servir qu'à torturer, à tuer pour un maître en qui il n'avait même pas foi. Il allait devoir salir son âme et son nom, pour des idéaux qu'il ne partageait pas. Il était prisonnier de sa propre vie.
La jeune sorcière s'en voulait terriblement d'avoir pu insinuer qu'il puisse désirer une telle vie. Qui pouvait bien vouloir cela ? Une vie de servitude. Une vie de noirceur. Il serait haï de tous et vivrait dans la terreur. Mais elle était aussi certaine que le blond s'en voulait à lui-même d'avoir fait preuve de faiblesse, et d'avoir ainsi révélé la source de son mal-être. Cela n'arrangerait ni son humeur, ni sa déprime.
Hermione soupira et s'assit dans son lit pour faire face à la fenêtre. Elle se sentait mal. Terriblement mal. D'une part parce que la situation de Drago lui tournait sans cesse en tête, sans qu'elle ne soit capable d'y trouver une solution. Et d'autre part parce que sa vision du Serpentard avait totalement changé, et elle en était bouleversée.
Elle avait beau essayer, elle n'arrivait plus à le voir comme le petit con, arrogant, méprisant qu'elle avait connu pendant cinq ans. Elle n'arrivait plus à voir la malveillance dans son regard, ou la méchanceté dans ses paroles. Elle ne distinguait plus aucune trace de rancœur sur son visage. Elle ne voyait plus qu'un jeune homme brisé. Un enfant anéanti, qui avait du dire adieu à tous ses rêves pour accepter un destin funeste. Il allait mourir pour Voldemort, il le savait. Il allait mourir jeune, et il le savait aussi. Il mourrait sans avoir pu goûter au bonheur. Du moins assez peu.
Les larmes montèrent aux yeux d'Hermione, et elle se détesta pour cela. Il allait devoir subir toutes ces horreurs, et c'est elle qui était accablée. Elle se sentait ridicule. Drago avait besoin de soutien et de réconfort, elle non.
Une furieuse envie de se trouver près de lui la fit bondir de son lit. Elle devait lui dire qu'elle serait là pour lui, pour l'aider, qu'elle tenterait tout pour lui épargner cette vie monstrueuse dont il n'avait pas envie. Et elle ne pouvait pas attendre jusqu'au lendemain. Elle ne savait si elle cherchait à consoler Drago ou elle-même, mais ce besoin était urgent.
Elle se glissa hors de sa chambre pour prendre les escaliers qui la menèrent à celle du sorcier. Sans hésiter, elle entrebâilla la porte et passa sa tête pour voir s'il dormait. Comme elle s'en doutait, elle le trouva assis sur son lit, les yeux grands ouverts. Quelques rayons de lune filtraient à travers la fenêtre et venaient éclairer la pièce, illuminant les cheveux blonds de Drago d'un reflet irréel. Elle entra alors, et il tourna vers elle un regard abasourdi. Il la suivit des yeux, incapable de dire quoi que ce soit, alors qu'elle se glissait sous la couette pour s'asseoir à côté de lui dans le lit. Enfin, Hermione plongea ses iris dans les siennes, et afficha un sourire doux. Elle entrelaça leurs doigts et serra sa main dans la sienne.
-Je vais t'aider, Malefoy, murmura-t-elle. Je te promets qu'on trouvera une solution.
B&BB&BB&B
Hermione battit plusieurs fois des paupières, tentant vainement de s'accoutumer à la vive lumière qui entrait dans la pièce. Elle bâilla négligemment, et s'étira tout en balayant la pièce du regard. Elle se figea. Elle ne se trouvait pas dans sa chambre, mais dans celle de Drago. Elle tourna la tête vers la masse endormie à côté d'elle, et sursauta en découvrant le jeune homme, laissant au passage échapper un petit cri. Surpris, il sortit la tête de sous les couvertures, ouvrant péniblement les yeux.
-Qu'est-ce que je fais ici ? S'écria Hermione, paniquée.
-A toi de me le dire, grogna le blond. Je te rappelle que tu t'es incrustée.
Une chaleur embarrassante s'empara des joues de la jeune fille, et elle remonta la couverture sur son visage pour cacher sa gêne. Hors de question que Malefoy la voit rougir !
-Je ne voulais pas... Je n'avais pas l'intention de passer la nuit avec toi, balbutia-t-elle. Je voulais juste te dire quelque chose et... Et je me suis probablement endormie.
-J'ai remarqué, grommela Drago.
Il s'assit et s'étira longuement, bâillant à s'en décrocher la mâchoire, puis afficha un sourire satisfait.
-Tu sais que tu ronfles horriblement fort, Granger ? Dit-il enfin. Honnêtement, j'ai eu l'impression de dormir avec un chien à trois têtes.
-N'importe quoi ! S'exclama Hermione en lui lançant un oreiller à la figure. Je ne ronfle même pas !
Drago esquiva le projectile, un sourire malicieux étirant ses lèvres.
-En plus, tu prend toute la couverture, ajouta-t-il en tirant la couette vers lui.
-Et toi, tu as une énorme trace de bave sur la joue, Monsieur-je-prend-toute-la-place, dit-elle en riant.
-La ferme, répondit-il en essuyant sa joue.
Ses prunelles étaient illuminées de cet éclat rieur, et il riait aux éclats. Puis un silence gêné s'installa. En plus d'avoir passé la nuit ensemble, ils venaient de partager un agréable moment, ils avaient rit, comme de vrais amis. Comme Hermione le faisait avec Harry et Ron.
-Je vais aller préparer le petit-déjeuner, déclara-t-elle en repoussant les couvertures.
Drago opina. Mais la jeune sorcière s'arrêta et se tourna à nouveau vers lui.
-Tu sais, je pensais vraiment ce que je t'ai dis hier soir. Je vais faire mon possible pour t'aider.
Drago sourit brièvement, et baissa son regard vers ses doigts emmêlés à la couette.
-Je sais. Dit-il. Tu ne plaisantes jamais.
Il soupira, comme si les mots peinaient à sortir. Comme si ce qu'il s'apprêtait à dire lui coûtait terriblement.
-Je suis supposé te détester, poursuivit-il enfin, mais difficilement. Mais... Tu... Tu es visiblement la seule qui s'inquiète pour moi.
Ses yeux étaient toujours baissés, il n'osait pas la regarder ? Hermione sourit, touchée par ses mots et par sa timidité.
-C'est ce qu'on appelle une amie.
B&BB&BB&B
Les jours passaient, et une transformation incroyable s'était opérée dans le Manoir des Malefoy. Quelque chose avait changé entre Hermione et Drago. Ils n'étaient plus les ennemis de Poudlard se disputant sans arrêt pour des broutilles, ils partageaient désormais un but commun. Quelque chose les unissait et, d'une certaine façon, les liait. Ils passaient énormément de temps ensemble, sans pour autant revenir à leur vieille rivalité.
Hermione avait réussi à persuader Drago de ne pas laisser tomber, de se battre pour sa liberté. S'il n'avait d'abord pas été très réceptif, il avait finalement été touché par l'état d'esprit contagieux. Il n'était pas aussi combatif que la Gryffondor, mais le fait qu'il discute avec elle d'éventuelles solutions était déjà une victoire.
-Pourquoi tu ne fuis pas, tout simplement ? Demanda-t-elle en déposant un morceau de pomme de terre dans sa bouche.
Drago, assis en face d'elle, leva les sourcils, indiquant ainsi le fond de sa pensée sans même ouvrir la bouche. Voilà une autre chose qui avait changé : désormais, ils prenaient tout deux leur repas sur la petite table de la cuisine, plus confortable que la chambre pour manger, mais bien plus conviviale que la salle à manger.
-Parce-que ça n'arrangerait rien, dit-il tout de même, ça ne l'empêcherait pas de tuer mes parents.
-Alors enfuie-toi avec eux, hasarda-t-elle.
-Et que crois-tu qu'il fera alors ?
Elle soupira.
-Il vous traquera et vous tuera, répondit-elle.
-Exactement.
Le silence s'installa. Cela arrivait souvent, leur sujet de conversation n'étant pas des plus gaie. Drago mangeait sans entrain, mais au moins il mangeait. Hermione l'observait du coin de l'œil. Elle le faisait beaucoup ces temps-ci. Elle aimait le regarder à la dérobée sans qu'il s'en aperçoive, mais sans arrière-pensée, évidemment. Elle voulait juste s'assurer qu'il allait bien, qu'il ne se renfermait pas sur lui-même comme il le faisait souvent. Elle détestait ces moments. Elle savait qu'elle ne pouvait rien faire, alors elle le laissait seul, le temps que sa maussaderie passe.
-Je ne comprends pas pourquoi tu ne nous rejoins pas, déclara-t-elle.
-On en a déjà parlé, grogna-t-il, levant les yeux au ciel.
-Mais tu ne craindrais plus rien Malefoy ! L'Ordre te protégera !
-Comme il a protégé Black ?
Hermione déglutit à l'évocation de ce souvenir douloureux.
-Dumbledore te protégera, insista-t-elle.
-Ce vieux sénile ? Dit-il dans un rire dénué de toute joie.
-Arrêtes, tu sais très bien que c'est un sorcier très puissant. Et que Tu-sais-qui le craint. Ça n'est pas rien.
Le sorcier baissa les yeux vers son assiette, triturant sa nourriture du bout de sa fourchette.
-L'Ordre ne voudra pas de moi, murmura-t-il.
-Mais si on leur explique-
-Et mon père n'acceptera jamais de se lier à eux, la coupa-t-il. C'est juste inimaginable, même pour toi.
Hermione ne répondit pas, résignée. En effet, elle se figurait mal Lucius main dans la main avec les membres de l'Ordre du Phénix, qu'il haïssait par-dessus tout. Mais Drago avait-il vraiment besoin de son père ?
-C'est son choix, dit-elle d'une voix hésitante.
Il planta son regard de glace, implacable, dans le sien.
-Non, Granger. Objecta-t-il. C'est hors de question. Je le fais avec mes parents, ou je ne le fais pas.
-Mais tu sais qu'il n'acceptera jamais ! S'entêta Hermione. C'est lui qui t'a mis dans cette situation, Malefoy, et il ne fera rien pour t'en sortir.
-C'est mon père, Granger ! S'exclama le blond. Je ne le trahirais pas. Qu'est-ce que tu ferais à ma place ? Tu laisserais tes parents, seuls, entre les mains de cette ordure ? Tu t'enfuirais en les laissant faire face à sa colère, en étant consciente qu'il s'en prendra à eux pour ta lâcheté ?
Hermione reposa sa fourchette. Non, bien sûr que non. Jamais elle ne laisserait ses parents aux mains de Voldemort, jamais elle ne les laisserait payer pour une faute qu'elle avait commise. Elle comprenait son point de vue, et savait qu'elle aurait agi de la même façon.
Les Malefoy avaient beau être cruels, froids et méchants, ils restaient les parents de Drago, et il les aimait. Il voulait simplement protéger sa famille. Par amour. Car c'est tout ce qu'il avait.
-Alors on trouvera autre chose, dit-elle.
Elle vit ses épaules s'affaisser, signe qu'il se calmait. Il devenait souvent nerveux et caractériel lorsque venait le sujet de ses parents. Elle l'avait apaisé, mais elle n'abandonnait pas son idée, certaine que l'Ordre du Phénix pourrait aider le jeune homme. Malheureusement, elle n'avait aucun moyen de contacter les membres de l'Ordre, pas même Harry. Bien qu'il serait difficile d'aborder le sujet avec lui, Hermione désirait vraiment lui parler du cas de Drago. Si son ami comprenait qu'il n'était pas méchant, et qu'il avait absolument besoin de son aide, les choses s'arrangeraient certainement.
De plus, elle avait grand besoin de parler à un ami. Bien qu'elle considère presque Drago comme tel, c'était différent. Ils ne se connaissaient pas assez. Elle avait besoin de parler à Harry, ou à Ron, ou à Ginny. Ils lui manquaient tous terriblement, et rien ne lui ferait plus de bien qu'un hibou.
Hermione remarqua le regard de Drago braqué sur elle.
-Quoi ?
-Rien, répondit-il en baissant les yeux.
Elle se leva, et prit son assiette et ses couverts.
-Je vais faire la vaisselle, dit-elle.
Drago hocha la tête, peu intéressé par les tâches ménagères. Après tout, elle était là pour cela. Elle tendit la main pour saisir l'assiette du sorcier à l'instant même où il posa sa main sur la porcelaine. Pendant un instant, leurs doigts se touchèrent, et Hermione ressenti comme une décharge électrique. Il avait dû la ressentir, lui aussi, puisqu'il retira vivement sa main d'un geste presque simultané au siens. Sans qu'elle puisse l'expliquer, les joues de la jeune fille rosirent. Elle prit finalement l'assiette, sous le regard fuyant du garçon, et entreprit de commencer la vaisselle dans un silence embarrassé. Elle détestait ce genre de silence, et se dit qu'il n'avait pas de raison d'être. Leurs doigts étaient seulement entrés en contact, ce n'était rien de bien grave. Cela arrivait tous les jours, à tout le monde.
-Tu pourrais aller faire des courses ? Demanda-t-elle d'une voix qu'elle voulait indifférente, en vain.
Elle entendit sa chaise racler sur le sol.
-Bien sûr.
La porte claqua, et elle comprit qu'il avait quitté la pièce.
Voilà! Qu'en avez-vous pensé? J'avais envie d'un peu de tendresse pour ce chapitre, et de faire un peu bouger les choses! J'espère que vous appréciez ce rapprochement :3 Je ne sais pas quand le prochain chapitre arrivera, parce-qu'honnêtement, je ne suis pas motivée ni inspirée, je suis en pleine révision de mes partiels, je dois apprendre mon texte pour une pièce de théâtre et bosser une partition très dure T.T Mais je vais essayer de me remotiver et de me remettre dans le bain, promis!
Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël, passez un bon moment et prenez soin des gens que vous aimez. Tant qu'à faire, je vous souhaite aussi une bonne année, juste au cas où :P
Je vous fais pleins de bisous!
