Disclaimer : Les personnages de Camp Rock ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété des Studios Disney. Seul le personnage de Coralie et de son entourage m'appartient. De nouvelles têtes se sont incrustées dans l'histoire !
Bonjour bonjour ^^
Et voici le chapitre de la semaine ^^ Bonne lecture !
« Salut, c'est moi ! Je vais avoir besoin de ton aide. Tu viens dîner à la maison ? »
…
Après son coup de fil, Aaron avait rangé ses affaires et quitté son bureau avant d'appeler son épouse et de lui annoncer d'ajouter un couvert pour le dîner. Il habitait un duplex sur deux étages dans l'Upper East Side, le quartier où avait grandit son épouse. Lui, avait grandit à Brooklyn. En entrant chez lui, il sentit une délicieuse odeur de rôti flotter dans l'appartement. Il posa son attaché-case sur une chaise et retrouva son épouse dans la cuisine. Maria Perkins avait trois ans de moins que son mari, et avait de longs cheveux blonds foncés et bouclés. Enceinte de huit mois, elle avait une santé de fer et ne profitait pas de porter un petit être pour se laisser aller.
« Ça sent drôlement bon ! » dit Aaron en entrant dans la pièce.
« Un plat spécialement cuisiné avec amour. » dit-elle en s'essuyant les mains sur son tablier. « Maintenant que tu es là, tu le sortiras toi-même du four. »
« Tout ce que tu voudras ! » dit-il en l'embrassant. « Ça ne t'ennuie pas qu'on soit trois à dîner ? »
« Tu sais bien que non. » dit Maria. « Et puis, ça m'évitera de te poser des questions sur ton dossier. Je n'aurais qu'à écouter en nourrissant ton fils qui joue au foot dans mon ventre. »
Ils se sourirent et s'embrassèrent.
« Peux-tu mettre la table, s'il te plaît ? » demanda-t-elle.
« Bien sûr, ma chérie ! » répondit-il.
« T'es un amour ! »
Après un dernier baiser, Maria retourna à la préparation du dîner, et Aaron prépara la table. Quand on frappa à la porte, le dîner était prêt. Les assiettes remplies n'attendaient plus qu'à être vidé. Des yeux noirs, des cheveux coupés courts châtains, Alec Perkins portait son costume deux pièces de travail. Il avait toujours sa plaque accroché à sa taille, tout comme son arme de service.
« J'espère pour toi qu'elle n'est pas chargée. » lui dit Maria, qui avait ouvert la porte.
« Elle l'est ! » répondit-il. « Mais rassure-toi, y a le cran de sûreté. »
Elle lui fit signe d'entrer d'une main, l'autre étant posée sur son ventre très rond. Alec embrassa sa belle-sœur sur la joue avant de retrouver son frère, à qui il donna une accolade.
« Alors, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » demanda Alec.
« Asseyons-nous ! » dit Aaron. « Je vais tout te raconter. »
Camp Rock !
Après un succulent dîner de Connie, tout le monde mit la main à la patte pour rendre le réfectoire propre, avant d'aller dehors autour d'un feu de camp à faire griller des marshmallows. Jason et Nate avaient rapportés leur guitare et jouaient des mélodies douces. Tout en laissant ses doigts glisser sur les cordes de l'instrument, Nate cherchait discrètement Caitlyn des yeux. Il la vit avec Tess et Peggy en train de faire griller des marshmallows.
« Caitlyn, il n'arrête pas de te regarder. » souffla Peggy.
« Je sais, chut ! » leur dit-elle.
A vrai dire, son cœur battait à tout rompre. Plus il la regardait, plus elle craquait. Nate ne su comment il réussissait à jouer sans se tromper tant il était subjugué par la jeune fille. Il stoppa ses accords quand il se reçu une petite claque derrière la tête.
« Shane ! » grommela-t-il.
Son aîné se laissa choir à côté de lui sur le tronc d'arbre sur lequel Nate s'était assis.
« Pourquoi tu lui dis pas ? » demanda Shane.
« Et si tu te mêlais de tes affaires ? » répliqua Nate, qui reprit ses accords de guitare.
« Trouillard ! » ricana doucement Shane.
« Tu me fatigues ! » dit Nate, qui posa sa guitare et se leva.
« Où est-ce que tu vas ? » s'étonna Shane.
« Je m'éloigne avant de faire une chose que je regretterais. » dit Nate en s'éloignant du feu de camp.
A la surprise générale. Nate était connu pour être le plus posé. Il était celui qui ne s'énervait jamais. Croisant le regard inquiet de son aîné, Shane haussa les épaules, signe qu'il n'y comprenait rien. Entre frère, ils passaient leur temps à se taquiner, à s'envoyer des piques. Ce n'était pas nouveau, mais Nate avait prit la mouche et ça, c'était inédit.
Nate était allé se réfugier sur le ponton, appuyé contre la barrière de bois. Lui non plus ne comprenait pas son propre comportement. Il n'était pas amoureux de Caitlyn, mais ce n'était pas non plus un simple béguin. Cet après-midi passé avec elle à composer lui avait fait du bien. Beaucoup de bien. Il s'en voulait d'avoir réagit de cette façon. Une présence se manifesta à sa gauche. Il tourna la tête pour voir qui l'avait rejoint sur le ponton.
« Désolé d'avoir réagit comme un gamin, Oncle Brown. » s'excusa-t-il.
« Tu es encore un ado, alors je peux comprendre ta réaction, mais c'est la première fois que je te vois dans cet état. » dit Brown à son neveu.
« Je sais bien. » soupira Nate.
« Qu'a bien pu te dire Shane pour que tu réagisses de cette façon ? » demanda Brown.
« Et bien, je ne suis là que depuis trois jours et je craque déjà pour une de tes élèves. » répondit Nate.
Il n'eut pas besoin d'en dire plus, son oncle comprit.
« Et Shane t'a taquiné. » dit Brown.
« C'est de bonne guerre. J'ai passé l'année qui vient de passer à lui casser les pieds à propos de Mitchie, et j'ai poussé Jason à avouer ses sentiments à Coralie… »
« Et maintenant c'est ton tour ! » termina Brown à sa place. « T'es amoureux ? »
« Je n'en sais rien, mais je sais qu'elle me plaît. » dit Nate.
« Tant que ce n'est pas Mitchie… » plaisanta Brown.
« Je tiens à la vie. » s'amusa Nate. « Et Coralie est trop cinglée pour moi. »
« Bon, alors comment elle s'appelle ? » demanda Brown. « Je suppose que c'est une de mes élèves. »
Nate regarda son oncle comme s'il avait perdu la tête.
« Qui d'autre veux-tu que ce soit ? » dit-il.
« Arrête de tourner autour du pot et dis-moi son nom. » le pressa Brown.
« Ok ! » abdiqua Nate. « C'est Caitlyn ! »
« C'est le fait qu'elle aime composer qui t'a séduit ? » demanda son oncle, qui connaissait très bien son élève.
« En grande partie, c'est vrai ! » acquiesça Nate. « Oncle Brown, qu'est-ce que je dois faire ? On se connait à peine. »
« Tu as tout l'été pour ça, et pour savoir si tu veux que ce soit sérieux ou juste un flirt de vacances. » dit Brown. « Allez, il se fait tard, et la nuit porte conseil. »
Nate hocha la tête mais resta encore un peu sur le ponton quand son oncle parti. Il entendit des bruits de pas puis, une main se posa sur son épaule. Nate finit par se retourner vers ses frères.
« Excuse-moi, je ne savais pas que ça te mettrait dans cet état. » dit Shane.
« Pour être honnête, moi non plus ! » dit Nate. « Je suppose qu'ils doivent tous se poser des questions sur ma scène de tout à l'heure. »
« Une petite dispute entre frères, ce n'est pas nouveau tu sais. » dit Jason. « Et puis, Oncle Brown trouvera bien un truc pour les distraire. »
« Tu me pardonnes ? » demanda Shane à Nate.
« Ouais, c'est bon ! » répondit ce dernier. « Je crois qu'on peut arrêter de se chambrer quand il s'agit des filles. »
« Aucune chance ! » dirent Shane et Jason en même temps.
Le plus jeune des Gray laissa échapper un petit rire quand Jason posa ses mains sur les épaules de ses petits frères et les attira à lui.
« Allez, câlin groupé ! »
Ils rirent, même si Jason n'y allait jamais de mains mortes avec ces fameux câlins qu'il semblait ne réserver qu'à ses frères.
« Allons nous coucher, il se fait tard ! » dit-il, en relâchant ses frères.
« Ouais, faut que je trouve un moyen de convaincre Mitchie de me faire écouter ses compos. » dit Shane, tandis qu'ils quittaient tous les trois le ponton.
« Demande à Oncle Brown de leur en faire un devoir. » suggéra Nate.
« Tu sais quoi ? » fit Shane. « C'est une idée du tonnerre. »
Après avoir rejoint leur dortoir, Jason quitta ses frères pour aller voir Coralie, espérant qu'elle était dans le sien. Elle y était, prête pour se mettre au lit. Son pyjama se composait d'un short léger rose et d'un petit débardeur de la même couleur. Un débardeur qui laissait entrevoir son ventre plat malgré les cochonneries qu'elle mangeait chaque jour.
« Salut ! » sourit-elle, gardant la main sur la poignée de la porte.
« Salut ! » dit-il. « Je suis désolé d'être parti comme ça. En tant qu'aîné, même si je suis le clown de la bande il fallait bien que j'aille voir Nate. »
« Aucun problème. » dit-elle. « Et si tu veux tout savoir, j'aime ton côté clown, ça te rend encore plus craquant. »
« Craquant, vraiment ? » s'amusa-t-il.
« Hum hum ! » acquiesça-t-elle, son sourire s'agrandissant à chaque seconde. « Est-ce que j'ai droit à un câlin ? »
Tout en exposant sa dernière demande, elle recula d'un pas.
« Je n'ai pas envie de rester seule cette nuit. » avoua-t-elle.
« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, même si j'en ai très envie. » dit Jason.
« On va seulement dormir. » dit Coralie. « Ton oncle sait pertinemment que je ne suis pas du genre à enfreindre les règles importantes du camp. Pour ça, on attendra que l'été soit fini. »
Jason hésita. Ce n'était pas forcément une bonne idée de passer dans un bungalow autre le sien, mais c'était très tentant. Ils n'allaient rien faire à part dormir. Après tout, elle n'avait pas encore dix-huit ans. Le voyant hésiter, Coralie se rapprocha de lui, se hissa sur la pointe des pieds et lui vola un baiser.
« Bonne nuit, Jason ! » souffla-t-elle.
« Bonne nuit ! » répondit-il, le cœur battant à mille à l'heure.
« J'ai vraiment envie que tu restes. » dit-elle en s'accrochant à sa chemise, posant son front contre le sien, espérant ainsi le faire craquer. « Mais je ne vais pas te forcer. »
« C'est pas facile de te résister. » avoua-t-il.
« Fais comme il te plaira. » dit-elle en s'écartant.
Elle s'apprêta à fermer la porte mais Jason l'arrêta, et entra dans la chambre.
« Tant pis, après tout on n'est plus des élèves ! » dit-il en fermant la porte du pied.
Coralie se mordit la lèvre pour ne pas rire tant elle était contente qu'il ait changé d'avis.
« Est-ce que je peux utiliser ta salle de bain ? » demanda-t-il.
Elle la lui pointa du doigt avant de grimper sur son lit. Jason prit dix bonnes minutes. Il avait enlevé sa chemise mais préféra garder son jean. Il ne sera pas forcément à l'aise pour dormir, mais il n'avait pas le choix. Coralie était elle-même en short et c'était déjà bien assez dur de résister. Moins de deux semaines avant qu'elle ne soit majeure, mais l'été n'était pas encore terminée. La patience, c'était la clé. Il s'aspergea d'eau froide, s'essuya avec une serviette et finit par retourner dans la chambre. Coralie avait replié la couverture au bas du lit et n'avait gardé que le drap. Elle n'avait pas prit la peine d'en recouvrir son corps, et ses jambes longues et dénudées étaient un vrai supplice pour Jason. Maîtrisant ses pulsions, il la rejoignit et s'allongea sur le lit, quand il se souvint du « pari ». Il s'allongea sur le côté.
« Tu m'as embrassé ! » dit-il.
« Et ? » fit-elle en le regardant.
« T'as oublié que tu voulais attendre ton anniversaire ? » demanda-t-il en arquant un sourcil. « Et tu m'invites à dormir avec toi. Ce n'est pas très sérieux. »
« J'avais complètement oublié. » dit-elle en se couvrant le visage de ses mains. « La chaleur m'a fait griller le cerveau, je crois. »
Elle regarda Jason et se mit à rire.
« On en reparlera demain. » dit Jason. « Tourne-toi ! »
« Pourquoi ? » demanda subitement Coralie.
« Tu verras ! » répondit-il.
Elle se mit sur le côté, tournant le dos à Jason, et attendit. Elle le sentit bouger mais n'eut pas le loisir de se retourner pour voir ce qui se tramait qu'elle fut enveloppée de sa chaleur. Jason passa un bras autour d'elle et se moula à son corps.
« C'est la première fois que je dors avec une fille, sache-le ! » dit-il.
« C'est une première pour nous deux dans ce cas. » sourit-elle. « Bonne nuit Jason. »
« Bonne nuit. » répondit-il.
La tenir dans ses bras était la chose la plus romantique que Jason ait faite de toute sa vie. Il n'avait jamais été amoureux d'une autre fille que Coralie. Pendant des années qu'il écumait les scènes avec ses frères, il n'a jamais montré de l'intérêt pour les autres filles, que ce soit des fans ou non. Il n'y a jamais eu que Coralie, et il n'y aurait qu'elle. Il le savait tout au fond de lui.
New-York !
Avant de parler de l'affaire, les deux frères avaient échangés des paroles futiles pour détendre un peu l'ambiance avant de parler de chose bien plus sérieuse. Au moment du café, que Maria leur avait apporté malgré les protestations de son mari, Aaron exposa la situation. Il parla de son nouveau dossier, celui de la jeune mannequin à succès Coralie Daniels, qui était une amie très proche de ses clients, le groupe Tous Pour Un. Maria écoutait attentivement tout en sirotant une tisane.
« Attends ! » fit Alec, une fois que son frère eut fini son récit. « En trois ans, ce sont les premières vacances qu'elle prend ? »
« Ouais ! » acquiesça Aaron.
« Pauvre petite ! » soupira Maria.
Son mari posa sa main par-dessus la sienne et serra doucement ses doigts.
« Est-ce que c'est son agence qui lui impose ces contrats non-stop ? » demanda Alec, qui avait sorti un calepin pour prendre des notes.
Flic un jour, flic toujours !
« Non ! » répondit Aaron. « D'après ce que je sais, c'est son agent et ses parents qui la font bosser sans arrêt, mais elle est mineure et elle pense qu'elle n'a pas son mot à dire puisque de toute façon, ses parents font comme s'ils n'écoutaient pas. »
« C'est du harcèlement moral sur mineur ! » dit Alec. « Autre chose ? Au sujet de ses finances par exemple ! »
« Elle ne sait rien du tout. » dit Aaron. « Tout ce que je sais, c'est qu'elle aura accès à son compte qu'à dix-huit ans. Donc dans deux semaines. »
« Pour être sûr que ses finances soient intactes, il faut un mandat. » dit Alec.
« Je me chargerais des mandats demain. J'irais voir le juge Rogers une fois que je me serai entretenu au téléphone avec Coralie. » dit Aaron.
« Très bien ! » souffla Alec. « En attendant qu'on ait des mandats, je vais faire des recherches sur ces trois charmantes personnes. »
Il écrivit en gros sur son calepin les noms suivants : MALIKA TRASKON, RICHARD et LAURA DANIELS, puis, il les souligna à trois reprises.
« Tu vas les interroger ? » demanda Maria.
« Pas sans preuve, qui sait ce qu'ils ont à cacher. » répondit Alec.
« Si on va leur parler sans preuve, ils pourraient détruire des documents très important. » dit Aaron.
« Ce que j'aimerais éviter. » dit Alec. « Bien, je parlerais à mon chef demain pour lui parler de l'enquête. »
Ils discutèrent encore quelques minutes jusqu'à ce qu'Alec ne prenne congé de son frère et de sa belle-sœur.
Pour que les frères Gray aient besoin de son aide à ce point, c'est que la situation était bien plus grave qu'il n'y paraissait. Aaron voulut sortir le contrat de sa jeune cliente de son attaché-case, mais Maria l'en empêcha.
« Non, tu travailleras demain. Tu files sous la douche et puis tu viens te coucher, c'est un ordre ! »
« D'accord ! » abdiqua-t-il en riant.
Mieux valait ne pas discuter quand Maria disait quelque chose, et puis elle avait raison. Il tombait de fatigue…
A Camp Rock, chaque membre du personnel, chacun des élèves et invités étaient tombés dans les bras de Morphée, ignorant que l'un d'entre eux s'était glissé dans le dortoir d'un autre… ce qui était contraire aux règles !
Je vous dis à la semaine prochaine, en espérant que ce chapitre vous ai plu ^^
A très vite, Aurélie !
