Chapitre X :
J. Une porte claqua violemment et à la suite d'un coup de vent, la porte de la chambre de ma sœur claqua à son tour. Je compris bien vite qu'elle était rentrée. Je laissais alors en plan mes cours pour la rejoindre et frappais doucement à sa porte mais seulement des pleurs me répondirent. Je poussais aussitôt la lourde porte et la découvris allongé sur son lit, son journal, son ours ainsi que sa lampe de chevet au sol. Je pénétrais dans sa chambre, prenant soin de ramasser toutes ses affaires et après avoir vérifié qu'elle n'était pas cassée, je rebranchais la lampe et la déposa sur sa table de nuit. Son journal à côté et son ours au-dessus de ce dernier. Je m'assis enfin sur son lit et caressais lentement ses cheveux, avant de l'attirer contre moi. Elle se laissa aller dans mes bras, pleurant à chaude larmes. Je n'avais aucune idée de ce qui avait pu se passer, mais je ne supportais vraiment pas de voir ma sœur dans un état pareil. Après une bonne heure, elle se calma enfin et je relevais son petit visage vers le mien, essuyant ses larmes de mon pouce. Elle m'accorda un faible sourire, mais n'échapperait pas à une explication.
- Où étais-tu ?
- Au manoir... C'est Stefan qui m'a ramené.
- Stefan ? C'est lui qui t'a mis dans cet état ?
Je me reculai afin de bien la regarder et elle s'assit également en tailleur, face de moi. Cela faisait longtemps que nous étions ainsi positionnés sur son lit tous deux, dans le but d'une conversation. Mais la fureur de ce que je venais d'entendre me submerger complètement, comment osait-il encore lui faire du mal, après la conversation qu'ils avaient eue l'autre jour, où évidemment je n'avais pas perdu une miette.
- Non Jérémy, ce n'est pas Stefan. Il m'a raccompagné car il avait quelque chose à me dire.
- Quel genre de choses ?... Et attend, qui t'a mis dans cet état alors ?
M. - Tyler ! OK, c'est Tyler !
Il me lâcha enfin et recula tandis que je tenais toujours ma gorge, où un flot de sang s'évacuait. Il envoya valser un vase qui était sur son passage, puis se retourna vers moi l'air contrarié et encore plus énervé. Il me détailla un instant, tandis que j'avais l'impression d'étouffer dans mon propre sang, puis soudainement, plaça son poignet ensanglanté entre mes lèvres. Aussitôt, je toussais et me retournais face contre le sol, tentant de tout recracher, mais je sentais déjà les plaies se refermer, en particulier celle de mon cou. Je pu enfin respirer une grande bouffée d'air, alors qu'il reprenait :
- Vous avez trouvé un moyen de le tuer ?
- Le meilleur serait de le renvoyer dans son corps et à peine il y serait revenue, détruire son corps... articulais-je difficilement.
- Le meilleur ? Et donc, le pire ?
- Ne compte pas sur moi pour te le dire.
Je me relevais à peine qu'il m'attrapa par le col, me plaquant au mur, cognant un peu plus fort ma tête douloureuse contre ce dernier. Mais devant mon silence, il m'asséna un violent coup de poing qui me fit cracher du sang.
- Si tu me tues, Elena ne te le pardonnera jamais.
À ma grande surprise il esquissa un sourire encore plus mauvais que le précédent et ouvrit la bouche pour prononcer la phrase la plus angoissante de ma journée :
- Qui te dit que je vais te tuer ? Ce serait trop facile.
Il me propulsa ensuite à l'autre bout de la pièce et ma tête cogna violemment contre le mur. Il me rejoint à une vitesse hallucinante et me releva avec cette même vitesse, et m'asséna un nouveau coup de poing qui m'éclata l'arcade et m'écroula au sol. Une nouvelle fois. Il allait me tuer et j'allais me transformer, je le savais pertinemment et je priais alors pour que quelqu'un vienne me sortir de ce cauchemar. Il me releva de nouveau et je fermais les yeux dans l'attente d'un nouveau coup qui me briserait de nouveaux os, mais ce coup n'arriva pas. Je le sentis me lâcher et j'ouvrais alors lentement les yeux, par peur que ce coup se répète, finalement.
- Il faut tuer Tyler, n'est-ce pas ? Questionna-t-il l'air d'avoir tout compris.
Il savait déjà pertinemment que la solution première était celle-là. Je n'eus pas le temps de répondre qu'il avait disparu. J'eus alors très peur pour mon ami. Je pris mon téléphone et contactai la seule personne qui pourrait l'arrêter, car même Bonnie ne ferait pas le poids face à Damon. Il voulait sauver Elena et c'était impossible de l'arrêter, il ferait tout pour.
J. Elle me raconta toute l'histoire de Klaus et je restais sans voix. Comment Bonnie avait-elle pu faire ça ? Même contrainte, je suis sur qu'elle aurait pu tout faire pour changer ce sort. Je me demandais également dans quel corps il avait pu être projeté. Elle me raconta aussi, sa dispute avec Damon. C'était visiblement la première, depuis qu'ils étaient réellement en couple. Je tentais alors de la rassurer, puisque je savais que mon avis comptait énormément pour elle, de plus, tout couple qui ne se dispute pas et un couple qui ne s'aime pas assez. De plus, même si je savais que les méthodes de Damon étaient brusques, je pensais sincèrement qu'il avait raison. Il voulait la protéger et il ferait tout pour... Et dans un sens, j'étais vraiment heureux qu'elle ait trouvée quelqu'un qui veillerait sur ma sœur, quelque soit les risques. Je suis sûr que moi-même j'aurais surement réagi de la même manière. Maintenant qu'Elena était un vampire, nous ne savons absolument pas de quoi Klaus serait capable pour lui faire payer.
Moi-même, aurai tout fait pour protéger ma sœur. Il fallait absolument que je les aide, il fallait que je sache dans quel corps s'était réfugié ce monstre et quelque soit cet innocent, il fallait le détruire. Peut-être qu'Alaric pourrait nous aider, de la haut, il le savait probablement. Mais malgré tout ça, elle ne m'expliquera pas ce qui l'avait mis dans un état comme celui dans lequel je l'avais trouvé, certes Damon avait éveillé sa colère et Klaus sa peur, mais elle ne m'avait pas encore dit ce qui la faisait tant pleurer.
- Il y a autre chose... Commença-t-elle, l'air honteuse.
- Comment ça ?
- Quand je me suis disputé avec Damon, j'ai complètement pété un câble, j'aurais pu exploser tout ce qui se trouver sur mon passage. J'ai tout envoyé valsé et Stefan est descendu. Il m'a calmé et en ramassant ce que j'avais jeter nos doigts ce sont effleurées et c'était comme avant... Enfin je veux dire, j'ai eu une hésitation. Il a voulu prendre ma main et j'ai hésité à le laisser faire...
- Mais ce n'est rien une hésitation.
Elle se leva et tourna en rond un bon moment, passant la main dans ses cheveux puis me regarda de nouveau et lança.
- Le problème n'est pas là... Je ne devrais pas avoir de doute. J'aime Damon et pourtant, Stefan est toujours présent dans ma tête.
J'allais lui dire qu'il n'y avait rien de grave à cela, qu'il fallait qu'elle se laisse le temps de l'oublier complètement mais un raclement de gorge se fit entendre et tous deux, nous tournâmes la tête vers la porte de sa chambre, où Stefan y était appuyé. Aussitôt Elena retourna la tête vers moi, les joues rouges comme une tomate. Ses cheveux volèrent dans tous les sens, sous la vitesse de son geste. Je le ne l'avait pas aperçu et je ne savais pas depuis combien de temps il écoutait. Je ne pouvais donc pas la rassurer sur ce point et elle me lança un regard horriblement gêné. Mais je ne pouvais effectivement rien faire. Elle ferma les yeux et mordit sa lèvre inférieure. Elle devait être morte de honte.
- Excusez-moi de vous déranger mais, je dois te parler Elena, et là, c'est vraiment urgent.
Ma sœur rouvrit les yeux et cette fois elle était agacée. La vitesse à laquelle changeait ses émotions me rappelait Anna... Cela devait être typique au vampire. Une pointe de nostalgie m'envahit... Je ne pouvais plus lui parler ou même la voire maintenant... Elle avait trouvé la paix en retrouvant sa mère. Je baissais la tête à cette pensée partagé entre le contentement, pour elle, et la tristesse, pour moi.
- Ça fait beaucoup pour une journée tu ne trouves pas ? répliqua-t-elle d'un ton cassant.
Je finis par relever la tête et vis [23:45] sur son réveil. Je me levais et déposais un baiser sur le front de ma sœur, avant de lui dire que j'allais me coucher. Elle acquiesça et je tapais violemment dans l'épaule de Stefan en sortant. Aucun des deux ne broncha. Je ne pouvais réellement plus le supporter depuis qu'il avait rompu avec elle de cette façon.
S. - Qu'est-ce que tu veux Stefan ?
Elle se retourna et retira son pull violet, laissant apparaître un débardeur blanc encadrant chacune de ses superbes formes à la perfection. Elle ouvrit ensuite la fenêtre, afin de probablement évacuer cette bouffée de chaleur qui avait dû la faire rougir. Si ce n'était pas moi, ou du moins, ma présence... Ses mots m'avaient tellement perturbés. J'hantais toujours sa tête. Avais-je une chance pour que je hante également son cœur ? Elle se retourna vers moi, pour connaître la raison pour là quel je ne lui avais pas répondu. Je secouai alors la tête pour me défaire de mon admiration devant son corps.
- J'ai reçu un appel de Matt et il faut qu'on aille chez les Lockwood maintenant. C'est dans le corps de Tyler qu'est Klaus. Et Damon est au courant...
- Quoi ?! Comment Damon est-il au courant ?
- Je pense que quand tu verras l'état de Matt, tu comprendras par toi-même.
Elle passa une main dans ses cheveux et arrêta brusquement son geste... Elle me lança un regard complètement affolé.
- Mon Dieu Stefan, il va le tuer !
Elle fila dans la voiture à la suite de ses mots et je la rejoins, conduisant le plus vite possible. Elle tenta d'appeler quelqu'un mais après plusieurs tentatives elle jeta son téléphone sur le tableau de bord.
- Aucun de Damon ni de Caroline ne répond ! Bon sang... Pauvre Caroline... Depuis combien de temps ça dur ? Comment va Matt ? Comment va-t-on faire ?
Durant tout le trajet, elle continua de poser toute sorte de question sans me laisser le temps de répondre et quand elle le faisait, je ne répondais pas. Ce qui l'énervait encore plus. Je finissais de me garer et elle sortait déjà de la voiture, entrant rapidement dans la demeure des Lockwood. Je sortis à mon tour, remarquant que la voiture de Damon y était déjà. Je me précipitai à l'intérieur bien qu'une pars de moi aurait voulu laisser Damon le tuer, afin d'en finir.
C. Ses mains parcouraient ma peau, je me sentais prête à exploser sous ses baisers et ses allés et venue en moi, quand soudain j'entendis une voix, proche de celle d'Elena appelant Damon. Aussitôt je me stoppai net et me redressai, posant une main sur son torse pour l'arrêter à son tour.
- Tyler, attends... tu n'as rien entendu ?
- Non absolument rien.
Il me rallongea et entra une nouvelle fois en moi, tenant fermement mes hanches, m'arrachant un criait de plaisir incontrôlé... Mais j'entendis une nouvelle fois Elena appeler, mon nom cette fois-ci. Lui aussi visiblement, puisqu'il s'arrêta et m'interrogea immédiatement du regard. Que faisait-elle ici bon sang ? Surtout maintenant ? Sans que nous n'ayons eu le temps de réagir, la porte de sa chambre s'ouvrit en grand et claqua. Laissant apparaître Damon. Je poussai un cri de stupeur et dans la seconde qui suivit, Elena entra à son tour. Je me cachais sous la couette le plus vite possible, me devinant complètement écarlate. Tyler se décala alors sur le côté et je les maudissais profondément.
- Qu'est-ce que vous foutez là ?! Sortez d'ici !
- Caroline, je... Enfin, c'est dégueulasse ! Comment... Ce n'est pas Tyler !
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes Elena ?
- Bonnie a transféré Klaus dans son corps. Ce n'est pas Tyler, c'est Klaus !
- Qu'est-ce que je... Quoi ?! Mais...
Je tournais alors la tête vers Tyler, mais ce dernier avait disparu, puis retourna de nouveau la tête vers Elena, l'interrogeant du regard. Mon dieu non, dites moi que c'est faux... Damon soupira et Stefan fit son entrée, lâchant un « Oh mon Dieu ! » en me regardant, puis il se retourna.
- Elena... Est-ce que tu peux m'expliquer ce qui se passe... ?
- Caroline... Je...
- Évidemment que c'est vrai ! Comment tu as pu faire ça avec Klaus ?! Et en plus, vous l'aviez laissé s'échapper ! S'exclama Damon, en me pointant du doigts.
Je sentais mes larmes faire surface et Elena afficha une mine plus que colérique en se retournant vers lui.
- Comment peux-tu être aussi égoïste ?! S'écria-t-elle à son intention
- Je te demande pardon ?! Répliqua-t-il sur le même ton.
- Je pense qu'on pourrai laisser Caroline s'habiller, intervint Stefan.
Aussitôt, Damon tourna les talons, Elana le suivant rapidement, tandis que Stefan ferma la porte en m'accordant un air désolé. les trois descendirent. Je me levais et attrapait les vêtements que j'avais jeté au sol. Néanmoins, je m'arrêtais net, en les fixant. Je ne pouvais pas y croire... Non, c'était impossible, rien n'avait jamais été aussi parfait entre Tyler et moi... Je passais une main dans mes cheveux, complètement stresser, je tremblais comme si je mourais de froid, puis enfila finalement un simple peignoir pour pouvoir les rejoindre. Mais seul Stefan était dans le salon. Je m'arrêtais en pleins milieux du grand escalier et tendit l'oreille. Damon et Elena étaient dehors, ils se disputaient et je captais, tout comme Stefan, leur conversation :
"-Comment peux-tu ne pensais qu'à tuer Klaus, alors que Caroline est beaucoup plus importante. La pauvre, tu lui balances des reproches à tout vas alors qu'elle vient d'apprendre qu'elle a non seulement perdu l'homme qu'elle aime mais aussi, qu'elle couche et vie depuis des mois avec notre pire ennemi !
- Ce n'est pas la pauvre Caroline qui va te tuer Elena ! Je m'efforce de te protéger alors arrête de hurler !
- Je ne hurle pas je cris ! Et qu'est-ce que tu as fait à Matt aussi ?! Et là je hurle !
- Je l'ai fait parler et arrête de crier où hurler !
Je l'entendis souffler, alors que je posais mon regard sur Stefan, qui croisait les bras, fixant le sol.
- Sans crier... Ça ne répond pas à ma question. Pour qui te prends-tu ? Tu crois que parce que tu es un vampire, tu peux tuer et blesser tous les gens que tu veux ? Ce sont des humains Damon, des innocents. Tu n'as pas le droit de faire ce que tu veux, il y a des vies en jeu. Matt est mon ami, tu n'avais aucunement le droit d'aller le brutaliser de la sorte !"
Elle recommença à crier et finalement leur conversation ou leur dispute ne me regardais pas plus que ça... Je descendis doucement et m'assis au côté de Stefan, passant deux mains dans mes cheveux, avant de le regarder de nouveau.
- Alors c'est vrai ?
Les larmes au bord de mes yeux ne demandaient qu'à sortir. Il s'arrêta d'écouter et tourna la tête vers moi avant d'acquiescer. Je m'écroulais, laissant tomber ma tête sur mes genoux. Les larmes coulant à flots, il passa sa main dans mon dos. Je me relevais, je ne méritais aucune pitié, j'étais un monstre.
- Bon sang, comment j'ai pu ne pas le voir ! Évidemment, il était parfois différent et au lit c'était encore bien mieux, mais je ne me suis pas douté que c'est parce qu'il avait 1000 ans d'expérience de plus que Tyler et vous tous ! Criais-je entre deux larmes.
Les larmes ruinant mon reste de maquillage. Stefan prit mon visage en coupe dans ses mains glacées, m'obligeant à me calmer, tandis qu'il plongeait ses yeux dans les miens.
- Tu n'y es pour rien, ok ? Comment pouvais-tu savoir ? C'est lui le seul monstre Caroline, tu n'es qu'une victime. Ça va aller... Murmura-t-il avant de me prendre dans ses bras.
Ces mêmes bras forts qui m'avaient accueilli plus d'une fois. Stefan avait peut-être fait des erreurs concernant Elena, mais c'était quelqu'un d'infiniment bien.
E. - Mais ne comprends-tu pas que j'essaie de te protéger. Je t'aime Elena et crois-moi je tuerai quiconque te fera du mal, est-ce que c'est clair ?
- On en reprendra plus tard, Caroline a besoin de mon soutien, vois-tu !
- Dis plutôt que tu préfères fuir...
Je lui lançai le regard le plus mauvais que j'avais en stock et tournais les talons rentrant dans la demeure Lockwood. Caroline était dans les bras de Stefan et ce dernier leva la tête vers moi, me faisant signe qu'elle dormait. Je pouvais facilement deviner qu'elle avait pleuré tout le temps de ma dispute avec Damon et qu'elle avait fini par s'endormir, épuisée par ses larmes.
- Je pensais que vous pourriez dormir toutes les deux au manoir... Au cas où Klaus reviendrait. Vous seriez protégées et tu pourras veiller sur elle...
- Merci Stefan, c'est une bonne idée, mais il faudrait que je passe chez moi récupérer des affaires.
- Je te dépose en passant et tu nous rejoins au manoir ?
Après une brève hésitation, je fini par céder et hocher la tête. Il déposa Caroline sur le siège arrière et je montais côté passager. Il ne tarda pas à prendre le volant et conduire beaucoup plus prudemment qu'à l'aller.
- C'était votre première dispute ? Demanda-t-il soudainement.
- Hein ? Heu... Oui...
- Je comprends que tu n'ais pas envie de parler de tes histoires d'amour avec moi, mais je suis là, si tu as besoin.
- Ce n'est juste que... En Floride, il était tellement différent.
- Je trouve la Floride magnifique...
Je le regardai un instant et toute la colère que j'éprouvais pour lui se dissipa. Son sourire vrai et chaleureux me fit du bien. Il me parla alors des divers endroits qu'il avait trouvés magnifiques durent ses années d'existence et une fois arrivé, je descendis sans un mot et regardais sa voiture s'éloigner. Je rentrais en silence, pris quelques affaires dans un sac, pour moi et pour Caroline et je laissais aussi un mot pour Jérémy, qu'il ne s'inquiète pas.
S. Après avoir allongé Caroline sur le lit d'une des chambres du manoir, j'entendis une voiture se garer et la porte d'entrée s'ouvrir. Je sortais de la chambre et fermais doucement pour rejoindre Elena qui fermait à porte du manoir. Je pris le gros sac qu'elle tenait pour le déposer près du canapé où elle s'assit. Je lui servis un verre de sang qu'elle but d'une traite.
- Tu as arrêté, le sang humain ? Demanda-t-elle en prenant le nouveau que je lui tendais.
- Oui...
- Pourquoi ? On avait pourtant bien commencé... Ça t'aiderait beaucoup je pense...
- Je ne me sens pas apte à continuer tout seul...
Je la vis hésiter puis tremper son doigt dans son verre de sang avant de le poser sur la petite table et elle se rapprocha de moi et je comprenais très vite ses intentions.
- Je ne suis pas sûr que...
Elle posa son autre index sur mes lèvres et me chuchota « je t'ai promis de t'aider » puis elle retira son doigt et approcha l'autre recouvert de sang vers ma bouche. Je suçais lentement son index sanglant, laissant les diverses sensations m'envahir brutalement. C'était tellement bon... Elle réprima un frisson, puis me souris avant d'aller finir rapidement son verre.
- Ce n'est pas trop dur d'aider quelqu'un que tu détestes ?
- Je ne te déteste pas Stefan... Je... J'ai tourné la page. Je t'ai haïe certes, mais je m'en suis remise.
- Elena, je m'en veux crois-moi. Si je pouvais faire en sorte de revenir en arrière et pouvoir t'avoir de nouveau pour moi, crois-moi je le ferai... et je suis désolé.
