Attention, le langage utilisé est un peu fort.

9. Plus on est de fou...

Je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais endormie. Link était toujours là dans mes bras, je la serrais un peu plus contre moi.

"Comment je peux éprouver ce genre de sentiments alors que nous avons passé nos existences à se battre."

Je l'embrassais avant de partir faire un tour.

L'aube n'était pas loin, mais la nuit était encore là. Les flambeaux de l'arène étaient déjà allumés, se qu'il voulait dire que quelqu'un était là. Mais je ne m'attendait pas à déjà les voir si tôt.

« -Encore... A fait Tyl entre deux essoufflements.

-Non ça suffit !

-Mais Père...

-Bon ! Si tu tiens tellement t'entraîner fais moi trente pompes en utilisant un seul bras, moi je vais déjeuner.

Tyl s'est donc mit à faire son exercice, Bongo passa devant moi en me saluant de la tête, j'ai lui ai rendu puis je suis allée voir mon ami.

-Salut.

-'Lut.

Il continuait à faire ses pompes.

-Je voulais te remercier.

Il s'est enfin arrêté et relevé.

-C'est plutôt moi qui devrais te remercier, mais je t'en prie. Ça me fait plaisir de rendre service.

-Que vous êtes mignons tout les deux, quel couple exquis.

Hergo et ses sbires étaient là à se pavaner dans l'arène.

-Oh pardon, je interromps votre déclaration d'amour. Je pensais pas que le fils de l'Alpha se donnait à la sodomie.

-Et toi alors tu te crois mieux avec tes deux suces boules qui te lèche le cul le soir tombé. Répliquais-je en me marrant.

-Moi j'aurais plutôt pensé qu'il suçait Zelda, ça lui va mieux.

Hergo fit mine de lever le poing mais s'est vu freiner par le détenteur de la sagesse.

-C'est bon Hergo je me charge d'eux.

Le mécheux m'a fait une grimace avant de quitter la pièce. Zelda lui observait l'arène d'un air désintéressé.

-J'ai discuté avec les filles avec lesquelles vous avez passé la nuit Link et vous. Elles m'ont assurés qu'elles étaient très satisfaites de cette partie de jambes en l'air.

-Je vois pas en quoi ça vous surprend mon cher.

Il reporta son attention sur moi.

-Ne jouez pas à ça avec moi. Je connais votre vérité.

-Je ne vois pas de quoi vous parlez, je vous assure !

Il pesta dans sa barbe.

-Le Seigneur de guerre veut tous nous voir dans la salle de conseil au plus vite.

Il quitta l'arène.

-Tu m'expliques comment tu as réussi ce petit tour.

-Disons simplement que des Yigas déguisés en vous deux sont allés rendre visite à ses pauvres filles seules.

-Petits veinards. »

Nous avons retrouvé Link sur le trajet, les soldats qui étaient de réserve attendaient déjà, mais d'autre nous ont rejoint au fur et à mesure. Tous réuni, nous étions une trentaines, l'Alpha s'est enfin décidé à arriver et le silence s'est fait.

« -Merci d'avoir cessé vos affaires pour répondre présent. Si je vous ai réuni, s'est pour vous faire une demande très particulière. Au nord-ouest du royaume, nous avons envoyé environs vingt hommes dans le but de mater une rébellion mais ils se sont fait surprendre. Je ne peux accepter ça, vous êtes donc chargé de supprimer ce groupe. Ce sera tout. »

Il quitta la pièce comme il était arrivé.

Le trajet jusqu'à la zone prendrait plusieurs jours, nous avons donc dû prendre des réserves de nourriture et de quoi faire des campements.

« -Il faut choisir un chef de groupe et je vote pour moi. A fait Hergo.

-Moi aussi, cru bon de rajouter un de ses lèches bottes.

-De quel droit ? Crachais-je. Tu n'es pas le plus gradé ni le plus fort dans cette troupe.

-Ah bon, et c'est qui ?

-Moi. Assurais-je

-Ah ouais prouve le !

-Un petit combat ça te va ?

Il tira son épée et s'est mit en position.

-Tu sais quoi, je vais être gentil et te donner un avantage, je me battrais sans arme. Proposais-je

Là j'avais capté toute l'attention des hommes aussi bien de la troupe que du château.

-Le premier qui touche le sol a perdu.

-Ah, tu tomberas devant moi. Ricana Hergo.

Il se jeta épée en avant, je me suis juste un peu déplacée sur le côté pour lui mettre un crochet dans la mâchoire, il fut déséquilibré mais tenta une taillade, j'ai sauté puis en me réceptionnant, je lui fauchais les jambes. Il lâcha son épée en tombant , je la rattrapais et lui plaqua contre sa pomme d'Adam.

-Des objections ? Demandais-je aussi bien à l'assemblé qu'aux hommes.

Tous se regardèrent hébété avant de dire non, très admiratif.

-Alors nous partons. »

Je notais que tout de même certains restaient pro Hergo, mais j'avais acquis quelques un à ma personne.

Notre premier point de chute était un hameau abandonné à l'ouest, chacun installa donc sa tente , son coin de feu et son coin de réserve. Link, Tyl et moi étions ensemble, mais de nouveaux soldats s'étaient rapprochés, on discutait et blaguait comme si on se connaissait tous depuis des lustres. Il y avait un nommé Percival avec qui j'avais très bien sympathisé, puis il y avait Malik, Farley et Helis. J'ai appris que Malik avait un jeune frère qui suivait ses traces sans que ça lui plaise vraiment, Percival était un manipulateur hors paire et s'était vu attribuer une bonne place dans le concile, Farley lui lorgnait sur le poste de commandant des armées et Helis ne se plaisait pas dans le second rôle de l'équipe de Sylens. Je commençais a y voir plus clair, cette expédition n'avait pas pour but de déloger une troupe de soldats perdu dans la chaîne d'Hébra, mais bien de dégager des têtes brûlées avides de pouvoir et de gloire. La chasse aux sorcières ne s'arrêtera pas de ci tôt.

La nuit avançait petit à petit, et le froid s'installait. Percival s'était proposé pour prendre le premier tour de garde, Helis s'est joint à lui sur mon conseil, je ne voulais pas voir un homme faire une ronde seul, surtout dans un terrain étranger et en pleine nuit. Je prenais le quart suivant avec Link, Tyl avec Farley et ça avec tout les hommes du campement. Pour l'instant il n'y avait rien à signaler, seuls quelques loups hurlaient sous la lune et les cerfs broutaient les touffes d'herbes qui dépassaient. J'ai regagné ma tente en compagnie de Link qui s'était endormie, complètement épuisée, dans mes bras chauds, moi, je ne dormais que d'une oreille. J'ai entendu des bruits étouffés, au début j'ai cru que s'était quelqu'un qui faisait son tour de garde, mais j'ai vite compris que se n'était pas vrai. J'ai bondis hors du lit, oubliant mon armure, mais prenant tout de même mon épée.

Je constatais que je n'était pas la seule à l'avoir entendu, Tyl Malik, Percival et Helis étaient debout, d'autres soldats s'étaient eux aussi levés, réveillés par notre remue ménage. Nous avons constaté avec effarement que les réserves de nourriture avaient été pillées. Il ne restait que quelque trognons de pommes. Les traces sortaient du campements vers un coin de bosquet non loin. Des Moblins s'empiffraient avec le reste de nos provisions. J'ai fait signe aux autres de se positionner, dans un silence et une organisation parfaite, ils se sont exécutés. J'ai fait un discret signe pour leurs dire de se jeter sur eux. Les créatures n'ont pas eu beaucoup de chance, elles gisaient toutes dans leurs sang. Nous avons récupéré se que nous avons pu et sommes retourné au camps. J'ai réveillé tout le monde sans ménagement. J'ai attendu, ménageant ma colère.

« -Bien, bande d'honorables enfoirés, qui était de garde ?

Personne ne parla, mais je remarquais que les regards se tournaient vers Orbo, Latruche et Hergo.

-Orbo ?!

-Je voulais pas, j'vous jure,j'leur avais dis que c'était une mauvaise idée.

-Espèce de crétin, beugla Latruche, tu viens de nous vendre !

-Mais fermez la donc ! Hurla Hergo.

-Qu'est-ce que je vais faire de vous. Vous découper en morceaux pour reconstituer nos réserves ne serrait pas une mauvaise idée.

-NON ! Pitié ! Tout mais pas ça !

-Bien, bandes de petits merdeux, prenez quelques armes et partez chasser. Un petit groupe partira cueillir des fruits, nous autre, nous plions le camps et partons dans une heure. Le relai n'est plus très loin, nous pourrons y faire une halte pour acheter ou vendre si nécessaire. Des objections ?

Certains se dandinèrent mais personne ne releva. Alors que nous avions presque fini de plier le camps, le groupe de cueilleurs est revenu en courant et beuglant, je leur ai demandé de se calmer.

-Chef ! Un monstre énorme nous attaqué dans la plaine ! Il est immense et puissant il nous a tous décimé en un claquement de doigt.

-Quoi !?

Effectivement, juste derrière lui, une créature aussi haute que moi chargeait sur nous, sa tête était celle d'un lion avec des cornes, il avait le torse d'un homme mais avec des bras puissants et de grandes griffes, à partir de la taille, il avait l'arrière train d'un équidé.

-Un linel ! Tous aux armes ! Hurlais-je

Link et Tyl ne les quittaient jamais, ils m'ont vite rejoins, suivi de près par Farley et Malik avec leurs épées, Helis avec une hache et Percival resta à distance avec un arc. La créature balaya des malheureux trop lent d'un grand coup de corne poursuivant sa course vers Link et Malik. Une flèche explosive à lui a brûlé le visage, le faisant tourner vers Helis qui l'attendait avec sa hache, il l'a abaissé avec force. Mais ça ne sembla pas faire grand chose au bestiau, qui se redressa, attrapant sa grosse épée avant de l'abattre sur Helis qui ne pouvait rien faire. Les grandes mains vaporeuses de Tyl s'écrasèrent sur les pattes de la bête, la faisant vaciller. J'en ai profité pour créer une boule d'énergie avant de lui lancer dessus, Link profita de cet instant pour le frapper. Il se redressa sur ses patte, poussant un rugissement qui l'envoya à quelques pas, le linel banda un arc, visant mes coéquipiers, heureusement Percival contra son attaque avec des flèches explosives. Malik a réussi a lui monter dessus avant de lui acenser des coups d'épée dans le dos, mais le linel l'envoya dans les airs, rattrapé de justesse par Tyl. Link m'a fait signe, je comprenais d'un seul regard se qu'elle voulait. J'ai hoché la tête, faisant des signes aux autres pour qu'ils comprennent. Farley, Helis et Malik ont hoché la tête avant de foncer comme un seul homme sur le linel, la créature tenta une attaque, mais fut entravé par Tyl et son pouvoir. Ils ne se gênaient pas pour la frapper, encore une fois il poussa un rugissement les envoyant dans le décor, Percival tira d'autres flèches explosives. Je lui ai jeté une boule de magie en suivant, Link lui transperça le torse. Là, enfin, la bête s'est arrêtée. Elle tomba dans l'herbe avec un bruit mat. Le campement poussa des exclamations de joie, mes hommes se congratulèrent pour se beau combat.

Je suis descendue dans la plaine, récupérant un a un les corps de ceux qui étaient tombés. J'ai fais aligner les soldats qui n'avaient pas combattu et demandé à mes compagnons de rester derrière moi sans bouger.

-Quatre. Quatre soldats morts. Tout ceci est inacceptable ! Combien étiez vous pour ramasser ses baies ?

-Dix chef.

-Et vous n'avez rien fait.

-C'est à dire que nous n'avions pas nos armes et nous avons été pris par surprise.

-Et vous pensez sérieusement que ça va me suffire ! Nous étions huit et nous l'avons vaincu sans aucun mort ni blessé ! Quand on est en zone inconnue, on prends de quoi se défendre même si s'est pour chier derrière un rocher putain ! Vous déshonorez le statu d'alpha et de soldat bandes couilles molles ! Si vous aviez fait preuve d'esprit d'équipe et de bon sens, ces hommes seraient encore en vie ! On est plus dans une petite mission de merde à ramener l'ordre dans une bourgade tranquille, à boire de coups à la taverne attendant sagement de trouver la serveuse après le service pour lui souiller le derrière ! Cette mission à pour but de tous nous tuer , et je ne veux pas perdre des hommes sous prétexte que vous n'êtes bon qu'à pavaner et montrer que vous en avez des grosses !

J'inspirais, tentant de me calmer.

-Je passerais l'éponge sur cet écart, mais je ne l'oublierais pas ! En attendant, vous six, vous enterrez les corps de vos compagnons.

-Pourquoi on ferait ça ?

-Quand on ouvre ça gueule , on se lève pour assumer ses propos !

Un soldat se leva.

-Lars, saches que ces pauvres gars sont morts pour que tu puisse bouffer en paix à midi, alors fait preuve de respect.

-Je ne les connaissais pas.

-Voilà une autre preuve que vous n'êtes pas mieux que la bouse séchée d'un buffle ! Pourquoi d'après vous ça à marché avec nous huit alors que vous étiez à dix.

Personne n'a répondu.

-Parce que nous avons échangé, nous avons appris à nous connaître. Je sais que chacun de ses gars se battent pour eux même, pour prouver qu'ils valent mieux qu'un autre, mais ils ont une chose à défendre. Un but commun. Rester en vie. Alors dorénavant, je veux que chacun apprennent à connaître ceux qui sont à ses côtés car à partir d'aujourd'hui ce camarade, qui rêve un jour de voir son fils être un forgeron, est son frère. Oui s'est de toi que je parle Ralof.

-Comment s'y prendre ?

-Chacun sa méthode Orran, certains se soûlent ensemble, d'autres se parle jusqu'aux première lueurs de l'aube. Tu peux même te faire sodomiser si c'est ton genre, je me fous des détails. Passez du temps ensemble et apprenez à vous connaître, mais je veux qu'avant d'arriver à notre objectif, tu connaisse tout les noms de cette troupe de bras cassés. Vu ?

Il acquiesça. Certain ont fait de même.

-J'ai une question chef.

Mon regard se porta sur l'homme aux cheveux de jais qui se dressait tel un roc.

-Parles.

-Tu es une femme, n'est-ce pas.

L'assemblé a retenu son souffle, attendant fébrilement ma réaction, mes compagnons derrière moi étaient déjà au courant et avaient reçu la nouvelle avec plus ou moins de facilité. En sera t-il de même avec eux.

-Oui. Je suis une femme Mirar. Le seigneur de guerre m'a fait jurer de ne jamais révéler son secret sous peine de mort. Vu que nous sommes tous voué à mourir dans la chaîne d'Hébra, je peux vous le dire. Cela te pose problème ?

-Non, assura t-il. Enfin si un tout petit. Je suis un peu vexé qu'une femme est réussi là où tant d'hommes ont échoués. Réussir à me convaincre et faire en sorte que je lui dois la vie. Merci Ganondorf, je tacherai d'être digne de la confiance que tu as placé en nous.

Des soldats se levèrent et ont applaudi, rejoint par d'autres, puis se fut au tour de mes amis. Même Hergo et se potes ont suivi. Toute la troupe a poussé des exclamations. Ils m'avaient accepté. Ils avaient accepté la mission qu'on leur avait confié. En quelques minutes, j'ai fait des cette bande de coq des soldats prêt à mourir pour moi.

-Eh bien, voilà qui est prometteur. Ricanais-je »