Je suis de retour ! Et repartie pour mes trois publications par semaine (Mardi, Jeudi et Samedi, vous connaissez la chanson maintenant XD), mais il va y avoir du changement, j'y reviens en fin de cette partie de chapitre. Il se passe pas grand chose dans cette première partie, jsuis désolée, mais... bah j'espère que ça vous plaira quand même XD
Merci à Aria, M L'inconnue, Foxie, Iykwim, Ano, Nyunyu, talilo, Enilebom, Cut-kimi, Zombie-snail, les deux guest, deponia, Galle et scoob pour vos reviews, votre haine, vos menace de mort et votre amour ^^ ça me va droit au coeur ^^
Et surtout à Foxie (encore) pour son merveilleux fanart (merci bordel, je t'aime tu sais !) qui est désormais l'image de la fic =D
Pour l'écrire j'ai écouté euh... Ben je m'en souviens plus les gens XD ça fait un moment qu'il est écrit ce chapitre XD
Merci à ma merveilleuse bêta Emma pour son analyse ! Et aux UB de m'avoir accueilli aussi chaleureusement à mon retour, vous m'aviez manquées ! =')
Bonne lecture !
Chapitre 9 : Des souvenirs.
À terre. Désormais seul. Plus que tout. Vide.
Il sentait à peine les mains de Penny sur ses épaules.
Il tombait, de plus en plus bas malgré la dureté du sol sous lui.
Antoine leva les yeux vers Bob, ou plutôt vers ses mains. Du sang. Sous une montre impeccable. Treize heures, six minutes et trente-huit secondes, indiquait-elle.
Du sang sur ses mains. Il en avait aussi. Il aurait dû être là. Pour le retenir, pour l'accompagner, pour mourir à sa place. Comment était-il mort ? En vain ? Dans la gloire ? Ou tué par Bob. Il avait vu l'arme tachée à sa ceinture. Bob aurait-il tué Mathieu, alors que celui-ci avait perdu le contrôle ? Il sentit la haine monter en lui. Non, ce n'était pas possible. Le dirigeant n'aurait jamais... Si. Si c'était hautement probable. Si Mathieu s'était révélé dangereux. Non. Il n'était pas mort comme ça. Pas après s'être sacrifié. Pas... Il s'en voulait tellement. Quarante secondes, marqua la montre. Il aurait dû être aux côtés de Mathieu, pour l'accompagner dans ses derniers instants. Est-ce qu'au moins le leader avait fait ça ? Il l'espérait sans le vouloir. Il ne voulait pas que Mathieu soit mort seul, mais... Mais il était jaloux. Ce n'était pas à Bob d'être là, mais à lui. Oui, lui. L'abruti qui s'est laissé manipuler par une jeune femme un peu trop belle. Il relia les faits, enfin. Eliska. Penny en avait parler. Bob avait demandé à Eliska de le retenir donc. La jeune femme se fichait éperdument de lui. Il avait passé quasiment deux jours avec une jeune femme payée pour être avec lui alors que son ami... Quarante-cinq seconde. Antoine hurla en frappant les poings sur le sol. Il cacha son visage dans ses bras, face contre terre aux pieds du Lennon.
« - Où est Mathieu ? » Émit-il doucement, secoué par les larmes.
« - Antoine... Mathieu est... » La gorge serrée, Penny n'arriva pas à poursuivre. Elle pensa qu'Antoine était tombé dans la phase du déni, elle ne pouvait pas le laisser sombrer.
« - Mathieu est mort. » Répéta le jeune chef. Les larmes coulant sans affecter sa voix. Il avait repris, avec difficultés et pas pour longtemps, son masque et son rôle.
« - Je... Je sais. Où est-il ? - Gémis une nouvelle fois la voix au sol. Antoine releva la tête vers le chef, le suppliant – Je veux le voir. S'il te plaît Bob. Laisse-moi le voir, une dernière fois. S'il te plaît ! » Hurla-t-il avant de laisser retomber sa tête entre ses bras pour pleurer.
« - Je ne peux pas. Désolé. »
Les souvenirs étaient trop violents, ils surgirent subitement, l'embarquant dans un torrent d'émotion et de regrets.
Ils s'étaient battus, l'un contre l'autre au lieu de faire front ensemble. Ils avaient déserté le camp depuis maintenant deux semaines. L'absence de nourriture s'était fait de plus en plus ressentir, la soif également, et les dangers de plus en plus stressants aussi.
Un soir, devant une casserole où Mathieu avait tenté de faire une bouilli de plante pour en tirer un maximum d'eau et de nutriment, Antoine avait lâché un soupir un peu trop long.
« - Quoi ?! » S'était immédiatement énervé le plus petit.
« - Tu refais encore ce truc ? C'est juste infâme, tu vas finir par nous tuer à force.
-Au moins j'essaye de nous tenir en vie, MOI.
-Qu'est-ce que tu sous-entends ?
-Que dès que t'as une de tes idées à la con, on finit par se battre contre je ne sais quoi, et encore plus crever qu'à la base. On n'a rien bouffé de consistant depuis TROIS JOURS, et pas bu depuis hier midi. Alors pardon d'essayer d'éviter de crever connement.
-Hé ! Déjà tu me parles pas comme ça et...
-Et quoi ? « oh oui, fuyons ce camp où nous sommes en sécurité pour aller mourir aux confins de nulle part ». Vraiment une idée à la con.
-Tu veux y retourner ?! Ben vas-y. Je ne te retiens pas connard.
-Ce n'est pas ce que tu me disais y a deux semaines « Nan vient on sera plus fort à deux, e cetera... » T'es vraiment une tapette. »
Le coup de poing était parti tout seul. Mathieu s'était relevé face à son attaquant, la lèvre basse fendue. Il lui avait lancé un regard noir, avant de se détourner et de partir dans la nuit, loin du feu.
Antoine l'avait rattrapé, il avait voulu s'excuser, mais à la seconde où il avait touché l'épaule de son ami, ce dernier lui avait retourné le poignet dans le dos, mit un taquet dans la jambe pour le forcer à tomber et lui avait tiré la tête en arrière en s'agrippant à la tignasse.
« - Mathieu ! Lâche-moi ! Ou sinon je...
-Sinon tu quoi ? Tu peux rien faire ô grand Antoine Daniel. Tu n'es plus rien sans moi. Rien. T'es voué à crever comme une merde. T'es qu'une merde de toute façon. Tu parades, improvise. Je me laisserais pas crever pour ton bon plaisir grand con. T'as besoin de moi, alors ne me touche PLUS JAMAIS. Compris ? »
Antoine avait acquiescé sans un mot. Son ami avait eu raison. Il s'excusa, se retenant d'ajouter que la réciproque était probablement vraie.
Un chien sauvage passa devant eux. Oubliant leur différend, ils foncèrent à sa poursuite. La bouilli fut jeté, et ils eurent de la viande à manger pour deux jours.
Dans le camp New Hope, un militaire débarqua un jour. Il se revendiquait comme étant de « l'armée mondiale indépendante ». Il était reparti le lendemain, après que Mathieu lui ai parlé de la zone de sûreté qu'ils avaient quittés il y a plusieurs mois.
L'homme était revenu, piteux et en sale état.
Pas de survivants. Camp occupé par des sortes de barbares agressifs.
Le document le plus récent trouvé sur place datait de trois semaines après le départ du Matoine. Ils s'étaient regardés, la peur et le soulagement se mêlant dans leurs regards. Le soulagement d'y avoir échappé. La peur de ce qu'il se serait passé s'ils étaient restés.
L'armée mondiale prit de plus en plus d'ampleur, de sorte qu'un registre de survivant existait désormais. Ainsi qu'un registre des morts identifiés. Le nom de la mère de Mathieu y figurait, il apprit qu'elle était morte écrasée dans un immeuble qui s'était fait dynamiter. L'annonce d'une apocalypse imminente avait fait perdre la tête à bien des gens, les actions « terroristes » avaient centuplé en une nuit. Les parents d'Antoine étaient également sur cette liste, en tant que premières victimes de l'apocalypse. Celles qui furent tuées avant l'annonce de l'apocalypse. « Victime d'un crash d'avion » était simplement annoté à côté de chacun des deux noms. Ils avaient finalement pu monter à bord.
Ils s'étaient retrouvés côte à côte, assis sur le trottoir, les dents serrées, devant la maison où ils vivaient ensemble entre deux missions. Ils restèrent ainsi, immobile, silencieux, sans échanger un regard, plusieurs minutes. Puis Antoine craqua en premier. Mathieu le prit subitement dans ses bras, en caressant ses cheveux, et lui chuchota :
« - Pleure, ça te fera du bien. N'ai pas honte. »
Avant de s'enfouir dans son épaule, et de pleurer à son tour.
Ils étaient officiellement orphelins.
Antoine releva la tête toujours en larmes. Il était à nouveau orphelin, mais sans personne pour l'aider à survivre maintenant. Mathieu lui avait toujours fait confiance, l'avait toujours suivi et soutenu. Il avait fini par être l'assurance de la survie du duo, il gérait tout, et ne montrait presque jamais ses émotions ou sa peur, soucieux d'être fort au cas où Antoine faiblirait. Ce qui arrivait assez souvent, au vu du caractère assez impulsif de celui-ci.
Il devait voir son ami. Il ne pourrait pas y croire sans l'avoir vu. Même si son corps est en morceaux, il... Antoine eut un haut-le-cœur à cette image. Mathieu étendu au sol, un bras et une jambe arrachés, la tête roulant un peu plus loin, le visage figé en une expression de terreurs et ses tripes jonchant le sol. Il se retint de vomir. Non. Il ne devait pas penser à ça.
« - Lennon. Laisse-moi voir Mat'... Je t'en prie. »
Il avait réussi à s'exprimer clairement, malgré sa voix tremblante. Son regard s'égara à nouveau sur les mains ensanglantées du dirigeant, et sur sa montre. Treize heures, Sept minutes et quinze secondes.
« - Je ne peux pas.
-Je DOIS le voir. S'il te plaît.
-Ce n'est pas possible.
-Pourquoi ? »
Antoine s'était rassis, malgré le poids de la culpabilité qui lui courbait les épaules et les larmes intarissables qui coulaient sur ses joues. Il vit Bob sortir le Glock souillé de sa ceinture, laisser tomber le chargeur vide au sol avant de poser l'arme vide doucement devant Antoine.
« - Qu'est-ce que tu fais ? » L'interrogea Penny.
« - C'est tout.
-Quoi ?
-C'est tout ce qu'on a retrouvé de Mathieu. Je suis désolé. »
Antoine s'était brusquement levé, rangeant l'arme dans sa ceinture. Il fixait Bob, une idée venant de frayer son chemin dans son esprit. Un espoir.
« - Tu l'as vu combattre ?
-Non. -Admit Bob en déglutissant- Mais...
-Tu l'as vu mourir ?
-... Non. Qu'est ce que tu...
-Tu as juste retrouvé cette arme donc.
-À côté d'une flaque de sang, selon le soldat qui... »
Antoine le saisit brutalement par le col. Reposant une dernière fois sa question.
« - Je... Il était à la lisière de la forêt, il est parti par le Nord-Ouest. Mais Antoine il n'a pas pu...
Tu le connais mal connard. »
Il le lâcha subitement et lui prit ses propres armes, un revolver et une lame courte, avant de foncer sans réfléchir. Il ignora les hurlements de Bob qui tentait de le retenir. Non, Mathieu n'était pas mort, il en était sûr. Il espérait simplement ne pas avoir perdu trop de temps pour le sauver.
« - Reviens ! Il est mort ! »
Penny retint son mari par le bras. Elle lui souffla qu'il y avait peut-être encore de l'espoir. Le dirigeant lui répondit que même s'il n'était pas mort lorsqu'il en avait tiré la conclusion, il s'était passé plus de trois heures depuis. Il ordonna à sa femme de le lâcher, il voulait empêcher Antoine d'aller risquer sa vie aussi bêtement.
« - Et pourquoi ? Il ne s'en remettra pas. Il ne tournera jamais la page. S'il n'y va pas maintenant, on le retrouvera avec une balle dans la tête ce soir. Laisse le découvrir la réalité par lui-même, et peut être venger son ami. Ou le ramener, s'il...
-Mathieu est MORT, Penny.
-Tant qu'il reste un espoir, tu ne peux pas dire ça.
-Mais c'est...
-Bob. Tu as dépassé les bornes depuis bien longtemps. Tu es incroyablement têtu et stupide quand tu t'y mets. Tu vas te taire, rentrer avec moi et tout me raconter en détail.
-Comment tu oses...
-Comme tu as osé sacrifier le duo le plus talentueux de deux villes réunies ! - Elle s'adoucit et posa sa main sur l'épaule de son mari. - Rentrons, et raconte-moi tout. »
Et voilà ! =D J'espère que ça vous a plus !
Donc oui, les nouveautés :
Mes chapitres sont trop long, du moins de plus en plus (les gens, le chapitre 10 il fait 24 pages, vous réalisez ?!). Et je peux juste pas écrire plus de 20 pages et les validés trois fois par semaines. Bon pour ce chapitre là ça me parait court, 2000 mots aux lieux des 5000 de base (qui sont juste rien à côté des presque 10 000 du chap 10 XD) ça fait bizarre XD, mais bon. ^^"
Donc maintenant je découpe. Un chapitre par semaine, (promis je vous fait pas attendre plus de deux jour entre deux parties ! ^^) mais découpez en plusieurs parties. En gros dès que ça dépasse 10 pages je coupe. Ça permettra de rendre la lecture plus digeste, et d'avoir une vie en dehors de cette fic, et surtout ce qui va me permettre de continuer à vous proposer un contenu que je veux de « qualité » (même si je prétends pas avoir du talent, j'aime juste avoir l'impression d'avoir fait du bon boulot XD).
Bon j'en fini là avec mon pavé, hésitez pas à me laisser une review pour me vos menaces de mort, vos déclarations d'amour et surtout pour me dire ce que vous pensez de ce nouveau système (et de ma fic aussi, c'est le but non ? XD) je reprendrais comme avant si la plupart d'entre vous proteste, promis.
Bisous mes agneaux !
