Chapitre 9 – Le bébé de Donna
Note de l'auteure: petit spoilers pour Torchwood
Lors du lancement de l'album, il n'eut aucun problème à se faire apprécier des gens importants. Le lancement, en plus de faire vendre l'album, permit au groupe de faire connaître leur nouveau chanteur. Les promoteurs et les journalistes l'adoraient. Pour le groupe, c'était une bonne nouvelle car Mike leur avait souvent fait honte.
Durant les interviews, il réussissait à ne rien révéler tout en parlant abondamment, comme un vrai politicien ! Personne n'avait réussi à lui faire dire son nom. Tous l'appelaient Le Maître. Pour les médias, il était vantard et prétentieux, mais les gens se disaient que cela faisait partie de son rôle. Il y avait quelque chose d'attirant dans son attitude méprisante envers les autres. Pour beaucoup, c'était une forme de provocation. Plus un artiste choquait, plus il se faisait connaître, surtout dans la musique rock. Pour Robert, le gérant, c'était exactement ce que le Maître tentait de faire : choquer. Il n'était pas arrogant, juste extrêmement intelligent.
Simon était une personne plutôt égocentrique qui ne se souciait généralement que de son propre bien-être et n'avait que peu d'empathie pour les autres. Il n'était pas toujours facile à vivre. Cependant, Robert savait qu'il était celui qui allait les amener au sommet, quoi qu'en disent les autres membres du groupe. Ce n'était pas son côté mesquin qui l'inquiétait, c'était autre chose. Malgré les apparences, Simon était très instable. Il y avait quelque chose de terrifiant en lui. Toutefois, Robert n'arrivait pas à comprendre quoi. Il avait été témoin d'une de ses étranges crises, mais n'en avait pas parlé aux autres. Simon lui avait dit que ça arrivait occasionnellement et qu'il n'avait pas à s'en faire. Il ne tenait pas à s'étendre sur le sujet.
Robert savait que, comme Jimmy, Simon ne venait pas de ce monde. Ses années de labeur à UNIT étaient lointaines et il ne regrettait pas être parti, avec tout ce qu'il y avait perdu. Toutefois, il arrivait encore à détecter les êtres venus d'ailleurs. Peu importait à quel point ils étaient doués pour simuler une existence humaine. Le fait qu'il veuille se faire appeler Le Maître le troublait. Il avait connaissance d'un extra-terrestre dangereux, dans les dossiers de UNIT, qui se faisait appeler ainsi. Il était sensé être mort, mais était-ce réellement le cas ?
Pour le moment, il préféra croire que ce surnom n'était qu'un hasard. Hélas, il en doutait. Le premier succès de l'album s'intitulait time and relative dimensions in space, écrit par Simon. Il avait insisté pour mettre l'image d'une boîte de police bleue à l'intérieur de la pochette. Peu importait ce qu'il était en réalité, il connaissait le Docteur. Robert ne l'avait jamais rencontré, mais en avait souvent entendu parler à UNIT. Jimmy savait, mais tout ce qu'il avait daigné révéler était que, pour le moment, Simon n'était pas dangereux. Ça ne le rassurait guère.
00000
L'album fut un succès. Plus que ce qu'ils avaient espéré. Après les fêtes ils partiront en tournée. Tout le monde était très excité. Le Maître était plutôt nerveux. Depuis que Robert l'avait vu en crise, il avait décidé d'isoler sa chambre à l'aide de son tournevis laser. Il en avait eut d'autres depuis, mais personne ne l'avait entendu. Chaque fois, Robert s'en était douté en voyant son air las le lendemain. Toutefois, il n'en parlait pas. Le Maître se demandait comment il allait gérer ses crises durant la tournée.
Le 22 décembre tout le monde était parti voir sa famille. Il s'était inventé un voyage en Angleterre pour aller rendre visite à sa supposée famille. Il avait même acheté le billet d'avion. Il se rendit réellement en Angleterre. Pour une raison qu'il s'expliquait mal, il s'y sentait un peu chez lui. Il avait quelques petites choses à faire dans ce pays.
Dès son arrivée, il utilisa le manipulateur de vortex. Il avait noté l'heure exacte où il avait tué le président des États-Unis alors qu'il était Harold Saxon. C'était le seul événement de cette époque qui était mentionné dans le dossier de UNIT. Il observait. Il voulait se réapproprier son tournevis laser, mais c'était trop risqué. Il utilisa le manipulateur de vortex pour se rendre aux ruines de Torchwood lorsque l'institut avait été détruit. Il y récupéra tout le matériel extra-terrestre qu'il pouvait. Il se loua ensuite un appartement à Londres au début du vingt et unième siècle.
La veille de Noël, l'ambiance était particulière. Tous les anglais s'attendaient inconsciemment à une nouvelle attaque extra-terrestre. Ils ne furent pas déçus. Des femmes étaient tombées enceintes après s'être fait mordre par d'étranges créatures. Le rejeton se servait d'elles comme hôtes seulement. Une femelle de l'espèce venait alors récupérer l'enfant en éventrant l'hôte. Le parasite s'accrochait aux parois utérines, mais reliait aussi son système sanguin à l'hôte. Un avortement détruisait non seulement l'utérus, mais provoquait également une hémorragie mortelle. Malgré tout, aucune trace du Docteur. UNIT était débordé, tout comme les hôpitaux. Il décida d'apporter son aide. Ce n'était pas de l'empathie, mais de la curiosité scientifique. Tout le Royaume-Uni était touché et sans véritable raison, il se rendit à Chiswick. Il trouva facilement la maison de Donna. Wilfred lui répondit.
« Vous ? » s'exclama-t-il, méfiant.
Sur cette ligne de temps, il s'était enfuir de sa prison à UNIT voilà quelques mois.
« Bonsoir. Est-ce que Donna est là ?
- Que lui voulez-vous ?
- Je veux lui souhaiter de joyeuses fêtes.
- Je ne vous crois pas.
- Elle est malade n'est-ce pas ? devina-t-il.
- Comment le savez-vous ?
- L'inquiétude sur votre visage. J'ai été dans votre tête, Wilf. »
Les yeux du vieil homme se remplirent de larmes.
« Elle est atteinte, ma pauvre Donna. Ces créatures qui parasitent nos femmes. Les médecins ont dit que son cas n'était pas aussi urgent que les autres. Ils ne l'ont même pas examinée ! Elle est sur une liste d'attente, s'indigna-t-il.
- Je peux la voir ?
- Je ne vois pas ce qui peut arriver de pire, venez. »
Dès qu'il la vit, il sut qu'elle n'avait pas le même problème. Donna était faible et malade, certes, mais elle resplendissait de bonheur.
« Bonsoir Koschei, soupira-t-elle, faiblement.
- Dites-lui pour le bébé. Peut-être que vous, elle va vous croire ! intervint Sylvia, inquiète.
- Mon bébé n'est pas un de ces monstres. Je le sais ! » insista Donna.
Il s'approcha d'elle et prit la chaise près du lit. Il lui toucha délicatement le ventre et sourit.
« Je sais, Donna.
- Je vous l'avais dit !
- Mais vous allez mourir tous les deux si tu ne trouves pas d'aide. Ne t'en fait pas. Je m'en occupe.
- Et bien va dire à ces stupides médecins de faire quelque chose ! » insista Donna.
Il sourit et partit.
Lorsqu'il sonna chez Gwen Cooper, elle fut étonnée de le voir. Il expliqua la situation particulière de Donna et insista pour ne pas qu'elle en parle aux autres membres de UNIT. Après s'être remise de cette déclaration, elle lui avoua que les effectifs étaient réduits à cause de ce problème d'extra-terrestres parasites et Martha travaillait sans relâche pour trouver une solution. Gwen les connaissait bien : Il s'agissait de Nostrovites. Un monstre carnivore qui pouvait prendre l'apparence d'un être humain ou tout autre humanoïde. Elle en avait porté un le jour de son mariage. Elle lui expliqua de quelle façon ils l'avaient éliminé. Le problème était qu'ils ne possédaient qu'une seule arme de ce genre.
« Votre aide pourrait nous être précieuse, avait-elle conclut.
- Je suis amnésique, lui rappela-t-il.
- Vous êtes un Seigneur du Temps. Vos capacités cognitives dépassent largement les nôtres.
- Et le Docteur ?
- Aucun signe de lui. Aidez-nous je vous en prie.
- Seulement de façon clandestine. Je ne veux pas retourner en prison.
- J'accepte de vous couvrir si vous m'apportez des résultats prometteurs, dit-elle.
- Tout ce que je peux vous promettre, c'est d'essayer. Trouvez-moi un laboratoire et de l'équipement et je ferais ce que je peux.
- Et en échange ? Vous n'êtes pas du genre à faire quelque chose sans rien demander en retour, n'est-ce pas ?
- Non. Je vous l'ai dit. Sauvez Donna et l'enfant.
- Excusez-moi d'être sceptique, mais pourquoi voulez-vous aider Donna ? Je comprends pour le bébé, mais Donna ?
- L'enfant aura besoin d'une bonne famille.
- Très bien. Vous ne voulez rien d'autre ?
- Bien sûr. Je veux garder ma liberté.
- D'accord. Je ferais mon possible. »
.
Lorsqu'il retrouva Wilfred, il lui donna une adresse.
« Demandez à parler à Gwen Cooper, lui expliqua-t-il.
- Gwen Cooper, je le note, répondit Wilfred
- Personne d'autre. »
Il acquiesça et le Maître se dirigea vers la chambre de Donna.
« Elle dort, mentionna Wilfred.
- Je ne la réveillerais pas. »
Il entra et marcha doucement pour ne pas la réveiller. Il s'approcha de sa table de chevet et y déposa délicatement le paquet emballé. Il quitta la pièce sans faire de bruit.
Wilfred lui offrit un thé. Il était seul avec Donna. Il était inquiet et le Maître dût lui expliquer qui était Gwen et ce que faisait UNIT. L'homme âgé avait vu assez d'extra-terrestres pour ne pas mettre en doute l'existence de cette organisation. Il lui dit également ce que le bébé avait de spécial. Wilfred demeura silencieux.
« Je me souviens, s'exclama soudainement le Maître.
- De quoi parlez-vous ? demanda Wilfred, perplexe.
- Lorsque j'ai transformé la planète en moi-même. Je vous avais attaché.
- Oui. De même que le Docteur.
- Oui et je lui ai dis quelque chose comme : votre père s'énerve, en parlant de vous et vous avez répondu que vous seriez fier de l'être.
- Oui, c'est exact. »
Le Maître sourit mais n'ajouta rien, laissant Wilfred perplexe. Il se demandait où il voulait en venir.
« Le Docteur a toujours rêvé d'entendre son propre père lui dire ça, mais ce n'est jamais arrivé, » ajouta-t-il, sans raison.
Ils furent interrompus par Shawn et Sylvia qui revenaient de faire des courses.
« Que faites-vous ici ? demanda Sylvia, méfiante.
- Je partais, » lui répondit-il en se levant.
Shawn n'avait pas bougé, fixant le Maître.
« Merci pour le thé, Wilfred, dit le Seigneur du Temps.
- Merci à vous.
- Vous ressemblez vraiment à ce chanteur des années 90 ! Je ne me rappelle pas le nom du groupe. s'exclama finalement Shawn.
- The Demons Hunters ? demanda le Maître, intrigué.
- Oui ! C'est ça ! C'est fou ce que vous lui ressemblez.
- Et bien, il se pourrait bien que ce soit moi. Bonne journée, » conclut-il en partant.
Shawn le retient.
« Attendez, j'ai quelque chose pour vous. »
Il disparut et revint avec un manteau neuf. Noir à l'extérieur et rouge à l'intérieur.
« C'est de Donna. Elle m'a parlé de ce manteau dès que vous êtes parti l'autre jour. Elle a dit qu'il vous plairait.
- Il me plait.
- Elle l'a acheté spécialement pour vous. Comment a-t-elle su que vous repasseriez ici pendant les fêtes ?
- Donna devine certaines choses qu'elle ne peut expliquer elle-même. Vous la remercierez de ma part.
- Bien sûr. »
Il travaillait de nombreuses heures dans le laboratoire que Gwen lui avait prêté et pas seulement sur une arme contre les bébés Nostrovites, mais également sur son problème. Il trouva une solution plus rapide que l'arme unique de Gwen pour détruire l'embryon. Il s'agissait d'injecter d'une solution acide qui n'avait aucun effet sur les humains, mais provoquait un avortement naturel. En quelques jours, cela sauva des centaines de femmes. Il avait fait quelque chose de bien, comme le Docteur. Il avait cru que faire le bien autour de lui serait plus gratifiant. Qu'il se sentirait mieux, mais ce n'était pas le cas. Son acte de bonté le laissait indifférent. Était-ce un acte de bonté ou de barbarie ? Cela dépendait des points de vue. Il avait sacrifié ces bébés Nostrovites au profit des humains. Exactement comme l'aurait fait le Docteur. Ce n'était pas de la bonté, c'était simplement un choix : les humains lui avaient offert leur aide en échange. Les Nostrovites, non. Peut-être s'il leur avait demandé.
Le jour de l'an. Une nouvelle année commençait. Synonyme d'espoir pour certains. Pour lui ça ne signifiait rien. Demain il devait prendre l'avion et retourner aux États-Unis. Il ne savait pas exactement ce qu'il était venu chercher ici. Quoi que ce fût, il ne l'avait pas trouvé. Il quitta le laboratoire et regagna son appartement. Il prévoyait faire ses bagages ce soir-là et partir tôt le lendemain pour l'aéroport.
En entrant il remarqua un paquet enveloppé de papier d'emballage rouge métallique sur sa table. Perplexe, il se hâta d'enlever son manteau pour voir ce que c'était. Une boîte ronde était à côté. Le paquet contenait une bouteille de vin rouge qui avait une certaine valeur. Dans la boîte, il vit un gâteau aux fruits confits. Les présents venaient des membres de UNIT qui avaient tenus à le remercier de son aide. Ils lui souhaitaient également une bonne année.
« Si seulement vous saviez qui est votre mystérieux allié ! » songea-t-il.
Gwen était la seule à le savoir. D'ailleurs, le gâteau aux fruits était probablement son idée. Il lui avait parlé de la fillette en 1937 et de ses merveilleux gâteaux.
Lorsqu'il arriva aux États-Unis, c'était toujours la matinée. Comme il n'était pas humain, le décalage horaire ne l'affectait pas. La maison était vide et froide. L'arbre de Noël trônait seul, dans son coin. Il n'y avait plus rien à son pied. Il comprenait plus ou moins sa signification. Les membres du groupes s'étaient échangés leurs présents avant de partir chacun de leur côté. Il n'avait pas participé à ce rituel, ne le comprenant pas. Personne n'avait insisté, le croyant d'une autre religion. Pourtant, si quelqu'un lui avait expliqué pourquoi on s'échangeait des cadeaux, il aurait peut-être essayé. Juste par curiosité.
Le lendemain, les membres du groupe étaient de retour et avaient beaucoup de choses à se raconter. Il les épiait discrètement. Charlie fut la première à le remarquer, comme toujours.
« Simon, bonne année, dit-elle, lui faisant la bise.
- Raconte-nous ton voyage en Angleterre, suggéra Samuel, intéressé.
- J'ai sauvé le Royaume-Uni d'une invasion extra-terrestre.
- Vraiment ? reprit Samuel.
- C'est la vérité. Mais comme vous ne me croyez pas… admettons que je suis allé visiter ma famille. On a mangé de la dinde et bu beaucoup d'alcool et échangé des cadeaux et… quoi d'autres ? On a dansé. Voilà, résuma-t-il.
- Tu as tout inventé, devina Dan.
- Oh et nous avons fêté l'année 2010, ajouta-t-il.
- Dommage que tu ne veuilles pas en parler, mais on commence à être habitués. Tu as eu des cadeaux ? demanda Charlie.
- Un manteau, cette bouteille de vin et ce gâteau mais vous n'y toucherez pas.
- Pas même un petit morceau ? insista-t-elle.
- Un petit bout, » concéda-t-il.
Elle se servit et se figea un instant.
« Merde, dit-elle.
- Quoi ? demanda Samuel inquiet.
- La date de péremption.
- Il est encore bon ! la rassura le Maître.
- Évidemment, il n'a même pas été fait encore. 2 février 2010.
- Je vous l'avais dit.
- C'est une erreur d'impression, conclut Dan.
- C'est tout de même un drôle de hasard. »
Il y avait une certaine tension dans l'air. Le Maître en prit un morceau.
« Goûtez-le, il est délicieux. »
L'incident fut oublié et ils se remirent au travail. Jimmy l'avertit d'être un peu plus vigilant. Le Maître avait acquiescé, mais il n'était pas d'accord. Ces quatre humains n'étaient pas assez importants pour bouleverser la ligne de temps de la Terre, encore moins de l'univers. Qu'ils soient au courant ou non n'était pas important. C'est à ce moment-là qu'il comprit pourquoi il avait autant de difficulté à discuter avec eux : tout ce donc il aurait pu avoir envie de parler concernait sa planète natale ou était lié, d'une façon ou d'une autre, au temps et à l'espace.
Durant la soirée, alors que tous était occupés, Robert vint le voir.
« Raconte-moi tes vacances, demanda-t-il.
- Je l'ai fait.
- Simon, je sais que tu ne viens pas de ce monde et j'ai connu des agents du temps. Je ne sais pas ce que tu es ni d'où tu viens, mais tu n'es pas humain. Parles-moi de cette invasion du 21e siècle. »
Bien qu'un peu méfiant, il accepta tout de même de lui en parler. Il avait des doutes au sujet de la moralité de son acte et voulait savoir si Robert avait une opinion tranchée comme UNIT, ou un peu plus neutre. Il penchait en leur faveur, mais était capable d'admettre qu'une solution qui conviendrait aux deux partis aurait été le mieux. Si ça avait été possible, bien sûr.
« Comment se fait-il que vous connaissez des agents du temps ?
- J'ai travaillé pour UNIT il y a très longtemps. Je n'étais pas au sommet de la hiérarchie. J'étais plutôt en bas de l'échelle, donc j'ai hérité des missions les plus dangereuses. Je suis parti après que mon épouse ait été tuée durant un raid contre des Sontariens.
- Vous ne connaissez pas tous leurs dossiers j'imagine.
- Non. Ils nous disaient seulement ce que nous devions savoir pour les missions. Comme n'importe quel soldat. Pourquoi ?
- Pour rien. Je voulais juste savoir.
- Qui es-tu, Simon ?
- Je ne sais pas. J'ai oublié. J'ai tout oublié.
- Tout ?
- Je me souviens de ma jeunesse et de ma planète natale. Pour le reste, j'ai quelques souvenirs épars sans liens entre eux. Je ne sais même pas qui je suis. Parfois ma mémoire revient et ça fait mal.
- Les crises ? devina-t-il.
- Oui. »
