La nouvelle du retour se Roy se propage. Bonne pour les un, plus inquiétante pour les autres. Le moment de passer à l'attaque approche.

Bonne lecture à tous ^^ !


Défie la Mort, petit mortel, et sois sûr qu'elle te répondra tôt ou tard. Personne n'échappe son destin, et encore moins à sa finalité. A présent, regarde autour de toi : la Mort t'observe déjà, tapie dans tous les recoins. Sa faux est déjà au-dessus de ta tête, le passage vers l'au-delà pratiquement ouvert sous tes pieds.

Riza faisait bouillir de l'eau pour se servir du thé. Depuis qu'elle avait revu Mustang, elle s'était reprise en main : à présent, elle était aussi impeccable qu'avant. Ces retrouvailles avaient été plus efficaces que n'importe quelle thérapie. C'était de lui dont elle avait besoin, point final. Bien sûr, tout était différent à présent. Le brun appartenait à un autre monde, et pas le moindre. Il était l'incarnation de la mort. Et ça, Hawkeye ne savait toujours pas quoi en penser. Étaient-ils séparés pour de bon cette fois ? Possible. L'eau siffla, l'informant qu'elle pouvait infuser. Après qu'elle eut versé le liquide dans la tasse, elle entendit toquer. Black Hayate poussa des hurlements affolés. En arrivant dans son couloir, la blonde le vit filer à toute vitesse vers sa chambre. En ouvrant la porte, Riza découvrit deux personnes vêtues d'un long manteau noir, une capuche masquant le visage.

« Bonjour Riza. » fit Roy en ôtant la sienne.

« Oh c'est vous ! Entrez donc. »

Elle s'écarta pour laisser passer les deux Morts Noires. Luna ôta sa capuche une fois dans l'appartement.

« Je vous présente Luna, c'est la Grande Faucheuse, mon supérieur. Luna voici mon ancien lieutenant Riza Hawkeye, elle est au courant de la situation. » reprit Roy.

« Enchantée Riza, si vous permettez que je vous appelle ainsi. Les Faucheuses n'ont pas de nom de famille, alors ce serait plus pratique pour moi. » fit Luna.

« Entendu. »

Riza observait la brune. Plutôt ravissante, dans les seize ans mais elle dégageait une aura inquiétante. La jeune femme invita les Faucheurs à passer à son salon.

« Désirez-vous du thé ? » proposa-t-elle.

« Non merci. Nous ne buvons, ne mangeons et ne dormons jamais. » l'informa Roy.

Riza acquiesça, puis alla chercher sa tasse. Dire qu'elle recevait la mort en personne, et lui offrait du thé ! C'était le monde à l'envers. La situation était également effrayante. Riza avait côtoyé la mort, mais la voir en face, si nettement et surtout sans être en situation menaçante n'était pas rassurant du tout. Elle tâcha néanmoins de garder son calme. Riza revint au salon, où ses invités n'avaient pas bougé d'un iota. Mine de rien, la jeune femme percevait leur nature et cela la stressait.

« Riza, Roy m'a touché quelques mots de la situation ici bas. Mais j'aimerais que vous me disiez si vous avez appris quelque chose de plus. » reprit Luna.

Le regard soleil de la Grande Faucheuse la fit frissonner. Elle reposa sa tasse, qui tremblait légèrement, et déglutit. Roy lui fit un résumé de ce que Luna savait. Effectivement, les frères Elric avaient découvert autre chose depuis le départ du brun.

« Ils ont l'intention de transmuter le pays tout en entier. Pour en faire une pierre philosophale. »

Luna écarquilla les yeux, avant qu'un grondement sourd n'émane de sa gorge. Un orage que l'on aurait pu comparer à une intense envie de meurtre emplit les prunelles d'or. La Grande Faucheuse paraissait furieuse. Même Roy commençait à se tendre. Luna reprit rapidement le contrôle d'elle-même.

« Je vous remercie. Nous agirons sans tarder. » annonça-t-elle.

Riza était blanche comme un linge. La puissance que devait renfermer cette soi-disant jeune fille devait être impressionnante. Elle en plaindrait presque les homonculus.

« Oui … euh … le … le général Armstrong … a planifié une attaque. Du … du Q.G de Central. » ajouta l'ancienne militaire.

« Fort bien. Nous profiterons de cette diversion. » commenta Roy.

« Dois-je informer mes anciens collègues de votre retour ? » questionna Riza à l'adresse de Roy.

« Je ne suis pas sûr que ce soit nécessaire. Je les croiserais peut-être lors de l'attaque. J'aviserais à ce moment-là. » répondit la Mort Noire.

« Bien. Roy, tu me feras savoir quand aura lieu cette attaque. » décida Luna.

Elle se leva, et prit congé. Le brun pour sa part, décida de rester un peu avec Hawkeye.

" Ça va aller ? » s'enquit-il.

« Euh oui … dans quelques instants. » répondit Riza en croisant les bras autour d'elle.

« C'est effrayant je l'admets. La Grande Faucheuse sera un atout essentiel dans cette bataille. Je ne connais pas exactement sa puissance, mais elle est supérieure à celle de toutes les Faucheuses réunies. D'ailleurs, il me semble qu'elle pourrait annihiler toute vie dans un monde à elle seule. » expliqua Mustang.

Bien, s'il voulait la paniquer davantage, il était sur la bonne voie. Riza le regarda avec une moue angoissée.

« Rassurez-vous : ça n'arrive jamais tant que l'heure n'est pas venue. » reprit Roy.

« Si vous le dites … »

Riza croisa de nouveau les orbes dorées. Une question lui vint à l'esprit, qu'elle transmis à son ex-supérieur. Edward Elric était-il un Faucheur lui aussi ? Il avait la même couleur d'yeux.

« Non. Moi aussi ça m'est venu à l'idée. J'ai fait quelques recherches, il ne nous est pas apparenté. D'ailleurs, sa couleur d'yeux est un peu différente de la mienne. »

Les prunelles d'Ed tirait plus vers le miel, tandis que celles de Mustang évoquait davantage un chat. Pour en revenir à un sujet plus sérieux, le brun l'informa qu'il comptait rencontrer Olivia, afin de connaître plus en détail son plan, et lui annoncer qu'il serait de la partie. Riza proposa d'arranger un entretien, ce que Roy accepta.


Ailleurs, dans les souterrains de Central, Envy avait annoncé le retour de Mustang. Le Père pensait toujours en faire un sacrifice, malgré l'avertissement de l'homonculus concernant quelques changements.

« Des ombres tu dis … j'aimerais bien voir ça. » commenta Pride.

L'idée de comparer son pouvoir à celui de Mustang le tentait. Bradley pensait que si Mustang venait les chercher, Hawkeye serait sûrement de la partie. Le forcer à ouvrir la porte était donc encore dans le domaine du possible.

« Laissez-le venir à nous, et faites ce qu'il faut le moment venu. Le jour promis approche à grands pas. » ordonna le Père.

Bref, aucun ne prit au sérieux une éventuelle menace de la part des humains. Tout se passerait comme prévu, comme cela avait toujours été le cas jusqu'à présent. Les humains n'étaient que des bêtes stupides, aussi faciles à conduire qu'un troupeau de mouton. Pride décida de rentrer, en même temps que Bradley. Selim s'arrangerait toutefois pour arriver avant lui.

« Toujours pas de nouvelles de Marcoh ou de Scar ? » demanda le Père à Envy.

« Pas encore, mais ça ne devrait plus tarder. Je me demande si je devrais pas surveiller Mustang aussi. » répondit l'ado.

« C'est une bonne idée. »

« Je veux venir Envy ! Il a tué Lust ! » lança Gluttony.

« Non ! On t'as déjà dit qu'il ne faut pas le manger. » rétorqua l'envie.

Le gros homonculus afficha une mine de bébé boudeur. Envy s'en alla, ayant hâte de recroiser le brun. Il voulait lui faire payer son culot de la première fois. Les humains leur devaient obéissance, et le contraire se payait cher. Envy le lui ferait bien comprendre.


Le jour suivant, Riza annonça que le général Olivia Armstrong était de passage à Central. La blonde l'avait contactée la journée, et Olivia accepta la rencontre. Roy hocha la tête, et se leva pour suivre Riza. Mustang avait choisi d'aller dans les bois pour cette entrevue. Lorsqu'ils arrivèrent, ils trouvèrent la générale adossée à un arbre.

« Tiens, vous avez finalement décidé de sortir de votre retraite Mustang ? J'espère que vous ne m'avez pas fait déplacer pour rien. » lança Olivia.

« Oh que non. » répondit Roy.

La nouvelle attitude du brun la fit tilter. Il y avait quelque chose de pas normal chez lui. Hawkeye l'avait avertie que l'ancien colonel avait changé.

« J'ai cru que vous aviez lâchement fui. » reprit Olivia.

Toujours le mot pour mettre à l'aise. Mais cette fois-ci, ce fut elle qui ne fut pas l'aise en sa présence. La soldate avait la désagréable impression qu'il regardait au tréfonds de son être.

« Allons donc. Comme si c'était mon genre. Je suis simplement rentré chez moi. » répondit Roy.

Ce qui était on ne plus vrai. Son chez lui était juste … loin. Olivia cherchait à comprendre ce qu'il voulait dire, et surtout ce qui lui était arrivé.

« Pour en venir au sujet de notre entrevue, marchons un peu voulez-vous. » reprit-il.

« Je ne suis pas venue pour une balade en forêt Mustang. Alors venez en au fait. » rétorqua.

Roy se pencha vers elle. L'aura qui se dégageait de lui était très perceptible. La générale se sentit frissonner malgré elle. Ce qui ne manqua pas de la surprendre : il en fallait beaucoup pour un tel phénomène arrive. Même le froid de Briggs n'y parvenait plus.

« J'insiste. » lança Roy.

« Très bien ... »

Roy se redressa, et fit signe aux dames de passer en premier. Ceci fait, il se mit entre les deux et régla son pas sur le leur.

« Je n'irais pas par quatre chemins. Je suis ici pour m'occuper du cas des homonculus. Aussi, j'aimerais savoir quand vous passerez à l'action. » lança Roy de but en blanc.

Olivia écarquilla les yeux. A l'entendre on dirait qu'il leur règlerait leur compte à lui tout seul. Naturellement, elle prit cela pour de la présomption et ne manqua pas de le railler.

« Soyez sérieuse voulez-vous ? » rétorqua Roy.

« Vous avez une manière bien insolente de vous adresser à un supérieur Mustang. Ça ne vous ressemble pas. »

« Vous n'êtes plus mon supérieur. Je n'ai plus d'attaches dans l'armée. » avoua le brun.

Son ton ne changeait pas depuis le début de la conversation. Posé, calme, parfaitement assuré.

« Et vos ambitions ? » questionna Armstrong.

« Il n'en est plus question. Mon seul souci est de débarrasser ce monde de ces créatures. J'en reviens donc à ma question : quand comptez-vous vous y mettre. »

« Dans trois jours. »

« Parfait. Vous me trouverez sur le champ de bataille. »

Il annonça que l'entretien était clos, et qu'il raccompagnait ces demoiselles à leur point de départ. Olivia rumina ses pensées un long moment.

« Je vous trouve particulièrement changé. Que vous est-il arrivé ? »

« Beaucoup de choses. Mais je n'ai ni le temps ni l'envie de vous raconter. C'est ici que je vous laisse. Merci bien et bonne journée. »

Il leur tourna ensuite le dos, pour s'enfoncer dans les bois. Riza plissa les yeux. Olivia avait raison, ce n'était plus le même. D'un autre côté, en tant que mort il ne devait pas avoir beaucoup de sentiments. La générale se tourna vers sa consœur, pour l'interroger sur la métamorphose de Mustang.

« Vous comprendrez dans trois jours. Là si je vous disais la vérité, vous ne me croiriez pas. »

Les deux femmes décidèrent de se séparer à nouveau. Riza rentra chez elle, aussi désorientée que la veille par la visite des Faucheurs. Que restait-il de l'homme qu'elle avait connu ? Peu de choses avait-elle l'impression. Riza soupira. Il lui faudrait peut-être songer à passer à autre chose, maintenant qu'elle savait.

Roy de son côté, était de retour au royaume. Il alla informer son supérieur de la date prévue pour l'attaque. La Grande Faucheuse se trouvait sur le trône au fonds de la grande salle, un parchemin déroulé devant elle, et une plume blanche dans la main. Roy posa un genou à terre. Luna leva les yeux de sa liste de morts à venir.

« Je te remercie Roy. Il y aura des morts ce jour-là, nous verrons des camarades. Mais elles n'interviendrons pas sur autre chose. » répondit-elle.

« Souhaitez-vous que je surveille un peu ces homonculus ? » proposa le brun.

« C'est inutile. Ils resteront tranquilles. Tu peux disposer. »

Roy acquiesça, et sortit de la salle. Il quitta le royaume pour se rendre chez Riza. La jeune femme, qui ne s'attendait pas du tout à le revoir, poussa un cri en tombant nez-à-nez avec lui.


« Du calme Riza, ce n'est que moi. »

« Ça je vois oui ! Mais comment êtes-vous entré ? » demanda-t-elle, la main sur son cœur battant encore la chamade.

« Je suis capable de traverser les murs. J'aurais dû frapper à la porte, je m'en excuse. » répondit Roy.

« En effet. Vous … désirez quelque chose ? »

« Non. J'avais juste envie de vous voir. »

Riza sentit ses joues rougir. Elle lui proposa de passer au salon. Là, ils se mirent à discuter de tout et de rien. Roy lui révéla qu'il existait plusieurs mondes, plus ou moins avancés. Il avait voyagé dans beaucoup d'entre eux afin de devenir ce qu'il était. Riza elle, lui parla de son avancement et du fait qu'elle avait quitté l'armée. Cette nouvelle n'étonna pas Mustang. Il savait très bien que chacun était la motivation de l'autre.

« Et que faites-vous à présent ? »

« Euh … rien de spécial encore. Il faudra que je songe à me reconvertir. »

Soudain, Roy se retourna brusquement vers la fenêtre. Un merle était posé sur le rebord. Leurs regards se soutirent un instant.

« Qu'y a-t-il ? » interrogea Riza.

« On nous surveille. »

« Pardon ? »

« L'oiseau là, vous le voyez ? » répondit Roy.

« Oui bien sûr. »

« Ce n'est pas un oiseau. C'est un de ces homonculus. Non ! Ne bougez pas. » continua Roy, index levé.

Riza avait en effet amorcé un geste. Un homonculus, là juste devant sa fenêtre. Le brun ne quittait pas l'animal des yeux. Il finit par se lever, et approcha lentement de la fenêtre. Le merle s'envola. Roy le sentait encore, il était sur le toit. Là-haut, Envy reprit forme humaine.

« Je me suis fait repérer je crois. Mais comment a-t-il su ? » se demanda le transformiste.

« Riza, vous avez un autre endroit où aller ? » questionna Roy.

« N-non. C'était vraiment un homonculus ? » répondit-elle en approchant.

« Tout à fait. Et il est encore là. »

« L'un d'eux me surveillait déjà. Le fils de Bradley. Mais il ne se changeait pas en oiseau. »

« Vous ne pouvez pas rester là. La maison de votre père a-t-elle été vendue ? » reprit Roy en baissant la tête.

« A vrai dire, j'ai complètement oublié. Mais elle doit être inhabitable. »

« Ce sera pas un problème. Je connais de la main d'œuvre pas chère et rapide. Je vais éloigner l'autre, je reviens. Préparez-vous à partir immédiatement. »

Roy se changea alors en un épais nuage noir, qui glissa sous la fenêtre. Il se rematérialisa derrière Envy.

« Oh le plumeau ! »

Envy se retourna, pour le découvrir flottant au-dessus du toit. C'était quoi ce délire ?

« Essaie de m'attraper si tu peux, p'tit imbécile. » reprit Roy en repliant l'index.

« Tu va voir ce que tu vas prendre quand je t'aurais chopé ! » riposta Envy.

Il se changea en panthère, et bondit sur le brun qui se contenta de léviter un peu plus haut. Envy se transforma à nouveau, cette fois en aigle aux serres acérées. Roy décampa, toujours dans les airs. A présent Mort Confirmée, il avait acquis la totalité de ses pouvoirs. Il filait au-dessus des toits de Central, un aigle poussant des cris menaçants derrière lui. Envy le rattrapa et se positionna au-dessus de lui. Il plongea ensuite, pattes tendues. Roy pirouetta sur le côté. Envy redressa, et reprit de l'altitude. En réalité, il fonçait droit sur le ventre du brun. Mustang attendit, avant de passer brusquement à la verticale. Il sentit les plumes de l'oiseau lui frôler le ventre. L'homonculus décrivit un cercle, puis revint à l'assaut. Roy se mit sur le dos, puis lança la Nuée obscure. Le volatile se retrouva prit dans un épais brouillard, qui le repoussait violemment vers le haut.

« On est assez éloignés. » songea Roy.

Il attendit la nouvelle attaque de son adversaire. Envy entama un piqué. Soudain, lorsqu'il arriva sur le brun, il le vit tout simplement disparaître dans une fumée noire.

« Que ! »

Il avait disparu ! Envy chercha partout, mais nulle trace du brun. Chez elle, Riza terminait sa valise. Son chien avait sa laisse et attendait au pied du lit. La blonde n'avait pas hésité quand Roy lui avait demandé de se préparer à partir. Un ancien réflexe visiblement. Puis, si elle avait la possibilité d'échapper aux homonculus avant la bataille. Minute, il penserait à l'emmener avec elle au moins ? Riza le lui rappellerait. La jeune femme s'assit sur son lit, attendant que Roy revienne. Il s'était écoulée une heure depuis son départ, le temps qu'elle remplisse une valise et prépare quelques provisions. Il fallut encore une demi-heure avant que le brun n'apparaisse dans sa chambre, dans des volutes sombres.

« Vous êtes prête ? » questionna-t-il.

Étonnée par son apparition, Hawkeye hocha simplement la tête. Elle se leva ensuite et prit son chien, qui rechignait à approcher de Roy. Riza finit par le prendre dans ses bras. Mais Hayate paniqua quand le brun s'approcha d'eux.

« Hayate ça suffit ! »

Peine perdue. Il avait bien trop peur pour se calmer avec une simple injonction. Roy passa alors un doigt à travers la tête du chien, qui perdit connaissance.

« Ne vous en faites pas, il se réveillera quand on sera arrivé. » dit Roy.

Il prit Riza par la taille et la colla à lui. Cette dernière rougit intensément.

« Je vous préviens, il va faire très froid. »

VOUFF ! Pendant quelques secondes, Hawkeye fut plongée dans le noir total. Un froid absolument glacial l'enveloppa, traversant ses habits comme si elle n'en portait pas, atteignant même ses os. Quelle horreur ce froid ! Elle aurait été nue sous une couche de glace qu'elle n'aurait pas eu moins froid. Cela dura peu de temps, mais suffisamment pour la frigorifier. Ils étaient réapparus devant la maison de son enfance. Une centaine de petites créatures ailées étaient occupées à la retaper. Et elles avançaient incroyablement vite. Roy la prit par le bras, et la conduisit à l'intérieur.

« Votre chambre est prête. Ils auront terminé à la fin de la journée, peut-être avant. » annonça Roy.

Il la conduisit devant la cheminée. Une des créatures alluma un feu, dont les flammes s'élevèrent rapidement. Une autre lui apporta du thé chaud. Riza déposa Hayate près d'elle, s'assit devant le feu et prit une tasse. Après avoir bu une gorgée, elle se tourna vers Roy.

« Merci. »

« Je vous en prie. »

Elle but trois gorgées de plus, avant de demander ce qu'étaient ces êtres.

« Des Gar'en, les serviteurs des Faucheuses. Ils s'occuperont de tout. Si vous souhaitez quelque chose, demandez-leur. »

Hayate reprit connaissance, et fut désorienté. Il ne reconnaissait pas l'endroit et était un peu sonné, en plus d'être lui aussi congelé. Riza lui caressa le dos, avant de le prendre sur ses genoux où il se blottit volontiers. Des Gar'en amenèrent des fauteuils et un canapé. Roy s'assit sur le sofa. Il claqua des doigts, et un livre avec un marque-page apparut.

« Ce sont les contes d'un autre monde. Je l'avais commencé durant mon voyage. Je vous en lis quelques uns ? » proposa-t-il.

« Volontiers. » sourit Riza.

Elle se tourna pour lui faire face. Roy ouvrit le livre au début, puis commença la lecture.